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Dans le but de diversifier la manière dont on couvre la scène underground, D-A vous propose aujourd’hui une entrevue écrite avec le guitariste François Lemieux du band Dark Circles, un band de Blackened Hard Core/Powerviolence de Montréal que vous vous devez de découvrir si ce n’est pas déjà fait.  Voici le lien de leur page Bandcamp (ou le lecteur au bas du texte), où l’écoute de leur stock est gratuite.  Enjoy the interview, fuckers \m/ – Dave

 

1. Quoi de neuf pour Dark Circles ?

– On est présentement en processus d’écriture pour un nouvel album qu’on va sortir sur le label des gars de Titan (Toronto), ça va sortir en vinyle (seulement). On veut sortir ça pour la fin de l’été et après faire de la tournée .

 

2.Tournée où ça, le Québec, le reste du Canada ?

– On va faire des tournées à Québec, Montréal c’est sûr, peut-être bien Trois-Rivières et Sherbrooke, des villes où ont a toujours ben du fun. On veut principalement se concentrer sur les States et peut-être faire un petit peu d’Ontario, mais pas de Canada durant l’hiver, on veut pas rouler dans la neige et on aime pas l’hiver (long rire) !

 

3. Les gars du band c’est quand même du monde connu de la scène, on a déjà tous vu ces faces là. Vous jouez/avez jouez dans divers bands. C’est quoi votre background?

– Évidemment il y a Marc (drummeur) qui joue dans Le Kraken. Sinon, moi et Marc on a joué ensemble dans Blacklashed, band avec lequel on a tourné pendant près d’un an. Jamie (vocal/guitare) jouait dans Black Ships, band qui a quand même tourné pas mal, entres autres avec  le band Trap Them. Chris (basse) joue dans un band de punk garage, Naughty Girls, en tant que drummeur, il est excellent en passant ! Sinon, moi j’ai eu une couple de bands dans le passé.

 

4. Vous pensez quoi de la recrudescence que connaît le beat généré par le punk (Crust/D-Beat/Powerviolence/Grindcore/Hard Core/Post Hard-Core) ? Pendant un temps ça semblait mort, du moins au Québec, mais là ça semble reprendre sa place dans l’underground.

– Selon moi à Québec c’est pas une scène qui est très grosse, moi et Marc on a eu un band de D-Beat dans le temps et on voyait que même s’il y avait une crowd, ça marchait pas très fort, c’était peu développé. En arrivant à Montréal j’ai vu comment ça pouvait devenir gros avec des salles comme le Death House ou Death Church, comment ça pouvait marcher. Donc, j’ai pas eu conscience de  « l’explosion » de la chose . Quand je vivais à Québec, je savais qu’à l’extérieur ça se passait plus et c’est ce que j’ai constaté en commençant à jouer dans un band montréalais. Y’avais plus de demande, y’avait un bon crowd. Sans vouloir dire du mal de Québec, c’est toujours le même monde dans les shows, si tu joues trop souvent tu vas brûler ton band. À Québec tu vas jouer huit fois dans l’année pis ça va toujours être les mêmes personnes qui vont venir aux shows. À Montréal tu peux jouer huit fois dans le même mois pis ça va être du monde différent à chaque shows.

 

5. Ça arrive souvent que les musiciens quittent leur « petite » ville pour aller jouer à Montréal. Toi et Marc étiez-vous fatigués de Québec, est-ce que c’était un besoin de faire le move ?

– Non, en fait ont est parti pour des raisons personnelle, les deux c’est pour les études qu’ont a fait le move, Marc pour aller étudier en sonorisation et moi en design graphique. Rendus ici ont s’est rendu compte qu’il y avait une scène et que ça marchait.

 

6. C’est quoi les influences du band, comment définissez-vous le style du groupe?

– C’est toujours difficile de dire quel style on joue. Même quand j’en parle avec du monde plus au courant de ce la scène, j’ai de la misère à l’expliquer. On peut dire que nous faisons du Blackened Hard Core/Powerviolence. C’est du punk dépressif et dark. Nos influences sont pas mal variées, moi par exemple j’aime bien The Zombies,un band de psychédélique des années soixante-dix. Jamie trippe sur le black métal, Chris aime le punk des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix. Marc est pas mal dans le post-hard-core, y’a pas vraiment le choix … (rires).

 

7. Ça vous convient l’appellation Dark D-Beat ?

– On s’en fou pas mal, du moment que les gens aiment ça et viennent aux shows, ils peuvent appeler ça comme ils veulent.

 

8. C’est quoi la thématique du band. Quand on regarde les pochettes de démos ou les gilets, on voit des ruines, des images sombres, on dirait que ça sort du necronomicon. C’est juste pour l’image ou le band parle de trucs du genre ?

