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BackYard Bash 2013, prise 1.

 

Longueuil Beach Party dans la salle de la Maison de Jeunes Kekpart.

 

Bon, là, c’est le Backyard Bash Édition 2013, organisé par Jonathan Picard et son équipe. Je m’en vais là, en tant qu’aventurier Métalleux de Ondes Chocs dans un monde totalement « Hardcore ». Quand j’ai dit à Dave que je me rendais à cet évènement, il m’a demandé de couvrir le tout pour Ondes Chocs. Je dois avouer qu’au début ça ne me tentait pas, parce que je n »avais pas en tête de demeurer là tout le temps. Mais comme je n’ai pas été très actif ces derniers temps sur O.C., je me suis dit, aussi bien faire mon soldat pis couvrir ce spectacle de schizoïdes-là. Parce que moi, aimer ça beaucoup la schizophrénie ! Et comme Dave ne me demande pas grand chose également, bein je me suis forcé le postérieur et je me suis rendu sur place.

Malheureusement je suis arrivé un peu tard, assez pour rater Spaz Out, LifeSpent, Strike Out, We’ve Lost Jenny, Hard Knock & Carey. On s’excuse auprès des groupes concernés, nous aurions vraiment voulu assister a votre prestation. Et quand je dit « on », je parle de moi et mes 28 personnalités. Mais comme ces groupes-là sont très actifs, on aura le temps de se reprendre. Maintenant, connaissant « LifeSpent » et « Spaz Out« , pour avoir travailler avec eux vendredi soir au Trash de St-Hyacinthe, je suis certain qu’ils ont tout donné ce qu’ils avaient dans le corps.

Dès mon arrivée, il y avait sur scène la formation de Gatineau, Life On Trial, un groupe qui prône la philosophie « Hardcore » dans ses interventions verbales. Des riffs pesants avec des longues notes ambiantes qui résonnaient comme une bête sur un terrain de chasse. Ce fut plaisant de voir que la passion de la musique passait comme un courant diffus et constant. En voyant la barbe grisâtre du vocaliste de cette formation, j’ai constaté que la passion des musiciens n’a pas d’âge. Voila un frontman qui remplit très bien sa fonction et qui reste en contact avec la foule pendant son temps de scène. La musique de ce groupe projetait des riffs très intéressants qui donnaient envie de bouger. Personnellement, j’ai bien aimé la prestation de Life On Trial. Vous pouvez vous procurer leur matériel via leur page en cliquant leur nom ci-haut.

 

Pause Bouffe

 

Pendant la pause, nous avons discuté avec le chanteur de UpLift qui me disait que le groupe était heureux de sa fin de semaine, eux qui allait jouer avant Get The Shot encore ce soir.

Comme prévu, à 19h00 les hostilités ont repris avec l’entrée de Kennedy. Une audition  moins bien définie en raison d’un son moins clair à partir de ma position. Par contre le groupe offre quelques mélodies très intéressantes dans l’ensemble de son contenu. D’un point de vue scénique, les gars se donnaient pleinement, l’essoufflement du vocaliste le prouvait amplement dans ses discours. L’une des compositions au son pesant et ambiant a retenu mon attention plus particulièrement de par son soulèvement musical qui se termina par une formule feedback… uuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu…. A la fin de la dernière pièce, le chanteur est monté sur les amplis et s’est hissé au deuxième étage pour finir son set en laissant le microphone pendre sur la table de marchandise de Get The Shot, juste avant de s’éclipser par la porte du fond. Une des meilleures sorties qu’il m’a été possible de voir jusqu’à maintenant dans un spectacle.

Le prochain groupe, Rise In Honor de Saint-George de Beauce, entre sur l’espace pour se préparer à se donner. La salle se vide entre les groupes, ce qui donne l’espace nécessaire aux techniciens pour faire leur travail correctement. Rise In Honor sont les premiers de la journée à performer sur la scène de la Maison de Jeunes Kekpart, puisque les groupes précédents jouaient sur le plancher de la salle. Cela demanda un petit rajustement de la part du soundman. Un excellent départ pour les gars de « Rise In Honor » avec un son plus prononcé et plus exact dans l’expédition des riffs et des rythmiques. La rythmique donne envie de faire du « headbang ». Je les compare à la vieille école de « hardcore », soit des groupes tels que Biohazard & Agostic Front. Ils nous offrent un son puissant et efficace. Le chanteur de la formation, nous informait humoristiquement, que le groupe vient de la Beauce profonde et que « son père et son frère sont la même personne ». Selon lui, ils sont des « gros jambons de la Beauce et que ça sent le bacon »… fixation humoristique sur la bacon. A ce que je pouvais voir du haut de ma tour d’ivoire, le monde « mushait solide » dans la salle. J’ai été surpris d’entendre que le groupe avait un titre nommé « GrindYourMind » qui me rappelle ce beau festival québécois organisé par l’équipe du Grind Your Mind. Beaucoup de riffs pesant à la sauce « Breakdown » nous font comprendre que c’est un band Hardcore et que dans le Hardcore y a des « Breakdowns ». Le groupe fait un cover de 1000 Demons, lequel fut livré comme une bombe. Excellent groupe live qui démontre beaucoup de volonté de par la livraison de son contenu et sa constance sur scène.

