Yes, on est toujours en retard, on est bizarre, mais je changerais rien à la situation, même si je le pouvais! Métalleux et métalleuses du Québec, je vous accueille dans nos histoires du Heavy MTL 2013, la première fois que nous couvrons un si gros évènement comme média. Bien que notre focus soit principalement sur la scène underground, cet évènement mettait en lumière certains des groupes que nous côtoyons sur une base régulière. Voici maintenant l’appréciation de ce que nous avons vu. Les textes à Lex sont écrits en écriture régulière et mes textes (Dave) sont écrits en Italique. Vous pouvez voir les photos de Alex et Dave ainsi que celles de JF de Silver Wings Studio en cliquant ce lien, en plus de ce qui est offert dans le texte ci-dessous.
Parés pour une journée sous le soleil, Alex, Dave et moi avons pris le métro pour nous rendre au parc Jean-Drapeau afin d’assister au festival HeavyMtl. En embarquant, je me suis passé la remarque qu’il y avait bien peu de métalleux dans le wagon pour ce que je m’attendais de voir. Bon. On verrait bien une fois sur place. Dès la sortie de la station de métro Parc Jean-Drapeau, le portrait s’est précisé et la file d’attente laissait présager un début de journée tranquille. On s’est dirigé vers la tente où on devait récupérer nos bracelets d’accréditation et après une courte et plaisante jasette avec Caroline Guertin de Evenko, on était prêt pour cette 1ère journée. D’ailleurs, je profite de l’instant pour remercier Evenko de nous avoir fait confiance et nous avoir offert l’opportunité de couvrir le festival.
Comme je le mentionnais aux festivaliers qui nous arrêtaient pour jaser métal durant la fin de semaine, c’est vraiment particulier d’être accueilli de cette manière dans un show. Je suis habitué à me déplacer à l’extérieur de ma ville de Québec, mais c’est très souvent pour visiter les spectacles de région, les petites salles et partys clandestins, mais maintenant on se retrouvait avec des confrères médiatiques d’un peu partout (que je salue!) au Québec et ailleurs, des méthodes de travail très strictes, mais aussi énormément de monde à rencontrer!
Pour vous donner une idée, la tente des médias étaient situé à l’arrière des deux grosse scènes, l’autre côté de petits cours d’eau, et là s’y trouvaient des sources d’alimentation, l’air climatisé, une connexion internet et aussi l’endroit où se déroulait la plupart des entrevues avec les bands du festival qui étaient menées en bloc de 15 minutes. À 100 mètres vers le Sud, une grande zone VIP nous attendait avec non seulement un DJ (en fin de soirée) et un écran géant pour ne rien rater de l’action sur les deux grandes scènes, mais bien sûr des boissons un peu moins chères que sur le site en plus de la restauration. Voici de quoi ça avait l’air:
Tout mon respect va aux journalistes qui devaient rater pleins de shows afin de respecter leurs horaires d’entrevues et c’est ici que je voulais mentionner ma décision de garder celles-ci à un minimum durant le festival. Il n’était pas question que je me tape le festival de l’arrière-scène pour me prêter à des entrevues en ligne, surtout considérant que les artistes n’ont pas toujours du nouveau stock à promouvoir. Donc, je me suis dit que j’en prendrais une couple (Vinnie Paul que vous pouvez écouter plus bas et Havok qui a été annulée et reportée) et que le reste je pourrais continuer à faire mes entrevues dans mes Capsules Ondes Chocs le reste de l’année et même voir les artistes quand ils reviennent pour de plus petits shows et sont plus enclin à se prêter à une entrevue en profondeur. C’est seulement ma façon de voir les choses, on est weird, que voulez-vous.
Je vais ici retranscrire le message que j’avais publié sur le net en même temps que la photo ci-dessus, vous allez comprendre comment on vivait la situation: « L’organisation du Heavy MTL nous a organisé vraiment un beau petit coin VIP et ils se doivent d’être remercier. Ceci dit, se faire crier ‘Ondes Chocs’, se faire arrêter pour jaser et suer comme des porcs avec vous les trippeux c’est notre seule récompense et paie. Pour ça, on vous en remercie infiniment. Now let’s get wasted… »
Le pire c’est que pour une partie de la journée de samedi, il y a eu une confusion au niveau des bracelets admis dans la section backstage, ce qui a permis à vos hôtes de se promener à travers les artistes tels que Gwar et Halestorm, un maudit beau problème à avoir dans ma vie.
