Switchblade Jesus
(Re-release)
2015
*English version follows
Je suis toujours excitée quand Lex publie une nouvelle édition de «Dans la fosse aux promos» parce que je sais que la plupart du temps, je vais tomber sur quelque chose de nouveau que j’aime. Je lisais donc sa chronique et je suis tombée sur Switchblade Jesus et leur album début éponyme. Je n’avais jamais entendu parler d’eux bien que cet album a été publié la première fois en 2013 via Kozmik Artifactz. C’est bien que je le découvre là parce que Ripple Music s’occupe de le faire reparaître et je suis heureuse de cette trouvaille. Et voici le lien pour consulter toutes les «Dans la fosse aux promos» si vous les avez manquées et voulez comme moi, avoir un coup de coeur de temps à autre.
Si comme moi, les riffs genre «NOLA» sont votre truc, les Texans, Switchblade Jesus ne vous décevront pas. La première piste «Into Nothing» est une instrumentale acoustique calme qui emmène doucement vers la piste suivante «Bastard son», avec sa groove southern metal qui donne tout suite le goût de bouger et annonce également dans quoi on s’embarque si on fait le voyage avec eux. Les fans de C.O.C. (southern rock era), naturellement de Down, de Crowbar et même Clutch, cette pièce devrait venir vous chercher. Crasseuse, fuzzy et pesante, les cordes frappent en plein visage sans aucun avertissement avec une batterie qui est comme je la veux, présente et surtout à la bonne place tout en assurant parfaitement la rythmique désirée, tout ça accompagné par des paroles killer comme:
Well! See, your Daddy was a bastard baby.
Can he change his evil ways.
NO!!!
So I shot him down to the ground.
La chanson a un groove sexy mais ça n’empêche pas de rentrer solide.
«The Wolves» vient ensuite avec ses riffs un peu plus rapides et un excellent vocal. Une autre chanson qui montre de quel bois se chauffent les gars. Et déjà après deux chansons, nous avons déjà couvert les thèmes traditionnels des paroles du southern rock/metal: booze, chicks et gunshooting. Ils auront également revisité d’une jolie façon certains des riffs traditionnels qui ont apporté cette musique à la lumière dans les années 70.
L’enchaînement des pistes «Sick mouth», «Equinox», «Renegade Riders» et «Copperhead» vous fera lever vos devil’s horns et headbanger un peu partout avant que l’intro acoustique calme et apaisante de la dernière chanson «Oblivion» vous ramène le souvenir de la belle intro de l’album. Mais ne vous laissez pas trop aller dans la douce mélodie parce que pendant que vous rêvasserez, la pièce viendra vous grounder d’aplomb est devenant la pièce la plus crasse, la plus sale et la plus pesante de l’album. En plus, il y a toujours cette ambiance de blues rock aux 3 premières chansons mentionnées ci-dessus, alors que l’aura des riffs à la «NOLA» luit toujours derrière en trame de fond.
Avec un bon mélange de blues, à base de sludge/stoner métal, nul doute que Switchblade Jesus trouvera un large public parmi les fans des bandes mentionnées au début de mon texte mais aussi si vous aimez les choses comme Monster Magnet (à leur début un peu space rock), AC/DC, et pourquoi pas Creedence Clearwater Revival, car cet album est killer.
Ces gars-là ne niaisent pas!
Sophie Mineault
I’m always excited when Lex publishes a new edition of «Dans la fosse aux promos» (meaning Into the promo pit) because I know that most of the time I’m going to stumble on something new that I like. I was reading through one of the installment of it and came across, Texas’ Switchblade Jesus self-titled debut album. Actually, that album is not something new and was first issued in 2013 via Kozmik Artifactz, but I had never heard of them. I’m happy I finally did and coincidently (by Lex’ promo pit digging) it happens Ripple Music decided to take care of its reissue. Before going on with what I think of this album, here’s the link to go see all the installments of «Dans la fosse aux promos» and maybe discover something too.
If like me, «NOLA» based riffs is your thing, Switchblade Jesus will not let you down. The first track «Into Nothing» is a mellow acoustic instrumental that takes you gently to the next track «Bastard Son», a groovy southern metal «move your booty» song which settles right there where we’ll be brought through their music. Fans of C.O.C., Down, Crowbar and even Clutch, that song will turn your world upside down. Dirty, fuzzy and heavy cords hits you without any warning driven by a simply perfect drum fill and beat followed by killer lyrics like:
Well! See your Daddy was a bastard baby.
Can he change his evil ways.
NO!!!
So, I shot him down to the ground.
This song has a sexy groove with an assaulting violence.
«The Wolves» comes next with slightly faster riffs and awesome vocals. Another great track that shows what these dudes are made of. And two songs in the album, we’ve already covered the traditional lyricals themes of southern rock/metal: booze, chicks and gun-shooting. We’ve also revisited in a nice fashion some of the traditional riffs that first brought this music to light in the 70’s.
«Sick Mouth», «Equinox», «Renegade Riders» and «Copperhead» will all have you raise your devil’s horns up and headbang all over the place before the smooth acoustic intro of last song «Oblivion» will make you remember the nice intro to the album. But don’t sink yourself too much into it cause while you’ll drift with the melody, they turn it into the most greasy dirty heavy song of the album. Still there’s a blues rock vibe to the first 3 songs mentioned above but the «NOLA» based riffs are still lurking in the background.
With a good blend of blues based sludge/stoner metal, no doubt that Switchblade Jesus will find a huge audience among the aforementioned bands’s fans but also if you like things like Monster Magnet (early era), AC/DC, and why not Creedence Clearwater Revival because this album is a killer.
These guys mean business!
Sophie Mineault





