Samedi dernier était une journée très occupé sur la scène underground au Québec, avec pleins de shows éparpillés un peu partout et tous des lineups intéressants. J’ai dû faire des choix, ‘dispatcher’ mon monde le mieux que je peux, mais j’ai quand même certains spots qui n’étaient pas assignés. Dans le cas du premier show officiel organisé par Die Young Productions, une propriété de notre membre de staff John Page, je me suis dit que les propos d’un membre de band ainsi que du promoteur lui-même pourraient être une bonne et différente façon de comprendre comment s’est passé une soirée dans la vie d’un band et d’une compagnie de production sur la scène locale. Donc, je vous présente un compte-rendu de la soirée de Danny Bonnenfant, le drummer de The Undeniable Truth, ainsi qu’un texte de John Page lui-même. Enjoy fuckers! – Dave
Samedi, après avoir été chercher ma batterie et l’ampli de Karl à l’église comme à chaque show, je suis descendu au Bar la Source de la Martinière à Limoilou. Arrivé au bar, j’ai été déjà impressionné par la salle. Le bar ressemblait à un ancien garage. La salle était juste parfaite! J’avais hâte que le show commence et je n’avais que de bonnes appréhensions pour la soirée.
Le show a enfin commencé vers 8h, à mon souvenir, avec le groupe Counts. Ayant parlé avec les membres du groupe précédemment, ils m’ont dit qu’ils ont fait le choix de ne pas faire beaucoup de shows, mais de prendre le temps de bien écrire leurs tounes. Leur performance a parfaitement prouvé leurs dires. Bien que peut-être moins à l’aise sur scène que les autres groupes, ils m’ont impressionné par leur recherche musicale. Ils ont laissé la scène à Hunt The Shark. Ce groupe sortait du lot avec des influences plus métal. Après un bon moment de problème technique, ils ont finalement commencé. Bien que sortant du lot comme dit plutôt, ils ont réussi à me faire sourire avec des riffs de guitare et de basses et quelques passes de batterie bien placés. Après la longue performance de Hunt The Shark, notre tour est venu (NDLR: on rappelle que son groupe est The Undeniable Truth). C’était une soirée spéciale pour nous. Nous enregistrions un vidéo pour notre single et de plus, notre ami Édouard Lajoie du groupe We’ve lost Jenny venait faire une apparition à la guitare. Ce ne pouvait être plus parfait comme soirée! On a vraiment trippé. Ensuite, le band principal Dallas Strip Club a fini la soirée. Un mot : malade! C’était complètement fou! C’était violent à souhait et en plus ils nous ont surpris avec une toune de rock. C’était leur dernier show à Québec et selon moi ça ne pouvait pas être mieux. Sur ce, la soirée s’est finie et tous sont partis avec le sourire.
L’ambiance de la soirée était joviale et fraternelle. Le monde dans le pit était respectueux malgré sa grosseur et sa violence. Un bon pit de frère hardcore quoi! La grosseur de la salle versus le nombre de personne était idéale. Cela permettait d’avoir un bon pit et d’avoir assez de place. En gros cet évènement était à ne pas manquer. Je veux dire merci à tout le monde qui était présent. C’est grâce à vous que la scène hardcore du Québec peut exister! Un gros merci de la part de tous les groupes!
Salut lecteurs de Ondes Chocs, je me présente, je m’appelle John Page et probablement que quelques-uns d’entre vous ont déjà lu soit une chronique ou une critique de show de ma part. Aujourd’hui, je ne fais pas de critique mais je vais vous donner droit à une intrusion dans le monde des promoteurs d’événements/spectacles. Je vais vous parler du déroulement d’une soirée de mon point de vue, de l’accueil des groupes jusqu’au moment où je suis allé rejoindre ma blonde qui dormait dans la voiture en m’attendant.