Pour ce qui est du texte qui suit, rappelez-vous que nous n’étions que deux et que nos responsabilités « journalistiques » (never thought I’d write this someday and somehow take me seriously) nous empêchaient de vivre certains moments en avant des scènes. Telle est la nature de la bête. Ceci est un texte sur notre fin de semaine pour divertir et informer une fois de temps en temps. Just relax and enjoy \m/
L’idée d’installer des espaces « chill wi-fi » à l’ombre doit être soulignée.
Jour Un (Discovery)
Death Lullaby est officiellement le premier band que Ondes Chocs a couvert en tant que média au Heavy MTL, alors c’est sûr qu’en les voyant à 13h le samedi, j’étais encore en plein dérapage dans ma tête à essayer de comprendre comment on s’était rendu là, mais aussi à apprivoiser les lieux et les gens qu’on allait côtoyer dans les 48 prochaines heures. Étant un des deux gagnants du concours « En Route Vers le Heavy MTL » (Of Temples étant l’autre), les boys de Death Lullaby arrivaient confiants, mais également en ‘compétition’ avec Obey the Brave qui jouait sur la grosse scène, une mauvaise idée de présenter deux groupes québécois en même temps, car automatiquement la foule se divise et ça donne la mince foule que Death Lullaby a attaqué avec un mélange de nouvelles tracks, mais aussi des compos qui sont maintenant connues des fans, comme « Within the Void ». On ne peut pas enlever au band toute l’énergie qu’ils ont été capables de donner, Simon Crow (chanteur) se coupant même au tibia pendant une de ses nombreuses escalades des poutres de soutien du stage. Même malgré le signe qui interdisait les ‘moshs’, la foule n’a mis que quelques minutes avant d’embarquer dans leur trip et je dois dire que la machine bien roadée qu’est Death Lullaby n’a pas failli à sa tâche… encore une fois…
Après Death Lullaby, j’abandonnai Dave devant la scène Galaxie car j’étais curieux de voir le nouveau projet de David Draiman de Disturbed et de Geno Lenardo (ex-Filter), Device. Je suis donc retourné vers l’espace face aux 2 scènes principales, une marche de quelques à plusieurs minutes dépendant du chemin pris, de l’achalandage et naturellement des rencontres. C’est drette là d’ailleurs que je me permet de resaluer tout le monde qu’on a vu en fin de semaine, qui sont venus nous jaser et qui nous font tripper dans les shows. Quand j’y suis arrivé, ils en étaient à la fin de leur 2ème pièce. Comme on prenait place de façon à être déjà installés pour Hellyeah – j’était avec Mike et Simon de BornBroken qui ne manqueraient pas Vinnie Paul- Device ont invité Lzzy Hale de Halestorm à faire un duo sur « Close my eyes forever », un cover de Lita Ford et Ozzy Osbourne. Par la suite, ils ont enchaîné 2 autres pièces tirées de leur 1er album. L’avant de la scène était bondée de monde qui ne devaient pas trop être dépaysés parce que ça reste dans les mêmes ambiances que Disturbed surtout dans la façon de chanter. Écoutez Vilify. Ils ont terminé leur set avec un autre cover, cette fois la pièce « Wish » de Nine Inch Nails, question j’espère de nous montrer plus que leurs influences mais aussi pour nous montrer une évolution musicale parce qu’ils nous ont joué surtout des pièces smooth qui ont dû contrasté pas mal pour ceux qui venait de se taper le show de Obey the Brave.
Comme on était déjà installé, on n’a eu qu’à se retourner pour voir Vinnie Paul s’avancer le 1er sur scène pour prendre place derrière la batterie – qui était flanquée de drapeau du Canada – puis le reste de la bande de Hellyeah est arrivé en courant alors que débutait « Cowboy way ». On venait de tomber dans le rock’n’roll musclé et le headbanging pouvait recommencer. D’ailleurs, immédiatement après la 1ère toune, Gray nous a tout de suite averti qu’on devait être là
« to give 100% of what you’ve got. This is not rock’n’roll. This is THERAPY! »
Hellyeah qu’on va headbanger sur leur musique. Et ça allait continuer alors qu’ils enchaînaient le groove de « Matter of time » suivi de « War in me ». Naturellement quand dans le milieu de ton set t’as une toune qui s’appelle « Drink, drank, drunk » tout le monde se laisse embarquer dans la dynamique de Chad Gray leur chanteur qui, comme me disait Andrew de CJLO,
« (Gray) gets people into the song with obvious but catchy speeches like when he said for « Drink, drank, drunk », this next one is about drinking with your friends and getting fucked up. Do you like drinking with your friends? Well it’s the right time. »
Un set où ils ont pigé dans leur 3 albums et qu’ils ont fini avec leur titre éponyme qui ouvrait leur tout 1er album. Quel plaisir de pouvoir gueuler en choeur Hellyeah comme refrain pour finir une prestation. Les amateurs de « biker music » venait d’être servis à souhait en attendant le tour de Black Label Society.
