by Mr Crowley | Déc 16, 2015 | Critiques, Critiques de Shows
«Wild Call, T-Bone, Soothsayer, B.A.R.F.», 11 décembre 2015, Petit Campus, Montréal, Qc

Nous voici, ma complice du «Evil Team» (Marie-Noëlle Actil dont les photos agrémentent ce texte) et moi-même en route vers ce party de Noël, peu orthodoxe, au Petit Campus de Montréal pour le menu proposé par Jaune Prodz. Ma quatrième chronique pour Ondes Chocs, possible grâce à l’opportunité que m’offre Lex Ivian de pouvoir couvrir ce genre d’évènement une fois de plus. Merci! (y)
À notre arrivée, bien accueillis comme toujours par le staff de Jaune Prodz (Jacinthe et Sophie) à qui on dit un beau merci, on peut sentir une certaine effervescence dans la salle; l’ambiance prenait forme dans un esprit festif et tous les gens présents avaient une seule idée en tête… s’amuser!
Une petite visite au bar, deux bières en mains pour se diriger vers la table des merchs d’où un souriant Carlos (toujours aussi cool) nous salue. Un bref brin de jasette, quelques photos et nous voici prêts pour le premier groupe sous l’animation de Steve Burns, un naturel avec plusieurs projets sur sa feuille de route…


Anciennement connu sous le nom de Pork Chop Sideburns, la séduisante et pétillante Ariane et ses acolytes (composés de faces connues de la scène québécoise) montent sur scène… here comes Wild Call! Du bon hard rock, une prestance solide et une bonne voix chaude qui me font penser invariablement à un show d’Alannah Myles (circa 1989), ce qui n’est pas rien! La foule apprécie ce bon début de soirée et réagit très bien! Sans être heavy, le style se prête bien au jeu et le band sait livrer la marchandise avec brio! Bravo! Mission accomplie pour ouvrir les festivités.


Nous voici rendu à une joyeuse bande de lurons originaires de la région de Lanaudière, encore une fois composée de faces connues dans d’autres bands, voici les délurés T-Bone! Ils sont en feu et préparent un bon snack sur le coin du stage à même un petit grill! Du bon métal franco teinté d’humour, bouffe et bières! Ils savent animer un party avec des anecdotes aussi croustillantes et savoureuses que du bon bacon! Si Gordon Ramsey décide de faire une émission de bouffe au Québec et se cherche un bon thème musical, je lui suggère T-Bone sans hésitation! Que pourrais-je dire de plus à part que les boys sont vraiment à leur place et ça se sent… ainsi que l’odeur de la bonne viande qui cuit! Un band à inviter à la prochaine St-Jean! Hell yeah! et en passant, comme ils le disent si bien eux-mêmes…
BACON & BOOBS!!!


Après avoir discuté, plus tôt, de bonnes minutes avec Simon, bassiste du prochain groupe, j’avais hâte de retourner «dans le temps» à la fin des années ’80 avec un groupe thrash légendaire pour les plus vieux d’entre nous. Après une pause d’environ 15 ans, ils se reformèrent en 2007 pour continuer là où ils avaient laissé. Mesdames et messieurs, de Beauport… Soothsayer! Je n’en suis nullement déçu; les gars sont en forme. On dirait qu’ils ont toujours vingt ans tellement ils ont de l’énergie et de la passion à transmettre! Je reviens à mes 17 ans comme si la musique s’était transformée en machine à voyager dans le temps! Ils n’ont rien mais RIEN perdu! La foule est en feu et répond avec de multiples mosh au fil des chansons. Merci les gars pour ces beaux moments et souvenirs! J’ai adoré!


La table est mise pour le repas principal avec B.A.R.F. et ses acolytes d’Anonymus! Pas de crèche, de guirlandes ou de petits lutins, l’esprit des fêtes en mode thrash-hardcore! Le rêve de tous bons métalleux! Où est la Mère Nowell? Hmmmmm… elle chantait en première partie! Vous l’aviez oublié? Hahaha! Donc, pour en revenir à nos hmmmmmm moutons, non non non…. à nos moutonoirs, nous avons droit au répertoire d’oeuvres marquantes datant de l’album «Tumulte» qui, sont toujours autant appréciés par les fans présents. Ces derniers répondant joyeusement en s’animant avec autant d’énergie que Marc devant la scène. Comme si ces cadeaux n’étaient pas assez, quelle ne fut pas ma surprise d’entendre «We’re not gonna take it», énorme succès de Twisted Sisters, avant d’enchaîner avec certains classiques de Noël très loin des version d’Evan Johaness, pour conclure avec leur «Minuit Chrétien»! (Ici dans le boot, on s’ennuie des compilations «Noël dans la Rue» desquelles ces cantiques proviennent NDLR) Les inconditionnels présents ont chanté, festoyé et se sont amusés à fond! L’ambiance était survoltée!


