« Vorstellungskraft«
2014
Un jeune groupe de post-hardcore qui avait retenu mon attention en 2012 était sans contredit The Tidal Sleep. Arrivé un peu de nulle part avec un solide premier long jeu, ils avaient su s’imposer brillamment en proposant une musique extrêmement bien ficelée, chargée d’une dose d’émotivité poignante et d’une énergie enivrante qui m’avait captivé aussitôt. J’ai écouté nombre et nombre de fois ce LP de 7 titres ainsi que le EP de 4 pièces qui suivit quelques mois plus tard et même s’il ne s’agît pas de faire la revue de ceux-ci, ici, je vous encourage fortement à aller voir de quoi il en retourne sur le Bandcamp du groupe puisque ça en vaut vraiment le détour.
Ceci étant dit le 25 juillet que paraissait sur This Charming Man Records, « Vorstellungskraft« , leur deuxième album et Dieu que c’est bon. Ce quintet Allemand frappe, à mon sens, en plein centre de la mire avec ce disque d’une qualité irréprochable.
« Vorstellungskraft » est sans aucun doute la suite logique qui s’imposait face à leur toute première frasque. The Tidal Sleep continue certainement sur leur trajectoire initiale, mais je ne sais pas, cette fois, on dirait qu’il y a ce petit quelque chose qui vous fait dire: «Wow!» Bien entendu, il est toujours question d’une musique poignante et émotive aux mélodies hyper prenantes, mais il y a aussi une sorte de maturité palpable qui émane des 11 morceaux qui constituent la platine. La charge émotive est définitivement ressentie et est bien canalisée à travers les pièces qui sont livrées avec une généreuse sincérité. La passion et le cœur sont mis de l’avant et si on ajoute à tout ça la petite vibe post-rock que se donne, sans ambitionner, les guitares, il en ressort un album parfait pour ceux et celles qui voudraient peut-être prendre le temps de rêvasser un peu en écoutant un groupe s’exploser les coutures du cœur en harmonie, tous ensemble, pour votre plus grand plaisir.
Bien que l’ambiance générale se veut beaucoup plus confortable qu’agressive, l’album a aussi son côté un peu plus hard. De un, il n’y a aucun clean vocal (ou à peine) pour ceux et celles qui se le demanderaient. De deux, ça reste dans le large spectre du hardcore moderne et il y a donc certains attributs propre à ce genre musical qui sont présents dans la cadence et la charpente des rythmes. Et de trois, il y a quelques excellents breakdown parsemés tout au long des 33 minutes de « Vorstellungskraft« . N’allez pas comprendre, par contre, que c’est un disque fait pour expier votre rage, non, au contraire. C’est plutôt, comme j’ai souligné juste avant, un échappatoire de quelques instants pour oublier les tracas du monde surréaliste dans lequel nous avons parfois l’impression d’évoluer. Et dans ce sens, personnellement, je le trouve plutôt relaxant
Sur cette note, je vous laisse avec le vidéoclip de l’excellent pièce « Thrive and wither« . En espérant que le tout vous plaise. Bonne écoute.
Coeur Noir





