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Gunpowder Gray

« Gunpowder Gray« 

Boris Records

2014

 

Nate Godbee et Adam Besserer, respectivement vocaliste et guitariste du groupe de death d’Atlanta, Disfigurement, forment aussi avec Sam Vaughan (basse), Chris Heffernan (guitare and backvocal) et Joey O’Brien (drum aussi dans The Biters) le groupe de sleazy hard rock Gunpowder Gray qui vient de faire paraître un EP éponyme de 7 pièces sur vinyl 12″ via Boris Records. On retrouve sur ce EP, cinq pièces originales et deux pièces revampées (« Cummin’ my way » et « Gunpowder Gray« ) de leur démo paru en 2013 alors accompagnées par une interprétation très rock de « Play with fire » (1965) des Rollling Stones .

C’est donc avec cette pièce qui porte leur nom qu’il lance ce EP qui porte leur nom. J’imagine que c’est ça « une déclaration d’identité » et ils le font avec aplomb. Si après ce EP vous ne vous souvenez pas de ce nom c’est parce que la claque sur la yeule que vous allez avoir reçue vous aura laissé commotionné.

« Cummin’ my way » est ce genre de pièce rock ‘n’ roll avec un refrain en choeur qui rentre dans la tête et y reste. Si cette pièce ne devient pas un hit, ce ne sera que parce que les bonnes personnes n’écoutent pas les bonnes choses. On enchaîne avec « Outta sight« , une autre piéce qui donne le goût de danser et de se shaker la tête avec ces riffs à la Chuck Berry qui nous rappellent les bonnes vieilles racines de cette musique. Et ça se poursuit comme ça d’une pièce à l’autre avec des bons riffs bluesy à haut indice d’octane et des vocaux qui vont encourager les sing-along. Alors que la fin du sleazy rock nous avait abreuvé de « cheesy » rock, ici je dois dire qu’ils ont une attitude punk qui donne une drive un peu hargneuse. Et en plus avec une voix dans le registre d’Axl Rose, c’est parfait pour cette musique qui va vous faire rocker. Écoutez la dernière « Saints » où on a l’impression que Axl vient chanter sur une pièce de Social Distortion.

Ce que j’ai surtout apprécié est qu’on ne se la joue pas guitar hero et que les pièces misent sur une bonne drive et des riffs accrocheurs sans que les solos soient à l’emporte-pièce. Gunpowder Gray mise aussi sur un combo rythmique basse/drum de l’enfer. C’est composé pour que ça groove, que ça rock et que le goût de se shaker nous pogne quasi instantanément dès le début de chaque pièce. Et je le répète, le vocal est vraiment très bon.

Si vous voulez vous redonner espoir que le bon vieux hard rock, qui s’inscrit parfaitement dans la lignée des Mötley Crüe et autres Faster Pussycat, est de retour en force mais avec la puissance et le côté punk du NWOBHM, Gunpowder Gray vous procurera plus qu’une simple lueur. Il pourrait même être un des phares qui éclaire dans la nuit.

Lex