En résumé, toute une soirée dans une salle comble! Chacun des groupes a su donner une prestation de qualité, digne de sa réputation au grand plaisir de tous. De bonnes discussions ici et là avec plusieurs gars des bands, des prises de photos et bien sûr quelques verres entre amis. Un autre succès signé Jaune Prodz, leur quatrième en fait en 2015, pour nous avoir fait vivre un méchant bon show avec des prix de présence appréciés, c’est une formule gagnante et on en veut encore des semblables pour 2016! Merci au staff du Petit Campus, autant la sécurité que les demoiselles derrière le bar, gardez le sourire, c’est toujours un plaisir de vous revoir! Sans tous vous citer, ce genre de soirée ne serait pas possible sans vous. Hell yeah!
Merci de m’avoir lu. J’espère avoir su créer en vous un intérêt croissant pour chacun des bands que j’ai eu la chance de couvrir jusqu’à maintenant dans mes chroniques. Il y a tant de bonnes choses qui se font au Québec !
En terminant je voudrais vous souhaiter de passer un beau et bon temps des fêtes en famille et entre amis! Buvez de façon responsable si vous devez conduire. Revenez en forme pour 2016 car une multitude de bons shows seront à l’affiche!
Stay heavy!
Diaboliquement vôtre,
Mr. Crowley
P.S. N’oubliez pas d’aller visiter le lien d’où il est possible de consulter les nombreuses photos de ma collègue Marie-Noëlle Anctil du show décrit ci-haut ainsi que les articles de mes nombreux collègues d’Ondes Chocs! 🙂
by Mr Crowley | Déc 2, 2015 | Critiques, Critiques de Shows

