by Patrick Graham | Fév 19, 2013 | Critiques de Shows

Kolony
Avez-vous vu les photos sur notre page? Si non, je vous conseille d’aller les voir, bon je suis pas un professionnel ‘Kid Kodak’, mais un iPhone ça fait tout de même de belles photos…
Ce qui fait de meilleures photos, c’est un beau show, pis un bon show de power metal, ça fait des crisses de belles photos, mais surtout une excellente soirée! En parlant de belle soirée, si vous y étiez et que vous le saviez pas, et bien faut remercier Max de Kolony pour l’initiative de cette soirée, c’est lui qui a tout organisé.
Vers la fin de la soirée, il était même pas sûr d’arriver ‘kiff’, mais il me disait ça avec un grand sourire, m’ajoutant que, au pire, cela lui coûterait quelques 40 piastres pour avoir un bon trip et faire tripper les métalleux, ou plutôt les powereux de la capitale. Parlez-moi de ça un gars pro-actif et généreux!
Généreux, parce que même si c’est Max, donc par extension Kolony, qui a tout organisé, c’est Kolony qui a ouvert la soirée vers 21h15. Dur d’être prophête en son pays (Max vient d’ici même si il est rendu à Longueil, histoire d’être près de son band et, surtout, question d’aller à l’école du show buisness), la salle était très froide au moment d’entrer en scène, était-ce leur nouvel accoutrement? Tout de blanc vêtus, je trouve qu’ils avaient de la gueule, mais que ça fait tout de même un peu trop propre pour leur musique (Renô, le nouveau lead vox, m’a d’ailleurs promis qu’ils allaient souiller leur vêtement de scène à la dure et le plus rapidement possible). Quel est le genre de leur musique? Dur à décrire, alors utilisons leur propre auto-description de « Melodic Rock Metal », des touches de black mélodique (influence de Max), des touches punk (influences globales?) des touches funk (Antony) et bien sûr du rock bien senti, qui se mélange aux influences Metallica probablement apporter par Renô. Le vocal est juste, très clean, trop clean? Je sais pas, j’hais pas en tout cas. Tout comme j’ai bien apprécié les 2 nouvelles tounes, à paraître sur leur prochain album, qu’ils nous ont fait en grande primeur. Ils nous ont aussi offert un petit meddley pas banal du tout avec, à ma grande surprise et mon grand plaisir, un ti-boutte de Rush… Rock On! Tout compte fait, ils méritaient un meilleur accueil que celui qu’ils ont eu, dommage.
Mais faut dire que la foule voulait du Power et ils on été servis drette au deuxième band, Kemilon!
Je suis très d’accord avec Antony (drummer de Kolony) pour donner la palme de la « tightness » à Kemilon! Fuck qui nous servit un show sur la coche! Y sont dur à pogner tout ensemble dans une seule photo, six ça fait du monde sur la scène et sur un écran de iPhone, mais du power ça fait des belles photos et ils se sont pas gênés pour nous faire des ‘power-stances’ et non plus pour bouger. Les 6 musiciens sont tous très excellents et le claviériste est assez hallucinant à voir jouer! Ils avaient tous un gros cheese dans face, ils contrôlaient leurs instruments et leur performance, avaient du fun et ça se voyait. La foule s’est d’ailleurs un peu dégourdie et rapprochée de la scène, enfin! Faut dire aussi que le mix était pas mal fort, un peu trop à mon avis, on perdait un peu de la complexité et de la musicalité de la prestation, vraiment très dommage. Autre problème à survenir en plein milieu du set de Kemilon : un des moniteurs qui a décidé de prendre ça off, sauté, fini, kaput! Ce qui est peut-être ou pas dû à un malencontreux botage de pichet sur la scène, ou encore (justement) à un mix un * peu * trop fort… Coté musique, Kemilon assure si tu aimes le power, mais je crois que je les préfère en show qu’en CD, pas la même énergie et leur musique passe beaucoup mieux en les voyant se défoncer pis se faire des ‘power-stances’. Vraiment bien apprécié ce band, à revoir!
Enfin, le clou de la soirée, ceux qui ont assurément remporté la palme du public, probablement avant même de monter sur scène (faut dire que ça faisait grosso-modo un an et demi que leurs fans attendaient pour les voir jouer), Farsight on pris la scène devant un Bar l’Agitée qui s’était rempli entre-temps.
