by Jonathan Blais | Jan 4, 2013 | Chroniques de l'Étrange
Un autre Temps des Fêtes de passé… Le foie se remet tranquillement, quelques caisses de bières vides sur la galerie qui vont aider à payer le compte de Visa durement éprouvé, quelques reflux gastriques à la seule vue des restants de tourtière dans le frigo, un gilet de laine trop grand et d’une couleur que je ne connaissais même pas l’existence et que je devrai ressortir la prochaine fois que je reverrai Mémère… Une chance que ça n’arrive qu’une fois par année, burp!
Mais alors que le sous-sol de Mononc’ Roger et les bars de la Province étaient remplis de fêtards assoiffés, une révolution sociale se mettait en mouvement dans plusieurs villes et villages partout au Canada. Appuyés par des milliers de gens à travers la planète, Idle No More se veut le penchant autochtone du Printemps Érable ou du Occupy Wallstreet. C’est en réponse au projet de loi C-45 du gouvernement Harper, qui met en jeu les droits et acquis des Traités signés à l’époque et qui est en violation de la Déclaration des Droits des Peuples Autochtones de l’ONU, que les Premières Nations se sont mobilisées et ont marchés dans les rues de plusieurs ville canadiennes. Leurs revendications sont hautement justifiées et les répercussions sur toute la population de cet autre projet de loi »Mammouth » pourraient être catastrophiques, compte tenu du fait qu’il touche la gestion et l’avenir des cours d’eau et lacs à travers le Canada.
»Hey, c’est ben beau tes affaires de politique mais c’est quoi l’ostie de rapport avec la musique, Chose? »
Attends, Bâtard, j’y arrive… L’image des amérindiens a été rudement mise à l’épreuve après la Guerre d’Oka et toutes les crosses qui sévissent sur les réserves mais c’est un peuple fier qui, malgré les drames du passé, sait se tenir debout et qui a à coeur de préserver ses traditions. Cependant, les plus jeunes se tournent souvent vers le Hip Hop pour exprimer sa colère et ses préoccupation. Tout le monde connait ou a entendu parler de Samian ou Anodajay, mais malheureusement, rares sont ceux qui ont explorés le Métal comme moyen d’expression, du moins au Québec. 4 jeunes de Pikogan, en Abitibi, ont par contre décidé de former un groupe au milieu des années 2000. Après quelques années à se faire la main sur le répertoire de Metallica, Megadeth et Iron Maiden, les 4 cousins Ruperthouse ont formé Realityet c’est en mars 2010 qu’ils produisent l’album »Screaming My Rage ». Le style y est cependant conventionnel et chanté en anglais. C’est au niveau de l’écriture que Brandon et ses compères nous racontent leur réalité d’autochones.
Du côté de la Colombie-Britannique, Gyibaaw se sont quant à eux inspiré du Black Metal et, à la manière de plusieurs groupes Pagan européens, y ont inclus des sonorités indigènes ainsi que des textes dans leur propre langue, soit le S’malygax, parlé par le peuple Tsimshian. Un parallèle peut facilement être fait avec ce qui se fait en Norvège, ceux-ci prônant également un retour aux valeurs pré-colonialistes. Sur leur album »Ancestral War Hymns », ils font l’éloge de ces batailles sanglantes où, bien avant que l’Homme Blanc ne vienne souiller leur Terre et leur croyance avec sa croix et ses Saints, les Dieux animistes prenaient soin des vainqueurs et des vaincus tombés au combat. Le band est toujours actif après 6 ans d’existence, bien qu’il n’ait produit qu’un album en 2009 ainsi qu’un démo et un split. À découvrir pour les amateurs d’histoire, de Black primitif et d’ambiances guerrières.
Du plein coeur des Appalaches, Nechochwen nous transportent eux aussi grâce à leurs atmosphères envoûtantes, en ces temps anciens, véritable hommage à la beauté majestueuse des Montagnes et l’esprit shamanique y est très présent. Utilisant quelques instruments traditionnels, c’est la guitare qui y est cependant à l’honneur, tantôt classique et progressive, tantôt flirtant avec le black metal dans de puissants passages sur leurs 3 albums, dont »Oto » qui vient tout juste de parraître à la fin de 2012 sur l’étiquette Bindrune Recordings. Celle-ci distribut également Blood of the Black Owl, un autre groupe américain à saveur amérindienne, mais dans un registre plus près du Funeral Doom metal.