Pour des raisons d’horaire, Harriers de Montréal jouait plus tôt que prévu, en changeant de position avec les gars de UpLift, qui joueront juste avant les têtes d’affiche, Get The Shot. Le bassiste de Harriers nous a offert un petit segment de la tune dans le film « Beverly Hills Cops » mettant en vedette Eddie Murphy, alors que le reste du groupe se préparait à donner son show. Pendant que l’on attendait, un des guitaristes lança un riff de « Fight Fire with Fire » de Metallica. Tout pour se dire que certains membres de Harriers sont des fans de Metallica. Toujours en attente du début de la représentation, on voit que la salle commence à se remplir tranquillement, vu que la soirée approche de sa fin, ne restant que 3 groupes après la prestation de Harriers. Aussitôt que la première note est tombée, le moshing a commencé, suivi d’un mini circle pit qui s’est rapidement évaporé. Puis, dès la première pièce, nous avons eut droit a un invité (membre de Spaz out). Par la suite, c’était intéressant de voir que plusieurs connaissaient déjà les paroles des tounes de Harriers alors que le chanteur se donnait à 100%. Le pouls de la salle est bon, le monde apprécie grandement la performance du groupe. Le chanteur encourageait les fans à aller acheter la marchandise des autres groupes, démontrant une grande ouverture d’esprit. Nous avons eut droit à une autre collaboration de la part d’un ami du band qui vint chanter avec eux le temps d’un couplet. Le guitariste lead exécute d’excellents solos pendant sa performance, ce qui apporte une autre dimension à la musique. Encore une fois, les « mosheux » se sont donnés un grand plaisir a s’émanciper de par leurs mouvements saccadés et parfois inattendus.

Nous arrivons maintenant à True North Strong de Montréal avec deux employés des Foufounes Électriques. Ausitôt prêt, T.N.S. entre en action avec un beat down tempo qui donne envie de « bouncer » de la tête. Le chanteur préférait laisser le stage à ses confrères, alors que lui-même envahissait le plancher de la salle. Les gens ne semblaient pas les connaitre puisque cette fois, les mosheux n’étaient pas nombreux. Par contre, on voyait que ceux qui étaient toujours présents, demeuraient attentifs à la musique. Un son intéressant à écouter, ce qui m’amène à vous informez que leur demo est disponible sur leur page. Un son hardcore pesant et puissant, très prononcé et dont les rythmiques reposent souvent sur des beats nous livrant une autre saveur de « hardcore » tout en demeurant originales. A vrai dire, c’est l’un des groupes qui me plaît le plus jusqu’à maintenant. Et voilà qu’à la quatrième tune, la foule se déchaine et les « mosheux » se remettent de la partie en bas. Cinquième tune, on a droit a un « circle moshpit ». « Blood Money » disponible sur leur EP gratuit en ligne, suivit pour donner une ton plus décisif a cette prestation puissante en entrainante. La réception de la foule face a cette formation est excellente et le groupe nous livre sa dernière tune en fonçant dans le tas comme un lance roquette. Excellent groupe qui sonne comme une brute pas joyeuse.

