Chronique de l’Étrange 15

À vous tous, chers lecteurs et lectrices des Chroniques de l’Étrange, je tiens à m’excuser pour cette absence d’une semaine. Je suis sincèrement désolé pour tous les inconvénients que cela ai pu vous apporter. Plusieurs d’entres-vous ont sûrement souffert d’insomnie à force de venir sur le site pour voir si elle était enfin disponible des jours et des nuits entières. Et tout ça en vain… Mais j’ai une très bonne raison pour avoir failli à mes obligations: il n’y avait pas d’internet en 1974…

J’en voit plusieurs s’étouffer avec une gorgée de leur bière en lisant ces lignes. Non je ne suis pas fou. Pas encore du moins.

Tout à commencé il y a 2 semaines lorsque je me suis posé une question qui s’est insinué dans ma cervelle et qui m’a obligée à prendre des mesures risquées et téméraires pour y répondre.  »Est-ce que les gens dans les années 70 n’avait que la poignée de bands qui passent à CHOM à écouter? Je n’ai rien contre Black Sabbath, Led Zeppelin, Blue Oyster Club, Deep Purple et Thin Lizzy, bien au contraire. Mais ça serait comme dire qu’en 80, les amateurs de beat heavy ne connaissaient rien d’autre que le Big 4, Voïvod et Guns and Roses… Je me suis donc rendu au pawn shop près de chez-moi afin de me procurer une machine à voyager dans le temps (usagée car je n’ai pas les moyens de m’en payer une neuve) afin de me rendre là-bas voir ce qui était offert aux amateurs de musique lourde.

Je m’installe confortablement dans mon fauteuil, débale mon achat et je cherche le mode d’emploi. Comme il n’y en a pas, il semble donc que je devrai me débrouiller par moi-même. Je pose donc le long tube de verre coloré sur la table, y insère la substance hautement odorante et instable et allume le tout. Et WOOOOOOOSSSHHHHHHHHHHHHHHH!!!!

J’ouvre les yeux et je me retrouve rue Ste-Catherine entouré de jeunes gens aux cheveux longs, habillés tout croches avec des pantalons en corduroy ou des jupes de bohèmiennes. N’étant cependant pas tout à fait sûr d’être parvenu à l’époque désirée, j’observe attentivement la foule de passants. Pas d’Iphones ni de tattoos pleins les manches. Yess, hello 1974!!! Je marche quelques rues et je tombe sur un établissement appelé  »Sam the Recordman ». Ça me semble un très bon endroit pour débuter mes recherches. J’entre et me dirige vers les bacs remplis de 33 tours. Une pochette me saute alors aux yeux, autant pour son titre éloquant que pour son esthétique. Lucifer’s Friend, et surtout avec leur pièce  »Ride the Sky » rappelle certes la bande à Robert Plant, mais sans ce côté Glam. Le rythme est rapide et la bass n’a rien à envier à celle qu’on peut entendre 40 ans plus tard chez nos contemporains.

Un autre album attire mon attention. Et surtout l’autocollant qui y est apposé, celui-ci indiquant que le groupe a été découvert et produit par un certain Tommy Iommi. Necromandus est un autre de ces bands qui ont su injecter une bonne dose de rock lourd à ce qui se faisait plus tôt. Les riffs sont pesants à souhait et les structures annonçaient bien ce que le Heavy Metal allait devenir au cour des prochaines années.

Dans la section Nouveautées, j’aperçoit le LP de Pentagram. J’enfile les écouteurs qui pendent et je place l’aiguille sur les sillons. Wow! On a ici droit à la naissance en direct au son Doom américain. La formation est toujours active de nos jours mais seul le chanteur a survécu aux multiples changements de line-up.

Le vendeur, au cheveux longs et la la barbe grise (non, ce n’est pas Lex…) voit à mon headbanging que j’apprécie au plus haut point ce son brut et puissant. Il s’approche et me dit de sa voix nonchallante:  »Hey Man, si t’aime ça, check un coup d’oeil à Bedemon. C’est des freaks de c’te groupe-là pis y font du stock encore plus pêté, Man. » Il ajoute cependant que le band n’a rien enregistré encore mais que lorsqu’il les a vu en show le mois dernier en Californie, il pensait  »flipper ben raide »tellement c’était sombre, autant dans la musique que dans les textes. J’ai découvert à mon retour que Bedemon était aussi toujours actifs, bien que des musiciens plus jeunes s’étaient intégrés au band.