Bien que le »Native Metal » semble un style plus qu’underground, certains musiciens autochtones ont toutefois réussis à avoir un succès planétaire. On n’a qu’à penser à Chuck Billy, lui-même de la tribu Pomo, qui nous a offert au cour de sa longue carrière des titres comme »Trail of Tears », »Allegience » et » Native Blood », véritable hommage à ses origines. Les peuples amérindiens étant assez unis, c’est cependant du Mexique que ce genre a eu un de ses plus grand allié, et ce, en la personne de Jesse Pintado. Le regretté guitariste participa à la fin des années 80 à la création de »Resistant Militia », groupe quasi-mythique de Grind californien. La formation devint par la suite Resistant Culture et produisit 2 albums. les 2 co-fondateurs Anthony “Wolf” Rezhawk et Katina Culture, 2 autres membres de Terrorizer et au sang amérindien, continueront leur combat sur le 3ième effort et sur lequel on pourra aussi entendre leur ami de longue date Pete Sandoval. Il est certain que le groupe gardera sa touche particulière sur le très attendu »Shamanic Healing ». Avec un nom comme Dan Swano derrière la console, les chants traditionnels et les instruments tribaux comme la flûte et le tambour trouveront le parfait équilibre avec le son aggressif des instruments dits plus modernes.
En conclusion de ce voyage au pays de la »Musique de Sauvage », (comme disent certains esprits obtus), il ne faudrait pas oublier de mentionner l’influence que la culture autochtone Nord-Américaine a eu sur plus d’un musiciens, que ce soit dans le son ou encore la thématique. On n’a qu’à penser à »Indians » d’Anthrax, »Run to the Hill » d’Iron Maiden, le look d’Ian Astbury de The Cult, l’oeuvre quasi-complète de Crows, band allemand power métal des années 80… Un autre a ne pas négliger est sans contredit l’album »Anonymous » de Tomahawk, autre projet complètement disjoncté de Mike Patton ainsi que d’ex-musiciens de Jesus Lizard,Battle, Helmet et Mr Bungle. Basé sur des enregistrements datant du 19ième siècle, ce troisième CD du groupe américain tire son titre du fait qu’aucun crédits n’y était inscrits. Un excellent album pour découvrir un son trop souvent parodié ou ignoré mais qui fait tout de même parti de notre histoire collective.
Intérressant de voir que ce peuple décide de se lever et, par des actions concrètes, faire oublier cette réputation de buveurs et de crosseurs. Tout ce qu’ils demandent, c’est le respect qui leur est dû en tant que Première Nation et de ne plus être ce Peuple invisible .
}:)~>
by Dave Rouleau | Jan 4, 2013 | Chroniques de l'Étrange
Un autre Temps des Fêtes de passé… Le foie se remet tranquillement, quelques caisses de bières vides sur la galerie qui vont aider à payer le compte de Visa durement éprouvé, quelques reflux gastriques à la seule vue des restants de tourtière dans le frigo, un gilet de laine trop grand et d’une couleur que je ne connaissais même pas l’existence et que je devrai ressortir la prochaine fois que je reverrai Mémère… Une chance que ça n’arrive qu’une fois par année, burp!
Mais alors que le sous-sol de Mononc’ Roger et les bars de la Province étaient remplis de fêtards assoiffés, une révolution sociale se mettait en mouvement dans plusieurs villes et villages partout au Canada. Appuyés par des milliers de gens à travers la planète, Idle No More se veut le penchant autochtone du Printemps Érable ou du Occupy Wallstreet. C’est en réponse au projet de loi C-45 du gouvernement Harper, qui met en jeu les droits et acquis des Traités signés à l’époque et qui est en violation de la Déclaration des Droits des Peuples Autochtones de l’ONU, que les Premières Nations se sont mobilisées et ont marchés dans les rues de plusieurs ville canadiennes. Leurs revendications sont hautement justifiées et les répercussions sur toute la population de cet autre projet de loi »Mammouth » pourraient être catastrophiques, compte tenu du fait qu’il touche la gestion et l’avenir des cours d’eau et lacs à travers le Canada.