Pendant que Lex s’en allait au devant des scènes principales pour voir le reste de Device et Hellyeah, je suis resté un peu avec les boys de Death Lullaby et puis j’ai continué à me repérer sur les lieux en attendant le prochain groupe à se produire sur la scène Galaxie. Avec leur chanteur qui n’a pas pu passer les douanes, Within the Ruins était réduit à trois membres, mais aussi une version instrumentale d’eux-mêmes. Aux dires même du bassiste durant leur prestation, ce n’est pas évident d’ignorer le fait qu’un de leur membre n’est pas là. Je dois dire que je ne suis pas familier avec leur musique, mais je dois souligner la précision du guitariste Joe Cocchi, qui utilise encore une guitare à 6 cordes, malgré ses confrères dans la scène qui y vont d’une corde de plus pour accentuer la pesanteur. Je n’oublierai jamais ce que Billy Graziadei de Biohazard a dit il y a quelques années après avoir expérimenté avec une 7-cordes: « j’ai ré-appris à ÉCRIRE des riffs lourds au lieu de me fier sur le nombre de cordes sur ma guitare ». Boom! Within the Ruins a passé le test de la pesanteur et de la précision avec un set qui a été bien accueilli malgré tout par la foule qui ne se laissait pas abattre par le membre manquant à la formation.
Après le set de Hellyeah, la chose à faire était de rester pour le show de Halestorm puisqu’il n’y avait rien d’autre en même temps. J’ai donc pu découvrir le hardrock de ce groupe qui m’a fait penser qu’il existe encore des descendants de la lignée du rock que faisaient les Pat Benatar, Melissa Ethridge et autres Joan Jett des années ’80. HALEYEAH! Encore une fois de la musique pour nos amateurs de rock pesant qui donne le goût de faire de la route et de s’arrêter dans les bons truckstops. Parlant de stop, j’ai quitté avant la fin de leur set, il était temps de retrouver Dave pour faire un peu un bilan. Bon, on a laissé faire pour le bilan parce que j’arrivais pas à le rejoindre en texto et qu’il m’avait dit qu’il serait à Blackguard. Un choix déchirant puisqu’il y avait GWAR en même temps.
J’ai donc opté pour GWAR et son carnaval de décapitation. Ce serait la 1ère fois que je les verrais depuis le déces de Cory Smoot (Flattus Maximus) en 2011 et son remplacement par Pustulus Maximus dont j’ai bien apprécié le look d’ailleurs. Et de toute façon, voir GWAR est toujours divertissant surtout qu’avec une scène d’une telle grandeur, ils ont plus de place pour que leurs assistants viennent les aider à décapiter, éventrer, tronçonner et molester leurs invités de marde (oups! marque) sur scène. Pour l’occasion, ils n’avaient malheureusement pas de personnage de l’actualité, se contentant de mutiler des icônes du passé en Jésus et Adolf Hitler ce qui je trouve diminue l’impact de tels gestes bien que la symbolique reste là. N’empêche que je les ai vu décapité Arnold Schwarzenegger et George W. Bush Jr, démembré Mike Tyson et Hillary Clinton, éventré Ben Laden à l’époque où c’était d’actualité alors j’aurais aimé qu’ils nous décapitent Obama, Lance Armstrong ou du moins quelqu’un qui fait l’actualité pour les bonnes ou mauvaises raisons. Je vois moins l’impact d’une 2ème crucifixion. Pas grave, c’est mon opinion et elle, c’est sûr, n’avait aucun impact sur le capharnaüm qui se produisait face à la scène alors que les aortes et jugulaires déversaient des litres et des litres de sang dans la foule et que Oderus se soulageait dans la partie inférieure de Jésus tronçonné à même la croix. Mayhem was in progress on stage as usual. J’ai quitté lors de « Sick of you », en chantant le refrain.
Sick! Sick! of you. I’m so sick of you. Sick! Sick! of you. I’m so fuckin sick of you.
