Jeudi le 27 juin avait lieu, au Piranha Bar de Montréal, une autre soirée éclectique organisée par Dungeon Works Productions, dont nous remercions Nick et Michelle pour leur généreux accueil. Je dis éclectique parce que bien que le mot d’ordre ait été thrash, on allait en explorer pas mal toutes les variétés en commençant par du crossover thrash, au groove thrash en passant par le thrash plus traditionnel pour finir avec du thrashcore. J’ai aussi dit nous parce que pour ce spectacle, j’étais accompagné par une nouvelle collaboratrice, la photographe KarolaneGB dont vous pourrez regarder les photos qui illustrent ce texte pour vous changer les idées ou vous reposez le cerveau en lisant.
Ben non pas celle-là, ça ce n’est pas de Karolane. Là, c’est sûr que vous vous dites « wtf » Lex mais je vous ai mis cette photo que j’ai prise sur le net (et dont vous pouvez voir le logo l’identifiant en bas à gauche) pour 2 raisons. Primo, pour vous gardez sur le qui-vive et vous rappeler qu’il peut arriver n’importe quoi avec Ondes Chocs et deuxio pour vous rappeler aussi que c’est lors d’une virée mémorable, qui s’est justement terminée au Piranha Bar, avec Dave pis Nick et Michelle les Dungeon Works Masters, Marc de La Corriveau (Partner in crimes of Dave) et Éric de Dark Century (pas plus sain d’esprit que les autres mentionnés avant) que Ondes Coq, grâce à la dextérité des 2 Masters, a été libéré, de même que toute la ménagerie de peluche qui se trouvait dans la même cage de verre au Piranha Bar, et a rejoint la grande famille de Ondes Chocs.
L’adoption, toujours un moment tendre
Bon maintenant que je vous ai rappelé que le Piranha Bar et Ondes Chocs ont un passé nébuleux empreint de vapeurs éthyliques, je me lance dans la revue de cette soirée.
Donc, comme je vous le mentionnais ci-haut, pour cette soirée j’avais sollicité la présence de KarolaneGB afin de prendre quelques clichés du spectacle. Arrivé sur place, je constate que le show est en retard sur l’horaire et reste donc devant le bar à fumer en attendant Karolane, qui arrive à l’épouvante sûre d’être en retard et qui passe à côté de moi sans me voir.
Karolane…. YO KAROLANE!!
Snappée en dehors de sa bulle, elle s’arrête et me rejoint.
Salut Lex. Je ne suis pas trop en retard.
Nah, pas pantoute, cé pas commencé.
Erreur de ma part mais j’ai pu voir que le stress de Karolane a semblé diminuer un peu. Tout à coup, quelqu’un nous dit que c’est commencé. Oups! Le baromètre de stress a eu un sursaut. Pas grave, let’s go, on y va.
Arrivé en haut dans la salle, Suburban Disorder est déjà sur scène. Je perds ma photographe qui se garroche au devant de la scène pour s’installer et capter le plus possible le show en cours pendant que je me garroche au bar pour prendre une pinte de relaxant liquide quoique moi, le stress ce n’est pas mon fort … mais la bière oui! Pendant que j’observe comment ma photographe se débrouille, replongée dans sa bulle, et me met en mode Ondes Chocs, je peux constater qu’il y a comme un stress aussi sur la scène. Après nous avoir enchaîner 2 pièces « back-to-back », Christian, leur chanteur prend une dizaine de secondes pour nous dire …
Ok, on niaise pas, esti! On est en retard faqu’on vous en envoye une autre drette là!
Cette phrase est revenue plus d’une fois. C’est donc bousculés par le temps qu’ils nous ont envoyé leur set et ils ont été obligés d’écourter leur playlist prévue. Ça a comme un peu jeté la pagaille sur le stage, personne n’arrivant à s’entendre sur celle à skipper. Christian a tranché et juste comme ça, bien que je ne sois pas obstineux de nature, je ne déciderais pas de le devenir avec lui.
Leur set a donc souffert un peu de tout ce désordre mais ça ne m’a pas empêché d’encore une fois apprécier le jeu de guitare de Big Fred, un « shredder » de première. Ce gars là a pratiqué toute la panoplie des riffs thrash, c’est quasiment certain. Et sa façon de les placer sur la rythmique des 2 badass, Matt et Oli, qui tiennent le drum et la basse fait que leur crossover a la rythmique de groupes comme Toxic Holocaust ou Municipal Waste mais avec des riffs de Slayer ou Destruction. Découvrez-les dans un show métal ou punk, ils fittent aux 2 places.
Après le rush de la prestation de Suburban Disorder, je croyais bien que le retard rattrapé, le stress allait maintenant disparaître et je discutais tranquillement avec Nick de Dungeon Works quand la rumeur nous a apporté l’écho d’un nouveau stress. Bien que je n’ai pas voulu m’intéresser à cette rumeur, une petite joke lancée par Mihail de Konkreat pendant leur set me l’a comme confirmé mais bon … Si cette obstination est la raison pour laquelle la basse a mieux sonné pendant leur set, ben tant mieux parce que je suis un fan de basse et le métal de Konkreat repose justement sur la présence de la rythmique groovy de cette basse couplé au jeu de Sylvain au drum. Ben, pas seulement mais c’est le canevas sur laquelle les guitaristes brodent leus riffs et soli. C’est aussi là-dessus que Nick, leur chanteur, envoie ses couplets dont certains sonnent parfois pop groovy quand c’est le temps de nous faire danser. Parce que leur musique, c’est ça aussi. Y’a des bouttes qu’on a le goût de passer du headbanging au « jump around ». En tout cas, Nick lui le fait et c’est une belle énergie déployée sur le stage. Les gars derrière lui aussi nous en donnent, peut-être un peu plus statique à gauche du stage où il n’y avait pas vraiment de place pour bouger mais Squeedge compensait sur l’autre bord. Et de toute façon, Mihail et Olivier – quand il n’était pas sollicité au « backvocal » – ne se gênait pas pour s’offrir des escapades « frontage » ou dans le grand carré vide devant le drum parce que Nick, lui ne connais pas ça l’arrière du stage. Pour lui, c’est « in your face » donc y’a de la place derrière lui. Pour ceux qui aiment leur métal organique qui stimule les différentes parties du corps et pas juste les nerfs du cou, pointez-vous au prochain show de Konkreat dans une localité près de chez-vous.
Pour enchaîner après la performance de Konkreat, on avait les visiteurs de la soirée, Caym de Toronto. Là, je peux vous dire qu’on était aux antipodes du stress. Jay et ses comparses étaient très contents d’être de retour sur scène à Montréal et celui-ci a même rajouté, tout comme il l’avait dit aux Katacombes lors de leur passage il y a quelques mois, que Montréal reste sa ville même s’il a quitté pour Toronto il y a 15 ans. Leur prestation a bien reflété leur état d’esprit et le contact avec la foule était cool. Leur thrash est accrocheur et les gars ont même planifié un petit solo de drum, une denrée rare de nos jours, afin de pouvoir se « tuner ». Bonne idée parce que ça évite les temps morts dans une prestation et quand c’est bien fait comme Tyler nous l’a envoyé, j’en veux plus. Et pour rajouter la cerise sur le sundae, Julian leur bassiste a improvisé sur le solo de drum, question d’agrémenter le tout. Je vous ai dit que je trippe sur la basse donc vous comprenez que ça a été un des faits saillant de ma soirée. D’ailleurs tout le jeu de basse de Julian était à souligner pendant la prestation. Cool, man! Une autre affaire que j’ai trouvé cool est que bien que Jay soit chanteur, il ne se contente pas d’être la guitare rythmique du band mais nous envoie solo par dessus solo tout en chantant. J’ai vraiment apprécié parce que trop souvent, les guitaristes chanteurs se confinent à l’accompagnement pendant qu’ils chantent. Bon, je les comprend de ne pas vouloir se compliquer la vie pour rien mais de toute façon je ne parle pas d’eux, je parle de Jay et Caym qui nous ont donné un bon show et qui mérite amplement que vous jetiez une oreille sur leur musique et restiez attentif aux flyers de show.
Pour clôturer la soirée, on avait droit au retour sur scène de Hymnosis, absent depuis plus d’un an alors qu’ils étaient à la recherche d’un guitariste pour remplacer Séandre, dont le départ a été annoncé en mai 2012. Ils étrennaient donc un nouveau guitariste, Marc-O, pour cette soirée. Bon, un autre stress de 1ère fois. Je peux vous dire que Marc-O a bien géré ça, démontrant qu’il possédait une bonne maîtrise des tounes et aussi de la progression de ses partitions ce qui lui a permis de nous faire quelques acrobaties intéressantes lorsque le moment le lui permettait. Je vous illustre d’ailleurs la « grue » ci-bas. Une 1ère fois peut aussi gêner à la cohésion sur scène mais ceci était aussi contrôlé et il le fallait parce que y’avait du traffic sur le stage avec Marc-O qui se déplaçait partout au gré des riffs et soli alors que Pat, leur chanteur, avec son « hardcore style » ne donne pas sa place non plus. Bonne job, les boys!
Je dis « hardcore style » mais en même temps y’a eu des bouttes que c’était « Anselmo’s style ». Pis aussi des bouttes mélodiques à la limite du clean. Une belle job de « frontman » encore. Et il s’acquittait bien aussi du contact avec la foule, une chose que je considère très importante pour un band. « Get the crowd involve in some sort ». Remarquez que leur musique fait aussi bien la job avec leur mélange de thrash au shredding efficace et de groove au chug-a-chug pesant sur lequel flotte toujours cette atmosphère vaguement « core ». Je ne sais pas dans quelle direction évoluera maintenant leur musique avec l’arrivée de Marc-O mais je crois pouvoir dire avec assurance que Hymnosis est « back on track and the train should hit your town soon ». Checker les horaires d’arrivée.
J’ai donc encore une fois vu un bon show et ce qui n’est pas négligeable, passé une soirée en charmante compagnie et Valérie ma gentille pourvoyeuse de bière, n’est pas étrangère à ce fait. Merci! Y’a eu aussi François de Fanachronic, venu chaperonner Karolane (hahahaha!!!!??). Ah oui, bien sûr, Karolane! Et naturellement tout le monde présent. J’en profite d’ailleurs pour saluer vous tous qui prenez la peine de venir saluer le chandail du Ondes Chocs staff présent sur place lors des concerts peu importe qui l’habite. C’est vraiment apprécié.
Cheers!
Lex















