Ad Patres – « Scorn Aesthetics » revient pour un second souffle

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Ad Patres est un band Death métal de France, plus précisément Bordeaux, qui a sorti en 2012 son premier album « Scorn Aesthetics » et se permet un second souffle à cet excellent effort avec sa sortie en vinyle et cassette avec nos amis de Kaotoxin Records.  Pour marquer l’occasion, ils sortent un nouveau vidéo promotionnel pour la pièce titre et je vous le partage sous le lecteur Bandcamp plus bas avec lequel l’album est en écoute intégrale.

Bien que l’originalité ne soit pas leur marque de commerce, ils ne tombent pas dans le même piège que tant de bands de Death métal de nos jours, soit le manque d’intensité ou même qualité.  Tant qu’à envahir et emprunter au passé riche de ce genre musical, vaut mieux le faire comme la formation européenne le fait: bien.

Maintenant, à quand le nouveau stock?

 

 

Under Aspect – Entrevue

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Répondants: David Lessard et Carl Dubreuil

 

Après une absence marquée sur album, la formation de St-Jean-sur-Richelieu, Under Aspect, revient en 2014 avec « The Things You Should Not See » (dont voici le lien pour ma revue de l’album), un amalgame de pièces Metalcore mélodique qui transpirent l’émotion suite à plusieurs situations plus ou moins faciles pour la formation. Voici les réponses à nos questions!

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Préface:

Salut Dave, tout d’abord merci pour l’entrevue et ton support tonique envers la scène Métal. Bien des artistes te sont reconnaissants. Voélà, in passing. -d

Entrevue:

– Un bon moment s’est passé entre la sortie de ce nouvel album, “The Things You Should Not See” et votre EP précédent, peux-tu nous guider à travers les évènements qui ont retardé un band habituellement très productif? 

Yesss!!! Du potin, du potin!  Non, pour vrai, j’ai pas tant le désir d’aller au fond des choses, des relents émotifs des sous-sols d’Under Aspect. Commençons plutôt par décortiquer ce que «retard» signifie ici; tout d’abord la volonté de pousser un projet artistique à un niveau professionnel demande du temps et de l’énergie, c’est ce que nous avons pris ici. Et la preuve est à l’appui à l’écoute des pièces. On reçoit très souvent le commentaire: Hein! Ça sonne pro!… De la patience, du temps et de l’énergie disais-je.

Bien évidemment depuis le précèdent EP, « Invisible Knowledge » (2010), la formation a connu quelques amputations et gains au niveau des membres. Certains d’entre eux n’avaient pas le même sceau de tolérance à la vie d’artiste que le reste du band souhaitait poursuivre. Nous avons même dû avoir recours à la justice pour régler des histoires de F#$#%?& droits d’auteurs vides, inexistants et loin d’être utile à se battre et à s’en faire pendant des mois… pendant les mois d’enregistrements, précisons-le. Ce qui a même amené le groupe à quelques jours de la sortie officielle à vouloir «scrapper» l’album, le nom et les tounes et passer à autre chose… Nous avons passé au vote. Blanchissage à l’abandon et victoire à la ténacité fut le résultat. Personne ne regrette.

De grâce, si vous voulez vous starter un band sérieux, signez vos paroles, gestes et dépenses. Rendez tout équitable et clair le plus tôt possible. Ça évite des ennuis et améliore la communication. Y’en a pour qui l’argent c’est très important… fuckers.

Écoutez: Child’s Play (diggin’ gold) cette chanson émane le sujet.

 

– “The Things You Should Not See” signifie quelque chose de très personnel comme titre d’album, es-tu capable de nous en parler un peu plus, sens-toi bien à l’aise…

Au fait, le titre a pris du sens au cours des années, puisque depuis 2010 j’avais eu ce flash. Au départ, c’était à propos des imbécilités qui se retrouvent sur le net. Quand je parle d’imbécilité, je ne parle pas de l’humour tous genres, je souligne les actes de violences envers les humains et les animaux. Les gens qui décident de me montrer un vidéo sur leur cellulaire et qu’après 3 secondes, je remarque que c’est quelqu’un que l’on égorge live, ou un chien lancé en bas d’un building, etc, je ne vous apprends rien, il y a de la merde sur le net, this is one of the things that you should not see. Ça ne devrait simplement pas avoir lieu à la base m’enfin… au minimum, de publiciser ces actes, font de vous des idiots.

