Cela faisait déjà quelques temps que j’entendais parler du Death House, une salle de shows à Montréal. Le Death House c’est un squatt situé dans le quartier St-Henri, mais c’est aussi un bon « spot » pour faire des shows, jammer en innocent et faire le party . À mon humble avis, c’est fucking malade comme place, j’aimerais tellement que des lieux de même existent à Québec, mais bon soyons réalistes … c’est pas demain la veille! Toujours est-il, c’est le genre de place parfaite pour des shows de punk ou de métal, c’est perdu, c’est pas trop propre, la seule déco c’est des flyers de shows pis la crasse sur les murs. C’est ça qu’on veut, une place décalisse pour abuser des bonnes choses! Dommage que la fin du Death House ait été annoncée pour cet été. Au moins j’aurai eu l’occasion de voir un show là.
Après un bon moment à chercher la place, on fini par trouver et on arrive à temps pour le premier band, Cyanide Eyes, des gars de Québec qui jouent du post-rock-stoner dans la veine de Earth. Ce fût le show le plus ‘’relax’’ de la soirée, un bon opener pour commencer les choses tranquillement. Je ne veux pas dire que les gars jouent juste du mélo atmosphérique, il y a pas mal de passages plus lourds, mais évidemment il y a des moments plus ‘’détendus’’ et les tounes durent 6-7 minutes, ce qui n’arrivera plus de toute la soirée. Les gars rock vraiment et la performance est bien livrée, ce qui a pour effet d’accélérer le débit de boisson chez les gens présents et la consommation de fines herbes !
Le band suivant, Restricted Rights, se ramène avec son crust/d-beat tout droit sortit de St-Hyacinthe. Je ne savais pas à quoi m’attendre n’ayant jamais entendu parler du band avant cette soirée. Sans surprise, le band est crasse à souhait et joue ben vite. Les motés commencent à capoter et le mode brasse-camarade est enclenché. Bien que les gars jouent un style simple et qu’ils ne réinventent en aucun cas la roue, le show a été efficace et a rempli mes attentes et celles du public, qui contrairement à moi semblait bien connaître la formation. Big-up au drummeur qui a réussit à faire le show avec un semi-kit de drum tout en étant fucking déchaîné.
Le 3e band de la soirée et probablement le plus ‘’sérieux’’, Blight, entre en scène pour nous livrer son black métal ‘’luciférien’’, le tout avec un drum kit des plus fonctionnels ! Quand je dis que le band est sérieux, je veux dire que les gars font de la musique méchante et moins toute croche que celle des autres bands qui monteront sur la scène durant la soirée. Cela donne un effet intéressant,un espèce d’entre-deux durant la soirée, tout en augmentant la cadence des circlepits. Les bums se balancent de tous bords tous côtés, la bière est renversée partout,le plancher est bien glissant et l’intensité monte d’un cran !
Le 4e groupe de la soirée c’est Saccage, les portes-étendards de la ‘Dérape Squad’, un band de death-crust de la rive-sud de Québec. Comme le nom du band l’indique, ça brasse en sale pendant le show et les punks s’agitent de plus en plus! Commencent aussi les stage dives pour le malheur des quelques gars trop chauds qui veulent boire leur bière tranquille en première ‘’rangée’’. Les gars livrent la marchandise à 100 miles à l’heure, les choses se passent comme à l’habitude avec la Dérape Squad, particulièrement durant la ‘oh- combien-de-rigueur’ « Milice Anti-Police »! Fait à noter, le bassiste de Saccage était absent du show et a été remplacé par une espèce de grand piquet avec des doigts d’araignée, un certain Alexandre « Chouine » Chouinard, qui normalement joue dans le band death/black Morgue.
Le 5e et dernier groupe de la soirée, Dark Circles, est un groupe de Montréal qui joue du dark Crust/D-Beat de grande qualité. Une rumeur a courue durant la semaine précédent le show comme quoi le band ne jouerait pas ce soir là. Donc, ce n’est pas peu dire que la foule était bien contente de finalement voir les gars donner leur show ! Dès le début de leur prestation les gars sont descendus dans la foule, question de rendre le show plus ‘’intime’’, laissant le batteur seul sur la scène. Bonne chose, car cela a laissé beaucoup plus d’espace sur scène pour les stage divers. Le show était tout simplement dément, ça brassait en innocent. Évidemment, un show ‘’sans’’ stage comporte ses inconvénients. Jamie, chanteur/guitariste, a perdu son micro à de nombreuses reprises, ce qui a même valu à certains de servir de pied de micro durant quelques instants… ça c’est mon genre de soirée!
Bref ce fût une excellente soirée dans la métropole, ça brassait en sale, le crowd était pas mal cool et la salle lookait en esti. Merci à la gang du Death House et aux organisateurs du show !
P.S : Une entrevue avec Frank, guitariste de Dark Circles, s’en vient très bientôt sur ondeschocs.com.











