Christopher Lee (Charlemagne)
« Metal Knight » EP
2014
L’homme aux milles passions
C’est en faisant le tour de l’internet, que je constate qu’il y a peu d’informations concernant le nouvel album de Sir Christopher Lee alias Charlemagne. Pour faire une histoire courte, Christopher Lee est un grand acteur. (No shit) Vous avez pu le voir dans les films du « Seigneur des anneaux« , « Les rivières pourpres » et sans oublier sa performance hallucinante dans le cauchemar de Dracula. Il a, à son actif, plus de deux cents films.
Pour ceux qui ne sont pas au courant, cet homme est un grand fan de métal et d’opéra. De par sa grand-mère et ses racines familiales dans l’opéra, il développe une voix très particulière autant à travers ses nombreuses participations dans les films, dans les jeux vidéo, dans les films d’animation, qu’à titre de chanteur accompli. Il a commencé son aventure « metal » en 2004 en interprétant le rôle du Magicien-roi pour Rhapsody. Il a continué ses collaborations avec Rhapsody et Manowar, pour ensuite créer son propre groupe. En 2010, il sort son premier album inspiré de l’histoire du bon vieux roi Charlemagne lui-même. (D’où provient le nom de son groupe) Cela lui fait remporter le Spirit of Metal, lors de la cérémonie des Metal Hammer Golden God Award.
Je reviens à mon sujet principal. Normalement, je suis du genre à faire la critique d’albums de groupes underground/industriel. Je tenais toutefois absolument à faire la critique de cet album-là et je ne suis pas déçue. Cette année, pour ses 92 ans (le 27 mai), il s’est offert un remix de ses anciennes chansons. C’est un court album, mais qui vaut la peine d’être écouté. Fidèle à ses sujets historiques, l’album « Metal Knight » ne passe pas à côté de cela. Inspiré de l’histoire espagnole, Sir Christopher Lee nous présente des titres comme « I, Don Quixote » et « The Impossible Dream » tiré de la pièce de théâtre « Man of la Mancha » et « The Toreador March » tiré de l’opéra « Carmen« . Ces titres sont des reprises de son album « Revelation« , paru en 2006 et on les retrouve 2 fois chacune car il en a aussi fait des versions longues. Celle-ci ont une introduction parlée, soit un monologue ou un dialogue, qui fait une entrée à la chanson principale. De plus, pour « The Toreador March« , il y a une extension du solo de guitare. La 7ème chanson de l’album, intercalée entre les 2 blocs similaires de 3 chansons, est la pièce « My way« , l’adaptation anglaise par Paul Anka (popularisée par Frank Sinatra) du succès « Comme d’habitude » de Claude François.
Ce que j’aime dans le métal symphonique, c’est qu’on puisse agencer le heavy metal et l’opéra; le son des guitares électriques à des voix puissantes et dramatiques. Dans son court album, c’est ce qu’il nous offre: une compilation d’opéra version heavy metal. J’aime beaucoup la légère utilisation du clavier, qui reste subtile et derrière les autres instruments électriques. Il semble complémentaire à l’harmonie des pièces. Le moment qui m’a le plus surpris dans tout l’album, est de l’entendre chanter en français. Il nous chante « The Toreador March » en français. C’est le genre de petit moment qui m’a mis le sourire au visage car, bien que britannique, cet homme parle très bien français et il le chante à merveille.
Comme je le mentionnais plus haut, il a repris des vieilles chansons et les a amélioré en version soft heavy metal. Je dirais que c’est un album léger et très intéressant à écouter pour les fans d’histoire, d’opéra et de métal symphonique. L’album est très mollo, si l’on le compare à du Rhapsody. Il n’y a pas de gros solo de guitare déjanté comme dans Dragon Force. Quelque fois, la guitare est plus présente et rajoute un solo bien senti, afin que la pièce ne devienne pas monotone (exemple: « I,Don Quixote« ), mais sans plus. Pour ma part, j’ai vraiment apprécié mon investissement et je chante, depuis son écoute, à tue-tête « Toréador, en mar-aaaar-che… » Je crois que ça va devenir ma chanson matinale. Disons, que ça a réveillé des souvenirs de jeunesse quand je chantais ses chansons-là avec mon père.
Je lui accorde une note de 8,5/10, car je trouve que moins de 30 minutes c’est un peu court. Vous pouvez vous procurer l’album sur Itunes en bonne résolution sonore. Je lui ai rajouté un 0,5 de plus car je l’ai écouté avec mon copain qui n’aime pas vraiment le heavy metal, et il a aimé ça.
Marie-Noëlle Anctil





