Trois décennies de brutalité

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Samedi 29 octobre 2016, Club Soda, Montréal
Jaune Prodz présente : Arseniq33, Overbass, Anonymus et B.A.R.F. (+ Mike Ward et DJ Vincent Peake)

En ce pluvieux dernier samedi d’octobre, week-end d’Halloween, Jaune Prodz s’était donné un défi colossal, celui de fêter les 30 ans de B.A.R.F. au Club Soda. Allaient-ils réussir? Si je vous dit «Sold-out», ça risque fort bien de répondre adéquatement à votre question. Donc, ma blonde et moi sommes allés rejoindre mon collègue et ami Joé (Lacerte) sur place afin de vivre une véritable page d’histoire, le temps d’affronter le trafic habituel montréalais, se trouver un parking (bonne chance!) et d’entrer dans l’antre de la folie. À l’extérieur, il était possible de visiter le «Musée du rock n’ roll québécois» dans le symbolique autobus rouge aménagé à cet effet. Malheureusement je n’ai pu le faire, ça sera donc pour une prochaine fois. D’entrée, la traditionnelle visite des tables de merchs, salutations aux boys de B.A.R.F. et Anonymus. Après quelques achats et approvisionnement de bières, nous sommes prêts à cette soirée fort prometteuse.

19h15

Mike Ward ouvre le bal avec un bon 15 minutes d’humour 18+ comme nous sommes tant habitués au fil des années. La salle est pleine et l’ambiance est festive. Je vous épargnerai des propos cités, nul besoin d’en dire plus mes petits coquins.

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19h30 à 20h00

Un quintet de «furottes» (Pour les plus vieux d’entre nous, je fais référence aux «Oraliens», émission jeunesse de 1969) mais en jaune débarque sur scène. Il s’agit des très colorés (monochrome) Arseniq33 et leur jazz-hardcore disjoncté. Armés de 2 sax, ils nous plongent dans leur univers unique et ne suffit que de 4 petites minutes pour voir apparaître le premier moshpit et non le dernier. Des textes explosifs dans la «langue de Molière» donnent une saveur comparable à la soupe Habitant…. il y a un peu de nous autres là-dedans! Vous voyez le genre? Malgré le fait qu’ils puissent chanter «Vous êtes pas heureux» je peux affirmer que nous sommes, au contraire, comblés de vivre une telle expérience avec eux. Amusant de voir l’audience crier haut et fort «F**k  la police» à la demande de Yannick33 (le chanteur) avec les majeurs bien pointés vers les cieux, nous étions soudainement en mode RATM version Qc. En résumé, excellente prestation! Avis à ceux et celles ne les connaissant pas ou peu, c’est tout un show à voir! Bravo et merci les boys!!!

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20h16 à 20h59

Le retour sur scène fort attendu de la légendaire formation Metal-Hardcore Overbass promettait une prestation fort et riche. Pour les personnes, rares probablement, ignorant qui ils sont, sachez que cette formation ne présente aucune guitare, mais plutôt deux basses, ce qui offre un son relativement très puissant. Bref, trêve de technicités littéraires, comme on dit «Back in time», les fans n’avaient pas oublié et célèbrent à grands coups de moshpits! Une petite toune sur le hockey fait vite oublier qu’il y avait une game (N’empêchant nullement la victoire du CH 2-1 face à Toronto, ceci dit) qui se déroulait en même temps. Tout un répertoire variant sur presque 25 ans! Un véritable «Voyage dans le temps gratis» comme le disait si bien la flamboyante Shantal (Arroyo, lead singer du band), avec l’énergie d’une éternelle jeune femme de 20 ans n’ayant jamais perdu le feu sacré. Entonnant avec efficacité un retentissant «Saint Sacrament» accueillit avec beaucoup d’enthousiasme par la foule qui s’abreuvait de chaque œuvre proposée avec délectation. Pour terminer, une photo souvenir avec la salle en background. Oh boy! Que de souvenirs! Fait à noter, ce fut Joe Evil (Grimskunk) qui remplaçait le Miguel aux claviers, celui-ci souffrant d’une blessure aux tympans, j’en profite d’ailleurs pour lui souhaiter un prompt rétablissement. Leur dernière fois? Qui sait…? J’ose espérer que non! Merci Overbass pour ce moment privilégié! Merci beaucoup!!!

