by Miguel Belanger | Mar 25, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Youth Forgotten
« Ghost of a Fallen Empire«
Independant/Self-Release
2014
Fans de Walls of Jericho, This is Hell, Sworn Enemy, hardcore injecté de thrash, groupe à tonalité métallique, « Ghost of a Fallen Empire » livré par Youth Forgotten en janvier dernier mérite votre écoute et ce, rapidement!
Youth Forgotten voit le jour à l’hiver 2012 dans l’état de l’Ohio et quand je pense Ohio, je pense Cleveland, et quand je pense Cleveland, je pense tout de suite aux vétérans du hardcore: Ringworm et Integrity. Coïncidence, Matt Brewer (ex-Integrity) prend part à cette formation à la position de guitariste. D’autres noms comme Jim LaMarca (Chimaira) et J.C. Koszewski (Dead Even) apparaissent aussi dans ce projet.
Après avoir pris connaissance du line up, est-ce que Youth Forgotten livre avec brio à travers « Ghost of a Fallen Empire » les fameuses tonalités de l’état de l’Ohio? Après l’écoute de quelques chansons, pas besoin des 40 minutes de matériel pour comprendre que oui.
L’ouverture avec « Anthem » me rappelle étrangement dès les premières secondes « All Hail To Dead » (2004) de Walls of Jericho, probablement à cause du high-level d’adrénaline que cette track contient. On sent une énergie vive, franche et surtout inattendue. « Revolution For Nothing« qui seconde nous démontre d’autres facettes de leur style: un vocal versatile, ainsi qu’une bonne cohésion au niveau instrumental. Youth Forgotten ont deux guitaristes de fort calibre qui livrent de solides rythmiques sur tous les plans: fast-part/mid-tempo/low-tempo et maitrise également l’art du solo ravageur thrash metal qui sort de nulle part. Ils te décochent un estif de solo dans « The Moral Soul » à 4:32min qui m’a fait lever de ma chaise, en plus d’être une excellente track. Les compositions « Proposed Existence » et « Nobody Cares » dévoilent d’authentique pièce de béton qualité 1A de metalcore, rassemblant tous les éléments nécessaires pour se faire plusieurs fans. La partie lyrics vise en bonne partie une mise au point de la scène actuelle, une critique des injustices du monde dans lequel nous vivons. J.C. Koszewski a son style et colore bien l’album, les teintes vocales utilisées surprennent à l’occasion. C’est beau la polyvalence!
Enregistré, mixé et aussi masterisé par Rob Arnold de Chimaira, ce dernier vient livrer un album qui en surprendra plus d’un et son nom méritera de se promener. On a ici une réalisation bonne en son et également au niveau des ambiances. »Ghost of a Fallen Empire« ne souffre pas d’une « dénaturalisation » des vrais éléments du punk, thrash, hardcore contrairement à ce qui est commun d’entendre dans les réalisations des groupes pseudo-hardcore/metalcore d’aujourd’hui qui oublie souvent de garder ce type de musique instinctif et humainement réalisable sur le plan live.
J’espère grandement voir Youth Forgotten de passage dans la province. D’ici là, nous pouvons nous gâter via Bandcamp qui offre l’album en format digital au coût de dix dollars, ainsi qu’en streaming.
Note globale de l’album : un 8 sur 10, écrit sur un panneau de 8 pieds par 8 pieds en feu!
Miguel Bélanger
by Miguel Belanger | Fév 16, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Upon Your Grave
« Eponym«
2013
Crooked
Poisoning
Vicious
Tune
Cleansing machine
Not enough
Allowed
My obsession
Life simulator
Death’s only a beginning
Bonus track: Haunting of the beast
Les débuts de Upon Your Grave prennent forme en 2009 dans les arrondissements de Québec et Lévis, comportant plusieurs line-up, en cours de route, jusqu’à celui d’aujourd’hui constitué de Jordan Jolicoeur (voix), Alex Grave (guitare), Sim Diamond (lead guitar), Marc Thériault (basse) qui ne semble pas avoir fait partie de la production de Eponym, et Manuel Allaire‑Durand (drums). Le premier matériel de la formation apparait en 2011 avec un single appelé Haunting Of The Beast suivi d’une autre réalisation sortie en Juin 2012, un démo contenant 6 chansons, Artistic Freedom. Avec le temps et les réalisations précédentes, on comprend que Upon Your Grave nage dans les profonds bassins du death metal à la tendance mélodique, accompagné d’un soupçon de thrash. Une formation pour laquelle l’emploi du terme « metalcore » colle plus ou moins. On s’éloigne pertinemment du son appartenant aux bands metalcore de la période fin 90/début 2000 (exemple: Earth Crisis, All Out War, Unearth, Zao, Bleeding Through et j’en passe.)
