Ça c’est du Power Play…

Un autre vendredi, un autre show… Après un traditionel arrêt aux Foufs avec Lex, l’autre membre de la  »Ligue du Vieux Pouèlle » et David, la jeune recrue d’Ondes Chocs afin de de jaser devant quelques bières et de préparer le plan de match (checkez ben ce qui s’en vient…), je me dirige vers la COOP KATACOMBES, lieu où s’affronteront 4 équipes locales dans un match amical tout en musique.  Et lors de cette soirée, non pas 1 mais 3 rondelles seront lancées, au plus grand plaisir des fans et fervents supporters.

E.P

La mise au jeu est donnée par Ogmios, jeune formation issue du repêchage de 2011.  Les 4 musiciens font feux de tout bois (des sapins de la toundra laurentienne aux chênes de la forêt de Broceliandre), patinant avec une certaine aisance sur cette musique Folk-Métal où Black, Death, Trad et même Ska se jettent dans la mêlée.  On remarquera cependant l’absence d’un joueur en la personne de la violoniste, mise K.O. par un virus.  La troupe de bardes modernes réussis tout de même à reproduire ce qu’elle nous présente sur leur démo lancé le soir même.  Les orchestrations complexes de l’album sont adaptées pour l’occasion, laissant toute la place aux mélodies.  Une guitare aux accords maitrisés, une basse 5 cordes jouée de main de maître, un drum puissant qui rythme l’ensemble et une panoplie d’instruments traditionnel qui passent entre des doigts agiles du chanteur de la troupe, tout y est pour bien démarrer cette soirée, à laquelle  »Thrasheux » et  »Gigueux » s’amusent comme des fous à faire vibrer le plancher de la salle de la rue St-Laurent.  Seul quelques hors-jeux qui pourront être facilement corrigés si autant d’énergie est mise lors de la transitions entre les pièces, où l’on sent l’improvisation et dans les passages chantés, qui demanderaient un peu plus de convictions.  Néanmoins, Ogmios est sur la bonne voie pour se tailler une place de choix dans le paysage musical québécois avec sa façon très personnelle et originale de mélanger les styles, mais en ne perdant pas de vue son but: faire danser et headbanger le peuple à grand coup Folk-Métal à la fois sombre et joyeux.

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La deuxième période de cette joute s’entame avec une musique qui nous emporte dans un tout autre univers.  Elderoth propose un style plus près du Progressif et du Power Métal.  Les pee-wee de la scène québécoise en sont à leur première apparition mais on sent qu’ils ont travaillés fort dans leurs club-écoles, et ce depuis 2007.  À noter la présence au sein de la formation d’un ancien membre de Demise of the Crown et du guitariste de Chainsaw Armageddon.  Une attaque à 4 où les passes sont habilement échangés, les virtuoses lançant des riffs accérés à la vitesse de l’éclair.  Les solos multiples vont droit au but, soutenus par la précision d’horloger du batteur.  Une musique foncièrement métal et technique qui se marie à merveilles avec la voix aérienne du chanteur.  Celle-ci manque toutefois un peu d’assurance, imputable peut-être au manque d’expérience sur scène de l’interprète.  Et aux problèmes de son… Un peu plus de volume et de relief aurait été grandement appréciés, surtout au moment où la choriste invitée se joignit au groupe, ne réussissant à se faire entendre par la foule qu’aux dernières notes lancées.  Dommage…  Un band toutefois à surveiller et qui risquent de ressortir dans les pools des amateurs de riffs en spirales et d’ambiances complexes, tel que Warmen, Stratovarius et même Wintersun…

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Une deuxième entracte où on jouent aux gérants d’estrade, échangeant nos impression avec les amis Alain et Diane, et on s’approche de la scène pour accueuillir Kemilon.  Un jeu plus en finesse que leur prédécesseurs mais pas moins robuste.  D’une habileté déroutante, le capitaine de l’équipe module ses intonations sans efforts, alors que ses deux alliés jouent en parfaite synchronicité les mélodies accrocheuses, au son thrash et ultra-rapides. La lourdeur de la batterie trouve écho dans celle de la basse, grattée avec entousiasme.  En fait, tout le groupe a un réel plaisir, bien qu’il soit en surnombre évident sur le stage, à offrir son Power-Métal pur et dur et mention spéciale au claviériste, qui en plus d’exécuter ses solos  avec prouesse, officie en véritable meneur de foule, encourageant celle-çi à crier et se rentrer dedans, ce qu’elle fait sans trop se faire prier.  Kemilon peut se venter d’être une des rares formations québécoise à porter le flambeaux de ce genre plus populaire de l’autre côté de l’Atlantique.  Et il le fait avec brio.

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En prolongation de cette soirée où les notes autant que les groupes défilent à un train d’enfer, c’est au tour d’Eclipse Prophecy à venir pousser leur disque.  Certes, plusieurs amateurs déjà vendus à leur cause étaient présents mais je crois que plusieurs parmis les autres porteront fièrement leur gilet du groupe acheté ce soir-là.  Le premier trio fonce tête première, déjouant les étiquettes, un power métal aux accents de thrash et death métal porté à bout de bras.  Un son brutal et technique, appuyé par la voix puissante et au large registre du chanteur/guitariste.  Les riffs sont ravageurs et épiques.  Le second guitariste  ne manquent aucunes notes ni aucuns solos, propulsés par le leader qui fait lever la foule à coups d’interventions livrées avec une aisance et une joie contagieuse.  Les fans répondent à l’appel et c’est un carnage digne du match du Vendredi Saint!  Du haut de la mezzanine, seul derrière la cage de son imposante batterie, le drummer agresse ses peaux tel un Ron Hextall en furie…  Torturant ses 6 cordes tout en gueulant à gorge déployée, le bassiste réponds ainsi aux cris stridents et justes que le chanteur lance psoradiquements.  On sent l’expérience derrière leur jeu et comme leur nouvel opus jouit d’une forte reconnaissance du milieu (et qui sera prochainement distribué mondialement par Maple Metal Records), ils risquent de faire des ravages avec leur musique puissante, ici comme ailleurs, et bien qu’ils aient cotoyés et collaboré avec les plus grands noms du genre (Blind Guardian, Sabaton, Epica…), le quatuor tire son épingle du jeu en jouant d’une manière qui lui est propre et sans compromis.

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Ce n’est pas une sirène de fin de match mais l’appel du dernier bus qui m’arrache à cette épique soirée et je rentre chez-moi la tête pleine de riffs furieux et marquants.  Une joute intense, habilement arbitrée par Xtrem Productions.  Félicitation à Crook et Mat pour avoir organisés l’évènement et Ondes Chocs vous remercie pour l’invitation.

 

 

Chronique de l’Étrange 21

Ouains ben ça ne s’est pas amélioré depuis la semaine passée… Je parlais que l’hiver était bien installée mais là, c’est pire que pire. Juste à lire les commentaires sur Facebook et Twittwer pis je suis déjà frigorifié. Ma fenêtre n’est pas un jardin de gîvre, c’est un champs de glace, Câliss!!!

Comme il fait trop frette pour aller se geler le cul et les orteilles sur la patinoire du coin, il me reste donc la télé pour égrainer les jours avant que les confortables -15 reviennent. Et comme mon niveau d’intérêt envers les inepsies que nous offrent les diffuseurs frise le zéro absolu, c’est mon lecteur DVD qui va faire de l’exercise pour moi. Bah, je me reprendrai au printemps…

Je ne suis pas le seul à triper sur une bonne vue. Bien des groupes Métal se sont servis du 7ième art comme moyen d’inspiration. Tout comme Fantomas, dont je vous ai déjà parlé il y a de ça 10 Chroniques, il n’est pas rare de retrouver des titres de films parmis les noms de pièces de plusieurs album-cultes. On n’a qu’à penser à la moitié du répertoire d’Iron Maiden: Where Eagles Dare, Children of the Damned, The Loneliness of the Long Distant Runner, Quest for Fire, Lord of the Flies, etc… Même le titre Number of the Beast est inspiré de The Omen II, après que Steve Harris ait fait un cauchemar après l’avoir visionné.

D’autres en ont fait une marque de commerce, tel Graf Orlock. Le band de grindcore californien s’amuse sur chacun de ses albums (2 LP, 5 EP et 2 splits) à inclure des citations de films avant chaques pièce, dont le titre est directement inspiré, comme Aliens, Terminator, Jurassic Park. De plus, ils vont jusqu’à utiliser une foule d’extraits sonores ainsi que les scénario comme paroles, le tout appuyant leur message politique et social. Ce qui nous donne du  »Grind-cinema »! Mais le band ne se contente pas d’innover que dans sa manière d’écrire. Ses pochettes se veulent extrêment intérressantes du fait qu’elles soient interactive et drôles, dont celle du EP Doombox (2011) qui se transforme littéralement en Getthoblaster de carton. Pour les cinéfiles qui aiment leurs films comme leur musique bien grinçante.

Terminator, et son interprète Arnold Schwarzenegger, fût aussi une inspiration pour Tim Lambesis, chanteur d’As I Lay Dying. Tellement qu’il fondat Austrian Death Machine, groupe semi-hommage, semi-parodie du travail de l’ex-gouverneur et icône des films d’action de notre jeunesse, tout comme le faisait ArnoCorps avant eux. Pour ce qui est de Austrian Death Machine, c’est le chanteur de Destroy The Runner, Chad Ackerman qui se charge de personifier Arnold, tandis que Tim s’occupe de l’écriture et de toute la musique, dont il joue tous les instruments, à l’exeption des solos de guitares dont se chargent leurs amis d’entre autres Death By Stereo, The Human Abstract, Haste The Day et Killswitch Engage. Dans le cas d’ArnoCorps, les six musiciens de San Francisco se prétendent des soldats entrainés par Arnold lui-même, d’où leur look tout droit sorti du Predator. Leurs textes consiste majoritairement aux répliques des films de leur Maître, ou sont inspirés par le folklore et la mythologie de son Autriche natale. Certains y verront un sacrilège mais entendons-nous que ce ne sera jamais aussi pire que ce qu’il a pu faire dans ses derniers films…

Austrian Death Machine

ArnoCorps

Dans un galaxie  »far away » appelée Canada, Zuckuss (Band) ont tourné leur dévolu vers l’oeuvre de Georges Lucas. C’est cependant le forme de Porn-Grind que les 5 musiciens de Vancouver ont choisi pour faire l’éloge/tourner en dérision les héros de mon enfance (et de ma vie d’ado retardé). Disont que ça prends une oreilles assez attentive pour faire le lien, même si plusieurs extraits (modifiés) sont utilisés. Espèront pour eux qu’ils restent du côté très obscure de la force car si Disney apprends leur existence, une horde d’avocats déguisés en Stormtrooper pourraient bien aller cogner à leur porte et Dagoba sera leur seule cachette possible…

Je m’en voudrait de terminer cette Chronique spécial Métal/Cinéma sans faire mention du projet Star One. Autre délire prog-métal de Arjen Anthony Lucassen, le cerveau derrière Ayreon et Ambeon, ce side-project se veut un véritable hommage aux films qui ont marqué le compositeur néerlandais. Sur Space Metal tout comme sur Victims of the Modern Age, les deux albums concept du  »Super Groupe », Lucassen s’inspire des thèmes élaborés dans les classiques de la science-fiction, comme Dune, Logan’s Run, Cocoon, The Matrix, Star Wars, 2001:A Space Odyssey ou encore Star Gate, Et encore une fois, plusieurs chanteurs et musiciens sont invités à prendre place dans cette oeuvre monumentale. On peut y entendre de grands noms du métal, dont le guitariste Gary Wehrkamp (Shadow Gallery) et le batteur Ed Warby (Gorefest) ainsi que les voix de Russell Allen (Symphony X), Dan Swannö (Edge Of Sanity), Floor Jansen (After Forever) et plus encore. Fait interréssant, aucun titres de films ne sont mentionnés ni de musique originale reprises. Il faut donc écouter attentivement les paroles afin de découvrir quel est l’oeuvre choisie. Un excellent projet Progressive Metal qui ravira le maniaque de musique complexe autant que les cinéphiles.

D’ici la semaine prochaine, profitez en donc pour vous taper quelques bons films et n’oubliez pas d’aller les rapporter ou, si vous êtes du genre à  »pirater », évitez seulement de ne pas buster la bande passante du voisin qui n’a pas sécuriser sa connexion…

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Barbes, bière et brutalité

 

Non mais on s’est tu fait rentrer dedans solide hier soir?  Et là, je ne parle pas de la défaite du Canadien… Je parle de la véritable volée qu’on a mangé en ce samedi soir au Piranha Bar de la part d’une bande de sauvages sans vergogne.  Les coupables de cet assaut sanglant? Nul autres que les infâmes Animal Ethics INC., Kennedy, HIVESMASHER et The Great Sabatini.

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Pour seulement 6$, la foule, qui s’était foutue de la neige qui tombait, a pu chiâler pour bien des choses mais sûrement pas de s’être fait flouer.  Pas (assez) cher payé pour la qualité de spectacle qui nous a été offerte, à condition bien-sûr d’aimer votre musique lourde, sale, poilue et malsaine.  Et c’est ce que les 4 bands présents nous ont livré, chacun à leur manière…

 

Qu’on se le dise, une bête sauvage, même très jeune, reste une bête sauvage.  Et peut-être aussi dangereuse!  C’est le cas ici avec Animal Ethics INC..  Bien que le groupe en soit à ses débuts, on sent le désir de faire mal.  Bien que le son soit parfois familier (on perçoit parfois des influences stoner, punk des années 80, et rock alternatif), le tout est joué de façon abrasive et intense.  Débutants souvent sur un son de clavier saturé et de longs fuzz, on passe de 2 à 3 guitaristes (dont Sean de The Great Sabatini), chacun d’eux prennant le relai au micro.  Les riffs sont assez simples mais d’une efficacité redoutable.  La batterie n’est pas des plus complexe non plus mais le drummer est tight comme une machine. Un peu regrettable qu’une corde ait rendu l’âme sur une des guitares, coupant un peu le rythme de ce set bien entâmé mais c’est le risque à payer quand les instruments sont violentés de cette manière.  Mais néanmoins, le band a réussi à garder la foule nombreuse en haleine, sensiblement curieuse de ce que le combo nous réservera pour l’avenir.  En attendant leur prochain show, car ils en étaient à leur première présence sur scène à vie, je vous conseille sérieusement d’aller liker leur page et profitez-en donc pour télécharger leur EP gratuit.

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Euh, est-ce que ce gars-là est le même qui était devant moi dans la file au bar? Ben oui, toé!  Je ne sais pas ce qu’il a ajouté dans son pichet d’eau mais c’est très puissant…  L’imposant chanteur de Kennedy est ce que j’ai vu de plus bizzare en spectacle depuis un méchant bout.  Véritable Dr Jekyll et Mr Hyde, le sympathique jeune homme devient un monstre fou, gesticulant comme un pantin désarticulé, criant comme un désaxé.  Nu pieds, il se roule par terre, saute, crache dans les airs,  suce son gros orteille… Quelques amis, tout aussi intenses dans leur façon de gueuler, attrappent le micro au vol pour lui laisser le temps de  »pêter sa coche » convenablement.  Sur la scène derrière lui, les autres membres du groupe québéco-ontarien font voler leurs guitares dans les airs et les rattrapent juste à temps pour exécuter leur musique Hardcore pure et dure mais jamais linéaire.  À la limite du Grindcore, comme tous les autres bandes ce soir, les riffs défilent à un train d’enfer, supportés par une batterie folle et infatigable.  Quelques moments un peu plus down tempo nous permettent de reprendre le fil du show, avec entre autres ce moment de suspense où tout le monde surveillait le moment fatidique où le gros fil de morve lancé au plafond allait céder et retourner dans la bouche de son propriétaire…  Vous pouvez cesser de retenir votre souffle, il n’a pas réussi…  Une performance qui frise le freakshow, mais que voulez-vous, THIS IS HARDCORE!

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Peut-être serez-vous d’accord avec moi, ou peut-être pas, mais il y a des musiques qu’y prennent leur vrai valeur  »live ». Et c’est le cas ici de celle offerte par HIVESMASHER.  Le groupe de Boston joue un hardore dans la plus pure tradition mais n’a aucune gêne à flirter librement avec le grindcore.  Le chanteur arpente le pit, faisant souvent face au band, poussant ses cordes vocales à l’extrême.  Les riffs sont longs et structurés mais joués à une vitesse hypersonique.  Et que ce soit sur les courts morceaux autant que les plus longs, chacunes des pièces de la batterie sont mises à contribution et de façon percuttante.  Les manches de guitares produisent presque de la fumée tant la friction entre les cordes et les doigts des guitaristes est intense.  On évite de peu l’incendie lorsque ceux-ci éteignent les flammes naissantes en tapant les notes à l’unisson.  Un set sans répit où notre cerveau se doit de rester alerte malgré les litres de bière ingurgités pour ne rien manquer de ce véritable carnage de riffs et de beats.  De la rare visite mais la foule leur a donné un accueuil chaleureux, heureuse de voir que les américains furent fidèles à leur réputation de bêtes de scène.  Leur performance se termine sur une dernière explosion de fureur et les cordes d’une des guitare sont arrachés, mettant ainsi fin à leurs souffrances.

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Le temps d’une cigarette avec les amis devant le bar, on remonte dans la salle du bar de la rue Ste-Catherine.  Je me dis que la musique envoutante de The Great Sabatini devrait atténuer légèrement le bourdonnement qui assaille mes tympans… FAUX!!! Le groupe montréalais garde le momentum de la soirée en nous réservant ses pièces les plus violentes de son répertoire.  Un véritable mur de sons, appuyé par un éclairage lugubre, nous fessent en plein visage et au creux des viscères.  Encore une fois, leur musique hybride, espèce de bâtard né d’une nuit d’orgie entre le doom, le grindcore et le stoner, est d’une intensité phénoménale.  Les 5 musiciens suent comme des porcs, jouant leurs riffs lourds et hypnotiques avec fureur.  Les yeux presque sortis de leurs orbites tant les cris semblent douloureux et profonds, les 4 musiciens gueulent en choeur ou à tour de rôle, ce qui donne un résultat puissant qui nous fait lever le poil sur les bras.  Les ambiances bien établies nous font tomber presqu’en trance avant d’être subitement retournés à la réalité par un uppercut sonore.  Comme Animal, drummer des Muppets, celui qui est derrière la batterie défoncent sans pitié les peaux.  Les morceaux s’enchaînent trop vite au goût de la foule et c’est bientôt la fin de ce qui sera la dernière présence sur scène pour un long processus d’enregistrement pour la meute de fauves.  Épuisés par une performance irréprochable, le groupe nous laisse sur une dernière pièce, après avoir remercié la foule et les autres participants de la soirée, allant jusqu’à demander à ceux qui voulaient acheter de la marchandise à ne pas les encourager mais à plutôt dépenser à celle de Hivesmasher afin de les aider à payer les frais onéreux de leur tournée.  Geste d’une grande noblesse qui prouve que le sentiment de solidarité est extrêment fort au sein du mouvement Hardcore.

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C’est ainsi que s’achève cette soirée où bière, odeurs de mort, désespoir et folie firent bon ménage et c’est complètement vidé que j’ai entrepris mon retour, cherchant un peu de silence pour permettre à mon cerveau de reprendre son fonctionnement normal.  Mais je me connais.  Dans moins de 24h, le désir instinctif de revivre l’expérience me brûlera les trippes et je retournerai dans une salle près de chez-moi pour encourager le talent local et d’ailleurs car je ne peux vivre sans ces émotions brutes.

Un gros merci à Sean, Fred et à toute l’équipe du Piranha Bar pour ce violent moment d’extase 😉

Rien comme du hardcore quand y fait frette dehors…

Il est 19h et dehors, y fait frette en sacrament!  Je suis assis aux Foufs, bien au chaud, en attendant Lex, histoire de prendre une ptite bière à prix modique, refaire le plein de cartes d’Ondes Chocs et jaser un brin.  Je regarde mon Iphone pour voir si j’ai des messages et en même temps revoir le line-up du show que je couvre ce soir-là au Cabaret Underworld.   Bon, qui joue ce soir… CARDINALS PRIDE / NODIRECTION HOME / DIRT CANNON / HALF HOUR TILL DAWN / STROKE OF GENIOUS.  Ça s’annonce bien!  Ensuite, à quel heure ça commence… LES PORTES À 18h30!?!?!?! LE SHOW À 19h!?!?!?! Damn!  Je jase un peu avec Lex, on cale notre bière et je me dirige d’un pas rapide vers la salle qui est, par chance, juste à côté.

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J’arrive juste à temps pour la fin du set de Half Hour Till Dawn.  Une fois un bref repérage des lieux (vestiaires, bar, foule, l’endroit où acheter ma bière, scène, comptoir de vente de boisson…) et salué Jidé, bassiste pour NoDirection Home, et l’avoir remercié d’avoir invité Ondes Chocs à assister à cette soirée, je me dirige vers la scène pour entendre ce qu’a à offrir la jeune formation lavalloise.  N’ayant fait de shows depuis près de 6 mois, le band en profitait pour introduire un nouveau chanteur ainsi que quelques éléments nouveaux à leur son.  Malgré des problèmes technique, ils réussissent tout de même à en donner pour leur argent à la foule, malheureusement pas assez nombreuse, mais participative.  Les 5 musiciens ont un apparent plaisir à jouer leur Emo-core, passant des ambiances lentes et envellopantes à un son plus lourd et percutant. La voix du chanteur manque cependant d’aplomb lors des passages plus intimistes mais il rattrape bien le jeu lorsqu’il s’époumone  durant les breakdowns et les fin de pièces.  Encore quelques shows afin de bien maitriser leur matériel et ces jeunes risquent de faire bien des dégats, autant sur les palmarès que sur une scène près de chez-vous.

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J’aurais bien aimé entendre Stroke of Genius, qui ouvraient cette soirée mais ce n’est que partie remise car, pour ceux qui les auraient aussi manqué, les 6 jeunes seront à L’Hémisphère Gauche le 23 mars en compagnie d’Hour Of Defiance. Soyez-y !!!

Une grosse Pabst à la main, et mon appareil-photo dans l’autre, je suis fin prêts à vivre l’expérience Dirt Cannon.  J’avais entendu de bons commentaires sur le band de la Rive-Nord de Montréal mais l’énergie que ces 5 gars-là est presque indescriptible en mots… C’est toujours tripant de voir un groupe qui se donne à fond, en faisant fi du nombre de personnes devant eux.  C’est avec une réelle passion qu’ils prennent possession de la scène, jouant avec puissance leur  »Rock and Core ».  Pendant que le chanteur s’accroche à son pied de micro, les 2 guitaristes et le bassiste arpentent le stage, incapables de rester en place plus de 5 secondes.  Les toupets se font aller furieusement, les cordes sont poussées à leur limite, sur un rythme à la fois groovy et  »dans ta face ».  La voix écorchée mais juste est en parfaite symbiose avec les passages chantés du guitariste.  Je me retourne un bref instant pour vérifier si il n’y aurait pas de caméras de tournage.  Pourquoi me direz-vous?  C’est que j’ai l’espace d’un moment être sur le set de  »Hangover 3 », avec le sosie de Zach Galifianakis derrière le drum, complètement déchaîné.  Si c’est le cas, je ne sais pas ce qu’il a prit comme substance dans ce 3ième épisode mais, après le mal de bloc matinal, le gars n’aura rien à se repprocher cette fois-ci.  Et la complicité du band sur scène est transmise à son tour à la foule.  Le contact continue du chanteur permet à la foule de ne pas se sentir à part de ce party, celle-ci hochant furieusement de la tête et  »swingant’ de la patte.  Dur ne ne pas se laisser entraîner dans ce tourbillons de riffs et de rythmes.

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On salut, on félicite et on jase avec les musiciens et c’est maintenant au tour de NoDirectionHome de faire vibrer le public.  Bien que les influences soit très fortes et reconnaissables (on pense au son alternatif de Tool, AtTheDrive-in, Alexis on Fire…), le groupe parvient à créer sa propre identité musicale.  Né des cendres de ADEADMOTION, ce band comprends des musiciens chevronnés et respectés dans la scène hardcore québécoise.  Et un ajout important qui ne fera qu’aider NoDirectionHome à faire sa place, soit la présence du batteur de Slave On Dope qui en était à sa deuxième participation live avec la formation.  Et ce qui devait n’être qu’un coup de main passager s’est transformé en participation définitive tant l’engouement y était.  Le band nous présentait, hier donc, le matériel qui sera offert sur le EP qui devrait voir le jour ce printemps.  On a droit à du punk-rock, du post-rock, du hard-core, mais à leur manière.  Du jeu funky du bassiste aux beats assassins du batteur, tout est en place pour nous faire sauter sur place, tout comme le band d’ailleur.  Quelques karatékas se déchainent sur les riffs travaillés des guitaristes, tandis que le chanteur crache sa rage de façon très convaincante, appuyés par les multiples apports aux micro de ses collègues.  Remplaçant ce soir-là End Of Crisis dans le cadre de la tournée The Mayans Were Wrong, les musiciens ont du plaisir à jouer, et ça se ressent dans chacunes des pièces exécutées.  On a même droit, lors de la finale explosive, à la participation de Pat, de Reason Prevails, groupe aussi issu de ADeadMotion.  Encore une fois, la foule est dispersée, mais participative et c’est une très bonne pratique pour le show du 12 février lorsqu’ils seront au Club Soda en compagnie de leurs bons amis de Cancer Bat.

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En plein coeur d’une longue tournée, les très actifs Cardinals Pride venait donner le 7ième show d’une série de 9 afin de présenter leur nouveau EP, disponible gratuitement sur leur BandCamp.  C’est donc directement d’Ottawa que les 6 gars de Québec, après avoir connu des problèmes mécaniques, en pleine forme malgré tout sont venu mettre la scène de l’Underworld à l’épreuve.  Ça saute, ça kick, ça déménage solide.  Un métalcore violent, porté de main forte par 2 chanteurs en pleine possession de leurs moyens.  On a droit à tout les éléments du genre, y compris les traditionnels breakdowns mais joués de main de maître.  Parsemé de solo à l’exécution rapide et précise, leur musique vient nous chercher au plus profonds des trippes.  Impossible de ne pas suivre la cadence, que ce soit en frappant dans le vide, au risque d’en échapper sa bière, ou en brassant la tête sur chaque riffs.  Une excellente façon de terminer cette soirée et pour ceux que le genre intérresse, ils devraient avoir la même énergie contagieuse ce soir à Coaticook et dimanche à Lévis.  Allez donc encourager ce groupe qui fait parler de la scène métal un peu partout en allant les voir live ou en achetant leur marchandise, histoire de les aider à se payer un nouvel alternateur… Vous ne le regretterez pas, garanti!

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Il est 22h30 lorsque je me dirige vers le métro, très heureux des découvertes faites ce soir encore.  Bravo à Kevin Fernandez et Mainstage Entertainment pour l’organisation de cette soirée.

 

Chronique de l’Étrange 20

Neige sur la galerie, bottes pleines d’eau sur le bord du calorifère, pas de filles en mini-jupes… Ouains, ça a ben l’air que c’est l’hiver! D’ici le retour du beau temps, pas vraiment d’autre chose à faire à part écouter du bon beat, quelques séries en rafale ou s’éffoirer dans le fauteuil, une manette dans les mains à prétendre qu’on est un ninja, un tireur d’élite sur une planète grouillante d’extra-terrestres bélliqueux ou un plombier tueur de champignons et de plantes carnivores.

Pour les gens de ma génération, et surtout les suivantes, le monde des jeux vidéos est devenu indissociable de la culture populaire. Combiens de films et de séries télés ont été tirés de succès sur consoles? Combien de gens ont downloadé des vielles versions de Sonic, Breakout, Metroïd sur leurs téléphones intelligents? C’est fou comme on ne peut se passer de nos jours de ces programmes créés pour nous aider à fuir la réalité. Et la musique n’échappe pas au phénomène.

C’est vers la fin des années 90 qu’est apparu un style musical particulier, plus précisément sur la Côte Ouest américaine. Un son qui mélangeait metalcore et… 8-bits! Sûrement nostalgiques de leur vieux NES et voulant aussi exprimer leur rage à grands coups de screams et de riffs pesants, une formation s’est particulièment illustrée à cette époque. Presque qualifiables de pionniers, HORSE the band se sont surtout démarqués par leur forte utilisation de sites  »sociaux » musicaux tel que MP3.com et MySpace. Tellement qu’ils parvinrent à se former un intérressant bassin de fans partout sur la planète, ce qui leur permis de partir en tournée pour 3 mois dans 7 pays différents. 85 shows en 90 jours, en Amérique du Nord et en Europe. Plutôt actifs pour une gang de geeks! Le groupe a connu plusieurs changements au cour de sa carrière mais réussi tout de même à produire 5 albums de 2001 à 2009, une multitude de EP ainsi que 3 DVD, dont Earth Tour qui dure 10 heures et demi. Pour fans seulements… HORSE the band utilise habilement les vieilles sonorités, les intégrants à une structure aggressive et complexe. Ce premier vidéo, tiré de leur 2ième album paru en 2003, démontre bien cette expérimentation, bien qu’avec le temps, le son s’est quelque peu homogéneisé et un peu adoucit par moment lors de leur mise en veilleuse en 2009. Le band reste tout de même un groupe-phare du mouvement Nintendocore.

Shapeshift, de l’album Desperate Living (2009)

Dans une catégorie un peu plus inclassable, Red Ankh, un one-man project créé en 2004 au Minnessota, utilise quant à lui le Chiptune à divers sauce. Intégrant à la fois de l’alternatif, du metal symphonic, du dance, du death metal et même du folk, le produit final est plutôt difficile à classifier. Sûrement que plusieurs d’entre-vous ne se rendront pas à 9:39 minutes mais pour les plus aventureux, vous pourrez vous stimuler les méninges (ou faire chier vos colocs) en téléchargeant gratuitement près de 16o minutes d’expérimentation musicale dans la description du vidéo suivant:

Le travail en solo semble quelque chose d’assez commun dans ce mouvement musical. Deux bons exemples sont Norrin Rad et Dr Zilog. Les deux nerds solitaires ont pour leur part décidé d’explorer le Nintendocore, mais vers un son plus heavy. Le premier, un canadien de C-B, tire son nom de l’alias du légendaire Silver Surfer tandis que l’autre est un américain de la Floride. Ce qui les rattache, c’est d’avoir voulu créer un son unique en utilisant les éléments 8-bits mais sous la forme du Death metal, appuyé par un vocal gras et rauque ainsi que des bass drums dans le tapis et des riffs frénétiques. En utilisant un logiciel appelé  »Modplug », ils réussirent donc à produire ce qui aurait pu arriver si des jeux comme Punch-Out ou Contra auraient utilisé des pièces de Suffocation, Necrophagist ou Cannibal Corpse…

Dr. Zilog intègre quant à lui de vrais éléments rythmiques, ce qui donne un produit légèrement plus  »organique ». Et pour ceux à qui ça plait, ses albums sont gratissss en suivants les liens sur sa page FaceBook…

En conclusion de cette petite incursion dans ce style étrange, qui ne semble pas avoir encore trouvé d’échos ici, je vous laisse avec un vidéo de Vomitron, tiré de leur album  »No NES for the wicked ». Contrairement aux autres bands présentés plutôt, ceux-ci rendent hommage aux classiques des jeux vidéos mais à l’aide de vrais instruments, tout comme POWERGLOVE, The NESkimos,MINIBOSSES, dont j’avais fais mention dans ma Chronique no 10.

Sur ce, bonne semaine, et allez donc jouer dehors ou aux fessses, gang de nerds…

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