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Petite pause sous l’excellent travail de Vincent Peake (chanteur et fondateur d’une autre formation légendaire qu’est Groovy Aardvark) comme DJ attitré de la soirée.

21h20 à 22h05

Les puissants Anonymus débarquent sur scène et débutent à fond comme un train de marchandise sans «brakes»! Ai-je vraiment besoin de vous brosser un tableau concernant qui ils sont vraiment? Ce sont des machines de guerre, carburant à la puissance pure! Comme dit si bien Oscar: «Dans la vie on fait s’qu’on aime, un point c’est tout!». Damn que ça résume bien des choses. Le Club Soda ne semble pas assez gros, il est plein à craquer, bourré d’affamés de bonne défonce! Un vrai gros party entre chums. Entendre «Je suis la bête» par de véritables bêtes de scène est un pur délice et une «petite toune d’amour à la manière Anonymus avec un véritable hymne qu’est «Décrisse» est carrément délectable! Que dire de… «La Bamba» avec Shantal (Overbass)? Damn wow! Un thrash monstre sur cette toune est un f’n must! Même Richie Valens peut en être fier! Quelle belle façon de fêter 25 ans de carrière pour eux!

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Petite pause d’environ 15 minutes, le temps de se refaire une provision, s’en griller une et se préparer mentalement au clou de la soirée. Un clou dis-je? Un méchant gros, enfoncé à grands coups de sledgehammer!!!

22h28 à minuit et qq

Mike Ward entre en scène, prononce l’acronyme magique et convoité…. BARF! J’ai la sensation que le toit lève! L’ambiance est carrément survoltée! Mosh, mosh, mosh et encore mosh «drette» en partant! Une toune n’attend pas l’autre (comme d’habitude avec eux) et Marc (arborant fièrement un superbe chandail de Bathory) ne semble n’avoir jamais vieilli tant il est en forme, on dirait presque que la recette du Red Bull est faite à partir de son sang tant il dégage de l’énergie! Ne suffit que 3 tounes et hop! En chest! Pourquoi changer de bonnes vieilles habitudes? Hahaha! Tout un répertoire en autant d’années! Ça roule à fond et arrive le moment où il annonce qu’à partir de là…. le contenu sera de leur tout premier album, soit «Tumultes», oh hell yeah! Le moshpit est carrément wild, voire tribal! Hallucinant! Tellement d’intenses souvenirs! Ça ne me rajeunit pas! Oh, je me souviens de ce jour où j’écoutais pour la toute première fois l’album «Lâchés lousse» où figuraient «Vivelingue/wo wo tabarnak». Damn!!! Revenons à ladite playlist. Pensez à: «Le p’tit poisson», «La bastringue» (cover de La Bolduc), «Moutonoir» (cover de Plume Latraverse), «Microbes», «Osti d’sales», «M’as-t-brûler!» et ajoutez-en encore et encore! «Tumultes» je vous dis!!!

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Croyez-vous qu’après cela, ils étaient pour terminer ainsi et que tous allaient rentrer chez eux bien calmement? Oh que non! Le party d’anniversaire de BARF venait à peine de commencer! Quand les boys (et Shantal) de tous les bands présents + Vincent se joignent à eux pour célébrer avec des œuvres les ayant inspirés, vous pouvez aisément deviner à quel point c’était dément. Du S.O.D., Capitalist Alienation, Minor Threat, D.R.I. et….. «Postmortem/Raining Blood» de Slayer pour les 900 personnes s’y trouvant étaient de l’extase pure et dure! Et le vivre tout près d’eux était un réel cadeau de la Vie. Damn wow! Merci merci merci pour ces magnifiques moments! Photos et bières, sourires et poignées de mains, les souvenirs devinrent d’autant plus symboliques qu’immortels.

C’est fait et maintenant officiel, BARF est au panthéon du rock n’ roll québécois, 30 ans de carrière, plaque et gâteau pour souligner ce moment historique! Félicitations! Vous le méritez amplement!!!