Je continue ma recherche quand, à travers les speakers du magasin sort une musique beaucoup plus heavy que la pièce des Guess Who qui vient de s’achever. Je m’approche du comptoir et je m’apperçoit que c’est du Kansas. On oublie souvent que ces bands ont produits d’autre morceaux souvent plus obscurs, outre les surjoués classiques comme  »Dust in the Wind ». Même chose ici avec Offenbach et leur puissant opus  »Les Eaux qui Dorment », trop souvent occulté par des morceaux plus populaires. C’est comme si l’oeuvre de Metallica se résumait seulement à  »Nothing Else Matter » ou  »Until It Sleep ». Pour les amateurs de raretés, le guitariste Kerry Livgren, après avoir découvert Dieu, produisit un album appelé  »Seed of Change » en 1980 et sur lequel apparait l’illustre Dio sur 2 pièces…

Avant de reprendre le chemin du retour, je me suis demandé si au Québec, on n’avait aussi que quelques groupes, tel qu’ Offenbach, Octobre ou Plume Latraverse. Je savait que Claude Dubois avait touché au rock un peu plus lourd avec  »Chasse-Galerie » et  »Manitou » mais encore là, il devait bien y avoir d’autres groupes un peu plus undergrounds. C’est alors que je vois, déposé sur une pile de disque, un album et surtout une des pièce intitulée  »Le Monstre de la Main ». Je décide de tenter ma chance et quelle surprise! D’accord, ce n’est peut-être pas aussi heavy que ce qui se faisait de l’autre côté de la frontière ou outre-Atlantique mais on ne peut que constater qu’ici aussi, certains musiciens exploraient et tentait d’offrir quelque chose d’autre que les hippies de Beau Dommage ou Harmonium proposaient en 1971. Et Vos Voisins en est un bel exemple.

La tête remplie de nouvelle musique, j’entrepris mon retour en 2012, me promettant de revenir car je sentait que j’avais encore bien d’autre groupes à découvrir. Le retour se fit en douceur, malgré quelques détours au confin du temps et de l’espace. C’est ce qui arrive quand on achète une machine à voyager dans le temps usagée sans mode d’emploi…

 

}:)~>

Chronique de l'Étrange 15

À vous tous, chers lecteurs et lectrices des Chroniques de l’Étrange, je tiens à m’excuser pour cette absence d’une semaine. Je suis sincèrement désolé pour tous les inconvénients que cela ai pu vous apporter. Plusieurs d’entres-vous ont sûrement souffert d’insomnie à force de venir sur le site pour voir si elle était enfin disponible des jours et des nuits entières. Et tout ça en vain… Mais j’ai une très bonne raison pour avoir failli à mes obligations: il n’y avait pas d’internet en 1974…

J’en voit plusieurs s’étouffer avec une gorgée de leur bière en lisant ces lignes. Non je ne suis pas fou. Pas encore du moins.

Tout à commencé il y a 2 semaines lorsque je me suis posé une question qui s’est insinué dans ma cervelle et qui m’a obligée à prendre des mesures risquées et téméraires pour y répondre.  »Est-ce que les gens dans les années 70 n’avait que la poignée de bands qui passent à CHOM à écouter? Je n’ai rien contre Black Sabbath, Led Zeppelin, Blue Oyster Club, Deep Purple et Thin Lizzy, bien au contraire. Mais ça serait comme dire qu’en 80, les amateurs de beat heavy ne connaissaient rien d’autre que le Big 4, Voïvod et Guns and Roses… Je me suis donc rendu au pawn shop près de chez-moi afin de me procurer une machine à voyager dans le temps (usagée car je n’ai pas les moyens de m’en payer une neuve) afin de me rendre là-bas voir ce qui était offert aux amateurs de musique lourde.

Je m’installe confortablement dans mon fauteuil, débale mon achat et je cherche le mode d’emploi. Comme il n’y en a pas, il semble donc que je devrai me débrouiller par moi-même. Je pose donc le long tube de verre coloré sur la table, y insère la substance hautement odorante et instable et allume le tout. Et WOOOOOOOSSSHHHHHHHHHHHHHHH!!!!