Maintenant, avant dernier clou de la soirée, UpLift de Toronto qui était aussi la veille au Trash de St-Hyacinthe. Avec un son puissant et une prestation mouvementé, UpLift s’en donnait à coeur joie à dénoncer l’esclavage des dettes et de tout ce qui peut encourager l’esclavage à long terme, tel que les dettes contractées par Visa et Master Card. Un beau message à ne pas prendre à la légère. Une musique très groovy et rythmée qui dénonce l’hypocrisie qui existe dans le milieu musical, suggérant de demeurer soi-même. Il s’agit d’une formation qui agit tel un groupe phare dénonçant également les maladies mentales telles que la dépression et la bi-polarité que vivent certaines personnes en détresse psychologique. UpLift est un groupe dont l’essence musicale positive ce ressent dans l’exécution de leur prestation scénique. Par moment, leur genre de composition musicale me fait penser à Alexisonfire, mais ce n’est pas en constance. Toutefois, c’est un groupe positif qui s’engage dans une voie qui demande une ouverture d’esprit et qui n’encourage aucunement le « shit talk » tout en préférant aller au devant des problèmes pour mieux alléger le fardeau de la vie que nous portons tous. Le groupe a joué un titre éponyme, soit « UpLift »  une pièce très invitante, émotivement parlante et qui propage l’influence et l’envie de bouger. En fait, « UpLift » encourage de par ses discours à rester vrai avec soi-même et les autres. La dernière pièce donna le ton à la fin de leur prestation, tout en finissant leur temps de scène avec une pièce très puissante en intensité.

Puis, on libère la scène pour faire place au clou de la soirée, soit l’entrée en scène de Get The Shot de Québec, qui est un moment attendu dans l’évènement du BackYard Bash 2013. Choses remarquable, c’est que plusieurs groupes semblaient apprécier de partager la scène avec G.T.S. de Québec et je comprends pourquoi maintenant. Les gars sont des vraies bêtes de scène une fois montés sur les planches d’une salle de spectacle. En plus, il s’agit d’un groupe qui a fait sa place dans l’univers « Hardcore » en raison de son engagement face à diverses causes, un peu comme le fait « UpLift ». Un élément vint titiller mon instinct de surprise lorsque j’ai vu que les techniciens montaient la batterie au sol de la salle. Comme si le groupe agissait tel des « anti-rockstars » et qu’il se refusait l’accès au « stage ». Mais je savais que cela ne les arrêterait pas. Puis, le soundcheck de G.T.S. vint à mon oreille pour nous annoncer que le moment attendu arrivait enfin…

Le monde recommence à entrer, ils ont entendu le début du soundcheck des « screams » de JP chanteur de Get The Shot. Jonathan Picard, organisateur de la soirée, a fait une petite intervention avant de présenter le groupe à la foule. Get The Shot, comme hier soir, étaient en feu. Débutant le show avec « No Peace For The Wicked », que plusieurs scandaient avec le chanteur.  JP agit interactivement avec les membres de la foule qui s’adonnaient à coeur joie de gueuler dans le micro avec ce dernier. Suivit la pièce « Breathing Fire », alors que les fans étaient toujours enclin de s’écrier à plein poumons le refrain « I’m breathing on in silence ». C’est vraiment excellent de voir l’impact que ce groupe produit sur la foule, qui s’emballe à chaque coup de riffs. On en est qu’à la troisième pièce et la foule est complètement disjonctée. Les gens semblent connaitrent l’ensemble des paroles de la formation, alors que le groupe nous dévoile contagieusement sa respectueuse furie. C’était fou de voir les gens se grimper dessus en vue de hurler dans le micro tout en conservant l’esprit festif d’une communauté. Ils nous ont joué leur album « Perdition » en grande partie, à l’exception de « Expiation », qu’ils ne jouent plus désormais en raison de son effet dépresseur sur la foule dans un show. Mais cela n’enlève rien à ce puissant groupe qui a tout à gagner selon moi. En analysant JP (vocal), je comprends pourquoi les gens adorent Get The Shot et c’est en raison de l’esprit positif de ce personnage encourageant dans ses propos. Livrant des messages s’adressant à tout le monde sans exception. La veille, je n’avais pas pu apprécier pleinement la prestation en raison du fait qu’ils étaient sur un de mes évènements, mais ce soir j’apprécie pleinement leur présence sur scène. Un véritable bijou pour les oreilles et les yeux puisqu’il y a suffisamment d’action au parterre. Encore une fois, ils attirent notre attention avec l’introduction de « Season in the Abyss » de « Slayer » en intro de une de leurs compositions. L’intensité remarquable de cette formation nous laisserait croire qu’ils jouent ensemble depuis plus d’une dizaine d’années, tellement sa sonne comme une pluie de briques à l’état de lave. Un petit rappel pour célébrer la conquête de Get the Shot sur le Backyard Bash 2013. La pièce finale, fut la démonstration du tour de force qu’incarne cette formation au sein de la scène « Hardcore ». JP, le chanteur de GTS possède un charisme fou et propage un esprit fraternel qui est amplement palpable de par l’ensemble de sa prestation. C’est simple, j’avais l’impression de m’être fait un nouvel ami ! Bein oui… En effet, moé j’capote bein raide, sont trop solides ! C’est un orgasme auditif et visuel total. Harleylluyah !

