Organ Dealer - Visceral infection

 

ORGAN DEALER
«Visceral Infection»
Horror Pain Gore Death Productions
Date de sortie: 14 Juillet 2015

 

J’ai toujours eu un peu de difficulté à vraiment comprendre l’utilité des tounes de deathgrind qui durent entre quarante secondes et 1 minute trente. Ma raison est simple; quand je procède à l’écoute d’un album et que j’ai même pas le temps de vraiment caler dans une pièce et me laisser submerger dans son essence créative, j’ai juste pas la chance de «grasper» ce qui se passe pantoute et la dernière note a déjà été jouée. Je comprends bien que le but du deathgrind est de subitement fracasser le cerveau du bonasse utilisateur. Ceci dit, ça me tape sur les nerfs quand on parle de vraiment sonder l’identité d’un groupe, surtout quand c’est leur premier album et qu’il semble assez important de cerner le but de leur approche avant d’interpréter l’efficacité des résultats, sinon on se ramasse avec pas mal de bullshit qui relève du mythe et de l’art d’assumer quand on a réellement juste rien compris.

C’est une pas pire description de comment je me sentais initialement en me claquant ce monumentalement confus amas de riffs qui ont pris un certain temps avant de se disperser pour révéler l’identité d’ORGAN DEALER et me donner mon occasion inespérée de vous décrire un peu à quel genre de dudes on a affaire sur «Visceral Infection». Ça fait du bien d’y voir clair… surtout quand t’as pas un temps fou pour le faire.

Les tracks les plus longues qu’on a ici donnent dans le deux minutes. Celles-ci sont les plus révélatrices à mes oreilles car j’analyse assez automatiquement ce que j’entends en termes de technicalité, et très organiquement ce que ça m’apporte en termes de feel. Ce type de grind est dans le même ordre d’idées que le NAPALM DEATH oldschool (on oublie la nouvelle ère; vous n’entendrez pas d’influences de la scène death doom ici, c’est pas mal plus straight pipe). Plusieurs influences deathblack sont aussi au menu. Avec un peu de perspective, je peux affirmer que la réelle originalité du placement des patterns diversifiés de drumming ainsi que l’aspect bleak des mélodies tranchantes et sensuellement essoufflantes fait également un peu penser à ce qu’on aime retrouver sur un album récent de CATTLE DECAPITATION.

Le fait que ces gars-là soient capables d’être ambitieux dans la manière qu’ils utilisent les apprentissages découlant de leurs influences, ça les aide dans leur quête d’identité et ça indique qu’ils ont réellement l’intention de pas être paresseux avec leur package, même avec des tounes aussi «narrow» en termes de réelles possibilités. Je manque pas de respect pour ça. On remarque ce type d’intention surtout à la mi-album car en entrant, on se fait juste massacrer solide. En reprenant un certain équilibre, ces gars-là sont mauditement capables de nous sacrer un plan de guerre dans la face et nous faire suivre leur lead. Ça me met de bonne humeur et ça risque d’être pareil pour la majorité d’entre vous si vous aimez le métal extrême. Sinon, je ne promettrai pas que vous êtes prêts.

Noch la Décapiteuse

 

I’ve always had a bit of difficulty in really understanding the utility of deathgrind songs which last between forty seconds and 1 minute thirty. My reason is simple. When I listen to an album and don’t even have time to really sink in a song and let me submerge in its creative essence, I just don’t have the chance to grasp what happened before the last note has been played. I understand that the aim of deathgrind is to suddenly shatter the brain of the innocent listener. That said, it gets on my nerves when it comes to really probe the identity of a band, especially when at its first album and I think it’s fairly important to identify the purpose of their approach before interpreting the effectiveness of results. Otherwise I could write a lot of bullshit in an occult style plainly showing in an assume way I just don’t really get it.

This is not a bad description of how I initially felt confronted with this monumentally confused mass of riffs that took some time before clearing out a bit to reveal the identity of ORGAN DEALER and give me my unexpected opportunity to describe just what kind of dudes we deal with on «Visceral infection». It’s good to see clearly … especially when you don’t have a lot of time to do it.

The longest tracks here round up in about two minutes. These are the most revealing to my ears because I quite automatically analyzes what I hear in terms of technicality, and feel it very organically. This type of grind is in the same vein as oldschool NAPALM DEATH (forget about the new era; you won’t hear influences of death-doom metal, here it’s quite a bit more straight pipe). Several death-black influences are also on the menu. With a little perspective, I can say that the really original offering of the diverse drumming patterns and the bleak atmosphere of the sharp and sensual melodies reminds me also a bit of what is to find on the recent CATTLE DECAPITATION album.

The fact that these guys are able to be ambitious in the way they use the learnings from their influences helps them in their search for identity. It also shows that they really intend NOT to be lazy with their package, even with songs as «narrow» in terms of real possibilities. I DO respect that. I sensed especially this type of intent at mid-album because from the start, I just got massacred. By reaching a certain balance, these guys are able to elaborate a hell of a warplan delivered right in the face and prompting us to follow their lead. It makes me happy and it might be the same for the majority of you if you like extreme metal. Otherwise, I will not promise that you are ready.

Noch la Décapiteuse