Pas pire en crisse pour un band qui a que des t-shirts à proposer, ça vous prend un album les boyz (et la girl)! Intikètez-vous pas que je me suis fait répondre, ils travaillent sur ça. Le power metal n’est pas mon style de prédilection dans la musique, mais, en mélo-maniaque ouvert que je suis, je peux tout de même apprécier une bonne performance et juger un tant soit peu de la musique qui était très bonne, et si j’ai (je dois l’avouer) plus apprécié Kemilon, Farsight sont loin d’être mauvais et la foule elle, avait que foutre de ce que j’apprécie ou non, eux ils étaient là pour Farsight et ça paraissait! Farsight ont semblé bien apprécier ce retour sur les planche et gageons que je les reverrai d’ici une coupe de show et je changerai de discours. Les cinq membres étaient très énergique et ils nous ont fait leurs set et sont revenu pour 3 (4? je suis plus sûr) chansons et la foule en re-demandais encore! Ça augure bien pour eux! Leur guitariste fait des sales ‘licks’ et des bons ‘leads’, leur bassiste est fucking showman et le claviériste aussi, passant d’un clavier à l’autre, très cool à voir même si à mon oreille j’ai cru entendre quelques blancs qui mériteraient d’être apprêté, mais bon. Le drum est très bon et la chanteuse n’est pas juste jolie, elle chante en diable!
En bref, j’ai encore une fois eu bin du fun à regarder un show pis à parler avec les musiciens, j’espère bien les revoir, un gros salut et encore merci à Max et à Kolony, hâte d’entendre le reste de votre nouveau matériel! Kemilon et Farsight, chapeau! À plus les fuckés, oubliez pas, c’est toujours plus le fun de venir écouter le show que de lire à propos de ceux-ci après coup. En plus, c’est plus tentant pour les producteurs, professionnels ou amateurs de faire d’autres shows lorsque la salle est pleine.
Ciao
Pat[OC]G


Kemilon

Farsight

Du monde qu’on oublie trop souvent… les employés de la merch!
by Patrick Graham | Fév 17, 2013 | On Arrête Pas l’Prog!
On Arrête Pas L’Prog (#9)
Pas avoir travaillé, on serait rendu à 10 mais là on en est à 9, ce qui en soi, peut être une véritable révolution…
Bonjours à tous! Désolé d’avoir dû faire relâche la semaine passée, mais parfois les obligations personnelles et professionnelles doivent malheureusement passées en premier. Je ne vous ai pas oublié cette semaine par contre et je vous ai déniché trois bon bands prêts à consommer. Les cépages d’aujourd’hui nous viennent de Norvège, d’Irlande et de France, font tous plus ou moins partie de la branche Post et/ou Math Rock du prog et sont tous « instru-mental ».
Commençons donc avec la Norvège et le collectif musicale 1099.
Cette chanson de leur premier EP, « Machine! Fire! Ghost! » qui est tout à fait délectable et me rappelle beaucoup les sonorités de Lite mais aussi le sentiment de désastre imminent comme dans Days without Dawn ou encore la nostalgie de Edelveiss. Les 4 membres officiels (Anders Kalland (guitare), Kristian Krokfoss (guitare, piano), Lars-Erik Berg (basse) et Pål Leer (batterie, saxophone) ), souvent accompagné, live ou en studio, par de bons amis (d’où le collectif) explorent bien le genre. La preuve est sur leur deuxième EP sorti en 2009, « Any Day Now », « Beauty of the Night », toujours aussi rempli de nostalgie voir de désespoir, mais une intro combien plus pesante, on dirait presque du doom, comparable à du Conifer et on revient avec une ptite mélodie très calme et de retour avec un mélange des deux, super bon! Moi, ça fait mon dimanche 🙂
À noter qu’ils sont à la veille de lancer leur premier album complet, « 1099 », qui sera dispo en download digital sur leur bandcamp (et via divers autres site de téléchargment) et sera en vente sous « payer ce que vous voulez », oh yeah! Ils comptent aussi sortir un album vinyle, début Mars, disons sûrement le 8, car ils font leur lancement à Trondheim à cette date, si ça vous dit d’aller dans les vieux pays…
Déplaçons nous maintenant en Irlande pour découvrir un band qui (du moins en amérique du nord) fait parti de l’impressionnant catalogue de Sargent House, la maison de production de Cathy Pellow (anciennement refusedtv). Rassurez-vous, je vous envoie pas un remake de U2, et de tout façon y’ont pas de douche à lunette fumé qui chante…y’ont juste pas de chanteur.