Pour les besoins de ma troisième chronique pour Ondes Chocs, je débarque à Drummondville en cette froide soirée de fin novembre, cette ville où j’ai habité presque 20 ans plus tôt, pour découvrir sur scène six groupes que je n’avais jamais vus «live» et dont un seul que je connaissais l’existence, Erimha. À mon arrivée dans ce pub, un peu à l’écart du centre-ville, j’ai la chance d’être fort gentiment accueilli par l’une des propriétaires, Stéphanie Desmarais, qui me disait que ce genre d’évènement arrivait 2 à 3 fois par mois, et ce, depuis un peu plus d’un an. Voilà qui est fort intéressant! Tout s’annonce très bien ! Je discute ici et là avec les membres de The Apex et les girls de Smirkling Revenge, ces dernières m’intriguant fortement avec leur make-up; je me sens interpelé avec mes antécédants de manager de lutte au Québec en ayant arboré moi-même un visage peint pendant plus de 15 ans. Les groupes arrivent les uns après les autres, la place se remplit, je sens l’effervescence dans la place. Il n’y a pas de doutes possibles, la soirée s’annonce survoltée et pas une seule note n’a été jouée encore ! Un dernier coup d’oeil à ma liste des groupes au menu et une visite aux tables de merchs…
Les Requins Malins
Slaved By Numbers
Smirking Revenge
The Apex
Killitorous
Erimha
Sans crier gare, cinq joyeux lurons originaires de Granby entrent en scène avec une énergie très contagieuse. D’entrée, ils démontrent leur mordant. Rien d’étonnant si l’on considère leur nom fort sympathiques de Les Requins Malins! Dès les premières notes, j’ai tout de suite perçu leurs influences hardcore du genre Exploited et Fate 2 Hate, du bon thrash et une teinte Oi dans certains segments. Un cocktail efficace pour attirer la foule dans l’emblématique danse chaotique. Avec des titres et paroles fort évocateurs dans, non pas la Langue de Molière mais beaucoup plus celle de Falardeau! Du varlopage bien en règle pendant un bon 20 minutes! Contraste intéressant de vocal et attitude entre le bassiste et le lead vocal; l’un très extraverti, l’autre plus calme mais tout autant décapant, laissant quelques chums à eux faire des back-vocals dans un esprit festif aux mouvements de bonnes bières se consommant.
Faits amusants: Une basse décorée avec du duck-tape; le «front-singer» armé d’un micro d’une main et d’une grosse 50 de l’autre; un des deux guitariste arborant un chandail approprié de «Surfin’ M.O.D.», j’adore!!! Hell yeah!
À peine le temps de m’en griller une que le deuxième band prenait déjà place sur le minuscule stage. Directement de Cowansville… Slaves By Numbers! Croyez-moi, malgré leur nom, ils n’avaient certainement pas l’étiquette «d’esclaves », bien au contraire! Nul besoin d’être un profileur pour le FBI pour se rendre compte que le chanteur n’était pas là pour chanter les plus grands succès de Pierre-Paul Petit-Potvin (célèbre dans sa paroisse) accompagné d’un accordéon! Ce type avait plus la gueule d’un Phil Anselmo que d’un Justin Bieber et son comparse au vocal me fit penser à un Sid Vicious ayant survécu et bien décidé à ne pas s’assagir, doublé d’un son musclé, la paire s’échangea chacun leurs fragments respectifs entre une voix grind et l’autre brutale. Duo fort intéressant venant donner encore plus de corps à une musique déjà agressive, un croisement assez symphatique entre Napalm Death et Pantera! Chaque toune rentre comme une panoplie de coups de poings en pleine gueule! Efficace! À la dernière chanson, ils présentent leur nouveau bassiste qui entreprend de s’exécuter en mode «body surfing» en ne cessant jamais de jouer. Le résultat est là! 2 sur 2 jusqu’à présent! Seul point négatif est de savoir leur temps écourté afin de laisser du temps pour que les quatre autres puissent en bénéficier à leur tour. Ce n’est que partie remise les boys!
Nous voici maintenant à la portion qui pique le plus ma curiosité. Un band de filles avec un make-up fort différent de Lady Gaga! Après L7 et Kittie voici… Smirking Revenge! Oh boy! Si Black Sabbath et Cradle of Filth avaient pu engendrer des descendants en version féminine, nous aurions ici la clé de l’énigme! La fragilité féminine est brisée par ces quatre fées infernales… fantasme avoué de beaucoup de métalleux. Terminé les Barbies, Gem et les Holograms ou autres Josie et les Pussycats, là on passe en vitesse supérieure, brutale et glauque, comme si la Mort elle-même devenait sexy malgré la longue lame de sa faucheuse. L’effet est de taille! La foule embarque solide! Elle savent envoûter sous ce charme morbide comme des sirènes avec une musique qui offre la trame sonore de ce délire! Je me plais à me dire qu’à mes yeux elles incarnent les «Nightmare dolls of Sucubus»! J’en suis crissement impressionné! Très franchement, ces femmes prennent LEUR place et ne la laisse à quiconque! Les boys, vous avez une féroce compétition! Ce que je vois et j’entends devraient leur permettre d’aller loin et même jusque sur le vieux continent! Je suis fort curieux de voir cette belle maturité dans quelques années.
Nous en sommes à la mi-temps, si je peux m’exprimer ainsi. Si le restant de la soirée est synonyme de ce que j’ai vu jusqu’à présent, je ne suis pas au bout de mes surprises. Les trois premiers shows valaient le prix du billet d’entrée et pourtant, nous n’étions qu’à la moitié. Si l’on coupe la poire en deux, pour $5 j’en suis pleinement satisfait. Wow! Les trois grosses pointures sont à venir et jusqu’à présent si l’apéritif était solide, le prochain cocktail s’annonçait encore plus pour les amateurs de VRAI «fort»!
Le temps d’une cigarette et quelques gorgées d’une des très bonne bières servies au Pub, je vois se pointer les membres du groupe The Apex, originaire de Windsor (Ontario) avec lesquels j’ai eu la chance de dialoguer rapidement! Oh shit! Que vois-je? J’en arrive à une question pour mieux résumer ce qui se dresse devant moi. Que diriez-vous de manger en pleine gueule un sledgehammer, aussi imposant que le Marteau de Thor lui-même, par un homme aussi imposant qu’un char d’assaut? Et celui-ci est le chanteur, alors imaginez la puissance qui peut se dégager d’une telle combinaison! Un derby de démolition en musique aussi percutante que la Bombe H larguée sur Hiroshima mais avec comme message «From The Apex with love! Here comes the pain!». Ça dit tout! C’est pesant, technique et donne l’impression qu’on ne pourra s’échapper de cette arme de destruction massive doublée de partitions complexes. Un hybride «Crowbar – Meshuggah» qui nous rentre dans le corps! Le moshpit est purement relatif à ce son qui l’entraîne! À moins d’être sourd, mort ou dans le coma depuis 15 ans, c’est impossible de demeurer indifférent! De quoi faire crouler les murs de Jéricho sans effort! Ils sont prêts pour the next step! Great great guys! See you soon! Thanks for the gifts!
Quatre sur six! C’est terrible (dans le bon sens) une telle carte! Nous voici maintenant au band précédant les convoités Erimha. Ayant jasé avec le chanteur et m’étant procuré un superbe chandail, ma hâte était croissante, et ce, malgré le fait que ce qui s’annonçait était pour être du grind pur et dur.
Si je me fie au chanteur, ce qui s’en vient n’est pas de tout repos. Et si je vous dis «Party-Grind», ça vous dit quoi? Tic-tac-tic-tac! Droit de réplique! Hmmmmm! Pour mieux faire une analogie adéquate, je dirais que c’est semblable à…
Prendre un 6-pack de Red Bull, 2 speed, beaucoup de sucre et une track avant de vous garrocher dans un champ de barbelés en lames de rasoir, étendue sur 500 pieds carrés!
Un véritable party sadique de Jigsaw qui dépasse ce que vous avez vu dans les films «Saw». Ajoutez à ça beaucoup de décibels, une voix qui déchire et vous avez le nom parfait collé à une telle sensation…. Killitorous! Du grind stiff, une voix aussi stridente qu’une scie ronde découpant un cadavre, des musiciens mutilant les sens des non-adeptes du genre en leur infligeant un carnage sonore dont chaque note est un véritable coup de sclapel! On s’entend que ça ne passera jamais à «America’s got talent» et c’est tant mieux! Quelle ne fut pas ma jubilation d’entendre «Sweet child ‘o mine» se faire charcuter par la pièce «Gary Busey»! Priceless! Les boys s’amusent et la foule embarque sans hésitation! Sans la moindre retenue, vous avez su nous livrer une prestation digne de votre calibre! Un coup de poignard drette dans le coeur est bandant face à une telle dose de violence! Hit often, hit harder! Horns up guys!
Un petit tour dans le «bus de tournée» de The Apex et une bière plus tard, je suis prêt pour la finale tant attendue. J’avoue un préjugé favorable envers eux que je consière déjà comme les Immortal de Montréal… Ladies, gentlemen and living dead girls! Here comes… Erimha! On sent l’ambiance dès le commencement, pas le moindre spot sur le stage, la noirceur! J’adore le feeling, cette ambiance ténébreuse, les make-ups, les geras…tout y est ! Les fans de Dimmu, Behemoth et Watain se sentent privilégiés d’être là! Ils sont d’ici et ont le très gros potentiel pour aller très loin! Chaque membre est nu pieds, le chanteur en haillons, des riffs sacadés, un contact avec la foule qui dénote un respect (les autres bands en ont fait autant) et un style qui, de façon indéniable peut aisément rivaliser avec nos voisins du sud et plusieurs de la Scandinavie! Je suis fan du genre et ils réussissent à me donner raison! J’adore ! Ils sont dignes d’êtres pris très au sérieux! Tout y est! Prestance, attitude, son et ambiance!
Wow! Quel travail! Pour $10 j’en ai eu pour 2 fois le prix: six groupes! J’en veux encore et encore des shows comme ça!!! Je crois qu’au fil du temps, je ne suis pas au bout de mes surprises! Nous avons assez de talent pour organiser notre «Hellfest» au Québec! Et vous tous, sortez! Allez voir des shows! Un gros crisse de «horns up»! Stand up and shout!
En terminant, merci au staff du Pub Hériot pour leur accueil, à Dave Grindyourmind pour les 3 groupes principaux, à Pag de Pag Production & Distribution pour les trois groupes ayant ouvert la soirée, à chaque membre des bands présent avec qui j’ai eu le plaisir de discuter, à François Dionne et bien sûr, à Lex Ivian d’Ondes Chocs, sans qui je ne pourrais vous partager mes impressions sur cette soirée. Merci à vous tous d’avoir pris le temps de me lire jusqu’à la fin et de «liker» et «partager», car c’est ensemble que la scène metal au Québec est toujours aussi vivante. Continuez d’aller voir des shows, d’acheter des albums et autres marchandises, ça prouve à ces artistes que vous les aimez toujours autant!
Si Détroit se fait nommer la ville du rock, je peux vous assurer que Drummondville est en compétition féroce pour devenir l’une des villes du Heavy au Québec!
Mr Crowley
by Mr Crowley | Nov 10, 2015 | Critiques, Critiques de Shows
6 novembre 2015, Petit Campus (Montréal)
OpenYourMind/Reanimator/Black Bomb A/ Anonymus