»Hey, c’est ben beau tes affaires de politique mais c’est quoi l’ostie de rapport avec la musique, Chose? »
Attends, Bâtard, j’y arrive… L’image des amérindiens a été rudement mise à l’épreuve après la Guerre d’Oka et toutes les crosses qui sévissent sur les réserves mais c’est un peuple fier qui, malgré les drames du passé, sait se tenir debout et qui a à coeur de préserver ses traditions. Cependant, les plus jeunes se tournent souvent vers le Hip Hop pour exprimer sa colère et ses préoccupation. Tout le monde connait ou a entendu parler de Samian ou Anodajay, mais malheureusement, rares sont ceux qui ont explorés le Métal comme moyen d’expression, du moins au Québec. 4 jeunes de Pikogan, en Abitibi, ont par contre décidé de former un groupe au milieu des années 2000. Après quelques années à se faire la main sur le répertoire de Metallica, Megadeth et Iron Maiden, les 4 cousins Ruperthouse ont formé Realityet c’est en mars 2010 qu’ils produisent l’album »Screaming My Rage ». Le style y est cependant conventionnel et chanté en anglais. C’est au niveau de l’écriture que Brandon et ses compères nous racontent leur réalité d’autochones.
Du côté de la Colombie-Britannique, Gyibaaw se sont quant à eux inspiré du Black Metal et, à la manière de plusieurs groupes Pagan européens, y ont inclus des sonorités indigènes ainsi que des textes dans leur propre langue, soit le S’malygax, parlé par le peuple Tsimshian. Un parallèle peut facilement être fait avec ce qui se fait en Norvège, ceux-ci prônant également un retour aux valeurs pré-colonialistes. Sur leur album »Ancestral War Hymns », ils font l’éloge de ces batailles sanglantes où, bien avant que l’Homme Blanc ne vienne souiller leur Terre et leur croyance avec sa croix et ses Saints, les Dieux animistes prenaient soin des vainqueurs et des vaincus tombés au combat. Le band est toujours actif après 6 ans d’existence, bien qu’il n’ait produit qu’un album en 2009 ainsi qu’un démo et un split. À découvrir pour les amateurs d’histoire, de Black primitif et d’ambiances guerrières.
Du plein coeur des Appalaches, Nechochwen nous transportent eux aussi grâce à leurs atmosphères envoûtantes, en ces temps anciens, véritable hommage à la beauté majestueuse des Montagnes et l’esprit shamanique y est très présent. Utilisant quelques instruments traditionnels, c’est la guitare qui y est cependant à l’honneur, tantôt classique et progressive, tantôt flirtant avec le black metal dans de puissants passages sur leurs 3 albums, dont »Oto » qui vient tout juste de parraître à la fin de 2012 sur l’étiquette Bindrune Recordings. Celle-ci distribut également Blood of the Black Owl, un autre groupe américain à saveur amérindienne, mais dans un registre plus près du Funeral Doom metal.
Bien que le »Native Metal » semble un style plus qu’underground, certains musiciens autochtones ont toutefois réussis à avoir un succès planétaire. On n’a qu’à penser à Chuck Billy, lui-même de la tribu Pomo, qui nous a offert au cour de sa longue carrière des titres comme »Trail of Tears », »Allegience » et » Native Blood », véritable hommage à ses origines. Les peuples amérindiens étant assez unis, c’est cependant du Mexique que ce genre a eu un de ses plus grand allié, et ce, en la personne de Jesse Pintado. Le regretté guitariste participa à la fin des années 80 à la création de »Resistant Militia », groupe quasi-mythique de Grind californien. La formation devint par la suite Resistant Culture et produisit 2 albums. les 2 co-fondateurs Anthony “Wolf” Rezhawk et Katina Culture, 2 autres membres de Terrorizer et au sang amérindien, continueront leur combat sur le 3ième effort et sur lequel on pourra aussi entendre leur ami de longue date Pete Sandoval. Il est certain que le groupe gardera sa touche particulière sur le très attendu »Shamanic Healing ». Avec un nom comme Dan Swano derrière la console, les chants traditionnels et les instruments tribaux comme la flûte et le tambour trouveront le parfait équilibre avec le son aggressif des instruments dits plus modernes.