En terminant, une chose sûre, Montréal est définitivement LA capitale nationale du Metal. Les autres provinces ont de quoi envier et baver de jalousie ce qui se fait, se réalise et se passe ici. Il y a un an, je débutais mon aventure Ondes Chocs avec BARF (et Bookakee) à Sorel et ce soir je l’ai vécu en Puissance 100! Bravo 666x à Jaune Prodz qui relève ce pari de titans avec brio! Deux «sold-outs» en moins de 6 mois c’est comme on dit une «bonne moyenne au bâton»! Bravo Benoit et Jacynthe pour votre très beau travail. Vous avez amplement de quoi être très fiers! Merci au staff du Club Soda, à mes collègues présents (Karolane, Lex et Joé), aux amis et fans! Merci aux artistes de la soirée, vous nous avez offert des prestations uniques avec une telle passion que vous avez partagée avec générosité! Vous êtes grandioses! Enfin, merci à vous tous chers lecteurs et métalleux de me lire et suivre chacune de nos chroniques sur Ondes Chocs, sans vous nous n’aurions pas notre mission de vous informer. Si vous voulez voir plus de photos de la soirée, voici le lien pour aller voir toutes les photos de Karolane.

Diaboliquement votre,

Stay heavy
Mr.Crowley

Oh, Mélodieuse Mécanique!!

Vendredi le 7 octobre 2016, Petit Campus, Montréal
Jaune Prodz présente: KarkaosDecadawn – Fractal Cypher & Jardin Mécanique

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Après plusieurs mois d’attente, j’avais la chance d’aller à cette soirée en compagnie de ma complice de toujours et collègue d’Ondes Chocs, nulle autre que la portion féminine du «Evil Team», ma frangine Marie-Noëlle Anctil en charge des photos! Que de joies! Enfin!!! De plus, pour rendre la soirée encore plus cool, un illustre collègue allait y être également, nul autre que Joé Lacerte! Ne manquait plus que notre mentor, Lex Ivian, et une véritable délégation aurait été sur place! Hell yeah!!!

Ceci dit, comme à son habitude, Benoit Trottier et sa «Troupe Jaune» nous proposait une carte d’enfer. Au menu, 4 groupes différents de par leur genre, mais tout aussi attrayants, pour les néophytes tout comme les fins connaisseurs. Après les usuelles salutations, un tour rapide aux tables de «merchs» et une bonne «50» froide, nous étions fin prêts à dévorer ce menu avec enthousiasme.

Pour ouvrir les festivités, rien de moins qu’une formation qui n’est pas piquée des vers. Tant par son verbe que son originalité scénique et musicale, Jardin Mécanique nous propose leur univers totalement disjoncté. Une image me vient très rapidement en tête… opéra dans le monde de Willy Wonka version steampunk. Ayoye! C’est unique, frais, vivant et vibrant. Un proverbe dit: Une image vaut mille mots! Ce groupe équivaut à un album-photo à lui seul! Leur musique est tout autant colorée dans ce délire parfois comparable à un vaudeville apocalyptique nous plongeant systématiquement dans des dialogues délurés au grand plaisir de la foule qui ne cesse de croître. En résumé, c’est un riche jardin de saveurs inusitées avec une mécanique fort bien huilée. C’est beau, c’est bon, c’est incomparable et c’est à voir! Toute une expérience! Une petite visite sur leur site officiel n’est pas à négliger.

 

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Après avoir vécu ce voyage où il ne manquait que Johnny Depp, nous étions prêts à poursuivre dans cette soirée qui avait fort bien débutée.