Un bon vendredi soir bien violent au Petit Campus, avec au menu quatre bons groupes métal dont Anonymus en tête d’affiche, entre amis (Marie, Nath, Sophie et Dion) et un bon deal sur la bière j’étais en business pour ma deuxième chronique pour Ondes Chocs. Je tiens à remercier Lex et Marie (Anctil) de me permettre d’écrire à nouveau. D’ailleurs, je vous invite à aller voir toutes les photos de la soirée que Marie a prises en suivant ce lien. Encore une fois, Jaune Prodz (Benoit et Jacynthe) et tout le staff (Salutations à Ariane, doormen et barmaids) ont su m’offrir une soirée de qualité! Je croise Carlos (batteur pour Anonymus et BARF) qui me salue fort gentiment, un coucou à Oscar au kiosque à merch avec qui j’ai une discussion fort plaisante. Tout y est pour m’offrir une autre belle expérience.
Une soirée d’enfer avec Alex Leblanc (Mass Murder Messiah) aux commandes de l’animation faite avec brio, accompagné par une séduisante Paisley Lauren, cette jeune femme digne des galas de boxe avec son affiche dictant chaque tour de groupe. De nombreux prix de présences à condition de les mériter en participant activement à la soirée. C’est toujours une formule gagnante!
Et nous voici avec le premier groupe de la soirée, directement de Repentigny, OpenYourMind!!! D’habitude un quatuor (ne manquait qu’un guitariste) mais pour cette fois nous avons droit à un trio fort à l’aise sur la scène. Dès les premières notes, nous sommes conquis! Un bon son thrash qui ne laisse aucunement la foule froide. Les gars s’amusent et ça se ressent. J’avais la sensation de revoir le groupe M.O.D. à leur meilleur dans les années fin ’80 début ’90. Une belle complicité contagieuse aux teintes d’humour et d’un batteur en feu à la limite hyper-actif. J’adore et je ne suis pas le seul; un bon moshpit d’une vingtaine de personnes peut aisément en témoigner. Nous avons même droit à une reprise, interprétée avec brio, de «Wicked World» de Black Sabbath avec prestation d’harmonica en bonus par le chanteur. Dommage qu’ils avaient seulement 24 minutes de scène pour nous livrer cinq chansons car j’en aurais pris encore et encore! Ils ont un très gros potentiel et je leur prédit un bel avenir! Gab, Will & Vince, les gars, conservez votre dynamisme, votre folie, votre attitude, c’est raffraîchissant et j’adore! Au grand plaisir de vous revoir.