En conclusion de ce voyage au pays de la »Musique de Sauvage », (comme disent certains esprits obtus), il ne faudrait pas oublier de mentionner l’influence que la culture autochtone Nord-Américaine a eu sur plus d’un musiciens, que ce soit dans le son ou encore la thématique. On n’a qu’à penser à »Indians » d’Anthrax, »Run to the Hill » d’Iron Maiden, le look d’Ian Astbury de The Cult, l’oeuvre quasi-complète de Crows, band allemand power métal des années 80… Un autre a ne pas négliger est sans contredit l’album »Anonymous » de Tomahawk, autre projet complètement disjoncté de Mike Patton ainsi que d’ex-musiciens de Jesus Lizard,Battle, Helmet et Mr Bungle. Basé sur des enregistrements datant du 19ième siècle, ce troisième CD du groupe américain tire son titre du fait qu’aucun crédits n’y était inscrits. Un excellent album pour découvrir un son trop souvent parodié ou ignoré mais qui fait tout de même parti de notre histoire collective.
Intérressant de voir que ce peuple décide de se lever et, par des actions concrètes, faire oublier cette réputation de buveurs et de crosseurs. Tout ce qu’ils demandent, c’est le respect qui leur est dû en tant que Première Nation et de ne plus être ce Peuple invisible .
}:)~>
by Jonathan Blais | Déc 21, 2012 | Chroniques de l'Étrange
Bon, je le sais, une fois de plus j’ai procrastiné… Mais mettez-vous à ma place! Faire une Chronique sur le thème de Noël, eh bien ça s’avère un peu plus compliqué que prévu… Surtout que dans ma tête, ça sonne plus comme »Now Hell ». Si il y a bien un sujet qui a été SURexploité, et ce, dans tous les styles musicaux, et bien c’est bien les (criss) de tounes de Noël. Le nombre de chansons, d’albums ou de spectacles est quasi infini. Du gros nom comme Lemmy, Korn, Twisted Sister, August Burns Red ou à d’autres plus modestes comme Hidden Pride, une autre formation Death montréalaise qui a effectué aussi un retour cette année, après 14 ans d’absence. En parlant de retour, c’est complètement malade le nombre de groupes, d’ici et d’ailleurs, qui sont revenuent du Monde des Morts, non? À ce rythme là, il faudra bientôt que Daimon réécrivent ses Chroniques Nécrologique de Hellstorm…
On peut s’entendre que la plupart des bands ou artistes qui s’adonnent à une telle bassesse ne le font pas sérieusement (à quelques exceptions près… ). C’est souvent pour déconner mais ne pas se prendre au sérieux n’empêche pas d’avoir bon coeur. C’est le cas de plusieurs bands d’ici qui ont enregistré 3 albums de Noël dans les années 90. Distribués par les défunts Disques Kafka, les »Noël dans la rue » étaient une merveilleuse façon de découvrir de nouveaux groupes et d’aider les plus démunis, les profits étant généreusement offerts à l’organisme »Dans la Rue » qui vient en aide aux sans-abris. Et on viendra me dire que les métalleux sont des méchants individus qui ne pensent qu’à faire le party…
Les informations au sujet de ces véritables perles sont plutôt difficiles à retrouver mais voici ce que j’ai pu recueillir:
Volume 1
Volume 3
- We Da People – Le Jour De L’an
- Buildings – White Christmas
- Watcha – X-Mas
Rainmen – Minuit Chrétien (Rockrap)
- Union Made – Ave Maria (Vocals – Denis Bélanger, Marc Vaillancourt, Sébastien Croteau)
- Mental Disorder – Le Petit Renne Aux Yeux Rouges
- La Cage De Bruits – Le Tambour
- Quo Vadis – So This Is Christmas (War Is Over)
- Deadly Pale – Mrs Grinch
- Minds – The Last Noël
- Witz – Adesles Fidèles
Si certains ont encore une copie du 2ième volume, ça serait bien de nous faire parvenir le line-up, histoire de se rappeler de vieux souvenirs. 😉