– L’image du band vient pas mal de Jamie et Chris (membres fondateurs). Chris est un très bon dessinateur, c’est lui qui s’occupe de l’image, des concepts des dessins sur les pochettes ou les shirts, il fait aussi le design.  Jamie , c’est le gars le plus dépressif que j’connais, ses paroles transmettent le désespoir. C’est comme être prit dans un labyrinthe et ta seule lumière c’est un soleil noir qui t’aveugle …

 

9. Comment se passe le processus de composition, qui compose ?

– Moi, Jamie et Chris ont boit d’la bière jusqu’à temps que des riffs sortent et après ont composent autour de ça ! Cela peut prendre une journée pour composée une toune autant que ça peut prendre des semaines.

 

10. Comment va être le prochain release ?

– Ça va être dans la même veine, sombre. La pochette risque d’être mystérieuse. Comme j’l’ai dit, Chris dessine super bien et moi j’suis designer graphique donc on a la possibilité de se donner  là-dedans et d’avoir le contrôle sur l’image. En plus, Marc est ingénieur de son dans une école, donc on a aussi le temps et l’espace pour composer de quoi de bon.  Nous faisons tout nous même, on s’enregistre, on design, on book, y’a juste les releases qu’on peut pas sortir nous même vu qu’on est des fuckings artistes pauvres (rires), c’est pourquoi on a signé avec un label pour sortir le prochain album en vinyle!

 

11. Comment tu vois l’avenir du band, allez-vous garder votre côté D.I.Y ?

– On va rester avec le même esprit, D.I.Y et mystérieux. Prend l’exemple de Tragedy, les gars ont même pas de criss de site internet, ça les empêchent pas de faire des shows. On espère que ça soit un peu ça pour Dark Circles,que le monde veulent nous voir, que la promotion excessive soit pas nécessaire. On cherche pas à créer un hype publicitaire. On veut que les gens viennent nous voir parce qu’ils aiment ça, pas parce qu’on serait le band de l’heure.

 

12. Pourtant le hype est déjà là, j’veux dire les gens commencent à parler de vous hors–Québec, ça restera pas longtemps au niveau du bouche à oreille. Vous vous en rendez certainement compte,non ?

– Oui c’est sûr, ça vient entre autre de Jamie et Chris. Vu que les gars sont anglophones, déjà en partant ils ont plus de contacts dans le Canada anglais, pis Jamie a aussi joué aux States, donc il a créé des contacts là-bas.

 

13. En dehors du bu beat, qui fait quoi dans le band,qui s’occupe de la merch, du booking, etc ?

– C’est surtout Chris qui s’occupe du booking, parce que nous autres ça nous tente pas pantoute (long rire). Pour les entrevues, celles en anglais c’est surtout Jamie qui les fait parce que anyway il ferme jamais sa gueule ! Pour celles en français c’est  moi qui s’en charge souvent. Côté cash c’est plus Marc et Chris qui voit à ça, sont plus à leur affaire, moi et Jamie on est juste des weirdos…

 

14. Tu penses quoi de la scène actuelle, est-ce que c’est amical où c’est la compétition ?

– Les choses se passent super bien,tout le monde est friendly et se soutient,contrairement à d’autres scènes. J’ai joué dans d’autres bands, qui évoluaient plus dans le milieu du Hard Core ‘’moderne’’.  Honnêtement c’était d’la merde, tout dans le look et la pride. C’est une compétition pour savoir qui est le plus badass. Mais là cette scène la est pas de même, t’auras pas quelqu’un qui va venir te jaser de tes stretchs ou de ton gear.

 

15. Pour faire des shows de punk à Montréal, est-ce bien difficile, les promoteurs et les proprio de bars sont ouverts à ça ?

– Oui, les promotteurs sont plus dedans, y’a toujours des spots où jouer, autant des salles comme ici (l’entrevue se passe au Death House après le show avec Saccage, Blight, Cyanide Eyes, Restricted Rights – Review du show offerte en suivant ce lien) que des salles de show comme le Il Motore . Y’a pas d’inquiétude à avoir de ce côté-là, il va toujours y avoir des salles de même à Montréal, pas comme à Québec. Quand l’Anti a fermé ça l’a presque fait un scandale, la ville a perdu une des rares places ouverte à des shows plus underground, en plus c’était la seule salle all ages. Y’a aussi eu l’Union Commerciale , qui malheureusement a pas vécut longtemps …

 

16. La police est ok avec ça, des shows comme le Death House ?

– Oui, la preuve y’a quelques jours on a fait un show dans un appart, la police est venue vers vingt-deux heures, le proprio de la place leur a dit que personne sortirait boire dehors, etc. Les gars ont dit que c’était correct et ils sont repartis, le show a continué.

 

Un gros thanks Frank, on vous souhaite le meilleur pour l’avenir, cheers !

 

-D-A

 

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