 

Backyard Bash 2013 – Prise 2.

 

Nous sommes arrivée vers 15h15 et nous avons raté la prestation de No Bones mais la journée est jeune et nous avons encore le temps de découvrir plein de bands et d’avoir un paquet de surprise. Hier, Jonathan Picard avait misé sur l’excellence de Get The Shot pour terminer sa première soirée de l’édition 2013 de son Backyard Bash. Alors que ce soir, A Perfect Murder ont été cancellés. (FUCK !!! J’voulais les wouère !) Mais tout n’est pas perdu, puisque nous aurons droit à une prestation enflammée de JP Barcha et ses confrères de End Of Crisis pour clore l’évènement. Ce qui n’est pas rien en soi parce qu’ils donnent un sapristi de bon show.

Le 1er groupe que nous avons vu est Old  Rules de Ottawa. Dès les premières notes, j’ai l’impression d’entendre une réplique de Billy Talent. Un bon groove bien rythmé à la Pearl Jam suivit de quelques gueulages bien placés additionnés de mélodies ambiantes. En fait, c’est le groupe le plus commercial que j’ai entendu sur ce festival jusqu’à maintenant.  Pas mauvais, mais ce n’est pas ma tasse de café comme on dit, justement parce que ça manque de méchant… mais chacun ses goûts et faut respecter ça. Je pense qu’ils ne fittaient pas sur ce fest mais ils ont quand même été appréciés de la foule qui les regardait les bras croisés tout en demeurant attentive à la musique et à la prestation du groupe. La troisième pièce explosait plus que les premières et je l’ai mieux apprécié. Le groupe s’est donné entièrement, mais ce n’est que lorsque le bassiste prit le vocal pour donner le ton à une autre mélodie du groupe que tout à changer. Je crois que cette formule à deux chanteur donnait un meilleur résultat. J’ai adoré cette collaboration entre le bassiste et le chanteur et je crois que le groupe devrait aller dans cette direction, ça donne un peu plus de mordant aux mélodies. Mais je trouve quand même qu’il y a un côté « grunge » dans l’ensemble des mélodies de cette formation. Et je ne m’étais pas trompé comme j’ai pu le constater en voyant leur description sur Facebook … Grunge Rock Emo.

Le prochain groupe à venir nous offrir ses tripes sur scène est Jeffrey Lost Control de Thetford Mines, un autre groupe que je ne connais pas et dont j’attends la surprise d’une minute à l’autre. Bon ok, je ne connais pas grand chose dans le « Hardcore » vous allez me dire, mais je sais apprécier la bonne musique. Alors, je suis prêt à tout, j’ai l’oreille préparée à faire la guerre. (lol Humour et Sarcasme, leçon 182 : Avoir une Oreille Guerrière). Soundcheck one two check two, beat de drum, résonance de basse… Ok on arrive a destination. Bon ça part. Un style Punk Rock qui bouge pas mal. Dans le genre de Propaghandi et de Good Riddance, mais avec un vocal à la limite du harsh par moment. Les gars nous offrent des mélodies bien structurées et très rythmées dans l’ensemble. Une musique vivante et très accessible selon moi. Mais ça, ça n’enlève rien au groupe parce que ça bouge rythmiquement  parlant. Une formule très commerciale qui fitte parfaitement avec Old Rules. Au moment de leur introduction, le chanteur disait qu’ils se nommaient Bald Vultures, ce qui m’a « fourré bein raide » (s’cusez l’expression). Ce n’est qu’à la dernière pièce qu’il a rectifié le tir à l’effet que finalement ils ne sont pas Bald Vulture. lol