Nous sommes samedi, le 8 juin et il est à peu près 18h30. Je me dirige vers la salle du Bar la Source où j’ai convié tous les groupes. À mon arrivée, déjà quelques membres sont présents alors je vais leur dire un bonjour. J’installe le poste à l’entrée pour ma copine qui m’offre ses services pour la soirée… Elle crée un belle artwork sur l’ardoise qui sera placé tout près de la porte où on peut y lire : Ce soir, Die Young Production présente : Dallas Strip Club (last show) – The Undeniable Truth – Hunt The Shark – Counts 10$. Pendant ce temps, je m’en vais vers la console de son pour m’assurer que tout le matériel s’y trouve. Je parle aux gars de Counts, qui ouvriront la soirée, pour qu’ils installent leurs trucs sur le stage pour le soundcheck. Les gens commencent à arriver, tranquillement pas vite et je continue d’accueillir les bands. Ma plus grande inquiétude ce soir, c’est bien sûr de ne pas avoir beaucoup de monde car je dois dire qu’il y a un autre événement du genre sur la rive sud de Québec y accueillant le même genre d’auditoire.
Une fois, tous les groupes arrivés, on finit le montage du stage et on se prépare pour le soundcheck. Le groupe monte sur scène et entre avec un breakdown. Cet enchaînement d’accords a eu aussitôt l’effet d’une bombe. Les quelques personnes se trouvant à l’avant-scène se mirent à bouger aussitôt mais ce, que pour quelques secondes juste pour être agace un peu. L’heure avance et question de se mettre dedans un peu, plusieurs clients vont insérer quelques pièces à l’intérieur du juke-box. Des chansons de Madball, Evergreen Terrace et même Social Distortion se font entendre.
Ce n’est qu’autour de 20h45 que je donne le signal à Counts de débuter son set. Beaucoup de gens sont présents et je l’apprécie vraiment. La jeune formation de Québec débute sa performance en force. L’auditoire qui est très réceptive, semble apprécier les pièces offertes par la bande à Jeremie Loisel. Le tout qui ne dure que quelques minutes, quinze pour être plus précis, semble en avoir laissé quelques-uns sur leur appétit. On effectue le change-up sur le stage et n’étant pas un soundman de profession, c’est très facile pour moi de m’égarer, je vous explique.
Le deuxième groupe se nomme, Hunt The Shark. Le drummer qui échange la voix avec le chanteur, me fait une demande. Il possède des in ears…. Pour ceux qui ne connaissent pas cela, c’est des petits écouteurs que tu portes dans le but d’entendre seulement les instruments que tu désires entendre et le tout relié à une console. Je ne surprends personne en disant que cela n’a pas fonctionné. Le stress s’empare un peu de moi et je décide de faire le soundcheck pour voir si le tout sonne bien quand même. Un deuxième problème survient, on n’entend pas la deuxième voix, celle du drummer. Je vérifie tout sur ma console, tourne quelques pitons et le tout devient clair ! On est enfin prêt a commencer. Encore une fois, les gens sont bien réceptifs malgré leur coté plus métal, moins hardcore. Pour ma part, j’ai été très satisfait du travail exécuté par la bande de Québec.
Le point culminant de la soirée est à venir, il s’agit des Undeniable Truth et des Dallas Strip Club. Je suis posté sur le côté de la scène tout au long des deux performances et je contemple le carnage qui s’exécute devant mes yeux. C’est magnifique. Les side to side, stage dive, breakdown, circle pit, la chaleur qui est en plus très intense. Pour la dernière pièce de Undeniable Truth, Alexandre Fréchette de ALFA Snapshot, a pris soin de filmer le tout pour leur prochain video. Pour ce qui est des Dallas Strip Club, ils en étaient malheureusement à leur dernier passage dans la vieille capitale.
La soirée tire à sa fin, ma copine a délaissé son pouf tout près de la porte pour le siège de la voiture. Je ramasse mes trucs et je fais le tour pour remercier chacun des membres des groupes qui ont joué ce soir. Je tiens à remercier chacune des personnes qui étaient présentes et qui sont restées jusqu’à la dernière seconde. Maintenant soulagé que tout s’est très bien déroulé mais surtout que chacun a eu du plaisir, il est temps pour moi d’allé rejoindre mon lit.
Merci
John