Adebesi Shank est un trio formé en 2006 et composé de Larry Kaye (guitare), Vincent McCreith (basse) et Michael Roe– drums (percussions). Ils ont sorti un EP « This is the EP of a band called Adebisi Shank » en 2007, suivit d’un album « This is the Album of a band called Adebisi Shank » en 2008.
En 2010 ils nous on sortit un 2eme album, étonnament intitulé « This is the Second Alubm of a band called Adebesi Shank », à savoir que le nom Adebisi nous viens du personnage Simon Adebesi dans la télé-série OZ (qui n’a rien à voir avec le magicien d’Oz…), c’est une méthode comme une autre de trouver un nom, j’imagine. En tout cas, leur math rock est crissement sur la coche et j’ai bien hâte d’avoir la chance des voir performer, mais ce ne sera pas pour tout suite, car aucune date de prévue sur leur site, reste à être patient et à écouter leur très bons matériel déjà existant.
De France, un band qui vaut tout de même plus que les quelques 450$ (plus ou moins) annoncé par leur nom, mais que l’on peut espèrer se procurer l’album à meilleur marché tout de même! En fait pour la modique somme de 7,90 USD$ on peut téléchargé la version FLAC de l’album « ASTERO » de cet excellent duo français qu’est 37500 yens.
Composé de Jud à la guitare et de Frank à la batterie, ils ne vont pas sans me rappeller la fougue et l’énergie de autres duo du genre que j’aime bien soit Giraffe?Giraffe! ou Hella. (je n’ai aucune idée de qui joue le sax sur cette prochaine track, mais yé pas mauvais!)
Malheureusement, comme c’est trop souvent le cas, ce duo génial n’a à date que produit cet album et un split « L’Ombre De La Souris Dans La Deuxième Lune » en 2007 et depuis plus rien, je n’arrive pas à les retrouvé sur FB et ne semble pas vouloir répondre à savoir si ils sont toujours actif, dommage. En attendant, on peut toujours télécharger leurs albums comme je disais plus haut, ici.
Finalement, une petite douceur qui nous vient d’un de mes bons amis et un très bons musiciens qui nous sortira son album d’ici peu et je vous en ai déjà glissé un mot sur lui lors de mes première chronique et certains d’entre vous l’auront connu comme le cerveau derrière un des premiers band à l’incroyable Forest, Atheretic. Je veux bien sûr nommer Dani Leblanc et je vous partage cette vidéo amateur faite pour sa tendre et douce moitié, qu’il a lui-même partagé lors de cette dernière St-Valentin, avouez que ça top le fameux bouquet de fleurs, non?
Super bon mais un peu cours, je vous en envoie une autre:
et une petite dernière, pourquoi pas!:
À la semaine prochaine si rien d’imprévu n’arrive, car si On Arrête Pas L’Prog, ça arrive des fois que moi j’m’arrête pour souffler un peu!
Pat[OC]G.

by Patrick Graham | Jan 29, 2013 | On Arrête Pas l’Prog!
Le 7 pas pentoute si chanceux que ça finalement…
J’avais préparé une chronique en début de semaine mais mon cerveau a cru bon de pèter une bulle et d’effacer cette dernière dans un clean-up de mon espace disque. Donc je vous en refais une neuve, avec un mal de block lancinant dû à une bonne consommation de bouésson hier au B.O. (allez voir la revue du show et mes photos sur notre page FB). Pis tant qu’à refaire un article je vous le refais en neuf et je parle donc de d’autres band que l’article original que vous n’avez même pas lu alors vous ne le sauriez même pas si je ne le vous avais pas dit (je me pratique à faire des phrases en utilisant toutes les lettres de l’alphabet mais c’est quand même tough, comme de faire jouer du xylophone à un kangourou).