Avec une salle déjà bien allumée, la « table est mise pour les suivants, et croyez-moi, ils ne sont pas là pour passer sous silence. La formation montréalaise, Fractal Cypher s’impose dès le départ avec un son très technique, progressif, intelligent et recherché dictant chaque note proposée! Ça ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd! Le charme est immédiat! On voit bien qu’ils n’ont pas appris à jouer en lisant «Métal pour les nuls» entre deux œuvres du précédent groupe. Sous cette musique du genre européen et Power Metal, Simon (lead vocal) livre son talent sous des teintes me rappelant parfois un mix entre Geoff Tate (Queensryche) et Jon Oliva (Savatage), du moins, jusqu’à ce qu’il pousse un torque un tantinet plus brutal à quelques occasions, offrant un registre d’autant plus intéressant. Pour l’instant d’une trentaine de minutes, ils ont la scène et en prennent entièrement le contrôle! J’en aurais pris quelques minutes de plus sans le moindre problème. Belle découverte dans mon cas. Bravo les boys!!! Au fait, ils viennent tout juste de lancer leur nouveau vidéoclip sur Youtube… «Imminent extinction» tiré de leur premier album «The Human Paradox» paru le mois dernier. Gâtez-vous et allez écouter ça!

 

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Le temps d’une bonne froide avant d’affronter la troisième partie avec joie, surtout que la première fois (il y a moins d’un an), j’en avais été conquis, alors je savais à quoi m’attendre une fois de plus. Mesdames et messieurs, voici donc Decadawn! Rien dans la dentelle, du bon Melodic Death tout en puissance sans perdre le sourire un seul instant! Fidèles à eux-mêmes (et à leurs fans), ils se donnent corps et âmes sur scène devant une foule qui ne se lasse pas! Vous n’y étiez pas? Damn! Ne faites pas les timides et surveillez leurs prochaines dates!!! En attendant, vous êtes chanceux…. ils ont eux aussi leur site officiel!

 

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Et nous voici donc en finale de soirée, 23h15, et sans se faire attendre, les six membres de Karkaos débutent comme un coup de poing stiff en pleine face! Être une femme sur la scène métal n’est pas un désavantage, bien au contraire! Et ce groupe le prouve très bien car il n’en a pas seulement une, mais deux à bord, drum et vocal! De quoi faire brailler d’éventuels misogynes de ce monde! Hahaha! Justine n’a rien d’une blonde caricaturale, demandez à ses peaux de drum et ses cymbales si elle est douce! Aussi guerrière que Ronda Rousey (UFC) avec ses baguettes, ça y va aux toasts!!! Et que dire de Viky? Le parfait exemple du «soit belle et tais-toi»? No way! Sous sa tignasse noire aux pointes vertes se cache une tigresse qu’il faut considérer avec beaucoup de sérieux! Transposant avec brio la musique, absolument excellente de ses talentueux complices, elle s’impose avec une élégance certaine dans une puissance tangible. La foule embarque solide et répond telle une meute! Si c’est un opéra des temps modernes, alors Madame Butterfly est passée en vitesse supérieure!!!Un show digne d’une finale, il n’y a aucun doute. Et un nouvel album en route!!! Damn! Ça promet!!!

 

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Oufffff! Quelle soirée!

Le prochain événement de Jaune Prodz se tiendra le 29 octobre prochain au Club Soda à l’occasion du trentième anniversaire des légendaires B.A.R.F.! Il reste encore des billets, mais faites vite avant qu’il ne soit trop tard!!! Merci aux organisateurs, au staff du Petit Campus, aux groupes présents, à la foule bruyante qui n’a pas chômé de la soirée, à Lex (Ondes Chocs) de me permettre d’assister à de tels évènements comme celui-ci, merci à Marie & Joé pour ces bons moments, et enfin, merci à vous chers lecteurs de porter intérêt à mes chroniques ainsi qu’au travail de mes collègues qui travaillent comme des acharnés pour vous informer. Par le fait-même, n’hésitez pas à aller visiter la section photo de ce show fait par ma complice Marie-Noëlle, question de mettre plus d’images sur mes mots.

Je vous dis Hell yeah et à la prochaine!!!

Stay heavy!

Diaboliquement votre,

Mr. Crowley

 

Quand la louve bouffe du corbeau!

Jeudi 6 Octobre 2016, Petit Campus, Montréal, lancement d’album de Wild Call

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En ce jeudi soir, relativement fort confortable en ces temps de l’année, Jaune Prodz nous invitait au grand lancement d’album de Wild Call tout à fait gratuit pour les gens désireux d’y assister. Ceux et celles ne connaissant pas ladite formation auraient pu croire à un geste audacieux de la part du promoteur de ne pas avoir attendu un soir de week-end. Mais, croyez-moi, le coup était fort bien calculé. Les ayant vus quelques mois auparavant, je savais que ça s’annonçait très bien. Raison de plus pour qu’Ondes Chocs en soit témoin une fois de plus.

