Urban Aliens
«7 Tounes d’Épais»
2015
Liste des pièces
«Buried Under the Chalet»
«Machobiotique»
«Total Bruntage»
«White Knight»
«Vegan-Abattoir»
«Tales from Morningwood»
«Le Bat en Feu»
Avertissement premier: Ce texte s’adresse à qui veut le lire et n’est pas responsable des effets produits. Je suis aussi conscient que tous n’ont pas l’âge légal pour le lire à cause de la teneur de ma prose et du contenu de l’album et c’est tant mieux car selon ce que je sais des jeunes, ils en comprennent et savent beaucoup plus que beaucoup d’adultes, alors ils pourront aider ceux qui peinent dans mon texte.
Avertissement second: Ce texte ne veut que suivre l’esprit ludique de l’album que nous a déféqué Urban Aliens et ne reflète en aucun cas quoi que ce soit. D’ailleurs, l’auteur (ça c’est moi) se cache derrière son nom pour signer ses propos puisqu’il est fort conscient qu’une signature n’a plus la crédibilité d’antan.
Formé précocement dans le nouveau «mis les nerfs» par Whoe Henry (alors dans Neuraxis dont il est un des fondateurs sous un pseudonyme vaguement crédible), dit le Grand Sachet en chef dont je perçois vaguement le nom comme une contraction par ANALogie de SAC à déCHET, mais paraît que (et c’est de source sûr et même de source surie considérant l’âge de ma source que je le sais) Grand Sachet veut dire pour lui-même, le Scrot Homme. Bon je m’écarte un peu là et s’écarter peut s’avérer dangereux en présence d’Urban Aliens qui ne lésinent pas avec l’enfourchement.
Bon on y revient. Urban Aliens comptait donc à ses débuts le nombre requis de malotrous dans ses rangs, pour que ça ait au moins l’air d’un groupe qui commence. Depuis cette époque, il y a eu plusieurs mouvements au sein du personnel que j’escamote ici mais un significatif soit l’addition d’un deuxième guitariste, Fil Hermouth (AKA Pedo Fil), avec qui Whoe avait joué dans The Wacky Pack of Lobstermen from Mars. Quoi de plus normal que les extra-terrestres de la musique québécoise s’unissent de nouveau. Aujourd’hui restent toujours naturellement le Sachet lui-même et aussi Fil Hermouth qui constituent «la pine dort sale» de cette formation et à qui nous devons en vouloir pour les trois premiers méfaits.
«Corporate Punk for Rich People» (CD – 2005)
«Perdition» (CD – 2006)
«Trui3» (CD – 2011)
Après qu’ils eurent fait patienter leurs fans en leur jouant le coup du «sloppy second» en leur resservant dans le même lit, leurs deux premières éjaculations musicales sous le titre racoleur «Corporate Perdition», arrive en avril 2015, leurs dernières giclées en date qui forme la crêpe «7 tounes d’épais», une belle pile de «jizz».
Avertissement troisième: La suite du texte est écrit complètement au masculin comme si les Urbans Aliens n’étaient que des mecs, des dudes, des ginos afin de respecter l’esprit «politically incorrect» du groupe: le masculin l’emportera en tout temps sur le féminin. Désolé pour la demoiselle du groupe, la bassiste Jizza Belle. Alors par galanterie toute macho, je souligne ici sa présence. Et de toute façon, vous avez sûrement spotté la succube squeezée dans le milieu des 4 gigolos sur la pochette. De plus, il y a une chanson de filles, «White Knight», dans le milieu de l’album et il y a deux filles qui font des «blows» pour débuter «Tales of Morningwood». C’est déjà en masse.
Avertissement quatrième: Là j’avertis que je suis tanné de vous avertir pour nous patcher le derrière au cas où quelqu’un trouverait certains propos offensant et aurait oublié la liste des avertissements que j’ai délicatement mis jusqu’à date dans mon texte. Et de toute façon, si vous êtes rendu ici dans le texte…
Bon maintenant voyons comment les Urbans Aliens sont virils pour se brasser le manche et se faire aller la baguette pour exposer les travers pervers de nos SOTciétés.