Premier band que je vous présente cette semaine, une autre de mes trouvailles sur ProgArchives, à faire attention car ils ont le même nom qu’a eu un « boys band » britannique (heureusement mort en 2001) soit le nom 5ive. Le band 5ive dont je vous parle lui vient des US, de Boston pour être plus précis et leur Post-Doom Métal sonne comme suit :
J’ai peu à dire sur 5ive malheureusement. Sur leur myspace, on peut voir que Ben Carr est à la guitare, Charlie Harold est au drum et que accessoirement Mark Thompson vient du Vermont et Juan Perez est…Juan Perez. Ok! En fait, ce qu’il faut comprendre c’est que 5ive est un duo (Carr et Harold), qu’ils aiment bien s’amuser et qu’ils collaborent parfois et ponctuellement avec d’autres musiciens, comme Jeff Caxide de Isis qui a fait la base sur leur album début en 2001 (éponyme), ils en ont d’ailleurs sortit un deuxième cette même année « The Telestic Difracture » avec 2 pièces vocales, gracieuseté de Jonah Jenkins de Milligram.
Ils changent de nom en 2003 pour 5ive Continuum Research Project, et sortent « The Hemophiliac Dream » avec un retour de Caxide à la basse.
Ils reviennent à 5ive en 2006, sortent un EP « Versus » puis un troisième full album en 2008 « Hesperus »
Le deuxième band cette semaine, Lunatic Soul, est vite devenu un de mes préférés lorsque j’ai connu ça il y a environ une semaine grâce à un autre mélomaniaque qui sévit notamment dans le groupe FB Juste Du Prog!, Philippe Vallin de Clair & Obscur . Lunatic Soul est le projet du bassiste et chanteur du très bon band prog Riverside, Mariusz Duda. À noter que s’il se fait parfois accompagner d’autres excellents musiciens, Duda fait pas mal tout le boulot seul comme on peut voir sur le site officiel de Lunatic Soul. Leur premier album est celui qui m’a fait complètement flipper, de grosse influences Opeth mais aussi des bouts qui font vraiment A perfect Circle, très Maynard.
Un brin Oldfield, une grosse part d’Opeth encore, la toune titre du premier album (éponyme) me fait absoument tripper.
Là j’en suis à découvrir ses 2 autres albums : « Lunatic Soul II » et « Impressions ». Le dernier, beaucoup plus soft encore, je vous laisse faire vos impressions là-dessus 😉
Troisième band cette semaine, une autre belle découverte fait dans Juste Du Prog!, encore de mon ami Philippe Vallin qui nous partage d’ailleurs une critique paru sur Clair&Obscur de leur tout denier album (The Rise And Fall of Edel Veiss) Et comme c’est mon habitude, un band d’ici, de Montréal pour être exact, Edelveiss. Le band qui se décrit comme du Post-Prog Cinématique, fait du sacré bon beat, atmosphérique à souhait!
Fondé en 2005, ils comptent 6 membres réguliers et un septième sur l’album éponyme qui passera totalement inaperçu, sorti 2007. Comme je disais plus haut, ils ont auto-produit un album en 2012 qui est tout à fait délectable, comme le dit bien Bertrand Poucheron (qui signe la critique d’Edelveiss sur Clair&Obscur), « la formation semble être tombée dans un chaudron de désespoir lunaire lors de sa tendre enfance ». En voici une autre de cet album et je vous donne les noms de ces excellent musiciens:
Martin Fergusson, Frédéric Lavigne, Bernard Lafontaine, Pierre-Luc Simon, Patrice Ferguson, Mathieu Asselin et Benoit Panneton (sur l’album éponyme). Je ne peux croire que leur page ne compte que 66 Likes, s.v.p. Amis lecteurs, allez corriger cet injustice!!!
En bonus cette semaine…Un gros bonus! First thing first, Diane m’a fait connaître ce très bon band Prog-Métal, Sound Asleep, de Montréal encore, un trio composé de Bruno Bouchard à la basse et au vocal, David Bérubé au drum et Patrick Ellyson à la guitare. Je vous partage un vidéo tube de leur chanson « Stegosaure tirée de leur album « Phéromones » et je vous enjoins d’aller liker leur page sur la face de bouc et surtout d’aller profiter du fait que vous pouvez écouter leur album au complet sur leur site officiel ici.
Ok, deuxième partie du bonus, deux bands, deux styles, une date, une place : Inner Odyssey et Piezo au Dagobert samedi le 2 mars prochain et complètement gratuit! Je vais revenir plus en profondeur sur ces deux bands mais pour l’instant, allez les découvrir dans les vidéos suivant et sur leurs page FB respective ici Inner Odyssey
et là Piezo
Merci beaucoup et à la semaine prochaine. D’ici là, n’oubliez pas, On Arrête Pas L’Prog!