J’ouvre les yeux et je me retrouve rue Ste-Catherine entouré de jeunes gens aux cheveux longs, habillés tout croches avec des pantalons en corduroy ou des jupes de bohèmiennes. N’étant cependant pas tout à fait sûr d’être parvenu à l’époque désirée, j’observe attentivement la foule de passants. Pas d’Iphones ni de tattoos pleins les manches. Yess, hello 1974!!! Je marche quelques rues et je tombe sur un établissement appelé  »Sam the Recordman ». Ça me semble un très bon endroit pour débuter mes recherches. J’entre et me dirige vers les bacs remplis de 33 tours. Une pochette me saute alors aux yeux, autant pour son titre éloquant que pour son esthétique. Lucifer’s Friend, et surtout avec leur pièce  »Ride the Sky » rappelle certes la bande à Robert Plant, mais sans ce côté Glam. Le rythme est rapide et la bass n’a rien à envier à celle qu’on peut entendre 40 ans plus tard chez nos contemporains.

Un autre album attire mon attention. Et surtout l’autocollant qui y est apposé, celui-ci indiquant que le groupe a été découvert et produit par un certain Tommy Iommi. Necromandus est un autre de ces bands qui ont su injecter une bonne dose de rock lourd à ce qui se faisait plus tôt. Les riffs sont pesants à souhait et les structures annonçaient bien ce que le Heavy Metal allait devenir au cour des prochaines années.

Dans la section Nouveautées, j’aperçoit le LP de Pentagram. J’enfile les écouteurs qui pendent et je place l’aiguille sur les sillons. Wow! On a ici droit à la naissance en direct au son Doom américain. La formation est toujours active de nos jours mais seul le chanteur a survécu aux multiples changements de line-up.

Le vendeur, au cheveux longs et la la barbe grise (non, ce n’est pas Lex…) voit à mon headbanging que j’apprécie au plus haut point ce son brut et puissant. Il s’approche et me dit de sa voix nonchallante:  »Hey Man, si t’aime ça, check un coup d’oeil à Bedemon. C’est des freaks de c’te groupe-là pis y font du stock encore plus pêté, Man. » Il ajoute cependant que le band n’a rien enregistré encore mais que lorsqu’il les a vu en show le mois dernier en Californie, il pensait  »flipper ben raide »tellement c’était sombre, autant dans la musique que dans les textes. J’ai découvert à mon retour que Bedemon était aussi toujours actifs, bien que des musiciens plus jeunes s’étaient intégrés au band.

Je continue ma recherche quand, à travers les speakers du magasin sort une musique beaucoup plus heavy que la pièce des Guess Who qui vient de s’achever. Je m’approche du comptoir et je m’apperçoit que c’est du Kansas. On oublie souvent que ces bands ont produits d’autre morceaux souvent plus obscurs, outre les surjoués classiques comme  »Dust in the Wind ». Même chose ici avec Offenbach et leur puissant opus  »Les Eaux qui Dorment », trop souvent occulté par des morceaux plus populaires. C’est comme si l’oeuvre de Metallica se résumait seulement à  »Nothing Else Matter » ou  »Until It Sleep ». Pour les amateurs de raretés, le guitariste Kerry Livgren, après avoir découvert Dieu, produisit un album appelé  »Seed of Change » en 1980 et sur lequel apparait l’illustre Dio sur 2 pièces…

Avant de reprendre le chemin du retour, je me suis demandé si au Québec, on n’avait aussi que quelques groupes, tel qu’ Offenbach, Octobre ou Plume Latraverse. Je savait que Claude Dubois avait touché au rock un peu plus lourd avec  »Chasse-Galerie » et  »Manitou » mais encore là, il devait bien y avoir d’autres groupes un peu plus undergrounds. C’est alors que je vois, déposé sur une pile de disque, un album et surtout une des pièce intitulée  »Le Monstre de la Main ». Je décide de tenter ma chance et quelle surprise! D’accord, ce n’est peut-être pas aussi heavy que ce qui se faisait de l’autre côté de la frontière ou outre-Atlantique mais on ne peut que constater qu’ici aussi, certains musiciens exploraient et tentait d’offrir quelque chose d’autre que les hippies de Beau Dommage ou Harmonium proposaient en 1971. Et Vos Voisins en est un bel exemple.

