293872_10151410525649071_379282228_n[1]

Jeudi soir, je me suis rendu au Cabaret Underworld. La soirée a débuté par la prestation de FALSE FLAG HEROES que j’avais déjà vu au Café Chaos lors de la soirée bénéfice pour Québec-Métal justement organisée à l’initiative de Shaun, bassiste de FALSE FLAG HEROES, que je remercie d’ailleurs pour m’avoir offert un billet pour le spectacle dont il sera question ici. Donc les rescapés post-apocalyptiques étaient chargés d’ouvrir la soirée avec leur métal industriel mais malheureusement les settings de l’ampli de guitare, pour une raison incomprise même par Carlos, leur guitariste, avait été changé entre le soundcheck et leur prestation!!! Résultat … pas de guitare pour les 2 premières pièces pendant que Carlos replaçait ses trucs dans la noirceur. Je dois souligner le professionnalisme des autres membres qui ont assuré tout de même. THE SHOW MUST GO ON! Et finalement, les riffs de guitare sont venus se joindre au mix mais le son resetté n’a jamais réussi à vraiment ramener la guitare à sa place et c’est en sourdine un peu qu’on la devinait. C’est poche parce qu’une grande partie de la diversité de cette musique vient des interventions solos de la guitare sur la rythmique répétitive industrielle. Remarquez que ça n’a pas empêché la foule de justement se laisser embarquer par cette rythmique entraînante et d’y aller de quelques pas de danse. Surtout que, Daniel, leur chanteur, multiplie les interventions auprès de la foule en bon « kapo » comme son uniforme le suggère.

Les suivants, OOLUU d’Ottawa, sont eux aussi montés sur scène arborant des costumes de scène. Un peu plus disparate que ceux de l’escadron précédent mais leur musique l’était aussi. Ce que je veux dire est que celle-ci est passée du grunge (on a même eu une reprise de « Heartshaped box » de Nirvana) au gothmetal (pensez NIN et Marilyn Manson) en passant par quelques atmosphères plus punk’n’roll. Les gars maîtrisent assez bien les divers genres et se permettent de les explorer d’une pièce à l’autre. Sans dire que ça partait dans toutes les directions, je crois qu’ils auraient intérêt à recentrer leur musique car les réactions de la foule témoignaient d’un peu d’incompréhension face à la direction qu’empruntait leurs pièces. Pour ce qui est de leur présence sur scène, on a pu apprécier un chanteur énergique et un peu déjanté flanqué d’un bassiste totalement énigmatique qui semblait naviguer dans un espace parallèle. De part et d’autre de ceux-ci les 2 guitaristes dégageaient un peu plus l’attitude « streetwarriors ». J’ai pas trop compris par contre le concept du drummeur en robe de chambre et pas réussi à lui en parler. Si vous allez sur leur bandpage en suivant le lien, vous ne pourrez pas vous faire une vraie idée car les pièces qui s’y trouvent sont plus leur côté expérimental.

La troupe de SEE THROUGH SECRECY allait suivre pour nous présenter leur 1er spectacle sur scène en carrière. Un metalcore mélodique intéressant qui ne s’appuie pas seulement sur des breakdowns, « fronté » par un petit bout de femme qui en a dedans. Son « growl » est puissant et son énergie est palpable. Bon, elle a eu un peu plus de misère avec ses « cleans » mais en discussion après le show, Maggy me disait qu’elle a mal géré sa respiration dans toute l’excitation de son 1er show et que naturellement ça a affecté les portions plus lyriques de leurs chansons. Mais finalement ce n’était pas catastrophique et maintenant que le baptême de scène est passé, il ne reste qu’à prendre un peu d’expérience et acquérir l’assurance qui va avec pour que tout soit correct. Parce que musicalement, comme je disais, leur musique est intéressante. Naturellement, on a des chug-a-chugs et des breakdowns mais ceux-ci sont bien servis par les transitions qui permettent d’alterner avec les passes rapides. Pour ceux qui seraient intéressés à les découvrir, ils seront au Piranha Bar le 21 juin en ouverture de soirée pour le spectacle de Day I Die.

Après la jasette que j’ai eu avec Maggy et m’être tapé les 2 étages pour la 9ème fois de la soirée pour une visite du trottoir (c’est pas que je suis hyperactif, y’a 5 montées et 4 descentes pour un show de 4 bands pis j’en ai fait une extra), j’allai me planter devant le stage pour le dernier groupe de la soirée, RED HANDED DENIAL. Pour une 4ème fois de la soirée, nous allions changer de style pour cette fois nous faire servir un son plus alternatif qui incorpore certains éléments de « core » dont les solos sur chug-a-chugs entre autres et un peu de « emo ». C’est durant ces passes plus « core » justement que j’ai pu apprécié ce que je voulais entendre. Les rauques de leur chanteuse, Lauren Babic. Dave Rouleau m’avait fait découvrir cette fille via son youtube channel où elle chante divers « cover » et c’était le moment de l’entendre « live ». Je n’ai pas été déçu par ceux-ci mais j’ai trouvé par contre qu’encore une fois, les « cleans » sortaient mal, pas de quoi de dérangeant mais définitivement moins lyrique que sur les pièces de leur bandpage facebook. Remarquez qu’aujourd’hui avec les enregistrements léchés, c’est souvent à ce niveau que ça parait le plus. Parce que musicalement, les gars sonnaient pas mal plus comme le studio. Et ils ont aussi donné un bon show où l’énergie était encore au rendez-vous avec une bonne maîtrise de l’instrumentation. Et Lauren est aussi une bombe d’énergie qui saute sur place et nous embarque dans son trip. C’était définitivement pas mon genre de musique mais je peux vous dire qu’ils le font bien.

Au final, j’aurai assisté à un spectacle varié où chacun dans son genre avait de quoi satisfaire les amants de chaque style mais qui a malheureusement créé des fluctuations au niveau du volume de la foule car plusieurs n’ont regardé que ce qui leur plaisait … naturellement. Il est à noter qu’il y a eu aussi beaucoup de fluctuation dans le son qui a été pas mal so-so toute la soirée sauf pour le headliner ce qui me déçoit toujours. C’est sûr que c’est plus d’ouvrage de tout setter parfaitement pour chaque groupe mais quand tout le monde joue plus ou moins sur le même équipement … Enfin!

Cheers!