Après nous allons attendre quelques minutes, le temps que la prochaine formation entre dans l’Arène pour jouer aux lions attachés devant la foule. Pendant l’entracte, on a eu droit à du Rap « Straight from Compton »… Celle-là, je ne l’ai pas compris, mais bon. Une chance que y’avait Rage Against The Machine dans le tas pour faire la job… pour un temps, parce que les gars de Compton sont revenus la toune suivante. Là, comme là-là, j’avais le goût de sortir mon gun imaginaire pis faire « trrrrrrrrra ! » … mais toute ça c’est dans ma tête. Faque je respire par le nez, y a rien là, je suis pas tout seul, j’ai des amis imaginaires pour me changer les idées. lol Et voilà que « Killing In The Name Of » embarque, ça y est, j’ai 16 ans encore. C’est une toune que j’avais apprise pour faire une audition pour un band qu’avaient Ian Lavoie et Erik Mayville de Fallstaf à l’époque de notre jeune temps. On était encore jeune et répugnant dans ce temps-là. En passant, j’ai déjà eu un band qui s’appelait « Repugnance » parce que c’est beau « repugnance »… Bon, un peu de « Sepultura »… Merci Saigneur, je ne suis pas digne d’être digne, mais donne moé une bière pis je vais te montrer que j’étais mieux à jeun. lol

Même si le prochain groupe se nomme Hitch Hike Rats, ca veut pas dire d’essayer de dormir, c’est pas le temps ! Les gars de Montréal se préparent pour leur prestation. Ça groove pas mal au son. Hey men, voyons suis-je sur le point de devenir fou? J’ai l’impression d’entendre Alice In Chains dans l’intro, mais quand ça part, ça n’a plus rien à voir. C’est bon aux premières notes, entouka ça fesse plus. J’aime bien les vocaux screams. Le chanteur est complètement déchaîné et se donne pleinement. Seulement à la deuxième toune et c’est excellent comme son. Elle sonne un peu dans le genre de Children Of The Grave de Black Sabbath et à la limite un peu « groovy » à la Pantera avec un bon solo. Sérieusement, j’aime ce que j’entends. Voici un band qui aurait besoin de « pushing » pour se faire connaitre davantage, parce qu’il gagnerait à être connu. La prochaine tune « Fuck Faces » qui commence avec un groove pesant, donne envie de tout casser. Le chanteur me fait carrément pensé à Phil Anselmo à l’époque de « Cowboys From Hell ». Suite de quoi, on nous livre la toune éponyme du band, soit « Hitch Hike Rats » qui a un groove mélodique s’apparentant à Motörhead, mais une fois que l’intro est passée, ça redevient « pantera-nesque ». À la limite, y’a des passes qui me font penser à du Slayer. Toutefois, ils sont réellement solides. J’adore. C’est simple, si c »était de la drogue, je me shooterais avec ça, ça doit être assez fort.

Un autre entracte qui me permet d’aller saluer JP de End Of Crisis. Le gars préparait sa table de marchandise pour que les gens puissent avoir accès à leur « merch » avant leur prestation. J’en ai profité pour aller faire la rencontre du chanteur de la formation Hitch Hike Rats qui m’a complètement charmé par son style musical. J’ai également discuté avec le vocaliste de Rise In Honor, ces amateurs de « Bacon » qui étaient encore sur place. Super sympathique et j’adore son humour disjoncté.

Maintenant, c’est Lay Waste de Montréal, qui fait son test de son. On voit que le drummer de Harriers est également celui de cette formation. Il commence à y avoir un peu plus de monde dans la salle. J’en comptais pas plus d’une trentaine tout à l’heure. La première pièce commence comme un tank, puis se transforme en une mélodie pesante. Le vocal est méchant, mais vraiment méchant. Pas dans le sens que c’est pas bon, mais dans le sens que le chanteur va tous nous casser la gueule. lol Ça fesse. Oups ! Petit problème technique à la guitare. Deuxième pièce. Ça groove pas mal également, enfin, jusqu’à ce que le vocal grave embarque dans le jeu. Ça me fait penser un peu à All Guilty, avec les « blastbeat » et les « grinds » en moins. Un autre « uuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu » de feedback, et ils nous livrent la dernière toune de leur set. Très pesant comme genre musical.

Il reste un band avant l’entracte du souper. Pis bazwell, y’a du Rap de Motha Fuckin’ Wu Tang Clan ce coup-là. Une chance que y avait un cd de Rage Against The Machine pour alterner sa musique parce que j’m’en allais sortir mon gun imaginaire encore. Bon, je viens de faire la rencontre des gars de Dirt Cannon, du monde très sympathique. Ah on vient de mettre de quoi d’autre qui n’est pas Sepultura, ni Wu Tang, ni N.W.A., ni R.A.T.M. … Good ! Un peu de diversité.