J’avais dans l’idée d’attraper les dernières tounes de Blackguard qui me font tripper depuis leur 1ère incarnation en Profugus Mortis mais malheureusement j’avais mal visualisé mon temps et je suis arrivé pour entendre les dernières notes. J’ai fait contre mauvaise fortune, bon coeur et je me suis dit que de toute façon, je serais en temps pour la suite de la comédie car quoi de mieux pour enchaîner après GWAR que de voir un show de lutte et c’était ce qui était proposé à 15h30 près de la scène Galaxie où avait été installée le ring HeavyMania. Je me suis donc avancé pour pouvoir apprécier le « Royal Rumble » qui ouvrait les hostilités. Bon, c’est sûr que ce ne sont pas les plus grands lutteurs du monde et que de proche, on remarque plus quand y’a un flottement dans le scénario mais je veux lever mon chapeau à tous ceux qui sont montés dans le ring cette fin de semaine parce que vous êtes spectaculaire, vous n’avez pas peur – ben peut-être des fois – de vous péter la gueule pour votre passion et pour faire tripper vos fans. La passe finale du combat de tag-team qui a suivi le royal rumble valait la peine d’être vue avec les plongeons en salto pour atterrir sur l’adversaire et l’assommer pour lui passer le compte de 3. Fuckin heavy.
Pour une première expérience de Blackguard, ça en fût toute une! Du nouveau matériel qui me semble plutôt agressif et moins folklorique, Paul le chanteur qui était complètement en feu et la foule qui le soutenait à chacune de ses demandes, tout y était. Avec le son sur la Scène Galaxie qui a été une déception une bonne partie des deux journées de festival, le band originaire de Montréal a su se démarquer à ce niveau. J’aimerais aussi souligner le travail de Justine Éthier derrière la batterie, qui malgré sa petite taille, donne l’impression en tout temps d’être en parfaite maîtrise de son instrument. Non seulement ça, mais elle le fait en bougeant et souriant, ÇA c’est trippant à voir en maudit. Le reste du band n’avait pas le choix de suivre l’enthousiasme des autres membres et croyez-moi, ceci est une des meilleures prestations du festival. On attend patiemment la sortie de « Storm » dans les prochains mois…
J’ai été « dérangé » pendant le show de Blackguard pour une entrevue avec… Vinnie Paul!!! J’ai pris Alex notre photographe/vidéaste par l’épaule et je l’ai tiré vers la tente média, où j’avais 15 minutes pour me rendre et me préparer. Un merci tout spécial à Alain Labonté de Québec-Métal pour l’opportunité de faire cette entrevue. Donc, voici le travail de terrain ET l’entrevue…
Je n’allais pas manquer Steel Panther et leur parodie de show métal tellement sur la coche. Plusieurs les trouvent ridicules mais moi j’apprécie leur trip. Que ce soit quand ils se bitchent mutuellement ou insultent tous les autres, ils sont trop hot.
I’m not a chubby Bret Michaels. I’m a skinny Vince Neil », lance Michael Starr
J’ai vécu la période glammetal des années ’80 et certains groupes de cette époque, je vous le jure, avait la même attitude qu’eux. Ça se replaçait les cheveux et la chemise entre chaque toune et ça jouait la carte du playboy sur le stage et en plus ça se prenait au sérieux. Donc que Satchel nous dise qu’il a pratiqué son français m’a fait sourire
« Mezdmoiselle, montrèze moi vossse nichonz
Et en bout de ligne, je trouve leur musique correcte. C’est du glam comme il se faisait avec des riffs accrocheurs, des solos, du spandex, du spraynet, des perruques, de la couleur et de l’attitude. Et des titres mémorables comme Asian Hooker, Just like Tiger Woods ou 17 girls in a row. Ils ont fini leur prestation avec « Death to all but metal » qui insulte à peu près tout le monde de Britney Spears à Papa Roach en passant par Madonna, Maryah Carey, 50 Cents, Kayne West, Blink 182 et d’autres tout aussi méritants. Fuck Yeah!
Après Steel Panther, on a plongé dans un univers totalement différent en allant faire un tour du côté de la scène Galaxie où se produisait Oceano. Là, oubliez tout ce que j’ai mentionné au paragraphe précédent. Adieu les fla-flas et bienvenue la brutalité. Du 100% « core » et chapeau à Adam Warren pour le « growl » de la fin de semaine. Définitivement une des meilleures voix « core » qu’il m’a été donné d’entendre.
Quand je suis revenu devant les scènes principales, Black Label Society jouaient « The rose petalled garden » qu’ils allaient faire suivre par « Forever down » et c’est alors le moment du solo de guitare par Zakk Wylde. Bon, plusieurs vont dire « Quoi, ce n’est pas seulement çà la musique de Black Label Society ». Je suis porté à répondre « Oui » mais là c’est le moment officiel du solo où les autres prennent un break. Et je dois dire que c’en est tout un … à plus finir de faire se lamenter et hurler les cordes de sa guitare. Ce n’est pas un « guitar hero » pour rien. Je peux vous dire qu’il y avait aussi beaucoup de « wannabe guitar hero » dans la foule avec la quantité de monde qui faisait du « air-guitar » pendant leur show.
J’ai terminé ma journée avec le seul groupe « death metal » de la journée, les suédois de At the Gates. Étant un grand fan de « death metal », je n’allais pas manquer le passage des vétérans de la scène « Gothenburg style ». Avec eux, on est certain que ça sera « old school » parce qu’ils n’ont rien sorti de nouveaux en 15 ans. Ça serait d’ailleurs cool un nouvel album. On a donc eu droit à un bon mélange de pièces tirées de l’ensemble de leur discographie remontant jusqu’à 1992 avec « Kingdom gone » de leur 1er album « The red in the sky is ours ». Pas de fla-fla inutiles. De la groove, des riffs pesants et Tomas Lindberg dans notre face. Ils ont agrémenté le tout d’une bonne reprise de « Captor of sin » de Slayer. J’ai dû quitter avec les dernières notes de leur prestation, content d’avoir passé une très belle journée où j’avais pu voir une bonne variété de groupes dont justement 2 groupes de variétés en GWAR et Steel Panther où le vaudeville côtoie la musique. Du plaisir, du rire, de la musique pour tous les goûts et à voir tous les jeunes qui portaient des t-shirts de Avenged Sevenfold ou Megadeth, il était évident que la soirée allait être intense.
Étant à l’arrière de la scène pour la majorité de la performance de Danzig, je me dois de me tourner vers notre gars de staff, Chris Wheeler, pour la description du show: « Surprise performance this day came from one of my personal favs, Danzig. Growing up with his first three albums, the band soared through favorites like « Am I Demon » , « How the Gods Kill », « Under Her Black Wings » and « Mother ». Doyle Wolfgang came out to treat Montreal to classic Misfits tunes like « Astro Zombies »! A real treat! Oh yeah, Rob Zombie came out on stage too. »
Je vous avoue que j’attendais Megadeth avec une brique et un fanal. Les boys sont des vétérans et j’aurais très probablement parti une émeute si je m’étais aperçu que le setlist était majoritairement composé de nouvelles tracks. Avouons-le, le dernier album est juste mauvais, point. Retournement de situation dans ce cas-ci avec un setlist composé de oldies/goldies ET interprété de façon énergique par le band! What the fuck, guys? Voici mon update que j’ai envoyé durant leur spectacle: « Mustaine est probablement le chanteur le plus laid que j’ai vu de ma vie quand il chante, mais je dois avouer que le setlist à date est satisfaisant et le band qui trippe… » Ce set comprenait les classiques comme « In My Darkest Hour » et « Skin O My Teeth », cette dernière étant particulièrement bien réussi.
Pour terminer la soirée nous avons choisi Wintersun (que j’ai eu la chance d’encourager personellement juste avant le show en passant par les toilettes de la Scène Galaxie) et en plus de la magie de leur musique qui se transmettait de la scène à la foule, on a eu droit à une nouvelle track de la part de la formation de la Finlande. Drôlement précis sur leurs instruments ces européens, wow! Ma première fois à les voir en show, bien que j’ai failli ne pas les voir avec le fucking nuage d’insectes qui s’était rassemblé au dessus de la foule depuis les dernières heures. Ce qui m’a surtout plu est le nombre impressionnant de festivaliers qui étaient réunis malgré la présence d’un gros nom comme Avenged Sevenfold pendant leur spectacle. Laissez-moi vous dire que la décision de voir Wintersun a été la bonne. J’ai même été capable de prendre une photo avec Yannick Tremblay de MusikUniverse \m/
Jour 2 (Debauchery)
L’ouverture de la journée allait offrir le même choix déchirant que la veille soit de voir un ou l’autre des groupes locaux qui ouvraient leur scène respective. Malheureusement c’est Of Temples qui a écopé. La bande à Pat Loisel faisait une rare apparition sur scène et pour l’occasion, ils avaient en plus annoncé que Arianne Fleury participerait au spectacle. 2 arguments de poids pour nous installer pour voir Augury. En voulez-vous d’autres arguments. Dominic Forest Lapointe, Pat Loisel, Mathieu Marcotte et Étienne Gallo sont des musiciens hors-pair et en plus, ils sont, parmi les groupes de « technical death metal », ceux qui font, à mon avis, parmi les plus belles et mémorables mélodies. Et plusieurs ont eu la même idée que nous car bien qu’il y avait peu de monde au début de leur set, ils ont fini devant plusieurs milliers de personnes. Un set qui s’est d’ailleurs terminé un peu dans l’imbroglio alors qu’ils ont annoncé tout à coup qu’ils avaient terminé puis sont revenus jouer « Beatus » en disant qu’ils la joueraient vite parce qu’ils avaient à peine le temps. et d’ailleurs, ils ont quitté le stage en courant dès la dernière note. Ils ont mentionné qu’il y aura un 3ème album bientôt.
Nous aussi, on s’est déplacé rapidement pour aller devant la scène où Huntress s’était déjà lancé dans sa prestation. Je n’avais aucune idée à quoi m’attendre et j’ai été agréablement surpris par la présence scénique de Jill Janus. Drapée dans une cape noire diaphane, elle a ensorcelé la foule avec une gestuelle aussi freaky que sa voix. Le pire est que son « clean » n’est pas très bon mais ce sont toutes les autres choses qu’elle fait avec sa voix qui en fait une chanteuse qui captive la foule. Une enchanteresse qui se permet de nous chanter « I wanna fuck you to death ». Je crois que plusieurs répondaient « I wanna die to fuck you ».
Acacia Strain suivait sur l’autre scène principale et comme à tous les shows de la formation du Connecticut, l’énergie et la violence régnait. Regardez, je ne vous mentirai pas, je ne suis pas un fan de la formation, bien que je comprends et respecte ce qu’ils font. Le chanteur est une bête charismatique qui avait des apôtres en avant de lui qui se sont déchaînés, tout comme ses confrères sur le stage. Ceci dit, ça enlève rien au fait que les pièces se ressemblent beaucoup et sont un collage de ‘breakdowns’, un cocktail parfait pour les fans du genre. C’est lourd et c’est entraînant, y’a pas à dire. Pour ce qui est du mérite artistique, on repassera cependant.
Finntroll a été victime de problème de son pour une partie de la première pièce, mais après c’était une ambiance de party qui règnait en face de la Scène Molson Canadian. Avec un mélange de tracks tirées de leur dernier ouvrage, « Blodsvept », et de leur catalogue antérieur, les musiciens étaient déguisés et en feu! Fait à noter, le drummer n’avait pas le même attirail que ses chummeys sur la scène et je me demande pourquoi. J’ai bien aimé que la foule semble connaître les paroles et leur réserve un chaleureux accueil après quelques années d’absence de notre province. C’est vrai qu’avec les différents styles de métal qu’ils nous offrent, ce n’est pas difficile de rallier une bonne partie des trippeux de musique lourde, surtout quand c’est fait de la bonne manière, comme Finntroll nous ont habitués. Ils seront de retour cet automne dans un endroit plus petit et un setlist plus élaboré… à suivre!
Après les finlandais de Finntroll suivaient les suédois de Amon Amarth avec leur « Viking metal » qui malheureusement n’était pas accompagné de leur bateau puisque le terrain ne permettait pas de l’amener sur scène. Pas grave, leur chanteur était en feu et arpentait la scène d’un bout à l’autre le poing en l’air au-dessus d’une foule qui thrashait comme des malades autant sur les vieilles que les nouvelles pièces. Ils ont une force de frappe qui n’est pas donné à tous les groupes de pouvoir reproduire sur scène; leur musique est viking et on le sent! Notre ami Chris Wheeler avait aussi ceci à dire: « To keep the European momentum going, AMON AMARTH set the stage ablaze with a harrowing performance including gems, « The Pursuit of Vikings, « Runes to My Memory » and from their latest album, « Deceiver of the Gods »! Singer, Johan Hegg, looked as though he was on cloud nine as he ran from left to right, smiling from ear to ear and fist pumping the air leaving the audience feeling they had died and gone to Valhalla! Flawless. »
Juste avant le show d’Anselmo et sa gang, on a eu la chance d’échanger avec les gars du site Boulevard Brutal et les malades mentaux du band Fallstaf, du maudit bon monde qui aime ça PESANT, tout comme nous!
Philip H. Anselmo and the Illegals étaient attendus avec enthousiasme par la foule qui se massait devant la scène. Phil a tout un pouvoir d’attraction et à notre grand plaisir, il était dans une forme splendide et avait le goût de tripper avec la foule … au point de se frapper le front avec son micro avec comme résultat que dès la 3ème pièce, il s’est mis à saigner au point de devoir éventuellement s’essuyer avec son mouchoir. Il a jasé pas mal comme à son habitude mais dans un ton plus friendly, y allant même d’une dédicace
« to all the gentlemen out there over 40, all 74 of you and the women that put up for you, and also to the youngsters cause you’ll see … and hopefully you grow up gracefully so you don’t give a flyingfuck and can laugh at yourself »,
entraînant un « Phil, Phil, Phil » en choeur de tous ce qui naturellement lui a fait dire
« you motherfuckers, I love you. »
avant de nous envoyer ce qu’il a lui-même qualifié de « ridiculously titled Bedroom destroyer ». Ils nous ont terminé ça avec une reprise de « Hollow » mixé avec un bout de « Domination » au grand plaisir de la foule qui n’attendait que ça. Je crois même qu’ils auraient été déçus s’il n’y en avait pas eu. En tout cas, laissons faire les « si » et restons dans le concret. Phil Anselmo et sa gang avaient déjà réussi à embarquer le monde dans leur musique et l’activité dans le pit en témoignait grandement. Un show comme tête d’affiche dans les mois qui viennent serait une maudite bonne idée.
Après son show, c’était le temps de répondre aux questions des journalistes et, croyez-moi, aucun artiste n’a plus fait réagir la galerie de la presse que Anselmo. Cette photo a été prise pendant l’entrevue de Christopher Gagné de BangBang, regardez-moi tout le monde des médias et autres qui les entourent! On a réussi à prendre une photo avec Phil (au bas de cet article) avec le fameux Lex Salute!
Unexpect en show, et ce n’est pas tous les bands qui peuvent s’en vanter, c’est une EXPÉRIENCE. Une fucking leçon de présence sur un stage et aussi d’assurance avec ses instruments. Ils font une musique éclectique et compliquée, mais on ne dirait pas du tout que c’est le cas quand on les voit bouger, danser et s’appliquer à en mettre plein la vue à son audience. Leïlindel est époustoufflante avec son approche de danse contemporaine et c’était cool de voir les remarques du monde autour de moi à ce sujet, quand bien sûr le monde avait le temps de se refermer la mâchoire suite à certaines acrobaties techniques de la part de Chaoth sur sa basse à 9 cordes. On a peut-être pas droit à un album aussi souvent qu’on le voudrait de la part de la formation montréalaise, mais cette rareté de shows et albums leur sert très bien, car à chaque fois c’est avec fébrilité qu’on les attend et qu’on en discute par la suite. TOUTES mes félicitations à Unexpect pour leur travail, je n’ai rien de négatif à mentionner, même que le son était à la hauteur, ce qui en dit long considérant le reste de notre expérience en avant de cette scène.
Je m’occupe de faire la critique de Machine Head même si je deviens comme une petite fille à chaque fois que leur nom est mentionné. Crisse que je les aime. Avant de parler musique, je me dois de mentionner la beauté de leurs nouveaux modèles de t-shirts… wow! Le monde en achetait beaucoup et ce n’est pas un hasard. Vous avez déjà vu Machine Head en action? Peu importe si c’est dans leur période un peu plus « accessible » (« The Burning Red », « Supercharger »), plus tôt ou maintenant, le band est une fucking machine de guerre ‘live’ et j’avais hâte de voir le setlist, car le problème avec les nouvelles compos est leur durée (6 minutes en montant…) et dans un festival, le temps abrégé des spectacles ne les avantage pas. Ils ont donc complètement ignoré « Burn My Eyes » et commencé avec l’excellente track « Imperium ». Le reste du spectacle a été superbement présenté avec l’énergie qu’on connaît au band et, surtout, le nouveau bassiste!! Le jeune musicien a d’ailleurs prouvé que les ‘back vocals’ de Machine Head POUVAIENT être réussis en show, quelque chose que Adam, l’ancien bassiste, ne faisait pas bien dans le passé. Un salut tout spécial à Alexandre Cordeau (et ses chums!), grand fan de Ondes Chocs et Machine Head avec lequel j’ai eu la chance de partager quelques chansons de notre band fétiche. You rock, man.
Laissons maintenant la place à Chris Wheeler pour nous parler de Pallbearer!
PALLBEARER slowed things down quite a bit with their execution of Stoner Metal. The band were certainly a fan favorite as heads uniformly banged in sequence with the pounding, hypnotic drums. Brett Campbell’s vocals were impressive as higher range octaves were reached in stark contrast to the deep crush of the music. Definitely a band to see more of live!