Les mictions débutent avec une intro qui rappellera les mésaventures technologiques de notre héros national, le plus Québécois des Canadiens pure laine d’expression française, le plus canadien français des américains du nord de l’Amérique du Nord et j’ai nommé naturellement Elvis Gratton. Je souligne tout de suite qu’Urban Aliens s’introduira ainsi en snoreau pour toutes les pièces sauf une «Total bruntage» qui, dans le fond si je relis bien son titre, se prête moins aux préliminaires car ça n’aide pas nécessairement quand ça vient d’en arrière. Je vous dis pour les intros car j’imagine que peu d’entre vous auraient pensé qu’Urban Aliens se bâdrait de préliminaires avant l’acte. Remarquez que celles-ci sont courtes car tout de même, ce n’est pas leurs problèmes si vous ne mouillez pas encore (ici c’est figuratif car je sais que le texte se veut au masculin et qu’un gars ne mouillent pas(!)). Ah, il y a un solo à la AC/DC pour couper court aux préliminaires et lancer «Buried under the chalet». Je suis vraiment surpris une autre fois de la délicatesse des Aliens. Ils ont pensé à ceux qui ne s’érectent que sur ce qu’ils reconnaissent.
Urban Aliens se lancent de pièce en pièce s’exécutant dans pas mal toutes les positions permises par leur flexibilité et on a du trash, du dèche et même qu’il y a des fois que ça sent le punk. De la vraie musique transgenre qui sent bon comme la semence d’un groupe mature et non ce que certains pré-pubères tentent de nous faire à croire comme du vrai.
Alors que les musiciens effeuillent et pigent du mieux qu’ils peuvent dans les pages non collées de leur copie du Kamasoutra de la musique pour générer des gémissements et des trémoussements, le chanteur démontre avec brio, en variant l’ouverture de sa gorge pour rugir, crier et aussi parfois chanter, qu’il a la gorge lubrifiée en masse avec toutes sortes de crèmes sorties de divers engins, spermettant même un clin d’oeil aux émasculés alors qu’il se serre fort les couilles et atteint une voix semi-aigüe dans «Tales of Morningwood», une histoire de douchebags épiques.
Si vous n’êtes pas content des paroles qu’il régurgite, faites comme dans le temps où les films pornos était en copie originale suédoise et que tous, sauf les Suédois, devaient donc se foutre de ce qui se disait. Concentrez vous sur l’ensemble de leur performance et vous verrez que ce ne sera pas long que vous headbangerez au même rythme que la starlette à genoux dans les dits films suédois.
L’album se termine en faisant les «sloppy second» une autre fois avec une version métallisée du tango «La dame en bleu», le grand tube de Michel Louvain réutilisé à multiples reprises et à peine séché depuis les derniers ébats où il a trempé. «Le bat en feu» permet donc de vraiment savoir le vrai fond de la pensée qui sous-tendait la version responsable du péché originel dans lequel se vautrent ici Urban Aliens, les fesses serrées j’espère pour eux.
Et maintenant qu’ont fini de s’écouler leurs mictions, je «rewind and replay» les meilleures passes heureux d’être content qu’on soit à l’ère des CD et non des cassettes VHS (euh…. je veux dire TDK cassettes TDK) pendant que je les imagine en train de se la shaker comme il faut pour que les gouttes restantes aillent sur le mur, par terre et laissant naturellement la dernière pour le spot jaune du devant des shorts trahissant le côté où ils portent, pendant que le «politically correct», (tsé l’homme rose, y’en a toujours un dans une gang) panique et court essuyer les poils et les gouttes sur le tour de la «bol»…. et rabaisse le couvercle pour ne pas que toutes les filles fassent la gueule.(!) C’est pour ça aussi que je soupçonne que les Urban Aliens doivent en avoir un caché dans le groupe ou dans l’entourage et qu’ils doivent l’aimer, le rose de la gang, parce que pendant qu’il s’occupe que les filles restent chill et fassent pas chier, les autres peuvent se taper le vrai bon temps à crédit sur ses R-Lousses et avoir toute la concentration et le loisir de composer d’autres succès aussi gluants qui collent parfois à la peau et aux poils comme lorsqu’ils s’endorment sur le dos dans la seconde suivant le coït.
Lex