Comme mentionné ci-dessus, le fait que nous nous sommes rendus à un point où nous voulions abandonner l’album pour les bienfaits de notre sécurité, ça a changé la vision de la chose et a pris un côté plus personnel pour chacun des membres du groupe.

Écoutez: What does it mean?

 

– Est-ce que les paroles vont dans le même sens tout au long des huit nouvelles compositions? Ont-elles été écrites en groupe ou David se charge de cette facette de votre art?   

Je signe les textes. Carl est celui qui optimise certains passages où mon anglais manque d’inspiration. Au niveau du sens général des paroles de l’album, je crois que mon approche «dark» est toujours présente dans presque tout ce que je conçois, ce n’est pas parce que je suis quelqu’un de ténébreux, rempli de haine, bien au contraire, les gens qui me connaissent savent que je suis un ricaneux et que je blague toujours. J’aime les émotions profondes, elles vous font sentir seul, j’aime la solitude. Sur notre premier album « Became Mechanical »(2007), je voulais changer le monde avec moralité, sur le second, j’ai été tanné de me prendre pour un mage, alors j’ai simplement décidé d’exposer les problèmes tels qu’ils le sont et de ne rien y faire. C’était simplement beau de savoir que la vie pouvait prendre ces différentes formes. « The things you should not see » est un complément de ces deux expériences expliqué à travers des situations dans lesquelles Under Aspect se sont retrouvés à faire face depuis leur début. C’est pas toujours facile d’entretenir un band, faut être tenace.

 

– Au niveau de la musique, il y a une haine au travers de ces nouvelles tracks, mais aussi des mélodies vraiment accrocheuses et c’est votre force. Après avoir imaginé une direction plus « relax » pour votre musique, vous m’avez impressionné avec ce mix. Était-ce intentionnel ou les évènements des dernières années ont produit cette musique?  

Tu parles de haine et d’évènements des dernières années, au fait si nous faisions une rétrospective Under Aspect, laisse-moi te dire que les bons coups débordent dans la balance. Oui, nous avons un son plus «relax», mais n’empêche que tout le monde ici aime ça quand ça bûche. Alors c’est pourquoi on se fait comparer parfois à des groupes tel que Deftones ou System of a Down; le «catchy» rencontre le brutal et l’étrangeté dans le même blender…

Merci pour le commentaire, nous aussi on est très fier du son obtenu. Hugues a fait un travail superbe, encore une fois.

 

– Après deux pochettes d’albums précédents plus travaillées, vous avez opté pour une approche plus directe et simpliste sur cette nouvelle aventure, quel est le message qui devait passer en voyant celle-ci?

La décision finale sur la pochette eut lieu à quelques jours de l’impression, alors que depuis plus de trois ans, la pochette était faite et approuvé par tous…  Je travaillais des images pour le journal local et c’est Carl qui, derrière mon épaule, vit l’image de moi avec le logo et dit: «Ça serait malade que ce soit ça, la pochette!» Et après je ne sais pas ce qui s’est passé, mais on écoutait notre album pendant que je travaillais sur la nouvelle pochette et tout le monde était fou raide dans la pièce… Je pense que le feeling d’accomplissement général était palpable, ça allait de soi, alors j’ai conclu les designs avec ça, sans trop m’en faire à propos du fait que je me retrouve seul en «front» de la pochette…

 

– Hughes Bouchard, votre drummer, a tout fait lui-même au niveau de la production à son studio Le Cockpit, donc une production DIY et c’est vraiment bien réussi. Est-ce une manière de travailler qui vous a plu et allez-vous la répéter? 

On est jamais aussi bien servi que par Hugues Bouchard en qualité de son professionnel. On croit en lui et avec l’expérience qu’il prend à chaque projet qu’il entreprend, vous comprendrez que c’est le meilleur choix à faire. Je ne dis pas nécessairement que c’est toujours comme ça que nous allons fonctionner, mais à date ça nous mène à bon port. Et pour moins cher. Même si nous faisions affaire avec un studio, ou bien un autre réalisateur, chose certaine Hugues épaulera toujours le projet de près.

 

– Vous avez la chance d’avoir un chanteur, David Lessard, qui est extrêmement varié dans ses intonations et son reach autant dans les hautes que basses notes est bien monté. Montez-vous des fois les paroles et mélodies vocales avant la musique? 