« Soundcheck-check »… Sleepless de Simcoe County embarque pour faire leur test de son. Y’a seulement une douzaine de personnes à l’intérieur parce que le monde est dehors. On a un groupe de l’Ontario dans la salle, mais le monde fume une smoke dehors à la place… Mais bon, là, j’ai l’impression d’être à un show de Alexisonfire, en raison de mixages de tempo ambiant et des voix qui me font penser a celle du chanteur de City In Color. Mais ça bûche plus et les mélodies sont nice à entendre. La voix clean est prédominante et l’effet « harsh » de la voix dans certains passages me fait immanquablement penser à Alexisonfire dans la livraison du contenu. N’empêche que c’est quand même un bon band qui plairait à ceux qui aiment la musique plus relax. Bon, là je ne comprends plus rien, j’entendais Pearl Jam mais le band est rapidement revenu a un son « alexisonfir-esque ». Même si je trouve que ça ressemble à ce groupe, ça n’enlève rien à cette formation puisqu’ils livrent parfaitement la marchandise et que ça explose bien à certains endroits. Juste une petite remarque, ça m’a pris quatre tounes pour me rendre compte que le batteur gaucher jouait sur un drum de droitier…

 

Entracte et Pause Hot Doï !

 

De retour de ma pause Hot Doy… C’est « Killing In The Name Of » qui joue encore. Mais ça ne dure pas longtemps parce que Broken Bounds embarque sur scène avec leur son old school. Broken Bounds, ça bounce de la tête. Entouka, ça fesse comme une face dans un « windshield » par un lundi ensoleillé. Solide band qui groove dans l’ensemble de sa présentation. T’écoute ça pis t’as le goût de varger dans le vide. C’est comme plus fort que ton toi profond et tu ne peux t’empêcher de te lever de ta chaise pour aller voir c’est quoi qui se passe. Les riffs de guitares accompagnés par les martèlements de la batterie me font penser au genre de musique qu’écouterait un guerrier avant d’aller faire sa mission. Je dis ça parce que c’est une musique de prédateur vraiment efficace dans sa composition. C’est « Hardcore » dans une version pure et dure. Ils sont puissants et viennent de Rimouski, faque regardez bein ça sur leur page. La dernière toune, « Can’t Rely » a débuté comme un coup de marteau sur les doigts, c’était remarquable. Je les verrais jouer avec BornBroken ou Burning The Oppressor et fittent parfaitement avec Hitch Hike Rats.

Cette entracte ne vous est pas présentée par Ondes Chocs. Si vous avez des hémorroïdes, bein on s’en fout. Sinon y’a Flex-O-Flex. Hey pas sérieux, Rage Against The Machine sort de ce corps ! « Bullet In The Head »… Chanson bien choisie, vu la circonstance, on se demande seulement elle est pour qui la balle ! lol Mais là c’est bon, une toune hardcore que je connais pas, parce que je connais pas ça le Hardcore, mais c’est mieux pour mes oreilles.

Cold Days de Victoriaville arrive avec un son qui me fait penser à du vieux Soundgarden en raison de sa texture musicale. Le vocal s’adonne entre le clean et le semi-harsh ce qui lui procure la sympathie du public qui s’avance à proximité d’eux. Le groupe est « tight » et tout s’emboîte bien musicalement parlant. Un autre groupe qui s’adonne dans le commercial, tout en possédant un brin d’explosif dans sa manche. Par contre, durant la troisième pièce, le ton de vocal semblait blasé et je n’appréciais pas vraiment cette tonalité qui me donnait l’impression que soit ce bout de chanson ne lui plaisait guère ou qu’il était fatigué. Pour le reste de la pièce, l’ensemble sonnait bien et le vocal aussi. Les gars sont bons, je ne veux rien leur enlever, mais ce n’est pas mon genre et je commence à vouloir m’endormir. Pourtant le monde dans la foule aime ça ! Alors, prenez pas mon opinion pour du cash, y’a rien à gagner en bout de ligne. Là, y reste deux tounes, pis je trouve que ça sonne Stone Temple Pilot, vous voyez bein que ça marche pas mon affaire. Je dois « être trop vieux pour ces conneries », comme disait Dany Glover dans « Lethal Weapon ».