J’ai écouté 3 pièces de Children of Bodom pour constater que leur chanteur semblait en forme malgré le malaise subi sur scène dans la semaine précédente. Ça m’a aussi permis de constater que malgré les années et les nombreuses critiques concernant leur direction musicale, Children of Bodom reste très efficace sur scène, la même machine que j’allais voir à l’époque de l’album « Hate crew deathroll » et des précédents. J’aurais bien resté mais je me devais d’aller voir le seul vrai groupe thrash de la fin de semaine, Havok, qui jouait sur la scène Galaxie au même moment. Le groupe du Colorado font ça très « old school » avec des riffs à l’emporte-pièce alors que David Sanchez leur chanteur nous entretient de l’état du monde et de sa fin imminente. Une recette qui a fait lever la foule et cette réaction a fait plaisir à Sanchez qui a mentionné qu’il assistait au plus gros moshpit de la fin de semaine et a remercié tout le monde.
Je m’étais promis que je verrais au moins quelques pièces de Mastodon. Quand je suis arrivé de leur côté, c’était un monde de différence avec l’action qui se passait devant la Scène Galaxie. Ici, la foule était autant embarquée dans la musique, mais dans une sorte de transe hypnotique. Figé sur place en une masse compacte, la foule oscillait à l’unisson comme si la musique leur faisait l’effet d’une douce brise dans une prairie. Mais aucun thrash, aucun mosh, seulement un silence contemplatif et une clameur qui soulignait la fin de chaque pièce.
Cryptopsy était la tête d’affiche pour clôturer les hostilités sur la scène Galaxie et je me suis donc retaper la marche en faisant un pitstop. Pendant que je m’y rendait, je me suis fait dire que ça sonnait comme de la marde, surtout le drum. Je dois dire que c’était un « understatement ». On aurait dû me dire que ça sonnait comme de la « crisse de marde ». Tout ce qu’on entendait était un gros fouillis de basse. Pas moyen de discerner ou presque la guitare. Et pour me faire une idée claire de la situation, je me suis déplacé devant, derrière, à gauche et à droite. Ce n’était pas mieux. Tant qu’à agoniser devant cette scène, on s’est immédiatement déplacé pour avoir un bon spot pour voir Rob Zombie et j’ai vu de loin que Youri venait de rejoindre Cryptopsy sur scène pour … chanter. On est arrivé devant la scène principale avant la fin de Godsmack ce qui m’a permis d’entendre 2 pièces que je connais bien soit « Voodoo » et « I Stand Alone ».
Voir Rob Zombie sur un stage comme celui du Heavy Mtl permet de mieux apprécier l’imaginaire de cet entertainer de 1er ordre. Déjà pendant la prestation de Godsmack, on se demandait ce qui se trouvait sous le drap au centre de la scène Molson Canadian. Des décors aux projections aux chorégraphies, tout a été mis en place pour que l’oeil soit ébloui. On a aussi eu droit à un solo de drum de Ginger Fish et un solo de guitare de l’enfer de Johnny Five. Ça permet même à la limite de passer par-dessus les petits accrocs des musiciens ou le fait que Rob n’a pas le souffle pour courir partout et chanter en même temps. De toute façon, au moins lui, il ne chante pas avec une backtrack de vocal pour le couvrir. Et il pourrait facilement parce qu’il y en a pas mal de stock en backtrack dans sa musique.
Le spectacle haut en couleurs de Rob Zombie a permis de clôturer avec brio une belle fin de semaine de festival. On a eu droit à une belle variété de prestations qui mêlaiten bien les différents styles et également les différentes époques. On remercie encore une fois toute l’organisation du festival qui s’est bien acquittée de sa tâche pour que les festivaliers s’amusent dans une belle ambiance. Bravo!
Effectivement, je veux remercier Evenko pour cette opportunité et c’est avec ces grands évènements que j’apprécie toute l’ampleur de la scène métal au Québec. Les trippeux étaient au rendez-vous, vous avez brisé les règles en moshant et vous avez abusé des bonnes choses avec nous. J’aimerais également prendre le temps de remercier deux personnes très importantes pour moi: Alex, notre photographe qui est un trippeux de première classe, et aussi Lex, qui me soutient et m’assiste si bien dans toutes mes idées folles. Coud NOT do it without you, man. Maintenant que c’est terminé, on retourne au travail dans les recoins de la province afin de trouver et donner une plateforme aux prochains bands qui arpenteront les scènes des futures éditions du Heavy MTL. \m/