D’autres formations ont quant à elles utilisé le thème de Noël seulement comme sujet, sans toutefois utiliser ces mélodies trop entendues. Comme dans le cas de Macabre, qui à part l’intro, ne fait que relater un party qui vire (criss’ment) mal dans »Holidays Of Horror » paru sur »Gim of Reallity » ou encore Sadist, formation death progressif italienne (dont je vous parlerai un de ses quatres, si Pat ne me shift pas dans une de ses excellentes Rubriques On Arrête Pas l’Prog!, chaque dimanche sur Ondes Chocs ) qui, à part le titre, n’utilise aucune clochettes ni de références à un traineau ou à une dinde farçie, et encore moins à la naissance du ptit Christ…
Impossible de terminer cette Chronique du temps de Fêtes sans glisser un mot sur Trans-Siberian Orchestra. La formation, qui compte dans ses rangs Jon Oliva, chanteur et clavieriste de Savatage, à littéralement construit sa carrière en s’inspirant et en reprenant les grands classiques de Noël, en utilisant une impressionnante orchestration, des chants d’opéra ainsi qu’une bonne dose de riffs puissants. Il semblerait que leur prestation est un spectacle à haut déploiement à voir absolument, mais comme aucune date n’est prévue au Canada cette année, les fans devront se rabattre sur les States…
C’est ainsi que ce termine cette hebdomadaire chronique. Faites des provisions de Tums et de PeptoBismol, si vous comptez vous goinfrer dans la tourtière et le gateau au fruits et, si les Mayas se sont trompés, on se revoit la semaine prochaine pour d’autres découvertes ou souvenirs du passé.
}:)~>
by Dave Rouleau | Déc 21, 2012 | Chroniques de l'Étrange
Bon, je le sais, une fois de plus j’ai procrastiné… Mais mettez-vous à ma place! Faire une Chronique sur le thème de Noël, eh bien ça s’avère un peu plus compliqué que prévu… Surtout que dans ma tête, ça sonne plus comme »Now Hell ». Si il y a bien un sujet qui a été SURexploité, et ce, dans tous les styles musicaux, et bien c’est bien les (criss) de tounes de Noël. Le nombre de chansons, d’albums ou de spectacles est quasi infini. Du gros nom comme Lemmy, Korn, Twisted Sister, August Burns Red ou à d’autres plus modestes comme Hidden Pride, une autre formation Death montréalaise qui a effectué aussi un retour cette année, après 14 ans d’absence. En parlant de retour, c’est complètement malade le nombre de groupes, d’ici et d’ailleurs, qui sont revenuent du Monde des Morts, non? À ce rythme là, il faudra bientôt que Daimon réécrivent ses Chroniques Nécrologique de Hellstorm…
On peut s’entendre que la plupart des bands ou artistes qui s’adonnent à une telle bassesse ne le font pas sérieusement (à quelques exceptions près… ). C’est souvent pour déconner mais ne pas se prendre au sérieux n’empêche pas d’avoir bon coeur. C’est le cas de plusieurs bands d’ici qui ont enregistré 3 albums de Noël dans les années 90. Distribués par les défunts Disques Kafka, les »Noël dans la rue » étaient une merveilleuse façon de découvrir de nouveaux groupes et d’aider les plus démunis, les profits étant généreusement offerts à l’organisme »Dans la Rue » qui vient en aide aux sans-abris. Et on viendra me dire que les métalleux sont des méchants individus qui ne pensent qu’à faire le party…
Les informations au sujet de ces véritables perles sont plutôt difficiles à retrouver mais voici ce que j’ai pu recueillir:
Volume 1
Volume 3
- We Da People – Le Jour De L’an
- Buildings – White Christmas
- Watcha – X-Mas
Rainmen – Minuit Chrétien (Rockrap)
- Union Made – Ave Maria (Vocals – Denis Bélanger, Marc Vaillancourt, Sébastien Croteau)
- Mental Disorder – Le Petit Renne Aux Yeux Rouges
- La Cage De Bruits – Le Tambour