Une salle comble, une belle table de merchs, des membres de d’autres formations venus y assister et les principaux concernés qui étaient tout feu tout flamme. L’ambiance y était à fond, on pouvait sentir aisément la fébrilité et l’excitation. Avec raison! Un lancement a toujours cette saveur unique et lorsque tu as une belle foule, des amis, un bel endroit et un bon produit, alors tout va pour le mieux!

Ne vous attendez pas à une prestation de Metal, mais plutôt à un méchant bon hard rock sincère, efficace et fort dynamique. Deux bons sets de 5 tounes séparés d’une courte pause bien méritée pour se rafraîchir le gosier, une foule en feu, un beau cd et un chandail fort trippant, quoi demander de mieux?

Comment les définir équitablement? Hmmmm….. des musiciens d’enfer, dont vous connaissez déjà leurs implications dans leurs projets respectifs, et bien sûr une chanteuse qui possède tout pour réussir! Arianne n’est pas seulement une fort séduisante jeune femme, elle a le profil de l’emploi! Une voix sensuellement chaude qui ne cesse de me faire penser à Alannah Myles (d’ailleurs les deux formations se ressemblent) et une énergie indéniable du calibre à Marjo! À ça vous pouvez ajouter une bonne dose de charisme et une aisance sur scène comme si elle avait 20 ans de métier dans le domaine! Les boys s’amusent et une symbiose parfaite est tangible tout au long de leur prestation. J’y vois du talent et de la complicité qui donnent cette touche magique. Dur d’y résister, le charme y est omniprésent et les résultats parlent d’eux-mêmes! Si Offenbach et Corbeau désiraient de la relève alors elle y est en Wild Call! C’est du bonbon pour les oreilles et de fort agréables moments! Quel beau jeudi soir!

En résumé?

Lancement réussi sur toute la ligne! Bravo à la formation ainsi qu’au promoteur! Un coup de maître!

Merci au staff du Petit Campus, à Jaune Prodz, aux membres de Wild Call de m’avoir invité, aux gens présents et à mes boss d’Ondes Chocs de m’avoir permis d’y assister. Merci à vous de m’avoir lu. N’hésitez pas à aller consulter les critiques, chroniques et photos de mes collègues.

Je vous dis à très bientôt! Stay heavy!

Diaboliquement votre,

Mr. Crowley

 

Rentrée, party et cri de guerre! 

Vendredi 9 septembre 2016Petit Campus, Montréal
The Naked High- Eternal Judgment – Thrash n’ roll patrol – WarCall

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Par ce beau premier vendredi du mois, mon chum polonais et moi-même, en profitions pour nous la couler douce avec de riches discussions autour de quelques bonnes bières. Rien de mieux pour nous mettre un tantinet dans l’beat. La température était chaude et fort plaisante, tout comme ce qui s’annoncait en soirée.

Une fois de plus, mon cher collègue Lex me donna la chance de couvrir un autre événement organisé par Jaune Prodz. La carte était folle et je ne m’attendais à rien de moins qu’une autre belle réussite.

19h30 Salutations usuelles au staff de la place, organisateurs (Ben et Jacynthe), Ariane et boys des différents bands présents, petit tour à la table des merchs et provision de houblon pour bien m’ancrer à mon poste.

20h11
Nous sommes prêts pour débuter le tout avec nul autre que le talentueux quatuor The Naked High! Personnellement j’en étais à ma deuxième fois mais, pour ceux et celles les connaissant moins (ou n’ayant pu lire ma chronique précédente à leur sujet) ou pas du tout, je pourrais aisément les classifier comme étant une formation du genre Stoner Rock/Metal. Faites un hybride entre du bon vieux Black Sabbath et le premier album de Danzig dans un son plus actuel, avec une attitude sans faille joué par des gars plaisants et aussi confortables sur scène que dans leur salon, sans oublier la voix merveilleuse du chanteur. Ça vous donne une meilleure idée maintenant? Les gens présents, déjà nombreux, apprécient grandement ce bon 30 minutes sans la moindre fausse note. Fait amusant, «The juice» se veut être la meilleure dope que le chanteur puisse connaître. Dois-je préciser sa nature? Non, il ne s’agit pas de Red Bull! Hahaha! Charlie Boy s’amuse comme un fou derrière sa batterie, comme d’habitude en fait! Donnez-lui des baguettes et une bière et le voilà dans son monde! En résumé, malgré leur nom, ils sont très loin d’être des «tout nu» et je peux presque considérer que les avoir en première partie est du gros luxe! J’ai hâte à la sortie éventuelle de leur cd!