Un autre entracte commandité par Ondes Chocs. Si vous avez des chatouillements anaux ou des problèmes de prostate, ce n’est pas le garagiste qu’il faut aller voir. Mais un proctologue ferait bien l’affaire, par exemple. Ce message vous est offert par Ondes Chocs à cause qu’ils refont jouer fuckin « Killing In The Name Of… » Ah… attention, « Territory » vient d’embarquer… « Sepultura is in the house bitch ! » Hey, suis-je si schizophrène que ça, « Killing In The Name of » joue encore ! Faque « now you do what they told ya… »

Dans le tarot, le 15 est la carte du Diable et là c’est Grave Of Disgrace qui se prépare à devenir le 15ème groupe que je vois dans ce fest jusqu’à date et à mettre le feu aux planches de ce plancher qui est utilisé comme une scène, question de demeurer prêt des gens. Vive la proximité! Mais là, je m’attends à ce que ça saute ! Pis là, ils viennent de faire un boutte de toune, pis je capote, ça sonne comme un buldozer qui rentre chez vous pendant que t’écoutes la télé ! Surprenant comme on dit ! Grave Of Disgrace, c’est une formule à deux chanteur, un vocal clean et un vocal guttureux et squealeux. Un tabernaque de beau mélange comme dirait un français. À date, eux autres y ont toute mon attention. Ok, j’haïs les breakdowns mais je dois vous dire que ce band-là les utilisent bien dans leurs structures. Le mix entre les deux vocaux est excellent et les lignes de guitares sont très intéressantes à entendre avec ces multiples « sweaps ». C’est vraiment une belle machine de guerre qu’incarne cette équipe-là et je crois que s’ils travaillent fort et qu’ils n’abandonnent pas, ils réussiront rapidement à se creuser un trou dans l’industrie. On m’avait suggéré de surveiller cette formation et là je me sens comme une petite ex-vierge qui a adoré sa première fois. Mais là, ça laisse un trou béant dans ma vie, c’était trop intense comme première fois.

Ils ont changé de musique pendant l’entracte mais c’est encore du Hip Hop. J’ai déjà hâte que Hopeless Youth embarque pour que ce capharnaüm cesse. En plus le drum c’est même pas un vrai, c’est juste des beats séquencés, y’a rien d’artistique là-dedans. Parce qu’un vrai drum ça sue de la raie après avoir jouer. (Sarcasme #152) AH, j’avais oublié de vous dire, Rage Against The Machine joue en background. Faut pas devenir fou avec ça. Il ne reste que trois bands avant que la soirée se termine. Mais par moment, je me sens comme un  cobaye dans un centre de programmation du gouvernement pis qu’on essaie de me rentrer un programme de force dans la tête… Ayoye ! Rage Against The Machine tu veux ma peau ou quoi ? Pis hey le gouvernement, c’est Satan qui m’a programmé, faque oublie ça ton projet !

À entendre le guitariste de Hopeless Youth faire l’intro de « South Of Heaven » de Slayer », je présume que je vais adorer cette formation. J’ai cru voir le batteur de Harriers prendre place à la batterie. Sa sonne pesant et puissant. Le son du vocal s’apparente au gueulage et sonne très peu clair. Par contre, les mélodies vocales sont intéressantes à l’oreille. Ça fesse solide. Je ne le conseill pas aux oreilles sensibles. Le côté mélodique est également intéressant en raison de la diversité de ses ambiances. Toutefois, ce n’est pas une musique pour relaxer parce que ca bouge en *&%$/ » !!! Par-contre, je trippe pas là-dessus. Je sais reconnaitre le talent quand  j’en vois et eux en ont mais ce n’est pas le genre de musique qui me fait lever de ma chaise. Hey un autre ‘ »uuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu » avant deux dernières tounes… S’t’au boutte ! Les tounes rentrent en sale et je pense que le monde était prêt à ça ce soir.

Pas besoin de vous dire que « Killing In The Name of » joue… Crisse que je ne suis plus capable. Mais au moins, il s’est trouver un autre cd comme c’est là. Restons dans le « Hardcore » ok !! Il nous reste deux groupes: Dirt Cannon et End Of Crisis, D’après moi, ça devrait lever, de ce que j’ai entendu de Dirt Cannon et concernant End Of Crisis, je connais leur style puisque j’ai travaillé avec eux en février dernier. Et laissez moi vous dire qu’ils défoncent tout sur leur passage, c’est des brutes pacifiques, mais des brutes quand même.