La tête remplie de nouvelle musique, j’entrepris mon retour en 2012, me promettant de revenir car je sentait que j’avais encore bien d’autre groupes à découvrir. Le retour se fit en douceur, malgré quelques détours au confin du temps et de l’espace. C’est ce qui arrive quand on achète une machine à voyager dans le temps usagée sans mode d’emploi…

 

}:)~>

Chronique de l’Étrange no 14

Eh misère! Si j’avais reçu une piasse à chaque fois que j’ai entendu ça, je peux vous dire que je pourrais continuer à m’occuper d’Ondes Chocs à temps plein sans avoir à me préoccuper de savoir si mon loyer est payé ou si j’ai assez de bière dans mon frigo. C’est vrai par contre que la maladie mentale a toujours été un sujet de prédilection pour plusieurs bands métal. On n’a qu’à penser à Schizophrenia des brésiliens de Sepultura, à l’évocatrice pochette de Piece of Mind d’Iron Maiden, à B.A.R.F. et sa pièce Je suis le Fou ainsi qu’une centaine d’autre morceaux, tous en lien diret ou indirect avec les problèmes de santé mentale.

Un band parcontre peut donner raison aux détracteurs du genre métal. Stalaggh est un projet obscur crée au début des années 2000 en Hollande. Constitué d’un ou plusieurs musiciens (même à ce jour, leur identité n’a jamais été révélée), la formation black metal/noise/ambiant utilise des instruments traditionnels et la voix… de 7 patients d’une institution pour malades mentaux! Trois  »Projekt » (Nihil, Terror et Misanthropia), enregistrés dans une chapelle ou dans un entrepot, ont été rassemblé dans un coffret ainsi qu’un vidéo. Stalaggh est par la suite devenu Gulaggh, suite toute aussi psychotique que sa première incarnation. Tympans et esprits fragiles s’abstenir…

 

Mais la maladie mentale n’est pas quelque chose à prendre à la légère. Parlez en à Dan Spitz, ex-Anthrax, père de deux jumeaux autistes. Avec l’aide de son ami Dave Mustaine, il format le band Red Lamb au début de l’année. Le vidéo Puzzle Box se veut un cri du coeur et un moyen d’exprimer la réalité à laquelle est confrontée des milliers de parents à travers le monde. Aidé par Chris Vrenna (ex-Marilyn Manson) et réalisé par le producteur Johnny K (Disturb), Red Lamb est auto-financé et tous les profits sont versé à une fondation qui vient en aide au parents d’enfants autiste et à la recherche. Qui a dit que le métal n’abordait que des sujets superficiels et puérils?

 

Les problèmes de santé mentale sont souvent traitables mais quelques fois, certaines personnes ne peuvent continuer à vivre dans ces conditions difficiles. Steve McDonald, de la formation québécoise Gorguts était un de ceux-là. Au sein du même band, le guitariste Steeve Hurdle souffrait lui-même de dysthymie, caractérisée par des symptômes dépressifs chroniques, plus légers, mais persistant. Jusqu’à sa mort prématurée en 2012 (due à une complication post-opératoire), il s’est énormément impliqué dans sa région, devenant même porte-parole de la Semaine de sensibilisation aux maladies mentales. Il a donné aussi beaucoup de son temps auprès des sans-abris et des toxicomanes, étant ancien consommateur.

Pour moi, c’est devenu comme une urgence, une urgence de donner – j’ai été aidé, il y a des gens qui m’ont ramassé, j’étais en morceaux – d’être peut-être l’artisan du rétablissement de quelqu’un

Un exemple à suivre, autant pour le musicien hors-pair qu’il a été que l’humain qui a su confronter et terrasser ses démons.

 

Oui, c’est du beat de fou qu’on écoute. Parfois cette folie est constructive et d’autre fois destructrice mais l’important, c’est de rester ouverts et d’être là quand un appel à l’aide se fait entendre.

Bon, je vous laisse là-dessus pour cette semaine et je vous reviens avec un sujet plus  »léger » mercredi prochain, promis!

 

}:)~>

Chronique de l'Étrange no 14

Eh misère! Si j’avais reçu une piasse à chaque fois que j’ai entendu ça, je peux vous dire que je pourrais continuer à m’occuper d’Ondes Chocs à temps plein sans avoir à me préoccuper de savoir si mon loyer est payé ou si j’ai assez de bière dans mon frigo. C’est vrai par contre que la maladie mentale a toujours été un sujet de prédilection pour plusieurs bands métal. On n’a qu’à penser à Schizophrenia des brésiliens de Sepultura, à l’évocatrice pochette de Piece of Mind d’Iron Maiden, à B.A.R.F. et sa pièce Je suis le Fou ainsi qu’une centaine d’autre morceaux, tous en lien diret ou indirect avec les problèmes de santé mentale.

