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Vol. 1 – No.8 : Les Chevaliers de la lumière

Depuis ses débuts le métal n’a cessé d’être démonisé par différents groupes religieux, alors que la pression était forte notamment dans les années 70 et 80. Tout a été mis en œuvre pour contrer cette menace de plus en plus omniprésente dans les médias, alors que ceux qui arboraient une apparence peu conventionnelle  propageaient des messages suggérant : haine, violence, satanisme, révolte, vulgarité et mort, repoussant ainsi toujours plus loin les limites de l’acceptable, tout en jouant une musique de plus en plus agressive et lourde. Victimes de leur propre popularité et cibles des comités de censure, Mötley Crüe, Ozzy Osbourne et Slayer n’étaient certainement pas les modèles que l’Amérique conservatrice voulait prodiguer à sa jeunesse.

Encore aujourd’hui le métal ne s’est pas remis entièrement de ces attaques qui se perpétuent toujours à divers endroits du globe où l’endoctrinement religieux et politique prime sur la liberté individuelle.

Curieusement, dans cette microsociété que représente la scène métal mondiale, il existe également des contre-courants non seulement musicaux mais aussi idéologiques. L’un d’entre eux est le phénomène paradoxal du métal chrétien souvent contraint à la même exclusion à l’intérieur de cette communauté, car il vise selon eux à combattre cette force du mal qui y prédomine avec leurs propres armes. Le résultat est sans doute troublant dans bien des cas, puisque c’est dans la subtilité des textes et non dans la musique ou même l’imagerie en général que se déroule hypocritement le combat. Peut-être écoutez-vous un ou plusieurs de ces groupes métal chrétien plus ou moins discrètement avoués tels que Mortification, As I Lay Dying ou Impending Doom, sans le savoir. Personnellement, comme je suis athée, la nature de leurs convictions religieuses ne compte que pour très peu dans mes choix, même si j’ai développé cette tendance à préférer le côté obscur qui m’a procuré incontestablement beaucoup plus de ces albums classiques que j’ai plaisir à réécouter encore et encore!

 

Antestor

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Si un groupe cite Satan ou le satanisme comme source d’inspiration, je vais toujours avoir des doutes sur le fondement de leur affirmation. Ce groupe Chrétien de Norvège est en partie responsable de ces questionnements. Non seulement sa musique ressemble à du Old Man’s Child ou du Dimmu Borgir. Mais ils ont poussé l’audace jusqu’à demander à Necrolord, pour la conception de la pochette de cet album qui ressemble étrangement à Storm of the Light’s Bane de Dissection. Bien que leur musique soit d’une qualité exemplaire, je me demande réellement comment une formation adoptant ce genre d’attitude peut évoluer à l’intérieur même d’une scène Norvégienne qui fut à l’origine des actes les plus extrémistes et antichrétiens.

 

 

 

Slechtvalk 

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Tiens donc, un autre groupe dont la première impression est à mille lieux de nous révéler la nature de ses convictions religieuses. Slechtvalk (faucon pèlerin en Hollandais) des Pays-Bas, qualifié malgré les apparences de Christian Métal prouve sans doute le vieil adage qui dit que l’habit ne fait pas le moine! Car c’est sous un extérieur aux allures de guerriers vikings relativement similaires à Turisas, que Slechtvalk performe une musique clairement inspirée du black et death métal mélodique suédois et du viking métal norvégien. Si beaucoup s’accordent pour dire que le groupe présente une bonne qualité au niveau musical, notamment avec le matériel contenu sur leur quatrième album nommé A Forlorn Throne sorti en 2010, le fait d’évoquer que celui-ci est Chrétien alimente certainement beaucoup plus les discussions.

 

Divinefire 

Site Officiel

 

Maintenant, permettez-moi de changer complètement de genre, pour aller du côté du power métal, car c’est parmi ceux-ci que l’on retrouve des exemples un peu plus flagrants de groupes Métal Chrétien : Golden Resurrection, Theocracy, Reinxeed, Seventh Avenue ou Divinefire. Je vais laisser le soin à Éric Deslauriers du Medley Power Metal de peut-être vous entretenir des quatre premiers, alors que je vais seulement me consacrer à mon favori, Divinefire. Ce groupe de power métal symphonique suédois qui compte déjà 5 albums à son actif, bénéficie maintenant, non pas d’un mais de 2 ex-vocalistes de la défunte formation Narnia. Bien que leurs messages de foi, d’amour et de pardon soient bien clairs, ils ne font pas dans la dentelle, dans la manière dont ils livrent ces messages! C’est possiblement ce côté paradoxalement plus sombre du groupe le distinguant de l’image enchantée généralement émise du power métal et qui me plaît le plus chez Divinefire.

 

Bonus: 

HB

En terminant, voici un petit bonus, je ne voulais pas l’inclure dans la sélection, mais c’est le genre de truc qui provoque en moi une certaine confusion, par ce que je dois avouer une sorte de plaisir coupable à écouter quelque chose d’aussi ridiculement explicite dans ses propos que le pape aurait été contraint d’abdiquer, mais néanmoins étrangement accrocheur. HB (abréviation qui n’a aucune signification officielle selon les dires du groupe) est originaire de la Finlande, et ressemble selon moi à une version légère de Nightwish, doté de la simplicité désarmante de Powerwolf, tant dans les paroles que dans la musique.

 

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