Dimanche passé avait lieu l’épisode montréalais du passage de Dying Fetus en terre québécoise. Extensive Enterprise que nous remercions encore une fois pour les accès, avait organisé (avec l’aide de Mat Paré) une soirée où le « death » brutal était à l’honneur.

 

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Le 1er groupe de la soirée, qui encore une fois commençait tôt, était Brought by Pain qui allait nous en mettre plein les oreilles d’entrée de jeu. C’est la 3ème fois que je les vois en show et je dois avouer que je commence à peine à apprivoiser leur musique. Au début, je trouvais que je me perdais dans les échanges de riffs entre les 2 guitaristes, Kevin Chartré et Olivier Bourbonnais-Allaire mais maintenant, j’ai atteint un point où je commence à connaître un peu plus les tounes par coeur et j’ai hâte de les revoir en show parce que je vais pouvoir de plus en plus anticiper les passes et je pourrai déjà observer le bon guitariste (!). Là, vous pouvez vous dire,

WTF il fait quoi, Lex qu’il a de la misère à suivre les tounes

ça ne me dérange pas vraiment parce que faut voir leur show pour comprendre que quand les riffs se promènent d’une guitare à l’autre dans des constructions de temps toutes plus fuckées les unes que les autres, c’est de la gymnastique à suivre quand les 2 guitaristes sont à chaque boutte du stage. Écouter leur album « The Dreamer’s will » juste pour vous mélanger un peu. Surtout que mon « traveling » des yeux de gauche à droite se faisait immanquablement distraire et arrêter au milieu du stage par Hugo Doyon-Karout, leur bassiste, qui ne donne pas sa place non plus avec des riffs aussi compliqués que les guitares. Parlant de prendre sa place, c’était cool justement de les voir avec plus de place sur la scène parce que ç’a permis à Samuel Ouimet, leur chanteur de pouvoir se démener un peu plus au milieu. Et tant qu’à m’être arrêté au milieu, là c’est Guyot Bégin-Benoit derrière la batterie qui attire mon attention parce que les signatures de temps fuckées ben y’en est un peu beaucoup responsable.

 

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Après cette petite, très petite demi-heure avec Brought by Pain, les malades de Pronostic embarquait sur le stage pour encore une fois nous prouver qu’ils sont exactement l’inverse de ce que leur nom de band veut dire

Pronostic: (Médicale) Prévision de l’évolution d’une maladie, en particulier de son degré de gravité. – Dictionnaire Larousse

Y’a t’il vraiment quelqu’un qui sait où ça s’en va leur folie? Pas moi, et peut-être pas eux non plus. Surtout qu’avec l’addition de « La Vie » à la basse, il me semble que ça a grimpé d’une coche. En tout cas, qu’on le sache ou qu’on ne le sache pas, ce n’est pas vraiment grave parce qu’ils ont le tour de nous embarquer dans leur trip à chaque fois qu »ils embarquent sur un stage. Le fun entre les gars est toujours palpable rien qu’à les voir interagir entre eux et faire leurs petites chorégraphies de « headbanging »… mais là on a senti un peu que « Le Fou » trippait moins que d’habitude derrière la batterie et il a expliqué pourquoi sur son facebook le lendemain. C’est platte pour lui parce que les autres comme d’habitude, ont trippé avec la foule et la foule avec eux. Je vous le dit, ils sont contagieux. Et là, ils iront propager leur maladie à Sherbrooke le 2 novembre au Bar Magog en ouverture de Beyond Creation.

 

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Parlant de tripper avec la foule, c’était maintenant le tour des bibittes vertes de Bookakee de venir nous divertir. J’ai malheureusement manqué leur arrivée sur scène (mais pas par beaucoup) car j’étais dehors en train de rééquilibrer mes % de substances altérantes. J’imagine que c’était la 2ème ou 3ème toune quand je suis arrivé devant la scène parce que Philippe Langelier, leur chanteur, s’était déjà arraché la face, et comme il se l’arrache toujours après la 1ère ou 2ème. En tout cas, je n’avais pas le temps de me poser ce genre de questions de toutes façons parce que c’était pas mal plus important de garder un oeil sur la suite. Un show qui est une suite rocambolesque de tableaux où les invités se succèdent sur scène pour culminer maintenant avec l’arrivée de Donkey Kong (qui a remplacé Mario Bros) qui vient lancer des bananes dans la foule alors qu’ils interprètent une reprise de la toune du jeu « Donkey Kong Country ». Comme c’est une toune instrumentale, Phil en profite pour quitter la scène pour un changement de costume et nous revient avec son look de « Sexécutionner » à moitié bourreau à moitié dominatrix pour éventrer Donkey Kong qui répand ses entrailles sur la scène. La suite du spectacle devait nous ramener Crook une seconde fois avec cette fois un masque qui justement m’a fait penser à « The Mask ». Aurait-on vu sans le savoir, une ébauche d’idée en rapport avec ce personnage loufoque? Faut quand même pas oublier que « The Mask » est vert lime fluo, une couleur bien appréciée par Bookakee. Et si plusieurs se contentent justement du spectacle visuel, il ne faut oublier que derrière ou plutôt avec tout ça, y’a une musique qui rentre au poste solide. Un mélange de death/grind avec plein de courtes mélodies envoyées entre les passes de « blastbeats » si chères à Phil dont le mantra est « y’a jamais assez de blastbeats, y’a toujours de la place pour un blastbeat ». Si vous voulez voir leur cirque, ils seront également sur scène avec Pronostic le 2 novembre à Sherbrooke en 1ère partie de Beyond Creation avant de lancer leur nouvel album le vendredi 13 décembre aux Foufounes Électriques. Juste comme ça, je vous suggérerais de mettre le show de Montréal à votre horaire si vous trippez fuckés pas mal parce qu’ils seront accompagnés par Shyshit (dont vous serez surpris de découvrir les membres), Tribunal et l’Habit me Suce le Moine. Moi, en tout cas, j’y serai parce que c’est la fin de semaine juste avant mon anniversaire. Oh que ça risque d’être épique … comme semaine!

 

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Depths of Hatred était le dernier groupe local. Passé après Bookakee doit avoir un petit côté weird pareil. Peu importe, les gars étaient en feu, c’était le dernier show de Christian Mongrain-Thériault à la guitare et ils n’allaient pas manquer leur chance de nous en mettre plein la vue surtout après que Dominique D.D., leur chanteur, nous ait dit au début de leur set qu’ils étaient très content de jouer chez eux et surtout devant leur plus grosse foule à vie. J’imagine que ça doit être trippant de jouer devant un parterre ben plein de monde qui sont crinqués depuis le début de la soirée. Et qui embarquent dans ta musique. Faut dire que la musique de Depths of Hatred a un petit côté « core » par boutte … ben pas vraiment « core » mais des passes saccadées dans leur toune qui plaisent à tous. De toute façon peu importe ce qui plaît dans leur musique, que ça soit les « blastbeats » et autres assauts de Karl Desjardins à la batterie, les riffs vertigineux de Christian et son acolyte Martin Trottier sur l’autre guitare ou de Antoine Millette à la basse, c’est efficace parce que comme la fois précédente où je les ai vus jouer aux Katacombes, dès que Dominique a demandé de bouger un peu plus au début de la 3ème toune, ç’a n’a plus arrêté après jusqu’à la fin de leur set. YEAH!

 

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Est-ce que j’ai besoin de vous dire que Dying Fetus était attendu avec impatience? Pour vous donner une idée, le plancher en face du stage ne s’est pas vidé ou presque pendant l’entracte, personne ne voulant perdre sa place face au stage. Remarquez que c’est comme paradoxal parce que ç’a tellement swingé et thrashé pendant leur set que personne n’a dû la garder sa place. Que ce soit les vieux hits ou les pièces de leur 7ème album « Reign Supreme » sorti en 2012 et qu’on entendait « live » pour la 1ère fois, toutes ont reçu la même réaction enthousiaste. Tant pis pour ceux qui voulaient se planter debout pis regarder John Gallagher et Sean Beasley s’échanger les riffs parce qu’ils devaient le faire des côtés de la salle ou de derrière la console parce que le « moshpit » occupait tout le grand carré face au stage. Moi, j’ai choisi le côté de la salle et ça m’a permis de garder un oeil sur la performance de Trey Williams à la batterie. Encore une autre machine.

 

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Comme le show avait lieu un dimanche soir, j’ai quitté dès que les dernières notes ont fini de résonner afin de pouvoir profiter du fait qu »il était encore possible de se coucher à une heure raisonnable puisque la soirée s’est terminée vers 23h15. Quelle belle façon de finir/commencer la semaine avec une belle gang de trippeux.

 

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Cheers!

Lex