Il n’aura fallu qu’une semaine pour que je retourne voir un concert, cette fois composé de groupes locaux différents les uns des autres. On avait aussi droit à une visite direct de la Floride et non, ce n’était pas un des groupes cultes de death métal dont c’est l’une des scènes les plus importantes du genre. C’était Seven Kingdoms, un groupe de power métal avec une chanteuse, dont leur dernier passage remontait au 23 novembre 2010 en première partie d’un des groupes cultes du power métal allemand Blind Guardian et Holy Grail. À cette époque, le groupe faisait la promotion de leur deuxième album intitulé au même nom que le groupe. Cette fois-ci, Seven Kingdoms allait faire la promotion de leur dernier album paru en 2012 qui s’intitule «The Fire Is Mine». Dungeon Works Productions avait le mandat de faire de ce concert un succès et ça avait lieu au bar l’Alizé dimanche dernier, un endroit que je n’avais pas fréquenté depuis le 10 octobre 2009 au lancement d’album de WarCall avec Sordid et Les Damnés.
Pour commencer la soirée, c’est The Wild Hunt, le même titre que le dernier album de Watain, qui embarqua sur la scène. Je tiens à préciser que je suis arrivé en retard au concert et que j’ai manqué les deux premières chansons du groupe. The Wild Hunt propose un death métal mélodique. Du côté du son, ce n’était pas avantageux pour eux. On entendait bien la batterie, le vocal sauf à la fin de leur prestation, le clavier par moment et la guitare lorsque c’était le seul instrument qui jouait sur scène. Franchement, c’est dur de critiquer un groupe sur leur musique quand tu n’entends pas grand-chose mis à part du bruit. Le son n’a pas été très bon. Au niveau de l’énergie sur scène, honnêtement, je ne peux pas les critiquer puisque les membres du groupe étaient tassés comme des sardines et la seule manière de vraiment bouger, c’est de débarquer de la scène. Le public était plus présent dehors en train de fumer et de discuter qu’à l’intérieur de la salle de concert. Le peu de gens devant la scène pour leur part était très peu réceptif, probablement dû au son merdique. Visiblement pas une prestation qui les a avantagés et ça serait intéressant de les revoir jouer en concert dans de meilleures circonstances. Et seulement à ce moment-là, je pourrai critiquer leur musique.
Ensuite, ce fut au tour de Transcend dont j’ai entendu parler en bien et j’avais hâte d’entendre leurs chansons de métal progressif. Ma seule crainte était au niveau du son puisque le groupe précédent avait un son exécrable. Surprise, le son était bon et on entendait tous les instruments parfaitement. Par contre, de temps en temps, et ce fut le cas pour tous les groupes du reste de la soirée, il y a un «breaker» qui lâchait, ce qui faisait en sorte qu’on entendait à moitié le son et qu’aucun vocal ne pouvait se faire entendre à moins d’être proche de la scène. Néanmoins, le groupe offrait des compositions très intéressantes, qui ont un bon rythme avec certaines influences de Dream Theater, je dirais. On a eu droit à un cover de Leonard Cohen avec la chanson intitulée «Hallelujah». Beaucoup connaissent cette chanson qui passe assez souvent à la radio et qui est interprétée par Kate Voegele. Est-ce que c’était utile? Selon moi non, mais si le groupe n’avait pas assez de pièces à jouer, à ce moment-là oui. N’empêche que le rythme s’était beaucoup calmé avec cette chanson. Par contre, le groupe a bien terminé sa prestation avec d’autres pièces intéressantes. Au niveau de l’énergie sur scène, c’est un peu le même cas que The Wild Hunt, c’est très difficile à critiquer quand tu n’as presque pas de place sur scène. Le public était plus nombreux qu’au groupe précédent et tout le monde semblait apprécier leur musique du début à la fin. La demi-heure du groupe a été trop courte puisque je pourrais écouter leur musique pendant deux heures. Un homme est venu se plaindre auprès de Nick de Dungeon Works Productions à propos du son, mais ce n’est clairement pas de sa faute puisqu’il ne contrôle pas ce genre de détails.
Ensuite, ce fut au tour de Your Last Wish. Musicalement, c’est du death métal mélodique avec une chanteuse. Attention! Pas n’importe quelle chanteuse puisque je considère que c’est celle qui a le plus de voix parmi les chanteuses des groupes québécois que je connais. Musicalement, le groupe a offert des bonnes pièces accrocheuses, mais je vous avoue que j’ai un peu de misère à définir Your Last Wish comme étant vraiment du death métal mélodique. Au niveau de l’énergie sur scène, le groupe avait un peu plus d’espace pour bouger, mais c’était encore limité. Roxanna, la chanteuse, a eu la brillante idée de débarquer de la scène pour bouger de gauche à droite. La connaissant quand même bien, je savais qu’elle n’était pas du genre à rester sur place et qu’elle avait la réputation d’offrir une bonne présence à chacun de ses concerts. Une réputation qu’elle a été capable de conserver et elle va la conserver aussi longtemps qu’elle va performer sur scène. Les autres musiciens étaient quand même limités par le peu d’espace.
Et maintenant, place à Seven Kingdoms, le groupe tout droit de la Floride. Entre The Wild Hunt et Transcend, je suis allé m’acheter leur dernier album et un t-shirt du groupe. C’était LE groupe que je voulais vraiment voir durant toute la soirée et enfin, ils embarquèrent sur scène pour le «soundcheck». Ça l’a pris beaucoup de temps étant donné que le technicien de son changeait toujours quelque chose. J’ai la vague impression qu’il n’est pas habitué de travailler avec des groupes de métal et/ou n’est pas très compétent. Le groupe a beaucoup plus d’espace que les premières parties et pouvait facilement se déplacer de gauche à droite. C’était surtout le bassiste, qui portait un chandail d’Augury en passant, qui avait tendance à bouger, mais ça arrivait que la chanteuse se déplaçait de temps en temps en plus d’essayer à plusieurs reprises de divertir ainsi que faire bouger un peu le public. En parlant du public, il était plus ou moins réceptif, ce qui est dommage pour eux puisque je considère qu’il mérite une meilleure réception de la part du public surtout du fait que le groupe s’est déplacé pour venir jouer à Montréal. Du côté des pièces jouées, ça variait bien entre leurs trois albums. J’ai entendu des nouvelles pièces qui sont très bonnes du dernier album. Après leur prestation, je suis allé saluer chacun des membres du groupe qui sont très sympathiques. Espérons que ça ne prendra pas encore près de trois ans pour que le groupe revienne.
Pour finir la soirée, Heaven’s Cry embarqua sur la scène. La dernière fois que j’ai vu ce groupe, c’était en première partie de Pain Of Salvation au mois de mai dernier. Le groupe avait la scène encore plus dégagée que Seven Kingdoms. Musicalement, ça dépendait des chansons étant donné que leurs chansons ne sont pas toutes accrocheuses tant que ça. Le groupe a bien fait de piger des chansons sur leurs trois premiers albums et je dirais que les chansons provenant des deux premiers albums, spécialement le premier album intitulé «Food For Thought Substitute», ont un meilleur rythme et sont beaucoup plus accrocheuses que sur «Wheels Of Impermanence» même si certaines chansons sont très bonnes. N’empêche que le partage du vocal entre le guitariste/chanteur et le bassiste était très intéressant. Les membres du groupe avaient l’air de s’amuser et avoir du plaisir à jouer sur scène et c’est ce qui compte en bout de ligne. Il n’y avait pas énormément de personne, mais ça ne changeait rien à leur façon de donner un bon concert à leurs fans. Au niveau de l’énergie sur scène, ça ne bougeait pas beaucoup voulant surtout se concentrer sur les notes à jouer. Au final, le fait d’avoir la scène dégagée sans avoir aucun amplificateur autour de toi comme les trois premiers groupes ne changeait pas grand-chose. Leur performance a été plus courte que je le pensais ou c’est le temps qui a passé vite.
En conclusion, ce fut une bonne soirée organisée par Dungeon Works Productions, que je remercie pour l’accès au concert. La seule chose que je n’ai pas apprécié du tout, et c’était fatiguant tout au long de la soirée, c’est le «breaker» qui sautait quelques fois pendant les prestations de chaque groupe, ce qui a causé la perte, pendant quelques minutes, du vocal et de certains instruments allant même par moment jusqu’à perdre la moitié de ce qu’on est supposé entendre. Bref, je suggère fortement au bar l’Alizée de changer leur installation si réellement c’est ça le problème parce qu’aucun groupe ne mérite de se faire couper leur son pendant leur prestation. Autre chose, c’est les longues attentes des «soundchecks» entre les groupes qui devenaient épuisantes et le fait que le technicien de son devait toujours changer des fils pour quelque chose qui n’allait pas. Sinon, les groupes ont été bons, mais c’est sûr que je me laisse sur ma faim parce que j’aimerais voir tous les groupes dans une meilleure place, également dans des meilleures circonstances, et qu’ils aient de la place pour bouger.
Marc-André





























