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En ce jour du solstice d’été, une foule nombreuse s’était rassemblée dans une légendaire salle d’une rue animée du centre-ville. Devant eux, quatres barbares venus d’une bourgade obscure avait pour mission de récolter le plus d’âmes possible, sacrifice sanglant à la gloire de leurs Dieux païens. NÄLZER prirent plaisir à faucher les têtes à grands coups de rythmes et d’accords cinglants, acérés comme le fil d’un sabre et rapides comme le sang qui gicle d’une aorte fraîchement tranchée.  Le visage peint de blanc et de noir, tout comme leur musique, ode aux esprits nordiques et aux nuits sans fin qui donnent aux guerriers des rêves de pillages et de massacres sans pitié, jusqu’à ce qu’une épée au cœur, ils se présentent fiers et triomphants devant leus Dieux assoiffés de violence.  Et, de part leur rage digne des plus illustres fous de guerre, ces sauvages combattants NÄLZER mériteront leur place à la grande table de l’éternel festin céleste.

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Ce fût alors aux Oracles de FATELESS d’invoquer la grâce de ces mêmes Dieux, usant des clés du Temps et de la force de leurs instruments. Des accords à la fois puisés dans le passé et d’autre flirtant avec le présent. Et sur ces notes rapides et mélodieusement brutales, un vent malsain souffla, glissant à travers nos esprits, rappelant quelques fois les gémissements aiguës d’une bête sacrifiée ou la fureur d’un démon tout droit sorti des âges ancestraux.  Mais sous ces féroces hurlements se distinguent sans trop d’efforts des incantations récitées dans la langue des peuples Anglo-Saxons ou Francs.  Et c’est un des affrontements entre ces deux culture, ayant prit place tout près de nous, qui fût ramenée à nos mémoires de façon fort convaincante, alors que la nuit efffaçait les dernières traces de lumière hors des murs, tout comme les forces obscures qui se chargent de plonger dans l’ignorance les frêles esprits des générations qui ont foulée les tombes de nos valeureux ancêtres, où ces derniers furent condamnés à l’exil et pire encore par les premiers et abandonnés par les seconds.  Un sixième personnage se joint au groupe afin de réciter les dernières paroles du Chevalier de Lormier, accompagné par les cris et rythmes poignants des musiciens, tous ayant traversé le Fleuve en cette chaude soirée,  armés de leur passion et d’un drapeau aux couleurs d’insurrection et d’indépendance.

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C’est après un long et ardu périple de 150 kilomètres que les quatres prêtres de KORPIUS, tous dressés de noir et arborant le brassard blanc signé de leur armoirie.  Prêchant avec talents et sychronicité les enseignements musicaux de leurs maîtres scandinaves, ils nous sermonent sans relâche de leurs accords death mélodique teintées de structures progressives.  Chacun connait bien son rôle au sein de l’ordre, que ce soit celui qui bat la mesure avec la précision des pierres de voûte d’une cathédrale gothique, que de celui qui ajoute de la profondeur à ces pulsions rythmiques grâce à son jeu de cordes basses ou une couche de violence sourde grâce à celles de son organe vocal. À quelques pas de lui, au centre de l’autel, l’autre membre de cette chorale infernale vocifère comme un damné, accompagné par son propre instrument de torture composé de bois aiguisé, de cordes tranchantes et électrifiée à l’extrême. Le dernier prêcheur de violence est lui aussi armé de la sorte et prends plaisir à briser les vertébres cervicales des fidèles rassemblé devant eux à grands coups de riffs religieusement pratiqué entre le murs de leur infâme église.

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Et après ces maints sacrifices, oraisons et actes d’inquisition, les Dieux dédiés à la violence venus de tous les cieux et tous les enfers répondirent aux offrandes de leurs apôtres et particulièrement à celle offerte par THE UNCONSCIOUS MIND.  Le disque au reflets d’argent allait se promener de mains en mains à partir de ce soir, réjouissants les anciens adeptes comme les nouveaux qui serait envoûtés sans espoir le libération  quelconque à la suite de son écoute.

Et ce qui avait été un champ de bataille et par la suite un agora ainsi qu’un autel se transformat en un cirque antique où un être possédé, jouant aussi le rôle de maître de cérémonie, s’époumonnait avec force, versatilité et fureur. Derrière lui, les yeux fixant le vide, un homme-pieuvre frappe avec une fascinante dextérité les pièces de métal ou les peaux à un rythme démentiel alors qu’un saltimbanque à sa gauche jongle avec des miliers de notes à la minutes.  Autour d’eux galope le cavalier au char d’ivoire, pianotant frénétiquement et ajoute une touche de grâce à cet ensemble empreint de folie contagieuse.  Finalement, un être semblable à la mystique Méduse charme dix serpents hautement venimeux, les forçant habilement à mordre les cordes de sa basse mais avec une facilité déconcertante.  Mais qui dit cirque romain, dit aussi massacre et affrontements sanglants entre gladiateurs et bêtes sauvages. Et c’est ce qui ce passait à quelques pas de l’estrade où coups et collisions de corps se produisit, sans toutefois faire de victimes, à l’exception d’un malheureux cheval qui paya de sa tête cette orgie de brutalité…

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Le monde des Mortels repris sa place dans le Grand Cycle à une heure de l’arrivé du nouveau jour, laissant les disciples retourner dans leurs sanctuaires respectifs afin de s’ abreuver de divins élixirs mais tout en gardant l’espoir que la grande prêtresse du métal , Krystal et ses KOFFIN PRODUCTIONS, réitère l’expérience décide à nouveau de déranger les Dieux au son d’hymnes et de psaumes métal comme en cette plus courte nuit de l’année.

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Jon B