Parfois, le nom d’un groupe illustre mal ce qu’ils sont…. sauf pour Reanimator! Cinq défibrillateurs cardiaques en mode thrash pour le prix d’un! Ils sont vulgaires, brutaux et mâles digne de Manowar mais avec un son encore plus percutant et aggressif! Ça sonne comme une tonne de briques que l’on reçoit en pleine gueule à chaque riff, sans oublier le chanteur buvant à même un bidon d’essence pour en partager avec la foule à grands coups de jets bucaux, ainsi qu’un batteur aux habitudes de lama! Ça c’est du métal et la foule a réagi très rapidement dès la première note! Leur forte expérience de stage est palpable, leur talent est indéniable et leur charisme en fait des favoris de la scène montréalaise! En bonus, ils nous offrent un «Ace of Spades» très apprécié, faisant suite logique à leur prestation d’enfer livré aux fans, à grands coups de «horns up» et «salut métalleux» avec le poing en l’air! Et comme si ce n’était pas assez, une autre surprise. Oh my f’n god ! «Great ball of fire»! La foule est littéralement en feu! Nos esprits s’enflamment! WOW!!! Les gars sont tight, fun et on a le goût de les revoir encore une fois! Grandement impressionné! Merci les gars (Patrick, Francis, Ludovic, Fred et Joel), j’ai franchement adoré; j’ai hâte à la prochaine fois!!!