Pat[OC]G
PatOndesChocs@gmail.com

by Patrick Graham | Jan 29, 2013 | Critiques de Shows

Citizen Vicious
OK, j’ai un bon ptit mal de tête ce matin, mais c’est un résidu de plaisir assumé! Hier soir au bar Orsainville, communément appelé le BO, il y avait une soirée organisé conjointement par B.I.T.L. Productions et Stage Dive Productions, 3 bands de l’extérieurs et un band d’ici; j’y ai passé une très belle soirée, même si au début j’étais pas très sûr à quoi m’attendre. Je ne connaissais aucun des bands et ce que j’ai pu entendre sur le web ne m’avais pas convaincu plus qu’il faut, mais la performance live cependant!
Commençons par le début, Last Night Puzzle est un jeune band de Sherbrooke, il font un punk un peu californisé, c’est un pas un style que j’aime beaucoup, mais je suis capable tout de même d’apprécier une performance. Ils avaient la tâche ingrate de casser la glace, ils n’ont pas des années d’expérience, les 4 membres sont très jeunes mais, dès la première pièce, on a tout de suite vu qu’ils avait fait leur devoirs. Les gars était très tights et si ils ne m’ont pas convertit au style californien, je me suis surpris à apprécier certaines de leurs tounes, ils font quelque passe en majeur qui emprunte plus au rock qu’au punk. Une saveur canadienne pourrait-on dire, qui est pas mauvaise. Je leur est demandé si ils connaissaient Elliot Brood, un bon artist de l’ouest dont leur morceaux plus rock me faisait penser, ils ne le connaissaient pas, mais peut-être s’en souviendront-ils ce matin! Franchement, je crois qu’ils pourraient évoluer vers de quoi de très bon, ils sont jeunes et ils aiment ce qu’ils font, ça ne peut qu’avancer. C’est pas mauvais, c’est juste pas mon style, mais si on aime ce genre, c’est un bon band à aller voir.
Venait en second, Soviet Kong, avec un lutteur pour nous chanter la première toune! Une très belle présence sur scène, leur punk rock est vraiment dans ta face! David Jodoin leur chanteur bassiste, s’exécute en français s.v.p., vous savez déjà que j’aime ça, je lui trouve un petite ressemblance à banlieu dans sa prononciation, m’a rappelé de bon souvenir. Le son était très bien, merci bien-sûr à David St-Pierre du B.O., mais un bon soundman ça aide oui, mais faut encore que t’assure sur scène. Et pour assurer, Soviet Kong on assuré! Tous habillé en chemise rouge et cravate, avec son masque de lutteur, y’ont vraiment faite levé le party dès la première toune, Bravo! Vous êtes des bon petits communiste, mouhahaha. Le masque est tombé dès la deuxième toune, y’a d’l’air à faire show là dedans et y’avait des madames qui semblait bien déçu que David ne tienne pas ça promesse de tout enlever et de finir le show à poil. Moi je t’en veux pas, David. Sérieux si vous voyez ce band là sur une affiche, allez voir le show, vous allez avoir le droit à un bon party.
En troisième, un band de la place, qui ont très bien démontré qu’il y a pas juste à Montréal qui se fait du bon beat! Si leur nom, Bad Crow, fait penser à un oiseau de mauvais augure, leur musique elle est très bonne! Fait à noter, moi et Bôd (mon grand chum, drummer dans mon band et partenaire de zieutage de show), on était d’accord pour dire que si tous les musiciens de cette soirée nous ont livré de belles performances, le drummer de Bad Crow, Jérome Cordeau, remporte haut-la-main la palme du meilleur drummer de la soirée! Oh yeah, que j’ai aimé ce band! J’ai de la misère à qualifier leur son, qu’ils décrivent eux-même par « Ska, punk, core, Métal, etc. », mais ce que ça me faisait le plus penser c’est à Cancer Bats, mais aussi à l’énergie du vieux S.O.D., j’espère les revoir bientôt en show et en fait (scoop), j’adorerais faire une gig avec eux (avec Cyklone), le vocal ( Jean-Michel Cartier ) arrache en estie et est très bien appuyé par les back à Philip Roy, le bassiste (y’arrache encore plus, je sais pas si il parle lui à matin!).