20h55 marque l’entrée sur scène du quatuor Eternal Judgment pour assurer la deuxième partie. Cette formation Thrash Metal ne me laisse certes pas indifférent par leur son agressif typique du genre. Un intéressant crossover entre du vieux Nuclear Assault, Death Angel (du temps de «Voracious souls») et le premier de Megadeth. Ils sont efficaces, solides et très interactifs avec la foule, laissant celle-ci apprécier en leur offrant de bons moshpits. Cet énergique band y va à grands coups de riffs puissants, de mélodies exécutées avec brio, démontrant leur talent indéniable tout au long de leur intense prestation. Un bon 40 minutes fort agréable dont j’en aurais aisément pris un 15 minutes de plus! Belle découverte pour moi, même si j’enviais la longueur des cheveux du guitariste tout au long du show! Hahaha! Good job guys ! Au grand plaisir de vous revoir sur scène dans un futur proche!

21h53 Nous sommes à mi-chemin dans cette soirée riche en décibels et talent brut. Deux groupes aux genres fort différents avaient pavé le chemin pour la suite qui s’annonçait déjà prometteuse. Comment pouvais-je en être aussi convaincu? À première vue, et pour les gens ne le sachant pas, la prochaine formation, Thrash n’ Roll Patrol n’est pas un band de  covers comme les autres. Ah non!!Sachez que ses 5 membres ne sont nul autres que les boys de… Reanimator! Talentueux et drôles, ces joyeux lurons ne manquent pas d’inspiration, de moyens et d’imagination pour mettre le party dans la place. De Grim Skunk à «Great balls of fire», «Alice in Hell» du groupe canadien Annhilator à «Indians» de Anthrax! La foule est en feu! C’est f’n malade! Le temps de pousser un «Mosh master» pour entretenir l’énergie débordante jusqu’à finir avec un sublime «Ace of Spades» pour terminer leur set. Oh Hell yeah!!! 45 minutes de pur bonheur! Merci les gars ! Comme disait si bien le regretté demi-dieu Lemmy:  «Playing for the high one, dancing with the devil…»

23h00 pile! Oh Boy que la table est mise pour la finale. Et si vous croyez qu’on s’en va vers du plus relax, damn que vous n’imaginez pas ce que WarCall sait faire! Un véritable trio de guerriers qui ne font pas dans la dentelle! Du metal pur et dur, stiff as fuck! J’avais beaucoup apprécié les découvrir quelques mois auparavant lors d’une précédente soirée Jaune Prodz et croyez-moi je n’allais pas être déçu! Pourquoi être en finale? Parce que ces gars-là se défoncent solide sur le stage, parfois on a la sensation qu’ils sont cinq! Peu de mots suffisent, leurs tounes parlent d’elles-même! Était-ce un lancement de leur part? Nope! Simplement une levée de bouclier, un cri de guerre et vous avez droit à une prestation de la mort! Quelques salutations de circonstances ici et là entre deux Mosh qui reprend son envol sans hésitation aucune.. Dur de les classifier avec leur bagage assez varié aux niveaux influences dans plusieurs genres de métal. L’important n’est pas l’étiquette mais le résultat et WarCall le livre tout au long! Oh Hell damn yeah guys!