Un band parcontre peut donner raison aux détracteurs du genre métal. Stalaggh est un projet obscur crée au début des années 2000 en Hollande. Constitué d’un ou plusieurs musiciens (même à ce jour, leur identité n’a jamais été révélée), la formation black metal/noise/ambiant utilise des instruments traditionnels et la voix… de 7 patients d’une institution pour malades mentaux! Trois  »Projekt » (Nihil, Terror et Misanthropia), enregistrés dans une chapelle ou dans un entrepot, ont été rassemblé dans un coffret ainsi qu’un vidéo. Stalaggh est par la suite devenu Gulaggh, suite toute aussi psychotique que sa première incarnation. Tympans et esprits fragiles s’abstenir…

 

Mais la maladie mentale n’est pas quelque chose à prendre à la légère. Parlez en à Dan Spitz, ex-Anthrax, père de deux jumeaux autistes. Avec l’aide de son ami Dave Mustaine, il format le band Red Lamb au début de l’année. Le vidéo Puzzle Box se veut un cri du coeur et un moyen d’exprimer la réalité à laquelle est confrontée des milliers de parents à travers le monde. Aidé par Chris Vrenna (ex-Marilyn Manson) et réalisé par le producteur Johnny K (Disturb), Red Lamb est auto-financé et tous les profits sont versé à une fondation qui vient en aide au parents d’enfants autiste et à la recherche. Qui a dit que le métal n’abordait que des sujets superficiels et puérils?

 

Les problèmes de santé mentale sont souvent traitables mais quelques fois, certaines personnes ne peuvent continuer à vivre dans ces conditions difficiles. Steve McDonald, de la formation québécoise Gorguts était un de ceux-là. Au sein du même band, le guitariste Steeve Hurdle souffrait lui-même de dysthymie, caractérisée par des symptômes dépressifs chroniques, plus légers, mais persistant. Jusqu’à sa mort prématurée en 2012 (due à une complication post-opératoire), il s’est énormément impliqué dans sa région, devenant même porte-parole de la Semaine de sensibilisation aux maladies mentales. Il a donné aussi beaucoup de son temps auprès des sans-abris et des toxicomanes, étant ancien consommateur.

Pour moi, c’est devenu comme une urgence, une urgence de donner – j’ai été aidé, il y a des gens qui m’ont ramassé, j’étais en morceaux – d’être peut-être l’artisan du rétablissement de quelqu’un

Un exemple à suivre, autant pour le musicien hors-pair qu’il a été que l’humain qui a su confronter et terrasser ses démons.

 

Oui, c’est du beat de fou qu’on écoute. Parfois cette folie est constructive et d’autre fois destructrice mais l’important, c’est de rester ouverts et d’être là quand un appel à l’aide se fait entendre.

Bon, je vous laisse là-dessus pour cette semaine et je vous reviens avec un sujet plus  »léger » mercredi prochain, promis!

 

}:)~>

Chroniques de l’Étrange #13

 

Eh oui, déjà 13 chroniques. Et par conséquent, 13 semaines à  »travailler » pour Ondes Chocs. Je suis quand même chanceux qu’en j’y pense. Je vois des shows gratis, j’écoute pleins de nouveaux bands, je parle à des fous mongols dans tête à tous les jours (j’adore mes coéquipiers) et j’ai la chance à chaque semaine de (re)découvrir des bands qui sortent de l’ordinaire. 13 semaines où je peux écrire des niaiseries et qui sont même lues par du monde! Et tout ça, en parallèle de ma  »vraie » vie!!!