Enfin, le clou de la soirée, Citizen Vicious a prit la scène, un peu tard, mais ceux qui restaient se sont fait servir un estie de bon show. Si je donnais une palme pour le drummer de Bad Crow, je dois donné à César ce qui lui revient, ou plutôt, je dois donner à Oli (Olivier Guy) la palme du meilleur frontman de la soirée! En fait, c’est un des très bon frontman que j’ai eu l’occasion de voir. Fiez-vous pas au son de leur démo, ça a rien à voir avec leur son live. Arrivé tôt, j’ai eu le loisir et surtout le plaisir de discuter avec les membres de CV, ils sont vraiment sympathiques, allez leur parler si vous aller à leur show! On a justement parlé de leur démo, comme tout drummer qui se respecte, Stéphane (Dézo) Desautels, est bien-sûr pas content du tout de leur démo auto-produit, mais c’est en voie de correction car ils vont bientôt enregistrer un album qui sera réalisé par les gars de B.T.O., ça devrait sonner en sale! À les voir sur scène, on jurerait qu’ils font ça depuis un bout, même pas! Quand Oli a commencé pour eux, il avait même jamais chanté de toute sa vie! Je demandais à Guillaume et Pierre-Yves qui composait, et comment ils sortaient leur tounes, pour la musique c’est un travail d’équipe et les nouveaux riffs arrivent surtout dans leur jam du vendredi ou du samedi, quand la bière coule à flôts, et si ils s’en souviennent le mercredi souvent, alors c’est un assez bon riff pour faire la cut. Une méthode comme un autre, entk ça l ‘air à fonctionner! Pour ce qui est des paroles, c’est surtout Pete, parfait bilingue, qui les compose d’après les idées communes des autres membres. Les gars adorent la bière et adore la partager, ils ont un estie de bon « stage prop » pour les bars, ils achètent 2 pichet et font chugguer leur fans, j’y ai pas échappé, ça faisait un bout que j’avais pas fait ça et ça faisait un bout aussi que je m’étais pas réveiller avec le cerveau plus gros que le crâne, merci les boys…
Bilan de la soirée : Une fucking good soirée, merci au bands, merci à B.I.T.L. et un merci spécial à Simon Lortie de Stage Dive Productions avec qui j’ai discuté et dont j’ai pu jetter un coup d’oeil à son carnet de booking, ajoutez le sur votre FB, suivez le, y’a du bon stock qui s’en vient, j’aime ça de même. Un autre qui va aider à nous monter un estie de belle scène métal à Québec!
Merci à vous tous, lecteurs, mais rappelez-vous, c’est crissement mieux de venir vivre les shows que de les lires dans nos revues le lendemain. Ondes Chocs vous tient toujours au courant de ce qui se passe au Québec, reste à vous d’aller voir les shows, plus y’a de monde dans les shows, plus y’a de shows qui se produisent…
Pat[OC]G



by Patrick Graham | Jan 20, 2013 | On Arrête Pas l’Prog!
3e Chameau ou « Une guerre auto-dirigé par une archi-pieuvre délusionné dans la forêt ».
Un beau bonjours à tous, j’écris ces lignes en buvant mon café, lentement, après avoir été pogné pour aller pelleter mes 2 véhicules pogner dans un banc de neige, ah les joies de l’hiver (alors demandez-vous pas pourquoi OAPLP sort tard cet semaine)! Pour se donner du courage et du pep face au frette qui s’annonce pour cette semaine, j’ai trois bon bands à vous partager. Trois bands assez différents, mais qui s’inscrivent tous dans la branche Tech/Extreme Prog. Préparez vos oreilles!