En résumé de cette magnifique soirée, nous avons eu droit à de la diversité, de la puissance et du talent. Vous avez manqué ça? Alors soyez au prochain rendez-vous au même endroit les 6 et 7 octobre prochain. Visitez la page facebook de Jaune Prodz pour de plus amples détails. Merci aux organisateurs, aux artistes présents, à Ondes Chocs (Lex) de m’avoir permis d’y être une fois de plus, aux fans présents et le staff du Petit Campus. Merci à vous, chers lecteurs, de me lire à chaque chronique, c’est grandement apprécié et valorisant. N’hésitez pas à consulter les pages des groupes cités plus haut, à acheter leurs albums et différentes merchs, votre soutien est important pour la santé de notre Metal au Québec. Allez également consulter le travail passionné de mes collègues pour vous faire part de ce qui se passe dans le domaine. Découvrez, «Likez» et partagez sans modération.

Moi je vous dis À la prochaine! Soyez dangereux!

Diaboliquement vôtre,

Mr. Crowley

 

La loi des 3 H….Horror hotel, Hollow & Hell

Soirée Metal of the Dead avec HolloW – Sanguine Glacialis – Confined to Oblivion
L’Hôtel 54, St-Jean-sur-Richelieu
Vendredi 2 septembre 2016

2 septembre 2016 - Saint-Jean-sur-Richelieu - Hollow

En ce premier vendredi de septembre, je réussis à convaincre ma blonde (vraiment pas habituée à ce genre de show) de m’accompagner à la soirée «Metal of the Dead» qui se tenait à l’Hôtel 54 de Saint-Jean-sur-Richelieu. HolloW dans un tel décor était suffisant à me faire déplacer. Du même coup, j’allais revoir un vieux chum en Jordan St-Louis (illustre et coloré propriétaire des lieux) et  l’Escouade Jaune en Ben, Jacynthe et Ariane. En effet, l’Hôtel 54 en collaboration avec Jaune Prodz, présentait cette soirée haute en couleurs. Grâce à eux et à la bénédiction de mon mentor Lex, Ondes Chocs était sur place pour vous livrer ce compte-rendu.

Toujours est-il que, après un détail technique de changement d’adresse de l’établissement, un fuckaillage d’adresse dans le GPS et du trafic de fou sur la 10 (pour faire changement), nous avons enfin atteint la destination. Wow! Aucune déception, un déménagement et réaménagement fort profitables! Tout y est pour engendrer une telle ambiance! Même le corbillard dans le drive-way! Après un bon brin de jasette avec les gens cités plus haut, un tour rapide à la table des merchs et une bonne «Noire sœur» entre les mains, j’étais fin prêt à dévorer ces trois bands au menu.

21h21 précisément, les hostilités débutent en force avec Confined to Oblivion de Montréal. Wow! D’entrée, ils ne manquent pas d’énergie ces gars-là! Soit que c’est à cause d’une dose massive de Red Bull ou encore c’est l’excitation de se produire sur scène qui les animent. J’opte aisément pour la deuxième option. Le chanteur dégage une belle confiance en ses moyens (très justifiée d’ailleurs) et communique avec la foule présente avec une aisance fort plaisante. Sa voix (et gestes) me rappelle Phil Anselmo dans ses belles années, tout en switchant entre Billy Talent et Cannibal Corpse dans son «range» vocal. Assez intéressant, dois-je avouer. Les autres membres s’amusent comme dans un vrai party en nous livrant un son Groove Core pas piqué des vers. Comme kick-off de la soirée, ça augure très bien! Un bon six tounes au total soit un 20 minutes intenses, se permettant même de faire chanter la foule lors de leur pièce «9 to 5». Bon band du genre à découvrir. Ils seront d’ailleurs au Piranha Bar le 14 octobre prochain. Avis aux intéressés. De plus, ils ont une très bonne attitude sur et en dehors du stage. Comme on dit, c’est bon pour les affaires.