Alex nous offre encore une fois une foule de cadeau dont un splendide livre du nom de «L’évolution du métal québécois» (des Éditions Quartz) en échange d’une épreuve. Il faut savoir qu’Alex est également un lutteur connu sous le pseudo d’Alextrême et possède un arsenal assez hard. Donc, pour en revenir à ce cadeau, il y avait une simple condition….. une bonne vieille «chop» ou «atemi» en plein sur le chest de ce volontaire qui ne reculait devant rien! On passe au prochain groupe, laissant un fan comblé rejoindre les siens avec un bouquin en main et une bonne marque sur la peau!
Directement de France, nous voici maintenant avec des cousins d’héritage mais frères de métal, Black Bomb A! On les sent heureux de revenir au Québec et ça parait! Une dose extrême de bon metal hardcore, digne d’un mariage entre Crumbsuckers, Spudmonsters et Biohazard, ainsi que d’une mobilité sur scène en laissant Poun et Arno s’échanger les paroles comme deux joueurs de hockey d’élite se fabriquant des jeux de passes lors d’un match d’étoiles de la LNH. Du grand art! Ils sont proches des fans, se glissent même dans la foule le temps de quelques poignées de mains avant qu’une autre vague de mosh déferle droit devant eux en mode «wall of death». Le thermomètre augmente au fil des chansons pour nourrir une foule affamée de bonne défonce musicale! Ils savent nous séduire et se placer parmi les grands de leur pays d’origine! On vous aime! Revenez aussi souvent que vous le désirez!!! Putain vous êtes forts les mecs! Merci Arno, Poun, Snake, Jacou et RV! À bientôt!



Voici maintenant la finale que tous attendaient avec hâte dans cet évènement à guichets fermés…
Après 26 ans, 7 albums et des kilomètres de tournées…
Très loin d’être anonymes en nous présentant le nouveau cd «Envers et contre tous»…
Métalleuses et métalleux….
Anonymus!!!

Faites place aux décibels! Sortez les fans de Yoan! Préparez-vous à d’inlassables moshpits, le quatuour est là pour casser la baraque au grand plaisir des fans! Entre «Tu es mes démons» et «Que le diable m’emporte» nous avons droit à du grand metal bien d’ici! La foule est survoltée tout autant que les membres du groupe! Un tango musclé et circulaire ne cesse de s’agiter devant la scène, une pure symbiose reliant tous et chacun. Les gars n’ont jamais perdu la touche, laissant filer quelques blagues ici et là entre chaque toune, maîtrisant leurs instruments telle une joyeuse bande de lurons chirurgiens. L’effet est optimal et ne cesse d’augmenter, comparable à un orgasme sensoriel! On se croirait à un party de famille sans les ennuyeux continentals. Une symphonie brutale d’un bout à l’autre, enchaînant des pièces qui justifient largement la longévité du groupe; je vous souhaite un autre quart de siècle! Quoi que j’en aurais bien pris une bonne heure de plus! Quand c’est bon c’est bon! En terminant, Oscar, Daniel, Jeff et Carlos… j’ai six mots pour vous quatre…
À la vie, à la mort!!!


Que dire de plus de cette soirée si ce n’est que je fut un témoin privilégié d’une démonstration éloquente d’une bonne organisation, de quatre groupes qui se respectent en remerciant les autres et saluant sans cesse la foule, un bon choix de merch, un bon prix sur l’alcool, des cadeaux toute la soirée, une animation hors-pair et j’en passe!
Des shows comme ça on en veut plus! Merci à chacun des artistes qui se sont produits sur scène, vous êtes incroyables! On vous aime!
Merci de m’avoir lu!
À très bientôt j’espère!
Diaboliquement votre! Stay heavy!
666x
Mr.Crowley
P.S.
N’oubliez pas de visiter les pages d’artistes cités plus haut, ainsi que Jaune Prodz et continuez de suivre Ondes Chocs sans quoi je ne pourrais avoir cette chance. Hell yeah!!!