Merci mec 😉  De l’album, je crois que « What does it mean? » est la seule qui est née de cette façon. Je sais que ça peut avoir un large impact sur les chansons, je tenterai davantage l’expérience pour le prochain album, bonne idée, thanx again.

 

– Je sais que sa voix a été pendant un bout un peu plus faible et avait de la misère à se remettre des shows de façon adéquate, est-ce que la situation est corrigée? 

Être chanteur c’est pas l’instrument le plus facile à entretenir. T’as les températures, le sommeil, l’alimentation, le souffle, les party… ce sont tous des points que, sur une guitare, tu n’as pas à te soucier par exemple. Mais oui, depuis quelques mois j’ai entrepris des exercices vocaux plus réguliers qui me permettent de livrer la marchandise et de pouvoir recommencer quelques jours après sans problème. C’est l’expérience qui entre.

 

Avec Marc qui a contribué à la musique de ce nouvel opus (mais qui n’est plus dans la formation) et Dany maintenant dans le band, comment se passe le processus de composition?

Pour l’instant, nous ne pouvons parler de processus de composition puisque nous nous concentrons sur la tournée, alors on roule le setlist dans les jams, sans oublier l’ajout récent d’Olivier Veilleux à la guitare qui a dû tout apprendre en 3 semaines avant le début de la tournée. Good job buddy. Il fait désormais partie de l’équipe. Mais pour répondre plus justement à la question, nous avons travaillé sur du nouveau stock, et on ne peut qu’avoir hâte de sortir du matériel de cette nouvelle formation…. ishh oui 😉

 

– Carl, tu m’avais parlé d’une direction plus « Deathcore » avec les nouvelles tracks en construction, est-ce toujours la voie empruntée quelques mois après notre discussion?  

La musique est définitivement plus lourde! On s’enligne pour quelque chose de beaucoup plus heavy! On veut expérimenter notre côté un peu moins « pop » qui ressort sur le dernier album!

Carl. (Bass)

– “Common Illusion” recevra un traitement vidéo promotionnel et vous avez sorti la semaine dernière le teaser d’arrière-scène. On y voit entre autre Hughes qui travaille avec les caméras, est-ce aussi une phase de votre carrière que vous produisez par vous-mêmes? 

Nous avons, comme vous l’avez remarqué, la manie de vouloir toucher à tout. Le domaine de la promotion musicale nous passionne et on en mange. La prochaine sortie vidéoclip est une co-réalisation entre moi, David Lessard et la photographe Lexa One de One Photography. Nous avons scénarisé la patente pendant près de deux mois, le tournage a duré 17h. Nous étions plus d’une quinzaine sur le plateau à travailler là-dessus. Je suis rendu à la finale du montage et nous sommes très enthousiastes de vous partager ce bijou sur lequel nous travaillons depuis plus d’un ans déjà. Et oui, Hugues est derrière la caméra, c’est lui que l’on veut pour ça encore une fois, il est talentueux ce Hugues. D’ailleurs le dernier clip sorti « Yesterday’s Prayers » est entièrement sa réalisation.

Voyez: Yesterday’s Prayers sur Youtube

 

– Avec des shows partout en province, un nouvel album, un nouveau vidéo, peux-tu nous dire ce que nous réserve le band dans les prochains mois et aussi nous diriger vers les points de ventes physiques/digitales pour que les fans et curieux puissent vous encourager? 

Je fonctionne avec beaucoup de rêves, de souhaits et d’ambitions, mais une chose est certaine, pour l’instant le futur ça n’existe pas et j’essaie de m’en tenir à tripper le moment présent. La tournée va bien, les gens sont tellement généreux, semblent nous connaître de plus en plus, connaître nos paroles de plus en plus… Quoi demander de plus?! Je crois que le désir de composer un album avec cette nouvelle formation que nous sommes, nous tente fort bien, de travailler sur un autre clip aussi et de faire toujours plus de show dans toujours plus de nouvelles villes devant toujours plus de fans… Quoi demander de plus?!

Pour la vente digitale: Itunes, Bandcamp, cd Baby

Physique: En boutique à Montréal : Paul’s Boutique et L’Oblique

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Les Portes de l’Enfer – Aenygmist nous guide au Turkménistan

Crédits photo: Igor Sasin/AFP

Crédits photo: Igor Sasin/AFP

 

Bien que Aenygmist soit mort, il ne sort pas de ma playlist chez moi et c’est avec l’album « Creation Born Out of Trauma » que je me vois engouffré dans les Portes de l’Enfer au Turkménistan (voir vidéo ci-dessous).  J’ai pris ça sur le site du Figaro suite au partage de l’article par Alexis BC.  Voici ce qui en est de ce phénomène et aussi, plus bas, je vous présente ‘Rest In Peace’ de la formation Black métal mélodique de cinq filles de Drummondville.

Depuis 40 ans, les « portes de l’enfer », crachent du feu au cœur du désert de Karakoum, au Turkménistan. Des langues de feu lèchent constamment les parois du cratère, profond de 20 mètres et de 70 mètres de diamètre, et des bourrasques d’air brûlant s’en échappent. La chaleur extrême et le grondement sourd du feu font tourner la tête, bien qu’on ne sente pas de gaz dans l’air. En été, la température y atteint 50 degrés, en hiver elle tombe à moins 20 degrés.

Malgré le danger, aucune grille ni protection n’entoure le cratère ou n’empêche les touristes les plus intrépides de s’approcher du bord. A leurs risques et périls, car le sol de sable s’effondre par endroits.

(…)

Contrairement aux surprises géologiques naturelles de pays comme l’Islande, le phénomène est le résultat d’une erreur de calcul des savants soviétiques. En 1971, les géologues soviétiques ont commencé à forer pour prospecter. « En forant, ils sont tombés dans une poche souterraine, le matériel de forage y a disparu, mais heureusement personne n’est mort. Comme ils craignaient que le cratère n’émette des gaz empoisonnés, ils ont décidé d’y mettre feu », raconte à l’AFP Anatoli Bouchmakine, géologue turkmène.

Les scientifiques soviétiques espéraient ainsi brûler le gaz jusqu’à son extinction. Mais les flammes ne se sont pas éteintes depuis maintenant 40 ans. Elles sont devenues le symbole de l’étendue des réserves de gaz du Turkménistan, les quatrièmes plus vastes au monde.

 

 

Aenaon – Black métal progressif de Grèce qui dégraisse!

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Yeah, un jeu de mots douteux, mais bon, je ne pense pas que vous veniez sur le site pour la prose!

Un gros merci à Yvan Létourneau de Phosphorus qui a partagé ce vidéo de Aenaon, un band de Grèce que je ne connaissais pas, mais qui me graisse (ou plutôt dégraisse) les oreilles depuis quelques minutes.  C’est un Black métal progressif qui tire sur le métal extrême et j’en reviens pas de ne n’avoir jamais fait leur connaissance avant.

La pièce ci-dessous est tirée de leur album « Extance » sorti en janvier de cette année et je vous le conseille fortement.  Bien que le band est été formé en 2005, ils en sont seulement à leur 2e LP, mais ont su être productif avec deux splits, un EP et un démo dans le passé.  Un de ses splits a été fait avec Stielas Storhett, un band de Black métal de Russie et je vous offre de l’écouter avec le lecteur Bandcamp sous le vidéo qui suit.

Le quintet est d’ailleurs composé de membres de Varathron et Acid Rain.

 

 

 

Tumbleweed Dealer – Nouvel album maintenant disponible

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« Sometimes looking for weed in strange places goes horribly wrong… »

Le Stoner Rock de Tumbleweed Dealer est de retour pour un deuxième album, « Western Horror », et le concept me semble juste fou.  On parle ici d’une soundtrack de film qui n’existe pas.  Il est disponible sur Bandcamp et en écoute complète ci-dessous.  Ce que je fais?  Je remplis mes oreilles de ces nouvelles pièces de la formation de Montréal en écrivant ces lignes et mon congé aujourd’hui sera rempli de café, weed, bière et musique.  Ils s’occupent de me partir ça en beauté!

Sous la direction visuelle de Alexandre Goulet, le band nous apporte encore une fois dans une expérience instrumental influencée par le blues et le son chaud de la Louisiane.

Seb Painchaud – Guitars, Bass 
Jean-Francois Richard – Drums 
Jean-Baptiste Joubaud – Recording, Mix 
Tom Waltz – Mastering 
Alexandre Goulet – Visual Director 
Miguel Valade – Live Bassist