- Quo Vadis – So This Is Christmas (War Is Over)
- Deadly Pale – Mrs Grinch
- Minds – The Last Noël
- Witz – Adesles Fidèles
Si certains ont encore une copie du 2ième volume, ça serait bien de nous faire parvenir le line-up, histoire de se rappeler de vieux souvenirs. 😉
D’autres formations ont quant à elles utilisé le thème de Noël seulement comme sujet, sans toutefois utiliser ces mélodies trop entendues. Comme dans le cas de Macabre, qui à part l’intro, ne fait que relater un party qui vire (criss’ment) mal dans »Holidays Of Horror » paru sur »Gim of Reallity » ou encore Sadist, formation death progressif italienne (dont je vous parlerai un de ses quatres, si Pat ne me shift pas dans une de ses excellentes Rubriques On Arrête Pas l’Prog!, chaque dimanche sur Ondes Chocs ) qui, à part le titre, n’utilise aucune clochettes ni de références à un traineau ou à une dinde farçie, et encore moins à la naissance du ptit Christ…
Impossible de terminer cette Chronique du temps de Fêtes sans glisser un mot sur Trans-Siberian Orchestra. La formation, qui compte dans ses rangs Jon Oliva, chanteur et clavieriste de Savatage, à littéralement construit sa carrière en s’inspirant et en reprenant les grands classiques de Noël, en utilisant une impressionnante orchestration, des chants d’opéra ainsi qu’une bonne dose de riffs puissants. Il semblerait que leur prestation est un spectacle à haut déploiement à voir absolument, mais comme aucune date n’est prévue au Canada cette année, les fans devront se rabattre sur les States…
C’est ainsi que ce termine cette hebdomadaire chronique. Faites des provisions de Tums et de PeptoBismol, si vous comptez vous goinfrer dans la tourtière et le gateau au fruits et, si les Mayas se sont trompés, on se revoit la semaine prochaine pour d’autres découvertes ou souvenirs du passé.
}:)~>
by Jonathan Blais | Déc 12, 2012 | Chroniques de l'Étrange
Quel date on est donc? Je regarde sur mon calendrier pour le savoir et parmis les innombrables cercles sur celui-ci (c’est fou le nombre de shows à voir ces temps-ci encore!), un en particulier attire mon attention. Il est à l’encre jaune doré. Non, je n’ai pas de test d’urine prévu ce jour-là… Oh oui, c’est la première de »Bilbo, le Hobbit »!!! Je me suis juré d’aller voir ça au cinéma. Je sais, ça sera sûrement plein à craquer dans tous les cinémas de la métropoloe. J’attendrai quelques jours, je n’en crèverai pas. Il y a toujours la version pour adulte au Cinéma D’Amour: Dildo, l’aut’ bitte… Bon! j’entends déjà plusieurs d’entre vous hurler au sacrilège. »On ne niaise pas avec l’oeuvre du génie absolu, le plus Grand écrivain à avoir foulé le sol de notre misérable planète! Tolkien est un Dieu! » Hey, revenez en, c’est juste une joke (au goût douteux, je l’admet)!
Comme vous voyez, j’aime bien les récits de Tolkien mais je ne suis pas un fanatique non plus. Je ne connais pas le nom de tous les nains, nazgûls, ents et autres bebittes qui peuplent la Terre du Milieu. Je ne fantasme pas la nuit sur Galadriel non plus. Et j’ai d’autre chose à faire que d’apprendre l’elf afin de cruiser au prochain Comicon… N’empêche que j’ai tout de même hâte d’aller voir ce que Peter Jackson à fait de ce classique de la littérature.
Mais ne pensez pas que je méprise les »Tolkies ». Loin de moi cette idée. L’oeuvre de l’écrivain britannique est puissante et c’est sans surprise que l’on retrouve son influence même dans la musique. Le métal étant peut-être le style qui s’apprête le mieux à ce monde fantastique, bien que l’on peut retrouver son influence dans d’autre genre, comme des oeuvres folks, classiques et même dans la pop.