Mais ce n’est pas tout le monde qui a de la chance dans la vie. Certains musiciens tentent d’autre chose quelques fois et ce n’est pas toujours un succès. Non pas que ce soit mauvais. Enfin pas toujours. Plein de facteurs peuvent faire qu’un projet  »passe dans l’beurre ». En voici quelques exemples:

Jason Newsted: Une chose qu’on ne peut enlever à l’ex Floatsam & Jetsam, Metallica, Voïvod, etc, c’est sa prolificalité, proficabilité fuck!, qu’il est prolifique. Mais certains de ses projets sont passé dans l’ombre (je ne parlerai pas ici de l’insipide ECHOBRAIN) comme ce double projet IR8 et Sexoturica. 2 projets qui ont produits chacun un EP au milieu des années 90 et rassemblés sur un split en 2002. Le premier en compagnie de Tom Hunting et de Devin Townsend, tandis que sur le second apparaissait aussi le drummer d’Exodus ainsi qu’Andreas Kisser. Plus près du  »trip de chums » que d’un groupe sérieux, le produit final s’adresse plus au fans curieux, collectionneur de raretés.

IR8

 

Sexoturica

À la même époque que Sexoturica (compression de SEpulTUra, EXOdus et metallICA), les trois gringos ajoute un membre à leur projet:Robb Flynn. L’ex-Vio-Lence vient de former Machine Head et son son metalcore, mais c’est dans un registre plus stoner qu’il produit quelques morceaux au sein de Quarteto de Pinga. Malheureusement, le groupe ainsi formé ne produira jamais d’album. Peut-être étaient-ils seulement en avance sur leur temps car je suis prêt à gager que, vu le nombre de bands qui ont du succès dans ce genre aujourd’hui, si ils décidaient de ressortir les maquettes, ça risquerait de pogner…

Quarteto de Pinga

Toujours en 1994 (what a year!), un autre membre de Sepultura, Max Cavalera, s’associe à Alex Newport du groupe Fudge Tunnel et crée Nailbomb. Le trash et les racines hardcore du premier rencontre le noise/ indus/sludge tant apprécié du deuxième, ce qui aboutira sur un son unique pour l’époque mais souvent cité comme influence de nos jours. Là où il y a malchance pour Nailbomb, c’est que le projet se voulait à la base un rejet de la musique commerciale et qu’il est devenu… un succès commercial. D’où le live qui suivra par la suite: Proud to Commit Commercial Suicide. J’en entends déjà chialer:  »Hey le clown, tout le monde connait ça Nailbomb… » Peut-être… Mais qui a encore l’album chez lui?

Nailbomb (avec la participation de Dino Cazares )

Au Québec aussi, quelques side-projects (ou plutôt  »projets-de-côté’) ont joués de malchance. Parmis eux: Guano. Band que j’ai eu la chance de voir live au Foufs en compagnie de Raid pour 6$ au cour des légendaires Black Mondays. Formé entre autres de Denis Lepage de B.A.R.F., le groupe montréalais actif de 1996 à 1999 combinais le côté punk/hardcore de ceux-ci en y ajoutant une touche de worldbeat. À une époque où internet n’existait presque pas, il était plus dur de se promouvoir comme maintenant. De plus, le groupe  »culte » est souvent comparé à Grimskunk, même si, à l’écoute de leur seul album, Lesser Banishing, on peut certe y voir quelque ressemblances mais c’est comme dire que Anthrax et Megadeth sont semblables car les deux ont desw riffs trash. Nimporte quoi…

Guano

 

Pour certains musiciens cependant, l’échec de leur projet est une chance POUR NOUS! Comme ce projet de Jon Schaffer, Sons of Liberty, véritable ramassis de riffs laissés de côté pour Iced Earth. D’accord, le patriotisme de ce guitariste est de notoriété public et ces chroniques ne sont pas une plate-forme où je veux mettre mes opinions politiques en valeur. N’empêche que le ton et les images véhiculés par son band en font la trame sonore idéale pour une réunion du Tea Party…

Sons Of Liberty

Bon, je l’savais. Fallait ben que je dise que je suis chanceux! Mon ordi vient de p//DDDDDDDDDDDDDDDDP772»»»»»»»»»gu2igjwqdbiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip

Chroniques de l'Étrange #13

 

Eh oui, déjà 13 chroniques. Et par conséquent, 13 semaines à  »travailler » pour Ondes Chocs. Je suis quand même chanceux qu’en j’y pense. Je vois des shows gratis, j’écoute pleins de nouveaux bands, je parle à des fous mongols dans tête à tous les jours (j’adore mes coéquipiers) et j’ai la chance à chaque semaine de (re)découvrir des bands qui sortent de l’ordinaire. 13 semaines où je peux écrire des niaiseries et qui sont même lues par du monde! Et tout ça, en parallèle de ma  »vraie » vie!!!

