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Godhunter

« City of dust« 

Compound/Earsplit/Battleground Records

2014

 

Lorsque j’ai vu et lu toute les revues concernant le 1er album complet de Godhunter, je m’attendais à tomber sur un bijou, de l’or en barre, quelque chose qui me promettait le fils bâtard de Eyehategod et Black Flag, c’est pas n’importe quoi. Je suis resté un peu abasourdi par mon expérience auditive et je me demande d’ailleurs toujours ce que tous ont entendu et auquel je suis resté sourd.

C’est sur un speech dénonciateur que débute l’album (et plusieurs autres parsèment l’album, l’influence de Henry Rollins promise) avant que la pièce proprement dite enchaîne avec un rythme martial qui devient une 2ème intro à la pièce qui s’accélèrera un peu par la suite mais malheureusement, alors que je m’attendais à un côté plus crusty/sludge – oui le son est downtuned et downtempo – ça reste quand même assez tranquille si ce n’est monotone. Et c’est pas mal comme ça tout au long de l’album alors que les pièces s’étirent sur des riffs peu élaborés comme si leur seul but était de durer le temps de passer le message. « Brushfires » nous montre une certaine capacité à varier la composition, mais ce n’est pas encore ce que ça prend et elle finit par paraître longue elle aussi. Côté variété, y’a bien, « Shooting down the sun » la ballade plaintive au milieu mais là c’est une question de goût…

La pièce « Snake oil dealer » est pas mal la plus intéressante avec son côté sludgy et pissed off. Elle a aussi des arrangements en background, peut-être justement trop en arrière par contre et le feu de broussaille agrémenté du hurlement des chiens de prairies et du coassement d’un crapaud pendant une minute pour terminer la pièce est vraiment de trop.

J’avais été intéressé par leur côté revendicateur/dénonciateur mais ils ne m’ont pas fourni la hargne qui va avec, celle que leurs EP précédents, « Teargas » (2012) et « Wolves » (2011) avaient. C’est sombre, ça je l’admet mais la solution aurait peut-être été de garder les pièces plus courtes sur « City of dust« . Et peut-être aussi de miser plus sur le côté pissed off hardcore et moins sur les riffs répétitifs et languissants du sludge. « Prey for the heavens » de 2012 avait tout ce qu’il fallait, il me semble…!!

Lex