Dès les balbutiements du métal, plusieurs groupes se sont inspiré des personnages du Seigneur de anneaux pour nous pondrent des classiques. on n’a qu’à penser à Uriah Heep et Black Sabbath qui ont tous deux écrit une pièce intitulée »The Wizard » relatant les exploits de Gandalf. Led Zeppelin s’y est aussi mit avec ses pièces »Battle of Evermore », « Misty Mountain Hop« ‘, »Ramble On », « Over the Hills and Far Away » et même »Stairway to Heaven » contiendrait certains passages se référant à la quête de Bilbo et compagnie. Il faut cependant être prudent car certains fanatiques intoxiqués ont tendance à capoter aussitôt qu’un artiste chante les mots »ring » et »mountain »… D’autres comme Rush (Rivendell, The Necromencer) et Camel (Nimrodel-the Procession-The White Rider) ont laissées toute fois moins de place aux délires psychotiques.
Dans le cas de maints autres groupes, c’est dans leur nom que ressort l’influence tolkienne. Comme Marillion, le groupe progressif, qui vient du titre »Le Silmarillion’. De même que plusieurs autres comme Cirith Ungol, Burzum, Amon Amarth, Gorgoroth, Shagrath (Dimmu Borgir) et j’en passe. Même Black Breath tire son nom du pouvoir des infâmes Nazgûls. Un style particulier est même apparu au court des années, appelé le Tolkien Metal et son plus grand représentant est sans contredit Summoning. Les autrichiens, dès leur premier album en 1995, ont su composer un black metal à la fois épique et atmosphérique, fortement inspiré dans leurs paroles par l’univers de la Terre du Milieu.
Dans un style plus épique, on ne peut passer à côté des allemands de Blind Guardian et des finlandais Battlelore. Tout deux comptes un catalogue musical directement inspiré de Tolkien. Tellement qu’à une certaine époque, la bande dirigée par Hansi Kürsch était au coeur d’une rumeur qui disait qu’ils étaient préssentis pour composer la trame sonore de la première trilogie de Peter Jackson. J’admire ce qu’Enya a fait mais avouer que d’entendre la musique de Blind Guardian lors du générique, ça aurait été assez jouissif.
La liste des groupes de métal qui ont trouvé leur inspiration dans les péripéties de Bilbo, Aragorn, Gandalf et les autres est quasi infinie, quand on s’y attarde moindrement. On peut y retouver des traces dans jusque dans certains morceaux de Nightwish et même… Megadeth!
Pour les maniaques qui ne pourront s’empêcher de se déguiser en guerrier de Gondor, s’affubler de bottes en forme de pieds géants poilus ou de trainer un arc dans le métro, tel un Legolas urbain pour assister à la première du film ce vendredi, et bien aller jeter un coup d’oeil sur Tolkien Music List, vous y trouverez certainement de quoi remplir votre Ipod et ainsi vous jeter corps et âme dans cet univers fantastique, sous l’oeil malveillant de Sauron…
}:)~>
by Dave Rouleau | Déc 12, 2012 | Chroniques de l'Étrange
Quel date on est donc? Je regarde sur mon calendrier pour le savoir et parmis les innombrables cercles sur celui-ci (c’est fou le nombre de shows à voir ces temps-ci encore!), un en particulier attire mon attention. Il est à l’encre jaune doré. Non, je n’ai pas de test d’urine prévu ce jour-là… Oh oui, c’est la première de »Bilbo, le Hobbit »!!! Je me suis juré d’aller voir ça au cinéma. Je sais, ça sera sûrement plein à craquer dans tous les cinémas de la métropoloe. J’attendrai quelques jours, je n’en crèverai pas. Il y a toujours la version pour adulte au Cinéma D’Amour: Dildo, l’aut’ bitte… Bon! j’entends déjà plusieurs d’entre vous hurler au sacrilège. »On ne niaise pas avec l’oeuvre du génie absolu, le plus Grand écrivain à avoir foulé le sol de notre misérable planète! Tolkien est un Dieu! » Hey, revenez en, c’est juste une joke (au goût douteux, je l’admet)!