Mais ce n’est pas tout le monde qui a de la chance dans la vie. Certains musiciens tentent d’autre chose quelques fois et ce n’est pas toujours un succès. Non pas que ce soit mauvais. Enfin pas toujours. Plein de facteurs peuvent faire qu’un projet  »passe dans l’beurre ». En voici quelques exemples:

Jason Newsted: Une chose qu’on ne peut enlever à l’ex Floatsam & Jetsam, Metallica, Voïvod, etc, c’est sa prolificalité, proficabilité fuck!, qu’il est prolifique. Mais certains de ses projets sont passé dans l’ombre (je ne parlerai pas ici de l’insipide ECHOBRAIN) comme ce double projet IR8 et Sexoturica. 2 projets qui ont produits chacun un EP au milieu des années 90 et rassemblés sur un split en 2002. Le premier en compagnie de Tom Hunting et de Devin Townsend, tandis que sur le second apparaissait aussi le drummer d’Exodus ainsi qu’Andreas Kisser. Plus près du  »trip de chums » que d’un groupe sérieux, le produit final s’adresse plus au fans curieux, collectionneur de raretés.

IR8

 

Sexoturica

À la même époque que Sexoturica (compression de SEpulTUra, EXOdus et metallICA), les trois gringos ajoute un membre à leur projet:Robb Flynn. L’ex-Vio-Lence vient de former Machine Head et son son metalcore, mais c’est dans un registre plus stoner qu’il produit quelques morceaux au sein de Quarteto de Pinga. Malheureusement, le groupe ainsi formé ne produira jamais d’album. Peut-être étaient-ils seulement en avance sur leur temps car je suis prêt à gager que, vu le nombre de bands qui ont du succès dans ce genre aujourd’hui, si ils décidaient de ressortir les maquettes, ça risquerait de pogner…

Quarteto de Pinga

Toujours en 1994 (what a year!), un autre membre de Sepultura, Max Cavalera, s’associe à Alex Newport du groupe Fudge Tunnel et crée Nailbomb. Le trash et les racines hardcore du premier rencontre le noise/ indus/sludge tant apprécié du deuxième, ce qui aboutira sur un son unique pour l’époque mais souvent cité comme influence de nos jours. Là où il y a malchance pour Nailbomb, c’est que le projet se voulait à la base un rejet de la musique commerciale et qu’il est devenu… un succès commercial. D’où le live qui suivra par la suite: Proud to Commit Commercial Suicide. J’en entends déjà chialer:  »Hey le clown, tout le monde connait ça Nailbomb… » Peut-être… Mais qui a encore l’album chez lui?

Nailbomb (avec la participation de Dino Cazares )

Au Québec aussi, quelques side-projects (ou plutôt  »projets-de-côté’) ont joués de malchance. Parmis eux: Guano. Band que j’ai eu la chance de voir live au Foufs en compagnie de Raid pour 6$ au cour des légendaires Black Mondays. Formé entre autres de Denis Lepage de B.A.R.F., le groupe montréalais actif de 1996 à 1999 combinais le côté punk/hardcore de ceux-ci en y ajoutant une touche de worldbeat. À une époque où internet n’existait presque pas, il était plus dur de se promouvoir comme maintenant. De plus, le groupe  »culte » est souvent comparé à Grimskunk, même si, à l’écoute de leur seul album, Lesser Banishing, on peut certe y voir quelque ressemblances mais c’est comme dire que Anthrax et Megadeth sont semblables car les deux ont desw riffs trash. Nimporte quoi…

Guano

 

Pour certains musiciens cependant, l’échec de leur projet est une chance POUR NOUS! Comme ce projet de Jon Schaffer, Sons of Liberty, véritable ramassis de riffs laissés de côté pour Iced Earth. D’accord, le patriotisme de ce guitariste est de notoriété public et ces chroniques ne sont pas une plate-forme où je veux mettre mes opinions politiques en valeur. N’empêche que le ton et les images véhiculés par son band en font la trame sonore idéale pour une réunion du Tea Party…

Sons Of Liberty

Bon, je l’savais. Fallait ben que je dise que je suis chanceux! Mon ordi vient de p//DDDDDDDDDDDDDDDDP772»»»»»»»»»gu2igjwqdbiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip