C’est répété souvent sur Ondes Chocs et aussi dans le monde métal actuel, il y a beaucoup trop de bands ‘core’ qui se ressemblent et manque d’originalité, mais en même temps, il y a un public pour ça et votre serviteur est celui qui l’apprécie le plus dans tout notre staff.  Je n’aime pas le fait qu’il y en est trop, mais je sais reconnaître que des bands se démarquent et m’offrent ce que je veux: de la violence et du divertissement.

Avec le grand nombre de shows qu’on couvre, on en trouve beaucoup sur notre chemin, mais ma soirée de mercredi au Dagobert allait être un relaxant et un plaisir, car j’allais assister à la performance de deux bands qui font dans le stoner rock/métal, une production de 2nd Skin Promotions dont nous sommes les fiers partenaires, qui offre l’entrée gratuite à tous ses évènements le mercredi au réputé bar pour ses soirées rock/métal/punk/hardcore.

Le seul problème avec ces soirées est l’heure tardive pour un jour de semaine, mais quand même, considérant le prix et aussi avec toujours un lineup de deux bands, on peut toujours gager être chez soi vers minuit, ce qui est quand même acceptable.

C’est dans cette optique que je me suis rendu au bar à 22h, l’heure à laquelle les shows commencent, pour me retrouver avec une salle plutôt calme et je me suis installé dans les banquettes.  J’avais dit à François Couture, chanteur de Sandveiss, que j’allais être le semi-retardé avec le hoodie, pour mieux me retrouver.  Je ne sais pas si c’est bon signe, mais il m’a reconnu très facilement… espérons que c’est le hoodie!

On a jasé un peu du fait que tous les membres du band venait d’un endroit différent et autre que Québec, mais aussi de leur show au Cercle il y a quelques temps, qui était aussi leur premier à vie en tant que band.  Leur deuxième allait être une heure après notre conversation.  Il m’a laissé et derrière lui se trouvait Raphaël Malenfant, le propriétaire et technicien du Studio Broil, un endroit qui commence à se faire un bon nom et fait parlé de lui.  Le gars est non seulement cool, mais en plus il est très talentueux et passionné par son métier.  Je vous conseille fortement d’au moins le rencontrer pour parler de projets d’enregistrements futurs.  Il travaille d’ailleurs sur le prochain album du premier band de cette soirée, un processus qui est presque terminé.

Après notre courte visite de l’extérieur pour se… euh… rafraîchir, nous sommes entrés à l’intérieur où Evil Can Evil, un groupe de stoner rock de la vieille capitale s’y installait et croyez-moi, j’avais hâte de m’installer devant le stage avec ma bière pour me laisser transporter.  C’est d’ailleurs exactement ce qui est arrivé, mais pas avant que je me sois fait dire 3-4 fois « hein, tu connais pas Evil Can Evil? Ah! ».  Ben non, je ne les connaissais pas, mais c’est encore mieux, je pouvais les découvrir dans leur habitat naturel, au milieu de la faune métal/rock de Québec. J’ai tout de suite su dans quoi je m’embarquais avec le tempo lent et contrôlé de « Evil Witch » qui a débuté le spectacle et la pancarte « Stoner Way » qui avait été déposée sur le devant de la scène, d’où l’inspiration pour le titre de cet article. On parle ici d’un son stoner teinté de rock, blues et métal, tout dépendant des tracks de leur album éponyme et je crois que leur force réside à ce niveau; être capable d’être diversifié sans se répéter.  Un point fort du band est définitivement le vocal, avec un son chaud et qui s’adapte bien aux différents ‘moods’ des chansons.  Maudite belle job avec des influences de jazz très évidentes.  Du côté de la performance scénique, on a eu droit à une interlude non-planifiée après la deuxième compo, car l’ampli de Sébastien, le guitariste, a rendu l’âme, créant un délai de 10 minutes environ.  Pas grave, les gars sont revenus forts et, Seb, as-tu des maux de dos ou si tu en as a pas, tu vas en avoir en maudit avec la manière que tu te repli vers l’arrière constamment! All in good fun, man… Du côté de la basse, j’aurais aimé avoir plus d’implication de la part du musicien, car on avait trois gars qui trippait et se laissait flotter au son de leurs instruments et le bassiste qui semblait détaché de la situation, sans pour autant sacrifier le côté musical.  Rien de grave, mais ça je le remarquais constamment.

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Evil Can Evil

 

J’étais tellement hypnotisé par la musique que durant le set je n’étais plus en lien avec mon environnement, jusqu’à ce que j’entende « Ondes Chocs » derrière moi. C’était la voir de Jonathan Gooooaaaathier, un collaborateur de notre webzine, mais aussi le drummer de Haeres, qui était venu assister au show après son jam.  Il était accompagné de Bob Girard, le vocaliste d’Ancestors Revenge et aussi d’un autre ami inconnu qu’on va appeler Gilles!  Je lui paye une bière pour le remercier de ses services avec nous, on jase un peu et Olivier Potvin, animateur et technicien durant la soirée, se joint aussi à nous.  Trop cool ce gars-là, ça en est pas possible.

Sandveiss assurait la partie principale de la soirée, armé d’un EP de quatre tracks qui est disponible sur leur page bandcamp.  Avant le show, François était vraiment étonné que Jeff, le chanteur du band précédent, l’ait appelé pour jouer en première partie de Sandveiss et non en tête d’affiche comme le prévoyait l’horaire, même malgré le fait que son band n’avait pas encore un album complet à son actif.  Chose certaine, il ne se sont pas fait voler la vedette, car au contraire, le mix des deux m’a fait vraiment tripper.  De un, le guitariste, Luc Bourgeois, est réellement dans son élément avec un ‘feeling’ à la guitare qui est impressionnant, je vous avoue que je ne m’attendais pas à ça.  Félicitations pour tes solos inspirés et enivrants, tu me les as fais redécouvrir en show et je les encore plus apprécié.  On parle ici de quatre gars armés de leurs instruments (un bass drum de 26′ sacrament!) qui trippent à fond et laisse la musique les emporter, ce qui paraît tout de suite leur performance scénique, une observation aussi valide pour Evil Can Evil.  Du côté du chanteur, Frank, imaginez un enfant hyperactif après son bol de céréale sucré, qui a du fun avec ses jouets, avec un regard de gars qui veut juste bien faire.  Ce regard d’ailleurs, quand tu ne chantes pas, pose le sur la foule pour un meilleur contact avec celle-ci.  Même entre les tracks, Luc semblait prendre plus le lead pour la communication avec les fans et c’est ta job de nous bombarder de niaiseries. On parle ici d’un détail minime, mais quand même important et tu sais à quoi t’attendre avec mes critiques, man.  Ils ont joué de nouvelles chansons qui semblent être dans le même moule que le EP, mais avec un peu plus de dynamique, d’après ce que j’ai retenu à la première écoute.

C’est jamais facile de partir de chez soi un mercredi soir à 21h30 pour un show en sachant qu’on se lève tôt le lendemain, mais ces soirées où la bière est bonne et la musique nous entraîne dans un univers stoner qu’on ne voit pas à souvent me rappelle pourquoi je fais ce que je fais avec Ondes Chocs sur une base quotidienne.  Merci beaucoup aux bands pour l’accueil et à 2nd Skin Promotions de nous avoir comme partenaire.  On se donne rendez-vous, encore gratuitement, mercredi prochain.

P.S.: Lors de ma dernière visite au Dagobert pour le show de Cancer Bats, j’avais pris la blonde de Seb « Harry » Deschênes de Dance Laury Dance, Alexandra, en photo qui vous envoyait profondément chier.  Le fucker était de passage hier avec sa Labatt 50 et jme suis dit que ça ferait une belle continuité, sans raisons, de le prendre en photo en faisant la même chose.  Pourquoi? Je sais pas.  J’ai du fun. Deal with it. Thanks man!

 

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