Rassemblez une gang de malades mentaux dans une salle de la rue St-Laurent, donnez des instruments à certains d’entre-eux, fermez les portes… et subissez-en les conséquences!

Heureusement, tout s’est bien passé ce samedi 27 avril aux Katacombes.  Tout le monde (j’espère…)  est sorti vivant et satisfait (j’en suis sûr…) de cette soirée planifiée par Productions Kranium, véritable  »thrash-o-rama », où les fous notoires de Powered by Death, Citizen Vicious et Branded by Pain avaient carte blanche pour détruire tympans, foies et santés mentales.

Il est 9h tapant quand l’boss d’Ondes Chocs, le seul et unique (une criss de chance…) Dave Rouleau, saute sur le stage pour présenter les boys de Powered by Death.  À chaque fois que j’entends ce groupe, j’en viens inévitablement à 2 constats:

1- Soit les gars ont passés les 25 dernières années congelés dans le fond d’un congélateur lors d’une tournée à trop se maganer et sont sortis de leur hibernation involontaire il y a 2 ans.

2- Les 4 membres du band souffrent d’une sévère condition psychiatrique qui leur fait croire que l’on est en 1988, leur forçant à jouer du métal sans  »breakdowns », chants lamentés ou beurré d’effets.

Mais que ce soit une ou l’autre de ces possibilités, cela fait le bonheur des amateurs de thrash brutal.  Les gros riffs sales nous sautent en pleine face, rapides et cinglants.  Les beats sont accrocheurs à souhait et la vitesse d’exécution, tout comme l’intensité, nous laisse bouche bée.  Bon, d’accord, les références ici sont multiples (Sodom, Sepultura, Exodus…) mais les 4 montréalais ajoutent leur touche personnelle aux compositions et une chose est certaine, c’est que c’est totallement inévitable de ne pas headbanger sur leurs puissants hymnes thrash metal.

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Le temps de s’abreuvoir au bar et c’est au tour de Citizen Vicious de déverser sa folie.  Véritables schizophrènes, leurs personalités jonglant entre le rock and roll sanglant et le hardcore, les 4 longueuilois était incontestablement en feu ce soir là.  Entre la tristesse de jouer pour une dernière fois avec leur drummer, qui sera remplacé par Pascal Langevin à l’avenir et la bonne nouvelle du résultat positif du processus de reproduction du chanteur, les vicieux citoyens se sont donnés à fond sur scène, balançant pièces après pièces à un train d’enfer.  Les mélodies rock and roll, suintant l’alcool, le cul, le gaz et les excès, jouées violement, côtoient à merveille la voix abrasive et aggressive du chanteur. Fidèle à sa réputation de méchants malades, on a droit à du calage de bière à l’entonnoir, un duo vocal en compagnie de JeanFeu de Burning the Opressor et même d’une reprise survoltée de  »Born to Be Wild »…  bref, tout ce que ça prends pour continuer le party déjà bien entamé.

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Dave  » l’homme derrière Ondes Chocs, qui, malgré la voix maganés et la fatigue, ne recule devant rien pour s’assurer que le monde trippe sur la scène métal d’icitte » présente pour une troisìème et dernière fois les bands présents, présentation entrecoupée de concour de screams et d’un wake-up call de Jean  »BTO » Feu à propos de notre responsabilité d’encourager les bands locaux en achetant leur marchandise.  Et ce soir-là, eh bien c’est vers la portion de  »table de merch » de Branded by Pain que nous nous devions de dépenser quelques piasses (sans pour autant négliger les 2 autres), car le trio de la Rive-Sud lançait leur album  »Among The Mad ».  Je dois vous avouer que je n’ai pas encore entendu le résultat, mais une chose est sûre, c’est que ce sera sûrement le catalyseur de mes périodes de rage et de mon besoin de défoulement.  Une bonne grosse  »shot su à yeule », qui nous arrive quelques instants après une longue intro instrumentale, sombre et lente.  Une voix empreinte de misanthropisme, appuyée par un gros son aussi sale et tranchant que la lame d’un psychopathe.  Les tempos se suivent, parfaitement enchainés, mais varient de pièces en pièces.  On a droit à du gros blastbeat, des moments un peu plus lourds et quelques touches de hardcore.  La foule d’une soixantaine de personnes semble soudain doubler lorsque les fans de Suffocation, qui jouaient à quelques rues de là, remplissent un peu plus le mosh-pit, aidant à soulever les quelques débiles mentaux qui se jettent de la scène.  C’est vers un peu plus de minuit que Branded by Pain assène sa dernière charge de rage, nous invitant à continue le party avec eux.

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Rassembler trois groupes différents,sans artifices, bourrés de talent et d’une folie contagieuse, tel était le plan des Productions Kranium

pour ce show.  Eh bien mission accompli!  Et espèrant que l’Institut Pinel et Louis-H Lafontaine laissent ressortir cette gang de malades le temps de bien d’autres shows encore…

}:)~>

Jon B

 

 

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