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Au tout début de l’aventure Ondes Chocs, on s’était dit que de bien représenter chaque région de la province était très important.  Faut pas se le cacher, les grands centres comme Québec et Montréal ont une grosse partie de la visibilité dans les médias et avec raison, car ces deux villes citées en exemple offrent un puit presque inépuisable de métal de tout genre.  Cependant, je me suis toujours demandé comment ces villes plus éloignées étaient capables de soutenir leur scène métal, mais surtout, quels étaient les obstacles rencontrés par les artistes et intervenants de ces régions souvent boudées par les médias traditionnels.

Pas par Ondes Chocs.

On est thrash, on fait à notre tête et surtout, on va contre le courant et c’est pourquoi je me suis donné comme mission de voyager le plus possible partout au Québec pour aller prendre le pouls du milieu underground ailleurs que nos terrains de bataille habituels.  Afin de vraiment prouver qu’on était sérieux, je me suis dit que de prendre une des régions les plus éloignées de chez moi (Québec) serait un bon signal à envoyer à tout le monde, alors j’ai choisi de visiter l’Abitibi, mais plus précisément Rouyn-Noranda.

Question de rendre le tout productif, je voulais choisir un jour de show dans cette ville et je me suis réservé la journée précédente pour visiter les lieux et parler au trippeux et métaleux pour comprendre leur réalité et aussi pour tout simplement me défoncer avec eux.  Le résultat? Je me suis présenté le 29 et 30 mars dans le nord du Québec à l’occasion du passage d’Anonymus, Kälter, Vengeful et Hécatombe au Petit Théâtre du Vieux Noranda, un show produit par Ian Campbell, le gars qui m’a aussi pris sous son aile et m’a présenté plusieurs endroits et personnes de la scène afin d’avoir un reportage plus complet.  Pour ça, Ian, je t’en serai toujours reconnaissant.  Tu ne me connaissais pas, mais tu m’as accueilli de façon exemplaire.

Ma présentation se veut écrite, mais aussi photo, vidéo et audio, question de bien couvrir tous les aspects du métal de la région à ce moment dans le temps, alors je vous explique le contenu vidéo/audio avant de me lancer dans un petit texte de présentation.  Rappelez-vous toujours que le tout a été fait avec les moyens du bord, de façon simple et thrash, alors je ne peux pas être plus clair que ça.  Le but était d’avoir du fun, tout en essayant de comprendre ce qui se passe à Rouyn-Noranda et sa scène underground.

1er vidéo: Un montage de mon séjour là-bas avec une visite des locaux de pratique de Obsek et Wrath of Terra, Polysons et le Petit Théâtre du Vieux Noranda.  On jase aussi avec Ian, son associé Jérôme Gamache et Antoine qui m’a hébergé.

2e vidéo: Une visite du Northern Studio de Yannick St-Amand.

1ère entrevue audio: Ian Campbell en entrevue téléphonique sur l’histoire de la scène en Abitibi.

2ème entrevue audio: Alexandre Viau du groupe Hécatombe nous parle de sa vie d’artiste et fan de métal à Rouyn-Noranda.

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Je ne vais pas répéter tout ce qui se dit déjà dans les vidéos et entrevues ci-dessous, mais une chose qui frappe en montant là-bas est le nombre d’inscriptions de décès sur les roches et autres obstacles qui bordent la route.  On parle de centaines si on inclut les deux sens de la route.  Des fleurs gîsent sur des croix, des adieux sont écrits sur les roches… le tout est macabre et fait réfléchir.

Si on y va du côté beaucoup plus léger, on a des endroits qui pourraient me sembler familier, mais non, je ne savais pas que le Marché Rouleau existait au Lac-Saguay… qui aurait cru!

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Avec un minimum de neuf heures de route à faire le vendredi 29 mars 2013, j’avais connecté mon portable qui contient 450G de musique directement sur mon système de son dans mon Buick Century 2001, alors j’ai eu le temps en masse de reprendre l’écoute d’albums que je n’avais pas eu le temps d’étudier, mais également de re-découvrir du beat que j’avais relégué aux oubliettes… c’est ça que ça fait un random sur autant de stock!!