L’expérience du groupe, acquise au fil du temps, est mise de l’avant dans Eponym, sorti en décembre 2013. Avec une forte collaboration et réalisation complète par Antoine Baril (Hemisphere Studio), Eponym donne accès à un énorme buffet de epic guitar, solo bien garni, accompagné de rythme franc, de quoi conquérir les fans de: Children of Bodom, In Flames et Trivium.
L’album démarre dans une ambiance de carrousel épeurant, suivi de Poisoning qui ouvre le bal et donne le ton à l’album. On se rive le nez à une entrée luxueuse pour démarrer Cleansing Machine. On continue dans le buffet pour retrouver aussi un doux et soyeux cleanpart dans My Obsession; agréable moment pour les oreilles. L’alternance des voix surgit tout au long de l’album, ce qui assaisonne l’ensemble. La digestion de tout ce buffet se complique cependant dans la partie des lyrics et des voix: on perd aisément et à répétition les lyrics pendant les high vocal screams de Jordan. Curieusement le pitch ou la couleur choisie des voix sur la réalisation ne correspondent pas à ce que j’ai entendu au lancement, à l’exception du vocal plus rauque. Est-ce une recherche de style particulier? Peut-être!
Alors, pour les curieux, Eponym est disponible via Bandcamp aux coût de seulement 8$. Il est également possible de rejoindre le band via facebook. La chanson Poisoining est disponible également sur Youtube et offerte sur le lecteur Bandcamp ci-dessous.
Note globale : 7 / 10
Miguel
by Miguel Belanger | Jan 20, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Hopeless Youth
« Hopeless Youth »
2012
En premier lieu, ma découverte de la formation Hopeless Youth se fait lors de d’une prestation au Bar La Source de Québec, l’an dernier. Un show qui ne m’avait pas laissé indifférent, assez pour ensuite chercher leur matériel sur le net. Cette production lourde en son et en ambiance me charme dès les premières écoutes, la cadence de drum animal de Yann Therrien, les fast-parts sales et les changement de riffs me rappellent immédiatement le show frais logé dans ma mémoire. La production représente et dégage ce que le groupe m’a livré en pleine figure. Le tout a été conçu en 2012 par Frank Shooflar au Bird Wazo Studios.
Hopeless Youth est une formation montréalaise de Thrashrock/Hardcore qui nous pousse un magnifique 10 minutes de musique froide ne manquant pas d’intensité. Un album hélas court, mais assez efficace pour donner la piqûre et en redemander davantage. Sans décortiquer les quatre tracks que le EP contient, Great White North et Eat My Flesh demeurent les pièces maîtresses.
L’ensemble du son bien audible donne accès à des tonalités qui grincent, bien froides, sales et un tone de basse définitivement pas très poli, bref une belle équation douce à mon oreille. Le choix des lyrics et le débit du chanteur fusionnent avec le reste de la musique et on ne sent rien de forcé, ce qui habituellement me fait décrocher de ce style. Les dernières secondes d’une finale mélancolique nous emportent de façon agréable, avec une profonde respiration, en hochant la tête et dirigé par la vibe de Hopeless Youth et on se dit: « Bordel quand est-ce qu’ils sortent le prochain???? »
Hey bien bonne nouvelle, car le groupe travaille présentement sur un nouvel album qui paraîtra sur Candlelight Records!
7.5/10
Miguel Bélanger
Un vidéo clip est présentement disponible via YouTube pour la promotion de ce EP: