Lex Accouche… d’Un Monstre!!!

18 bands en 5 jours… C’est un vrai festival que je m’apprête à vivre ce week-end. De gros noms comme Anonymus, Black Bomb A, Talamyus ou d’autres moins connus mais avec un avenir tout aussi prometteur comme  Projekt F ou… DISASTER’S GATES!

 

Le combo death mélodique de Varennes, comme vous avez pu le lire dans l’article de Dave, était la tête d’affiche d’une tournée organisée par les PRODUCTIONS KRANIUM .  Étant donné que Lex est un élément important d’ONDES CHOCS et que PRODUCTIONS KRANIUM est son nouveau bébé, il me devait d’y participer.

Donc vendredi 5 octobre 2012, 18h30, je rejoins Lex au Katacombes.  À l’interieur de la salle de la rue Ontario, il court d’un côté à l’autre, jasant avec les membres des bands qui arrivent pour le sound check.  Sous son air calme qu’on lui connait, on le sent fébrile.  Même si il est habitué de voir des shows, celui-ci est différent. C’est SON show!  Je m’installe donc à la console de DJ (car Lex c’était arrangé pour qu’Ondes Chocs assure le meublage sonore de la soirée) et je rejoint les acolytes  d’OC.  Ça sent le beau party en perspective!  L’alcool coule à flot, servi par les sympathiques Claudie et Emma, les bands s’installe, les amis aussi.  21h30, les jeunes barbares d’Ogmios passe à l’assaut avec leur folk métal teinté d’influence viking où flûte et mandoline se mélange à merveille au son de la guitare et de la bass

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Si à ce moment vous cherchiez Lex, eh bien bonne chance. En tant que maître de cérémonie, il s’assure que tout va bien.   » Hé le jeune, t’es prêt pour ton show?  As tu eu ta bière? Vous embarquez vers 22h15.  C’est beau, ils sont sur la guest-list.  Moi je préfere le Jaggermeister.  Bonne idée ça Migg. On va en parler Dave et moi.  Hé, merci d’être venus! Ça, c’est en porceleine et ça va au micro-onde…  »

Du haut de la console, je baisse tranquillement le son de la pièce qui joue pour laisser la place à ARAPACIS et son Hard Rock puissant et accrocheur.  La foule grossit de plus en plus et les têtes se secouent vigoureusement sur les riffs de Jerry et à voir son sourire et ses yeux pétillants derrière ses lunettes à la Geddy Lee, celui-ci semble extrêmement content de la réaction de la foule, malgré le fait que c’est la dernière prestation de sa chanteuse et de son drummer.

 

DISASTER’S GATES aussi subira bientôt une nouvelle transformation avec l’arrivé prochaine de nouveaux guitariste et bassiste.  Et comme cadeau d’adieu, Dave et Phil nous offrent une prestation sans fautes, démontrant leur professionnalisme malgré leur jeune age.  Avec une cinquantaine de shows à son actif, la bande dirigé par Stéphan et sa fidèle collaboratrice Fannie, s’amuse comme des fous devant leur fans, anciens et nouveaux… Phillipe, tel un métronome humain, martèle sa batterie sans relâche.  Un bon band d’ici et dont je suivrai l’évolution car je sens qu’ils iront loin…

 

La première soirée des PRODUCTIONS KRANIUM s’achève et quelques uns parmis la centaine de spectateurs présents restent pour féliciter les membres du band et ceux des deux autres formations qui sont resté pour écouter la fin du show.  Très belle esprit de solidarité.  Entre deux photos, un drink avec les boys d’OC et quelques cigarettes, je retourne jouer au DJ dans ma petite cabine.  Un peu plus tard, Seb Tessier me rejoint et c’est un véritable Ipod Battle qui s’amorce et qui ne se terminera qu’à la toute fin, vers 3h du matin… Ça ça fini bien une soirée déjà très bien réussie. Cheers Lex!

Bi-bi-biiiiip! Bi-bi-biiiiip! Bi-bi-biiiiip! Bi-bi-biiiiip! Bi-bi-biiiiip! Bi-bi-biiiiip! BANG!!!!!! Cri$$ de cadran… Et oui, il faut se lever car on est samedi le 6 octobre et bientôt Lex passeras me prendre car nous devont nous rendre au bar le Saloon de Sherbrooke.  DISASTER’S GATES y jouera pour la première fois, et ce en compagnie de deux formations locales: The UNEXPECTED SIDE et PSYCHOTIC DELUSION.

Avec l’aide d’Alexis, neveu et collaborateur de Lex, nous installont le matériel de promotions et visitons la petite salle sherbrookoise.  Le décor de taverne western est complètement différent de celui où nous étions la veille. Un peu moins de crânes je dirais… Après un sound check prometteur et ce malgré quelques problèmes d’équipement (chose normale me direz vous en tournée), la très jeune formation PSYCHOTIC DELUSION garroche son metalcore furieux dans la face de sa vingtaine de supporteurs venus les encourager. Et bien que l’absence de bassman (avis aux intéressés de la région) se faisait un peu sentir, ils nous ont offert une très bonne prestation. À surveiller

C’est maintenant au tour de T.U.S de prendre le contrôle de stage.  Belle transition pour nous amener vers la tête d’affiche.  Un son plus mélodique et une jeune chanteuse en parfaite maitrise de sa voix, T.U.S pourrait être facilement comparé à Evannescence ou Paramore. Très surprenant pour un groupe qui en était à sa troisième prestation!

 

Finalement, DISASTER’S GATES faisait face à un véritable défi: conquérir le coeur et l’âme de nouveaux fans… Chose ardu compte tenu du fait que le public avait en partie déserté la salle, suivant leurs amis musiciens.  Néanmoins, la formation de Varennes nous a offert un spectacle fidèle à leur réputation. Droite, enjouée et professionnelle.  Et pour une fois, on pouvait discerner le jeu de clavier de Fannie, chose qui avait fait défaut la veille au Katacombes.  La foule timide fini enfin par bouger (avec un peu d’aide…) et un bon ptit trash s’installe. Si le 11 octobre prochain, prochaine date de la tournée) les headbangers de St-Jean-sur-Richelieu leur offre le même accueil, DISASTER’S GATES aura réussi son pari… et les PRODUCTIONS KRANIUM aussi!

 

 

Une très belle soirée et on se promet de revenir faire un tour en Estrie car la scène métal semble y être très vivante.  Après avoir jasé avec les musiciens, remballer le matériel et fini nos bières, on prends place dans le jeep pour revenir à Montréal.  Bilan de la soirée, plan de match pour les prochaines soirées, planification du show de lundi et mardi pour ONDES CHOCS, pleins de sujets qui meublent notre conversation jusqu’à notre arrivée au bercail.

On surveille donc les prochains évènements organisés par Lex (dont KIDS EAT CRAYONS et PLOZ le 24 novembre et DERELICT le 30 novembre) ainsi que tous les autres shows métals partout au Québec!!!!!

 

Chronique de l’Étrange 7

                                                                  Chroniques  de l’Étrange #7 

 

C’est  »confortablement » assis à l’Aéroport de Calgary, de retour d’une semaine passée en famille au Manitoba que j’ai décidé du thème de ma présente Chronique.  Une belle semaine, loin du stress de la ville, de la job et…du Métal!!!  Mon père a beau être un musicien hors-paire ainsi qu’un des plus grands mélomanes que je connaisse, pour lui du Heavy ça ne dépasse pas les Stones ou Offenbach…  Donc, je me suis demandé :  »Comment  continuer à écouter mes tounes sans devoir magasiner une pierre tombale (pour lui ou pour moi…)? ».  J’ai alors trouvé un compromis:  Des bands dans un genre acceptable pour lui mais qui jouent des pièces de mon répertoire! Ou l’inverse…

Lors  de nos  »rides de chars », il m’est arrivé quelques fois d’accrocher le bouton de radio et de tomber sur une chaîne locale. Résultat? Pas mal de folk, un peu de bluegrass et beauuuuuuucoup de country américain… À voir mon paternel hocher de la tête et tapoter des doigts  son volant en suivant le rythme, j’en suis venu à l’évidence que la semaine serait longue, à moins de passer celle-çi avec mes écouteurs sur les oreilles.  C’est alors qu’un nom m’est venu à l’esprit: Hayseed Dixie.  4 hillbillies du fin fond du Tennessee, virtuoses du banjo, de la mandoline et de la guitare qui s’amuse à reprendre les classiques d’AC/DC à leur manière.  Depuis 2000, d’autres artistes Hard Rock ont été assaisonnés à la sauce sud-ouest: Motörhead, Queen, Judas Priest,Kiss, Joan Jet et  j’en passe…  Même Turbonegro y est passé sur l’album  »Sjt Munchs Drikkeklubb Band », celui-ci ayant été enregistré en

 

 

Dans la même veine,  IRON HORSE s’est plutôt tourné vers Metallica.  Originaire de l’Alabama, les boys ont aussi repris quelques classiques plus Métal dont un album entièrement consacré à Black Label Society,  » Birth, Death, Blue, Grass ».

 

Norvégien?

 

Et si on changeait un peu de style?  C’est ben beau le bluegrass mais ça serait mieux d’arrêter ça là avant que les voisins pensent que l’on fait de l’alcool de contrebande et qu’on zieute nos cousines…

À l’inverse, Jeff Walker (Mr Carcass pour les intimes)  pris le chemin inverse sur son album solo de 2005 : JEFF WALKER UND DIE FLUFFERS: WELCOME TO CARCASS CUNTRY.  Peu connu des fans, ce projet rassemble 11 grands classique du country américain mais avec cette petite touche d’agressivité qui vous permettras d’headbanger sur du Dylan, du Kenny Roger, du John Denver ou encore du Hank Williams. Qui l’eut cru?

 

Malgré tout, Metallica reste une référence de choix pour plusieurs musiciens quand on parle de Métal.  Il n’y a qu’à voir le succès monstre qu’Apocalyptica a connu il y a quelques années.  Un autre band s’est aussi fait connaitre il y a peu de temps en reprenant à deux guitares les pièces Orion et One.  Rodrigo y Gabriela.  Issues du band Trash mexicain  »Tierra Ácida », le duo s’est par la suite exilé aux Pays-Bas ou ils ont connus un succès international.  Le combo a par la suite travaillé sur ses propres compositions  »flamenco-style » mais en gardant toujours cette vitesse et cette puissance inspirées par leur mentors M egadeth, Slayer, Testament et Pantera.  La preuve en est  »Atman », dédiée à Dimebag et où Alex Skolnick apparaît comme guitariste invité.  La trame sonore parfaite pour boire de la sangria sur la terrasse avec toute la famille lors de la prochaine épluchette de blé d’inde…

 

 

Si la soirée traverse au salon et que votre mononcle colon commence à swinger dans le manche en renversant partout son martini, pas de problème!  Richard Cheese viendra rythmer ses déhanchements cochons en compagnie de matante Ginette.  Si votre famille parle anglais comme Pauline Marois et qu’elle est pompette juste ce qu’il faut, vous pourrez continuer à écouter vos chansons de Papa Roach, RATM, Disturbed et Guns and Roses en leur faisanr croire que c’est un album perdu de Frank Sinatra… Mais juste pour être sûr, allez y fort sur la vodka dans le punch…

 

 

Et si par malheur vous deviez quitter le party car vous êtes attendu pour un bon show en ville et que personne ne veut quitter, allez y du coup fatal avec les plus qu’étranges Eläkeläiset.  Ces finlandais font dans un style appelé HUMPPA, sorte de polka minimaliste à saveur nordique.  Les fêlés ont commis près de 30 albums de 1994 à aujourd’hui et se produisent (et heureusement ne se  »reproduisent » pas) dans denombreux festivals, dont le Waken Open Air et le Tuska Open Air.  Leurs reprises de succès pops et Métals, chantées toutes en finlandais, feront passer Normand D’Amour comme de la musique symphonique… Good luck!  Au pire, vous devrez donner votre billet à votre ptit cousin et devrez danser la Danse des canards sur les riffs d’Iron Maiden, Amorphis, The

 

 

Damned ou encore HIM jusqu’au petit matin…

 

Vous voyez donc qu’il est facile, en se remuant un peu les méninges, de trouver un moyen de faire tripper n’importe quel parent, qu’il soit amateur de country, jazz, polka ou simplement saoul sur vos tounes Métales préférées… Bonne expérience et on se revoit la semaine prochaines pour d’autres étrangetés au bon goût de Métal!

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Chroniques De l’Étrange #6

Jonathan Blais nous revient, comme à toutes les semaines, avec ses « Chroniques de l’Étrange ».  Vous pouvez toutes les consulter en suivant ce lien

 

Chroniques  de l’Étrange #6

 

Ça fait des années que je vais dans des shows métals.  Et j’y vais encore plus souvent avec ma nouvelle collaboration avec O.C..  Et à côtoyer ces centaines, pour ne pas dire des milliers, de metalheads purs et durs, souvent, j’ai comme l’impression d’être un  »outsider » et même un imposteur… Je l’avoue, je ne possède pas de T-shirt de Pantera ni de coat de cuir.  Et je n’ai jamais acheté d’album de Venom ou de Celtic Frost.  Et si vous checkez mon Iphone, eh bien, vous n’y trouverez pas de Cradle of Filth ou de Megadeth…  Alors, que le Grand Satan, de son infinie puissance me foudroie drette là pour un tel sacrilège et que je périsse dans d’affreuses souffrances pour les siècles à venir!!!!!  Bon ben j’attends… C’est loooong…. Allo?… On dirait bien que Satan est soit trop occupé avec Romney et Harper ou bien il me pardonne… Si c’est le cas, merci!  Donc,où en étais-je?  Ah oui, les outsiders.  Plusieurs personnes, ces années durant, ont marqué le Métal et ce, même si elles n’y avaient aucun lien à priori.

 

En 1984, un documentaire traitant des mésaventures survenues lors de la première tournée américaine d’un band culte britannique.  Problèmes de logistiques, blonde qui prend trop de place, guerre d’égos, mort mysterieuse d’un des membres.  La vraie vie d’un Rock band… Le seul hic, c’est qu’il s’agit ici d’un groupe fictif: SPINAL TAP!  Néanmoins, Rob Reiner (Misery, Stand by me, A few good men) parvient tout de même à créer un phénomène.  Tellement que certains spectateurs iront jusqu’à le féliciter pour son film mais en rajoutant qu’il aurait dû choisir un band un peu plus connu…  Et à l’écoute de ce  » mockumentary », un des premiers du genre, on ne peut que constater que, malgré leur coté comique, certaines tounes ne sont pas mauvaises du tout.  D’accord, c’est le son d`une autre époque mais Reiner a su composer de bons riffs et les acteurs jouent avec aisance et talent.  Avec un seul album et un DVD live, les Nigel, Ian et Derek continuent sporadiquement à se produire en spectacles, dont ce passage début 2000 à Montréal.  Ce film à malheureusement contribué à entretenir les clichés et les préjugés à propos des bands Heavy mais who care??? THIS ONE

 

 

GO ELEVEN…

Imaginez un instant rassembler sur un même album presque tous les grands du métal des années 80 et 90?  C’est l’exploit qu’a réussi Dave Grohl avec PROBOT en 2004.  Ce qui à la base ne devait être un projet personnel entre deux tournées est rapidement devenu un monstre, une pièce d’anthologie.   Qui aurait cru que ce porte-étendard du mouvement Grunge et Rock star mondialement et commercialement reconnue réussirait  à coups de téléphone et de emails à rassembler les Lemmy, Snake, Cronos, Cavalera, King Diamond, Dean, Wino, Warrior et Wagner?  Même Chuck Schuldiner et Tom Araya furent contactés.  Malheureusement, leur participation ne pu avoir lieu, le premier souffrant du cancer et le second ne pouvant se libérer de sa tournée avec Slayer.   Et on ne parle pas ici d’une simple compilation.  Chacune des pièces a été composé par l’ex-Nirvana en ayant à l’esprit chacun des interprètes et ce, en respectant leur style respectif, que ce soit Doom, CrossOver, Heavy ou Trash…  La rumeur veut qu’un tome deux verrait le jour dans un avenir rapproché et serait réalisé avec entre autre Chuck Billy… Ça promet!

Sur ce même album, quelques minutes après la dernière pièce, surgit une voix puissante, rauque et énigmatique.  Son propriétaire? Nul autre que le comédien Jack Black.  Véritable ambassadeur du métal, il est de toutes les tribunes (entrevues, documentaires, films), proclamant à qui veut l’entendre son adoration pour Dio et comment cette musique marqua sa vie.  De même qu’au sein de son combo Tenacious D, où le métal et le hard rock occupe une place importante, que ce soit par les textes ou la musique.  Bon, je sais que ce n’est peut-être pas la personne idéale pour défendre la cause du métal et en faire la promotion, mais ce clown maître de la stepette et du cabotinage demeure un excellent interprète possédant une très bonne voix, et ce, dans plusieurs registre.  C’est mieux que rien, non?

 

D’autres stars d’Hollywood n’ont cependant pas réussi à atteindre le même niveau de succès que Mr Black.

En plein coeur de la vague NÜ-Metal des années 2000, surgit un petit band sensiblement pareil à tous ceux que l’on peut enendre à cette époque.  WICKED WISDOM fut découvert, comme plusieurs autres, pr Sharon Osbourne et participa à la tournée de Sevendust.  Avec quand même 3 albums à leur actif, la formation réussi à se hisser à la 44ème position du Billboard en 2006.

 

La frontgirl vous dit quelque chose?  Eh bien, Wicked Wisdom n’est nul autre que le projet musical de Jada Pinkett, l’épouse du Fresh Prince of Belair!  Comme je le mentionnais plus tôt, ce n’est pas que c’est mauvais (dans le style) mais désolé, quand je la vois crier sa rage au micro, j’ai tendance à trouver Otep un ptit peu plus crédible…

Un autre de ces  »étrangers », dont on ne pensait même pas qu’ils connaissaient ne serait-ce que l’existence même du mot  »Métal », c’est Christoper Lee.  Oui oui, celui-la même qui joue Saroumane dans  Lord of the Rings!  Il y a par contre quelques années que l’acteur britannique collabore avec des formations tel que Rhapsody ou Manowar.  Mais en 2010, il crée le projet CHARLEMAGNE.  Projet épique mélangeant métal symphonique  et spoken words et qui raconte la saga du célèbre Roi de France, lointain ancêtre de l’interprète du Comte Dooku… (ou du Comte Dracula, c’est comme vous voulez).  Et fait remarquable,  M. Lee célèbre ses 90 ans en s’offrant un un deuxiême opus, ce qui en fait le doyen des chanteurs métal.  Longue vie, Sir!

 

Non mais connaissez vous un style plus ouvert que le métal?  Où peut-on trouver un style qui rassemble sous un même toit un ouvrier et un avocat BCBG?  Une étudiante en microbiologie et un père de famille?  Un Indonésien et un Mexicain?  Certes, il existe quelques branches un peu moins accessibles, mais c’est fou comme on peu rester surpris, en parlant avec les gens et en passant au dessus du style vestimentaire , de découvrir combien il existe de fans discrets mais tout autant passionnés de métal…

Je vous laisse là-dessus.  Je dois débrancher mon laptop car ma mère a besoin de la prise pour passer sa balayeuse, en écoutant du Ramstein dans le tapis…

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Soirée bipolaire au Café Campus…

Oh que je l’attendais celle là!  Et je n’étais pas le seul, à voir la vitesse où les billets se sont vendus… Non mais quand même, on parle ici de 3 calvaires de gros noms: Paradise Lost, Katatonia et Devin Townsend!!!

Je me pointe donc en fin d’après-midi (le show commençant à 18h15, pas le temps pour la traditionnelle bière de réchauffement sur une terrasse…) en face du Café Campus en compagnie de plusieurs dizaines d’autres fans déjà conquis par un ou l’autre des headliners.  Les portes ouvrent finalement et la foule fébrile s’engouffre dans le grand escalier. Qu’ouies-je??? Le show est déjà commencé?!?! Damn!!! J’arrive au milieu d’une des tounes de STOLEN BABIES, la formation qui à la lourde tâche de réchauffer la salle. Première chose qui me vient à l’esprit en les écoutant:  » Ouate de Phoque! Comment ça que je ne connais pas ça? »  Totalement dans mes cordes.  Le band, actifs depuis 2002, nous offre un son étrange et bizarrement commun à la fois.  Étrange par ses sonorités: un percussionniste qui tape à grand coup de chaines sur un gros baril, un drummer alliant beats latins et double bass-drum et, surtout, une chanteuse versatile, théatrale et armée d’un accordéon!  Telle la petite soeur de Chucky, celle-ci passe du growl aux envolées lyriques avec une fantastique aisance.  Cependant, c’est surtout ce qui m’a impressionné chez Stolen Babies car ici, point de grandes poussées de virtuosité.  Un peu à l’image de Sleeptime Gorilla Museum, leurs mentors, c’est l’ambiance et le groove qui est mis de l’avant. Un heureux mélange de brutalité lugubre, tout en gardant cette naïveté enfantine…

Et c’est le tour des vétérans de PARADISE LOST d’apparaître sur scène.  Dès les premiers accords, on sent que l’on viens de descendre d’un échelon dans l’escalier sans fin de la dépression… Des ambiances de clavier (invisible…) issue de la Dark Wave, des rythmes de guitares lent et lourds. Une belle ambiance Goth/Metal.  La sauce se gâche par contre lorsque le chanteur, Nick Holmes, s’approche du micro.  Fade et décalé.  Et surtout enterré par le reste du band.  J’ai la désagréable impression d’être dans un mauvais Karaoke d’Hochelaga… Essayant de jouer à la Ian Curtis, mais sans le charisme, il s’accroche au micro, cherchant sa voix.  Néanmoins, les supporters des Brits semblent heureux de les revoirs après plusieurs années d’absence.  Pour moi qui ne les connaissait que de nom et de réputation, je préférerai les entendre sur album.  Déçu…

Au retour d’une pause cigarette où j’en profite pour discuter avec mon collègue Lex sur nos impressions communes, nous découvrons que la salle s’est considérablement remplie.  La raison ne se fait pas attendre très longtemps.  Devant un décor au couleurs de l’album Dead End Kings, froides et monochromes, Les membres de KATATONIA arrivent un à la suite de l’autre pour prendre leurs positions afin d’offrir une ode à cette saison qui s’amorce, la fin de toute belle choses, en attendant un hiver sans fin… Jonas Renkse, le leader de la formation suédoise annonce la première pièce, Skelethon, caché derrière un rideau de cheveux, celui-ci ne quittera jamais son visage de toute la prestation, dissimulant toute émotions de sa part, excepté le désespoir et l’angoisse. Sa voix est en grande forme ( tout comme le tech de son qui a finalement digéré son souper trop lourd on dirait), juste et prenante.  Tout comme le reste du band d’ailleurs.  Lisa Leblanc peut aller se rhabiller avec son succès Ma Vie C’est D’La Marde! Ici,tout n’est que tristesse et apitoiement.   Les succès, tout comme les nouvelles pièces, sont jouées avec une grande intensité. À part un cour moment où un des guitaristes semblait se demander où était passé son son… Longest Year, bien saccadée et ses riffs subsoniques.  Deliberation et ses puissantes ambiances de claviers (invisible lui aussi) et son refrain accrocheur.  Jonas se permet même quelques nuances d’intonations sur  My Twin, déjà surchargée d’émotions.  Tout y est pour le plus grands plaisirs des centaines de fans, hypnotisés. Ils accueillent avec chaleur chacune des pièces proposées, malgré l’ambiance froide et mélancolique de la prestation.  La tranchante July et son bridge de 12 tonnes et Sweet Nurse viennent clore cette offrande frisant la perfection, si ce n’est cette tentative du chanteur de sortir de son registre avec cette poussée qui semblait des plus ardues.  Pas grave.  Tout comme les anciens et nouveaux amateurs (et ils sont plusieurs à ce que j’ai pu entendre), je ne raterai pas leur prochaine venue pour rien au monde…

21h40 (et oui, si tôt), c’est autour de DEVIN TOWNSEND et son nouveau projet de nous emmener dans une autre zone émotionnelle.  On quitte les états dépressifs pour une folie, intense mais contrôlée de main de maître.  Peu avant son entrée triomphante, un festin visuel complètement disjoncté nous est offert: Ziltoïd, son personnage emblématique, s’amuse en superposition sur des merdes virales tels l’insupportable Gummy fuckin Bear ou cette session de work-out de caniches… Ça s’annonce pour être totalement weird.

Le Général TOWNSEND arrive enfin, sa guitare à la main.  Et suivent ses mercenaires, choisis avec soin pour leur savoir-faire et leur capacité à comprendre les ordres de missions ordonnées par leur leader.  Comme si reconnaissait tout le monde dans la foule, Devin salut à grands coups de sourires et de devil horns.  Le bonhomme est conscient et reconnaissant de l’amour que le public montréalais lui porte.  Fidèle à sa réputation de bête de scène, il démarre la machine en trombe.  Les pièces s’enchaînent, du mur de son supersonique et destructif à la Power Ballad (et la traditionnelle marée de lighters), il réussi encore une fois à démontrer ses talents de virtuose.  Tout comme Zappa à l’époque, il maîtrise chacun des styles qu’il explore.  Et toujours cette programmation omiprésente, caractéristique, planante et psychédélique.  Et même si quelques désagréments surviennent (guitare muette, vibration continue du dance floor du dessous), il garde sa bonne humeur et improvise avec aisance.  Des projections vidéos parfaitement synchronisées avec les morceaux viennent ajouter une dimension supplémentaire.  Des scènes militaires, des tourbillons hyper pixelisés et même des marionnettes représentants les membres de Meshuggah et Between the Buried And Me.  Cette grosse toune djent qui accompagne ces images serait-elle parodique (sûrement) ou un hommage?  Peu importe, ça rentre en T…….K!!! Suivent Juular (dévastratrice et infernale), Lucky Animals ( »fromagée » à souhait), Grace (destructrice de convictions)… Et l’apothéose de cette véritable incursion au coeur de l’esprit torturé et génial de Townsend: Le swing  diabolique Bad Devil! Jubilatoire…

Au terme de cette soirée qui passa beaucoup trop vite, c,est complètement vidé que je suis sorti du Campus, au travers de jeunes prêts à aller danser sur des rythmes pops et préfabriqués.  À des milliards de kilomètres de ces contrés sombres, lugubres, inquiétantes mais parfois éclatantes de beauté que l’équipe de BCI nous proposait d’explorer, à notre plus grand plaisir à tous.  À quand le prochain départ?

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Chroniques de l’Étrange #5

Chroniques  de l’Étrange #5  

Comme tous les autres  »O.C. Metal Crew », j’ai une job steady qui sert à payer mon appart, mes comptes, mes brosses…  Mais il faut quelques fois qu’on sorte de notre petite routine, de notre horaire de travail, parfois pénible, d’autre fois gratifiante.  Et pour moi, c’est à travers ces chroniques que je le fais.  Et pour certains musiciens, idem.  Quoi de plus trippant, quand ton band marche bien, que de se lancer dans un univers parallèle et de tenter autre chose?  Que ce soit dans un autre style, d’autre ambiances ou bien même sous un autre nom… Et pour certains, ces side-projects deviennent parfois aussi gros que leur band d’origine si ce n’est pas plus gros même!

La liste de ces bands est infinie et comme je n’ai pas le goût de passer la nuit là-dessus ( je travailles moi aussi demain!), je vais vous en shooter quelques uns qui m’on fait tripper.  Et si vous en connaissez d’autres, eh ben! envoyez moi les liens!!!

Leader du groupe  Hypocrisy, Peter Tätgren, le sédois ne chôme pas. En marge de ses autres bands (The Abyss, Lock-up, Bloodbath, War) et de la productions de dizaines d’albums, il crée en 1997 PAIN.  Savant mélange de métal et de techno/indus, Tätgren y démontre l’ampleur de son talent en s’occupant de TOUT les instruments (du moins pour les 4 premiers albums).  Et si au début, sur l’éponyme PAIN, on sent clairement les claviers, la programmation et les rythmes mécaniques, son style évolue progressivement avec le temps.  Gothique, rock, dark wave et même country… De tout pour tous, quoi… Bizzarement, l’Amérique du Nord ne semble pas s’y intéresser (malgré 7 albums), contrairement à l’Europe ou l’Amérique du Sud. En espérant que le saut fait sur l’étiquette NB lui ouvre certaines portes de salles à Montréal parce que  c’est crissement loin pour aller se taper un show…

 

En 1989, le monde de l’industrie musicale est sous le choc… Une gang de narco-traficants mexicains kidnappe les patrons de Roadrunner!  Leurs revendication?  Obtenir un contrat d’enregistrement… Ainsi est née la légende de BRUJERIA.  Avec leurs cagoules, leur guns et leurs photos de règlements de comptes, les membres ont toujours voulu faire planer le mystère autour de leurs identités.  Chose plus facile disont avant l’avènement de l’internet.  Je me rappelle à l’époque m’amuser à traduire le nom des groupes remerciés dans la pochette ou de décortiquer les beats pour découvrir qui étaient ces maudits malades.  Et avec le temps, l’information a filtré.. Surprise! (pas vraiment, mais bon…) Brujeria est en fait un  »superband » comprenant  entre autre Dino Cazares & Raymond Herrera (Fear Factory), Billy Gould (Faith no More), Jesse Pintado & Shane Embury (Napalm Death), Nicholas Barker (Cradle of Filth, Dimmu Borgir), Adrian Erlandsson (Paradise Lost), Max & Igor Cavalera (Sepultura), Jeff Walker (Carcass) et plusieurs autres… Certains ayant toujours réussi à confondre les amateurs.   Passant du gros death/trash  sale lo-fi sur leur première cassette jusqu’au death/grind sur leur 5ième CD, Brujeria continue à semer la terreur sur les scènes, dont le Maryland DeathFest l’an dernier.

 

                   

Dans un autre genre radicalement opposé, Kevin Moore (ex-Dream Theater) s’est lancé, il y a quelques années, lui aussi dans l’exploration musicale.  Tout en continuant d’oeuvrer au sein de Chroma Key, il décide d’appeller son ancien collègue Mike Portnoy, Sean Malone (Cynic), Steven Wilson (Porcupine Tree) et Jim Matheos (Fates Warning) pour former le groupe Office of Strategic Influence.  OSI se taille rapidement une place de choix au sein du mouvement rock/métal progressif.  Au lieu de jouer la carte de la grandiloquence et de la sur-virtuosité, Moore continue dans sa passion des textures et des sonorités complexes, ce qui avait causé son départ volontaire de Dream Theater.  Le premier album, OSI, présente des pièces lourdes et tortueuses, tout en gardant un côté très mélodique.  Les membres s’amusent à travers des rythmes qui parfois semblent impossibles.  Très drôle de voir la face de Portnoy qui ne catche rien de ce que Moore lui demande dans le documentaire de l’enregistrement. L’album suivant, Free, est légèrement plus pop.  Néanmoins, il offre de très belle trouvailles sonores. Il faut attendre 2009 avec l’excellent Blood pour revenir à un climat plus lourd.  La présence sur la pièce Stockolm de Mikael Âkerfeld donne le ton à l’album.  Avare de shows, OSI vient de faire paraître un nouvel opus, Fire Makes Thunder, accueilli chaleureusement par la critique:

 
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Jouant eux aussi dans les cordes électros, Mika Luttinen, frontman de la formation Impaled Nazarene, fonde en compagnie de Magnus Wampyr Daoloth (Necromantia, Rotting Christ, Danse Macabre) DIABOLO RISING.  Du black-metal à saveur industriel, satanique, torturé, malsain et provoquant.  Le beat parfait pour une soirée familiale du temps des fêtes… Avec deux albums, 666 et Blood Vampirism and Sadism à leur actif, le duo aurait ensuite changé de nom pour aujourd’hui RAISM…

 

 

   L’électro et l’indus semble être un genre de prédilection pour plusieurs musiciens métal.  La preuve en est Aders Fridén d’In Flames qui décida d’inclure ces styles à son projet solo intitulé PASSENGER.  Ayant un seul album à son actif, le band nü-metal formé en 1995 serait toujours actif.  On peut sentir à son écoute que cette expérience a été d’une très grande influence sur la destiné d’In Flames.  Des chants cleans à la limite de l’emo, des tempos plus modernes et des textes beaucoup plus introspectifs.  Fridén se livre à un réel hommage aux groupes des années 80 qui l’ont marqué, tel Depeche Mode, tout en essayant de créer un son plus actuel et accessible.  C’est loin d’être l’album du siècle mais l’écoute en vaut la peine pour comprendre l’évolution (ou la décadence,c’est selon) de la formation culte suédoise…                                      

                                                           


Comme je le disait plus tôt, la liste est interminable… Que l’on pense à StoneSour (Corey Taylor), Fantomas (Mike Patton), NailBomb (Max Cavalera & Alex Newport) et j’en passe…  Mais d’autre musiciens, tout en demeurant dans les mêmes thèmes, se sent lancés dans une autre forme d’art: le cinéma!

C’est le cas pour Dee Snider et Bruce Dickinson.  L’horreur et/ou le mysticisme étant souvent au coeur de leurs paroles, les deux légendes du métal ont  »commis » des oeuvres qui valent le détour, ne serrait-ce que pour voir une autre facette de leur génie créatif.


 

Mais si je peux vous donner un conseils Messieurs:  »Please!!! Keep your day job!!! »

Sur ce, bonne semaine gang de metalfreaks!!!

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