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La beauté d’être dans Ondes Chocs est les contacts et amitiés qui se créent.  Je crois que plus que tout, c’est ce que j’apprécie le plus de cette aventure métal qu’est notre webzine/radio.  La preuve, Antoine ne me connaissait pas, mais il a tout de suite accepté de me laisser son divan pour deux nuits afin de ne pas coucher dans mon char ou un hôtel!  Le voici avec un habillement et dans une position douteuse chez lui, à 1h30 am le samedi quand je suis rentré:

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Le plus cool dans tout ça est toutes les petites choses ou personnes que j’ai rencontré et qui se sont mis sur mon chemin durant ce trip, car oui, « trip » est le bon mot.  C’est pas une job faire ça, à moins que tu le fasses de reculons et sans passion.  D’ailleurs, avant de vous laisser examiner l’audio et vidéo, je voulais vous donner mes impressions de mon voyage là-bas.

Tout dans le vie est en cycle, qu’on le veuille ou non et c’est une évidence quand on regarde la scène métal de l’Abitibi, car il y a 16 ans, le premier show de métal a été celui d’Anonymus et de pouvoir faire ce reportage avec ce groupe en tête d’affiche lors de ma visite est vraiment trop cool.  La scène était très forte pendant une dizaine d’années, pour ensuite sombrer dans une période plus difficile, un sujet qui est abordé dans mon entrevue avec Ian Campbell ci-dessous.  Avec cet intervenant qui a maintenant pris le contrôle des shows métal dans le région, je dois dire que je pars de là-bas avec une impression très positive de ce qui pourrait arriver avec le milieu underground à Rouyn, car quand une équipe comme celle de Ian et Jérôme démontre autant de passion pour leur travail de promoteur, ça n’a pas le choix, avec le temps, d’avoir un effet positif et entraînant pour les personnes qui voit l’action se dérouler devant eux.

C’était le fun de voir la passion avec laquelle les métaleux de la place parlent de leurs produits locaux, de la scène et du métal en général. Richard, le propriétaire du disquaire de la place, Polysons, travaille encore à commander les sorties les plus récentes et avec l’absence d’un magasin de musique à Val-d’Or, il peut compter sur les clients de cette région pour le soutenir dans sa business.

La distance des grands centres urbains semblait pour moi l’obstacle le plus évident pour les bands locaux, mais avec l’ère digitale qu’on connaît, cette barrière devient de moins en moins difficile à traverser et le manque de locaux et salle de spectacles abordables sont les deux problèmes que j’ai pu entendre le plus souvent en trois jours.  Aussi, comme dans les autres marchés en amérique du nord, on voit une fragmentation de la scène avec différent styles de métal qui amènent leur crowd, une situation bien différente d’il y a quelques années où quand tu étais un fan de métal, tu ne te demandais pas quel style jouait, tu allais au show pour supporter et tripper avec tes chums.  Aujourd’hui, un promoteur se doit de diversifier son lineup si il veut attirer le monde nécessaire pour ne pas encaisser un perte financière.

D’ailleurs, tant qu’à en parler de ces documents audio/vidéo, je me ferme la gueule et vous laisse le plaisir de les consulter avec également une liste de bands de la région que Ian m’a envoyé.  Enjoy \m/

Bands Métal Abitibiens, 2013

Abitabyss (Death brutal)

Copperfield (Hardcore mélodique)

Cryptik Howling (Death/black)

Les Gars Du Nord (Metal-Folk)

Obsek (Deathcore)

Sadistik Slaughter (Death metal)

Aeons of Twilight (Black metal)

Black Empire (Black metal)

Hécatombe (Death metal)

Wrath of Terra (Death mélodique)

Mezury (Death-metal) – Contact Steve Paquette

In flames we trust (Tribute band)

Iron Madmen (Tribute band)

 

Premier Vidéo:

Deuxième Vidéo:


Entrevue avec Ian Campbell (chanteur/promoteur)

Entrevue avec Alexandre Viau (chanteur/fan)