Comme vous voyez, j’aime bien les récits de Tolkien mais je ne suis pas un fanatique non plus. Je ne connais pas le nom de tous les nains, nazgûls, ents et autres bebittes qui peuplent la Terre du Milieu. Je ne fantasme pas la nuit sur Galadriel non plus. Et j’ai d’autre chose à faire que d’apprendre l’elf afin de cruiser au prochain Comicon… N’empêche que j’ai tout de même hâte d’aller voir ce que Peter Jackson à fait de ce classique de la littérature.
Mais ne pensez pas que je méprise les »Tolkies ». Loin de moi cette idée. L’oeuvre de l’écrivain britannique est puissante et c’est sans surprise que l’on retrouve son influence même dans la musique. Le métal étant peut-être le style qui s’apprête le mieux à ce monde fantastique, bien que l’on peut retrouver son influence dans d’autre genre, comme des oeuvres folks, classiques et même dans la pop.
Dès les balbutiements du métal, plusieurs groupes se sont inspiré des personnages du Seigneur de anneaux pour nous pondrent des classiques. on n’a qu’à penser à Uriah Heep et Black Sabbath qui ont tous deux écrit une pièce intitulée »The Wizard » relatant les exploits de Gandalf. Led Zeppelin s’y est aussi mit avec ses pièces »Battle of Evermore », « Misty Mountain Hop« ‘, »Ramble On », « Over the Hills and Far Away » et même »Stairway to Heaven » contiendrait certains passages se référant à la quête de Bilbo et compagnie. Il faut cependant être prudent car certains fanatiques intoxiqués ont tendance à capoter aussitôt qu’un artiste chante les mots »ring » et »mountain »… D’autres comme Rush (Rivendell, The Necromencer) et Camel (Nimrodel-the Procession-The White Rider) ont laissées toute fois moins de place aux délires psychotiques.
Dans le cas de maints autres groupes, c’est dans leur nom que ressort l’influence tolkienne. Comme Marillion, le groupe progressif, qui vient du titre »Le Silmarillion’. De même que plusieurs autres comme Cirith Ungol, Burzum, Amon Amarth, Gorgoroth, Shagrath (Dimmu Borgir) et j’en passe. Même Black Breath tire son nom du pouvoir des infâmes Nazgûls. Un style particulier est même apparu au court des années, appelé le Tolkien Metal et son plus grand représentant est sans contredit Summoning. Les autrichiens, dès leur premier album en 1995, ont su composer un black metal à la fois épique et atmosphérique, fortement inspiré dans leurs paroles par l’univers de la Terre du Milieu.
Dans un style plus épique, on ne peut passer à côté des allemands de Blind Guardian et des finlandais Battlelore. Tout deux comptes un catalogue musical directement inspiré de Tolkien. Tellement qu’à une certaine époque, la bande dirigée par Hansi Kürsch était au coeur d’une rumeur qui disait qu’ils étaient préssentis pour composer la trame sonore de la première trilogie de Peter Jackson. J’admire ce qu’Enya a fait mais avouer que d’entendre la musique de Blind Guardian lors du générique, ça aurait été assez jouissif.
La liste des groupes de métal qui ont trouvé leur inspiration dans les péripéties de Bilbo, Aragorn, Gandalf et les autres est quasi infinie, quand on s’y attarde moindrement. On peut y retouver des traces dans jusque dans certains morceaux de Nightwish et même… Megadeth!
Pour les maniaques qui ne pourront s’empêcher de se déguiser en guerrier de Gondor, s’affubler de bottes en forme de pieds géants poilus ou de trainer un arc dans le métro, tel un Legolas urbain pour assister à la première du film ce vendredi, et bien aller jeter un coup d’oeil sur Tolkien Music List, vous y trouverez certainement de quoi remplir votre Ipod et ainsi vous jeter corps et âme dans cet univers fantastique, sous l’oeil malveillant de Sauron…
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