Front[1]

 

 BORNBROKEN

 “The Healing powers of hate”

2013

 par Lex Ivian

 

La prise de contact avec le 1er album de BORNBROKEN constitue, à prime abord, une expérience qui nous charme par sa présentation. Une attention toute particulière a été apportée à l’emballage de ce 1er opus et c’est dans une pochette grandeur DVD qu’ils nous l’offrent. Pourquoi se demande t’on? Parce qu’ils ont confectionné un livret où non seulement nous retrouvons les paroles de chaque pièce mais également un dessin de l’artiste de B.D., Yannis Panos, qui illustre sa vision de chacune d’elles. Bravo! Les dessins sont forts bien réussis et on pourra voir l’évolution du combat que se livrera le personnage tout au long de cet album qui vous l’aurez peut-être deviné, se veut un album concept. Maintenant que j’étais emballé par l’emballage, je ne pouvais me contenir d’explorer le contenu. Il ne restait donc plus maintenant qu’à appuyer sur “Play” et dans les circonstances espérer que la musique serait au niveau de l’emballage. Cette touche de créativité a fait en sorte que pour la 1ère fois depuis longtemps, je me suis vivement intéressé au livret de l’album lors de mon écoute.

L’album débute avec un sampling où on entend des bruits de sirène et une vague rumeur puis c’est le cri d’entrée …

Can’t quiet the riot

Dès les 1ères notes, on sent le build up de tension bien amené par le chug-a-chug pesant des riffs qui nous annonce d’entrée que ce sera core puis on relâche toute cette pression dans un riff rapide qui nous rappelle que ce sera aussi très thrash. La pièce suivante, aussi débutée par un sampling, est d’entrée un thrash dans l’esprit de Machine Head sur leur album “The more things change …” mais on n’aura pas, encore une fois, une pièce unidimensionnelle. Celle-ci incorporera encore des slowdowns à la limite du breakdown. On visitera aussi des atmosphères à la Sepultura. Si Metallica est une inspiration pour beaucoup de groupes, c’est du côté plus sombre du thrash que BORNBROKEN puisent la sienne. On sentira tout au long de l’album les influences dont ils se réclament eux-mêmes (Slayer, Pantera) alors que du côté core, ils mentionnent Hatebreed et Parkway Drive. Je peux également rajouter du Sepultura en masse et des trucs plus vieux comme du Sick of it all ou du Biohazard dans les sons que j’ai reconnus.

Les gars ont trouvé une bonne façon de construire une musique qui colle à leurs influences mais pour laquelle l’originalité est aussi au rendez-vous. Leur chanteur apporte également une signature originale à l’ensemble grâce à certaines variations dans l’utilisation de sa voix. L’écoute de cet album, parfaitement bien servie par la lecture de la pochette, constitue un très bon moment à passer étendu sur le sofa les écouteurs sur les oreilles. J’avouerais que l’ensemble de cet album constitue une production des plus solides. Ils nous offrent une musique qui montre un groupe mature qui a bien travaillé et retravaillé ses compositions pour respecter l’esprit thrashcore mais sans que celles-ci soient toujours construites selon le même pattern. Ils nous offrent également une production sonore de première qualité où ils ont bien calibré la basse pour une pesanteur max sans écraser les aigus. Finalement, comme mentionné au début de ce texte, leur pochette et livret sont des œuvres d’art en tant que tel et méritent, je l’espère, que vous vous procuriez l’album physique au lieu de downloader les mp3, que ce soit en les achetant ou en les rippant.

Bonne écoute!

Lex