Pour commencer en douceur, découvrons d’abord un très bon band qui est surtout l’oeuvre, ou plutôt le projet, d’un artiste soit Glenn Snelwar, bien qu’il soit très bien épaulé par Damon Trotta et Mark Zonder. Ce projet se nomme At War With Self et sonne comme suit :
Faut savoir aussi que Glenn et Damon ont commencé très tôt à jouer du Prog ensemble. Fin des années 80, alors que Glenn et Damon était en fin d’adolescence, ils avait formé un band avec Rodney Zodda, où leur principale souci était de ne jamais répéter une part. Ils était fortement influencé par Voivod, Celtic Frost, le hardcore New Yorkais (NYHC), mais aussi par le métal du temps (Iron Maiden, Metallica, Slayer)et par divers groupes, que Glenn a d’abord connu par sa sœur ainée, claviériste et amatrice de prog, tel que Yes, Kansas, Pink Floyd et ELP. Selon ses propre paroles : « les gens ne comprennait pas ce que l’on faisait et pour être franc, nous non plus! Sauf que ça sonnait bien à notre oreille et c’est tout ce qui comptait ». Plus tard, il a connu King Crimson et a commencé à s’intéresser encore plus au prog et à rechercher des bands tojours plus « obscures », tel Magma. Ce qui m’a le plus marqué dans sa musique, c’est son intégration des styles classiques (il aime les mêmes compositeurs que moi – Leo Brouwer et Heitor Villa-Lobos) et métal. Il a une texture très Cynic et Gordian Knot, pas étonnant puisqu’il a signé quelque compositions sur le premier album de Gordian Knot qui est en fait le band du premier bassiste de Cynic (Sean Malone). Dans At War With Self, c’est Glenn qui joue les guitares, mandolines et synthés, alors que Damon s’occupe de plusieurs percussions, de la basse ainsi que du…Didgeridoo! Si Zonder signe le drum sur « Torn Between Dimensions » (paru en 2005), ils ont aussi collaboré avec Steve Decker et Manfred Dikkers (au drum), James vonBuelow (guitare), Dave Archer (synthé), et Mark Sunshine pour des parts vocales (aller savoir où!). Allez visiter son site, où vous pouvez commander ses albums :
A Familiar Path (2009)
Acts of God (2007)
Thorn Between Dimensions (2005)
Voici une des chansons que l’on doit à Snelwar sur « Gordian Knot »
Allons maintenant vers de quoi d’un pleu énergique, des compositions très Zappa-esque avec du bon double sur le drum, voici le band Behold…The Arctopus.
Que d’énergie de ces jeunes Brooklynois (NY)! Si le projet a commencé avec deux guitaristes (Colin Marston sur la Warr guitare et Mike Lerner sur la guitare) et qu’à l’époque il sortait une démo intitulé « We Need a Drummer » (Nous avons besoin d’un drummer), et bien Charlie Zeleny les a entendu et fût immédiatement intégré au groupe lorsqu’il les a contacté. Charlie Zeleny est un virtuose des casseroles, directeur musicale et producteur de La Gross Pomme et bien sûr son duo avec Jordan Rudess de Dream Theater, mais aussi (si vous rappeler dans une précédente chronique) d’être un des membres fondateur de Blotted Science, et surtout d’un magnifique solo de 8 minute à la batterie, en montant un immeuble (écoutez, vous allez comprendre) et en une take : Drumageddon
Bref, trois virtuoses qui savent quoi faire avec leur instrument! Ils mélangent très bien le métal extrême à la musique classique et nous ont offert pour l’instant 2 albums (« Skullgrid » 2007 et « Horrorscenscion » en 2012) et 2 Eps (« Arctopocalypse Now…Warmageddon » en 2003 et « Nano-Nucleonic Cyborg Summoning » en 2005). Avouez que les groupes instrumentaux ont toujours le don de nous pondre des titres à plus finir. Genre on chante pas, mais on vous sort un titre avec toutes les lettres de l’alphabet…
Ils ont un site que l’on trouve ici et plusieurs bons titres sur le tube dont celui-ci (encore avec un nom à coucher dehors soit « You Will Be Reincarnated As An Imperial Space Attack Turtle »).
J’adore le son de la Warrguitar! J’ai pas grand chose à rajouter sur eux, leurs musique est selon moi leur meilleure carte de visite et c’est d’ailleurs vendu dans mon cas. En bonus, leur dernier album (selon moi à 28 minutes c’est un EP, mais bon) « Horrorscension » est disponible au complet sur le net. Cependant, si vous aimez le moindrement ça, ça vaut la peine de les encourager à nous fabriquer plus de matériel en commandant leur musique sur leur site!
En troisième partie, un groupe qui roule sa bosse depuis longtemps mais que j’ai découvert récemment en écumant ProgArchives, Disillusion.