21h57 arrivent la troupe de Sanguine Glacialis qui effectue un retour après quelques mois d’absence nécessaire au remplacement de tous les musiciens entourant Maude. Je ne les avais jamais vu dans leur ancienne mouture mais les boys sont vêtus de chemises blanches ensanglantées alors que Maude (la chanteuse) porte un tailleur sombre, parfait pour l’occasion et respectant leur imagerie scénique d’après ce que m’a dit Lex. Armée de son clavier aux multiples pads, elle nous offre un répertoire variée de sa voix complexe et intéressante. Musicalement parlant, il faut se faire l’oreille à une forme hybride de plusieurs influences dans le Melodic Death proposé. Tantôt ambiance de foire par ses gammes effleurant un mood gitan jusqu’à verser vers une brutalité surprenante pour cette femme aux allures délicates qui valse également dans un répertoire éthéré et macabre presque fantomatique. J’ai la sensation de revivre un mixte entre Trop Féross et Theatre of Tragedy par moments. Seul bémol, j’ai eu la sensation que le son parfois trop riche dépassait un tantinet le travail du soundman, ce qui a eut pour effet qu’à certains moments ça sonnait un peu brouillon/cacophonique et nous privait de toute la saveur proposée par leurs œuvres, dû au son de guitare estompé ainsi que certaines portions vocales de la chanteuse. Ce qui n’a aucunement refroidit leur ardeur sur scène. Ils ont invité Mott (lead vocal de HolloW) à les accompagner pour la dernière pièce, «Monsters» et ont aussi annoncé à la toute fin qu’ils entraient en studio aux alentours de mars 2017. Si je peux me permettre une suggestion, prévoir un cover de «La complainte du phoque en Alaska» de Beau Dommage pourrait être fort intéressant selon moi. Lâchez pas, vous avez un bon filon entre les mains.

22h49, la table est mise pour la finale qui n’est rien de moins que les forts colorés HolloW! Ce quatuor montréalais s’impose sans hésitation avec des gears set, Make-up et bodypanting superbes se mariant à merveille avec leur style musical, un efficace Symphonic Black Metal dark, profond, vibrant et intense avec une précision d’exécution quasi chirurgicale. En bon québécois c’est fuckin tight! Les ayant vus plus tôt dans l’année, j’avais déjà été séduit, mais là ça me confirmait officiellement mes impressions de la précédente fois! Sans copier le style européen, les gars ont su l’adapter parfaitement à leur vision, ce qui rend le tout encore plus intéressant. Leur énergie est démentielle et est tangible dans cet endroit parfait pour eux. La foule présente en est charmée, dégustant chaque toune avec un appétit vorace. De voir Eddy (bassman) exécuter ses  windmill à la vitesse d’un hélico tout en jouant frénétiquement de son instrument me donnait des sueurs froides, moi et mon cou scrap n’aurions jamais pu en faire autant. David (guitariste) au corps devenu une pièce d’art, avait un focus d’enfer lui donnant l’aisance de jouer avec brio. Retournant la faveur envers sa collègue, Mott invita Maude à venir les rejoindre pour la dernière pièce de la soirée. Du bonbon infernal à mes oreilles. Damn Wow!!! Ne manquant pas de saluer la foule, les organisateurs et autres groupes invités d’un ton humoristique et respectueux. Tout à leur honneur! Opération Séduction 2.0 réussie! Pour citer Mott, lors de notre discussion en fin de soirée, HolloW c’est du «Kibuchebien»! En effet! 😛

En conclusion, j’ai adoré cette initiative dont Jordan (l’Hôtel 54) a su faire preuve en s’associant pour l’événement à Jaune Prodz afin de nous offrir un tel show dans cet endroit magnifique! Chapeau les gars et merci pour l’invitation!!! Merci au staff, aux groupes nous ayant offert un tel spectacle ainsi qu’aux fans présents. J’ai passé une fort agréable soirée et compte bien y retourner dans un avenir proche.

Merci à vous tous de m’avoir lu, merci à Lex et Ondes Chocs de m’avoir fait confiance une fois de plus en me confiant ce mandat d’y assister. On se revoit bientôt ! N’hésitez pas à aller lire les autres chroniques, critiques d’albums et photos prises par mes collègues ainsi que notre page Facebook. Profitez-en pour consulter les artistes cités plus haut.. C’est tous ensemble qu’il nous est possible de continuer à parler de Metal au Québec!

Stay heavy!
Diaboliquement votre,

Mr. Crowley

Ne manquez pas le retour des soirées Metal Jaune Prodz au Petit Campus de Montréal ce vendredi 9 septembre 2016. Visitez leur page Facebook pour plus de détails.

Lex Ivian (correction et édition)