Maintenant, faisons place à la formation de Montréal Dirt Cannon. Ces derniers nous lancent un petit riff à la ZZ Top, question de tester la guitare avec le son. Tout le monde check pendant le soundcheck. La toune va partir dans pas long. Dès la première note, on peut voir comment ça groove d’une manière très énergétique. Un bon band qui a beaucoup de potentiel. Ça me fait penser à la drive que l’on retrouve dans la toune « You Could Be Mine » de Guns ‘N’ Roses. Belle énergie de scène et l’échange de chant entre le bassiste et le chanteur de la formation ajoute beaucoup de dimension à l’ensemble dynamique des mélodies. De ce que j’entends, ça bouge beaucoup. Entouka, y a une belle présence de stage qui est établi entre les membres de cette formation qui respectent l’aire de travail de ses confrères. Voilà une formation qui fitterait avec « La Corriveau » de Québec. Le groupe a un son Rock’n’roll mais est beaucoup trop « raw » pour jouer au Bistro à Jojo mettons. Ils nous ont offert un « Dirty Rock » haut en couleur qui malheureusement n’a pas fait réagir l’ensemble de la salle. En plus, on a eu des petits problèmes techniques avec les micros.

Ca y est, nous sommes arrivée à la fin, au moment où End Of Crisis de Laprairie entre en scène. Ils débutent dans un instant de cacophonie avant d’entrer en action. Les gars se sont entièrement donnés dès la première toune. JP Barcha est le genre de chanteur qui s’adresse à la foule aussi pendant les bouts musicaux d’une toune, ce qui lui assure un contact constant avec ses fans. Je trouve que ce groupe possède une excellente formule et travaille fort à la réussite de leur projet. Ce sont des gars avec du coeur qui remercient leur crowd toujours et tissent constamment des liens avec de nouveaux fans. JP saute partout et monte sur sa boîte pour complètement s’époumoner de toute ses forces et sa rage de vivre alors que le bassiste et les guitaristes « headbang » sous le son des martèlements de la batterie. Remerciement à  tous les bands. Bruits de séquences ambiantes… Puis, une autre pièce suit. Toujours la même énergie, pleine d’une envie de liberté et de positivisme. Voilà une formule que je trouve intéressante puisqu’on y mêle maturité, brutalité & positivisme – ce qui est quand même assez rare dans l’univers « Metal ». Après un petit « Bonne Fête Jonathan Picard », le groupe a remis ça avec une autre pièce de leur crû. L’un des fans connaissait suffisament les paroles du groupe pour les chanter dans le micro du chanteur qui tendait la main devant la foule. Dernière toune de cette prestation puissante de la part de End Of Crisis qui a tout donné de sa personne pour offrir un dernier souffle à cette édition 2013 du Backyard Bash.

 

Sérieusement, je me suis amusé comme un aliéné mental dans un asile « all ages » pis j’ai aimé ça. Ils m’ont même permis d’essayer une camisole de force. Palpitant. Non, trêve de niaiserie. Je déplore le fait que le monde a « tchoké » à un show de cette envergure. Parce que y’avait du potentiel à divertissement en puissance dans cette salle-là pendant ces deux jours du Backyard Bash. Toutefois, j’encourage Jonathan Picard à se remettre sur ses jambes et à se préparer pour l’édition 2014 du Backyard Bash. Ça risque d’être hallucinant.

 

Mes coups de coeurs de la fin de semaine vont à :

Get The Shot, End Of Crisis et UpLift, qui ont su démontrer un tour de force en établissant un contact solide avec les fans dans la salle.

 

Un autre aux groupes qui ont retenus mon attention, soit :

Hitch Hike Rats / Grave Of Disgrace / Broken Bounds / Life On Trial / True North Strong / Rise In Honor / Dirt Cannon / UpLift / Spaz Out / LifeSpent / Harriers.

 

Toutefois, la sortie la plus impressionante revient au chanteur de Kennedy avec sa sortie rockambolesque lorsqu’il a grimpé au deuxième étage en montant sur les haut-parleurs de la salle. Magnifique.

 

Le musicien le plus puissant que j’a vu : 

C’est le batteur de Harriers qui a fait 3 ou 4 set avec divers bands pendant cette fin de semaine. Une vraie brute ce Yann Therrien. Je te lève mon chapeau imaginaire man, t’es solide et très sympathique.

 

Mon coup de Masse : Va au fait que A Perfect Murder n’était pas là. Je me devais d’en parler puisqu’ils faisaient partie de mes attentes de la fin de semaine. Toutefois, End Of Crisis a terminé le tout avec brio et un grand professionnalisme, alors ça n’a pas vraiment eu d’impact d’un point de vue qualité de spectacle.

 

Ceci conclut ma dissection de cet événement spectacle de deux jours. Là, je retourne dans mon cimetière avec mes amis imaginaires, les fantômes des bands disparus… À plus, ma schizophrénie.

 

Daimon Hellstorm