Je dis qu’il roule sa bosse depuis longtemps, car le band est formé depuis le début des années 90 avec au moins trois démos (« Reheasal » 1995, « Subspace Insanity » 1996, « Red » 1997), un EP (« Three Neuron Kings », 2001) et un single en 2002 (« The Porter »). Plus récemment, ils nous ont sorti deux albums, en 2004 (« Back to Times of Splendor ») et en 2006 (« Gloria »), même si ils ont une page Facebook, il n’y a pas beaucoup de nouveau depuis un biut déjà. Leur site officiel est vraiment bien conçu et très estéthique, mais n’affiche pas beaucoup plus de vie depuis octobre 2011 et c’est dommage. Ce band d’allemagne a une longue liste de lineup, mais aux dernières nouvelles, et depuis 2010, il était composé de Andy Schmidt (alias Vurtox) au chant, guitare et claviers, Mathias Becker à la basse et Jens Maluschka à la guitare. Un guitariste, Hupfer, les appuis en spectacle. En attendant un possible signe de vie, on peut toujours se rabattre sur leur plus vieux stock, dont plusieurs sont sur le tube. Sincèrement, y’a bien des bouts qui me rappelle Edge of Sanity (je sais pas si vous vous rappelez de ce band, mais moi j’ai bien aimé dans les années 90), une touche hardcore, une touche power et de bon riffs typiquement rock progressif. Sérieusement j’aimerais voir l’évolution qu’ils ont pu prendre depuis leur denier dont voici une pièce : « The Black Sea ».
Revenons plus près de chez nous pour la conclusion; je vais faire d’un coup d’pick, plusieurs notes en vous parlant non pas d’un band mais d’un musicien hors-pair qui joue dans 3 (et même plusieurs!) très bons bands. Peut-être un peu moins prog (selon certains puristes), mais indubitablement technique et surtout extrême, plusieurs de vous, lecteurs de Ondes Chocs, le connaissez déjà. En effet, ce bassiste aux milles bands fait souvent parler de lui sur notre page, pas dur à concevoir quand on parle de celui qui nous fait des riffs de fou dans Augury, Beyond Creation et Teramobil. Vous avez tous compris, je vous parle de celui qui joue aussi pour Barf, qui a tournée avec Quo Vadis en Europe et que j’ai connu en premier comme bassiste de Athérétic. Je parle bien sûr de Dominic « Forest » Lapointe. Quel malade! Augury se retrouve d’ailleurs en streaming sur ProgArchives mais je vous le propose plûtot sur le tube, « The Lair of Purity »
J’adore cet album (« Concealed », 2004) de Augury, qui nous en ont aussi offert un autre (« Fragmentary Evidence », 2009), et il devrait bientôt en avoir un nouveau. Avec Dominic, se retrouve dans ce band Mathieu Marcotte (ex-Spasme,à voir aussi dans Humanoid ,son projet solo et acoustique avec encore Dominic à la 4 et 6 cordes fretless et Chaoth de Unexpect à la 9 cordes)
Forest a aussi un autre band Beyond Creation, qui vient d’être signé par Season of Mist. Les gars de Beyond nous ont déjà offert un démo en 2010 et un excellent album en 2011 (« The Aura »). Oui, c’est du death metal, attendez vous à saignez des oreilles, mais ils transcendent le genre, méritant clairement la mention progressifve, selon moi; c’est très recherché comme beat et la fretless à Forest sonne en sale! Avec Simon Girar au vocales et à la guitare, Kevin Chartré à la guitare, Dominic à la basse et Philippe Boucher à la batterie.
Pour finir, regardons un autre des projets malade où ce véritable « Starbuck » de la basse participe, soit Teramobil. Fondé à l’origine par Alexandre Dupras (Unhuman, The Plasmarifle), et de Mathieu Bérubé (Unhuman) en 2010, il leur a fallu un an pour trouver le bassiste parfait, vous savez déjà qui… Ils se décrivent eux-même comme du «InYourFaceExtremeDoomCountryMathTechniCore » et ça semble juste comme description! Si vous avez raté le lien sur notre page vers leur vidéo, le revoilà.
Je vous laisse avec un dernier vidéo, d’Atheretic, en espérant avoir rassasié votre brutalité! La semaine prochaine j’ai des bands planants, moins extrême peut-être, mais prog sans aucun doute. On arrête pas l’Prog!
PatOndesChocs@gmail
P.s. : aussi sur www.youtube.com/patondeschocs (J’ai pas beaucoup de vidéo de partagé, mais vous pouvez toujours y voir ceux que j’ai aimé)
