Vendredi le 14 septembre, j’avais 2 options sur la table. Premièrement, il y avait le « Cadaver Mutilation 2 » au Café Chaos, organisé par les gars de Exsanguinate – que je remercie de l’invitation – et j’avais aussi été invité au party de 1er anniversaire de Silver Wings Studio. Le temps d’envoyer un message à Jean-François pour demander s’il serait trop tard de me pointer au party après le show et mon horaire était réglé.
Je suis donc parti vers le Chaos pour y être aux environs de 20h30, heure annoncée pour le début du show ce qui faisait bien mon affaire puisque je me disais que vers 00h00, ce serait terminé et je pourrais partir pour le party. Ce ne fut pas le cas. Déjà le show a tardé à débuter et ce n’est que passé 21h00 que le groupe de Québec, Force Fed Smegma, un trio voix/guitare/drum, est monté sur scène pour nous abreuver de grind. Il commençait à être temps car leur chanteur semblait s’être lui-même passablement abreuvé dans l’attente d’avant spectacle et c’est en chambranlant sur scène qu’il nous a grogné ses tounes allant jusqu’à débrancher le fil de la guitare à une occasion dans ses mouvements désordonnés. Une chance qu’ils n’étaient que 2 à l’avant du drum. Si on fait abstraction de son état qui aurait pu être significatif – mais ce ne fut pas tant le cas – leur chanteur a donné une bonne performance au vocal. On ne comprenait absolument rien de ce qu’il gueulait ou grognait, exactement ce que le style veut. Pour le reste, je ne sais pas trop quoi penser. Le drummeur n’a définitivement aucune technique autre que l’acharnement mais en même temps c’est peut-être pour ça qu’il réussit à ne pas tomber dans des patterns trop souvent répétés dans ce style. Et chapeau à leur guitariste qui shred comme un malade. Quand tu es tout seul avec le drum, ça prend un guitariste solide pour générer tout ce son. Quand tu es tout seul avec le drum, ça laisse comme un vide quand t’as la malchance de péter une corde et ça finit par finir le show. Je crois que tout bien considéré, j’ai apprécié leur prestation mais en même temps je ne suis pas sûr.
Le groupe suivant était CUFF de Oshawa. Cette fois-ci, il n’y avait même pas de drummeur sur scène. Ben non, c’est un duo où Zach Smith fait toute la musique – sur scène, il joue de la guitare et le reste est sur le ipod – et Bob Shaw fait un bruit de cordes vocales qui fait penser à une modulation magnétique pendant qu’il occupe tout l’espace à sa disposition. C’est malade … J’avais déjà entendu de quoi de semblable, on n’a qu’à penser à Heinous Killing, Rompeprop ou Cemetery Rapist entre autres mais j’avais jamais vu ça « live » et j’étais sûr que y’avait un effet sur la voix. Bein erreur, en tout cas dans ce cas-ci, et je me suis couché plus intelligent ce soir-là parce que j’ai demandé à Bob comment il fait ça et il m’a montré ça direct à la table de « merch ». Mes oreilles n’en croyaient pas mes yeux ou l’inverse. Il m’a expliqué qu’il fait vibrer ses cordes vocales et qu’il sort le son autant en expirant qu’en inspirant. Vraiment une maudite bonne technique. Côté musical, ils font un genre de death groovy parfois grindé dans l’esprit de Carcass et si je me fie à l’extra-terrestre vert gonflable installé sur scène, ils tiennent à rappeler en spectacle la thématique de leur dernier album paru en 2013 et intitulé « Forced human sacrifice to the new Gods of Earth » où l’humanité est écrasée, mutilée, modifiée sous le joug d’une race inhumaine venue du fond de l’espace. La foule a vraiment apprécié leur musique et le party était pogné dans la place. Je me suis procuré leur petit dernier (ils ont 2 autres albums) en jasant avec Bob après leur show et je vous suggère de les découvrir.
Pour continuer à déchaîner la foule présente, et plusieurs portaient leur t-shirt, Exsanguinate, qui se sont aussi occupés d’organiser la soirée comme je disais plus haut, sont montés sur scène dans un format modifié mais qui finalement à fait qu’ils n’ont pas déroger à ce qui a fini par être la thématique de la soirée. Aucun des groupes présents n’avaient de bassiste. Ok, CUFF en avait sur la « track » d’accompagnement mais c’est toute la basse qu’on a eu. Dans le cas de Exsanguinate, il venait tout juste de se départir de leur 2ème guitariste, poste qui a été repris par Pietro Calandrino qui s’était occupé de la basse la dernière fois que je les avais vu – et qui fait guitare et basse sur leur album « Disintegration through ritualistic torture », créant du même coup un vide côté basse qui de leur avis devrait devenir permanent. En discussion avec eux après leur show, ils disaient ne pas envisager de remplaçant pour l’instant. Ils ne seraient pas le 1er groupe de death grind sans bassiste et de toute façon, ils ont toujours voulu avoir un son plus « razor sharp » ce que la sonorité d’une basse n’améliorerait pas nécessairement selon eux. Et leur musique est pas mal plus orientée sur les leads de guitares que sur la rythmique, même la batterie évite les patterns répétitifs. En tout cas, ça n’a pas semblé déranger leur chums qui ont pris contrôle du pit. Et swingez donc votre compagnie … dans le mur. Une mention ici encore une fois pour le vocaliste du groupe, Brian Pallot Lanteigne qui lui aussi réussit à aller nous chercher des sons de fond de tuyaux qu’on débloque.
Maintenant, on était rendu à Animals Killing People. Le groupe de grind de New York s’est aussi présenté sur scène sans bassiste et cette fois, je n’ai aucune idée pourquoi car ils en ont un sur leur line up de facebook et j’ai oublié de poser la question (!). Anyway, rendu là, tous les groupes avaient fait sans. Ils nous ont quand même brutalisé les oreilles à souhait. Les riffs cycliques des guitares de Horacio « Ammo » Diaz aussi chanteur, et de Rich « Cappa » Mezzacappa sont joués à des vitesses extrêmes puis tout à coup sont abandonnés pour être remplacés par de courtes passes tech toutes aussi rapides avant de repartir en boucles. Pendant ce temps-là, la batterie de Wilson Rairan, triggée à fond, est jouée dans le tapis. Et vous l’avez sûrement deviné le vocal est dément. Un genre de grognement vaguement modulé en mots qui malheureusement se perdait souvent dans le mix de son lorsque moins poussé parce que leurs amplis étaient bein trop forts. Le soundman a pris la peine de muter les speakers de la salle pour me montrer à quels points les amplis garrochaient et il était donc impossible d’amplifier la voix à leur niveau. Ça créait aussi un problème de moniteurs du fait même. Des fois, on reproche pleins de trucs au soundman, à l’équipement de la salle mais à la base, faut donner une chance au soundman de faire sa job. Prendre le son de base et l’amplifier et l’arranger. Pas combattre les amplis! J’en ai d’ailleurs discuté avec « Ammo » après leur spectacle qui semblait finalement bien d’accord avec moi après explication. Remarquez que ça n’a pas gâché leur performance. Ils donnent un maudit bon show. J’y serai lorsqu’ils reviendront. Et je vous suggère très fortement d’aller sûr leur reverbnation pour les découvrir et télécharger gratuitement « Mad monkey surgery » pour votre ipod. Je vous met une pièce de l’époque de leur chanteur précédent mais vous allez au moins pouvoir voir leur imaginaire pas trop sains.
Maintenant que le show était fini, il était plus que temps de partir pour le party de Silver Wings Studio qui comme je le disais accueillait tout ceux qui ont été associés de près ou de loin à leur entreprise. Une belle façon de célébrer sans tambour ni trompette mais avec tout le professionnalisme que je leur connais, leur belle aventure débutée il y a un an et qui j’espère continuera aussi bien. Le temps de m’y rendre, il devait bien être près de 2h00AM mais la soirée battait toujours son plein. Rapidement de mémoire – et je m’excuse tout de suite pour ceux que j’oublie mais je répète que la soirée était somme toute pas mal avancée – j’ai vu des membres de Rusted, Your Last Wish, Hollow, See Through Secrecy, Lachrymanopsia et naturellement Jee et Dom que je remercie encore pour l’invitation et l’accueil. M’offrir le « bar open ». WOW, MERCI!! J’ai donc poursuivi une soirée qui était des plus plaisantes jusqu’aux premières lueurs de l’aube et en retournant chez moi à pieds,tranquillement je me disais que finalement, l’expérience totalement weird de faire Ondes Chocs me permet de vivre des maudites belles soirées … grâce à vous tous.





