Il est 19h et dehors, y fait frette en sacrament! Je suis assis aux Foufs, bien au chaud, en attendant Lex, histoire de prendre une ptite bière à prix modique, refaire le plein de cartes d’Ondes Chocs et jaser un brin. Je regarde mon Iphone pour voir si j’ai des messages et en même temps revoir le line-up du show que je couvre ce soir-là au Cabaret Underworld. Bon, qui joue ce soir… CARDINALS PRIDE / NODIRECTION HOME / DIRT CANNON / HALF HOUR TILL DAWN / STROKE OF GENIOUS. Ça s’annonce bien! Ensuite, à quel heure ça commence… LES PORTES À 18h30!?!?!?! LE SHOW À 19h!?!?!?! Damn! Je jase un peu avec Lex, on cale notre bière et je me dirige d’un pas rapide vers la salle qui est, par chance, juste à côté.
J’arrive juste à temps pour la fin du set de Half Hour Till Dawn. Une fois un bref repérage des lieux (vestiaires, bar, foule, l’endroit où acheter ma bière, scène, comptoir de vente de boisson…) et salué Jidé, bassiste pour NoDirection Home, et l’avoir remercié d’avoir invité Ondes Chocs à assister à cette soirée, je me dirige vers la scène pour entendre ce qu’a à offrir la jeune formation lavalloise. N’ayant fait de shows depuis près de 6 mois, le band en profitait pour introduire un nouveau chanteur ainsi que quelques éléments nouveaux à leur son. Malgré des problèmes technique, ils réussissent tout de même à en donner pour leur argent à la foule, malheureusement pas assez nombreuse, mais participative. Les 5 musiciens ont un apparent plaisir à jouer leur Emo-core, passant des ambiances lentes et envellopantes à un son plus lourd et percutant. La voix du chanteur manque cependant d’aplomb lors des passages plus intimistes mais il rattrape bien le jeu lorsqu’il s’époumone durant les breakdowns et les fin de pièces. Encore quelques shows afin de bien maitriser leur matériel et ces jeunes risquent de faire bien des dégats, autant sur les palmarès que sur une scène près de chez-vous.
J’aurais bien aimé entendre Stroke of Genius, qui ouvraient cette soirée mais ce n’est que partie remise car, pour ceux qui les auraient aussi manqué, les 6 jeunes seront à L’Hémisphère Gauche le 23 mars en compagnie d’Hour Of Defiance. Soyez-y !!!
Une grosse Pabst à la main, et mon appareil-photo dans l’autre, je suis fin prêts à vivre l’expérience Dirt Cannon. J’avais entendu de bons commentaires sur le band de la Rive-Nord de Montréal mais l’énergie que ces 5 gars-là est presque indescriptible en mots… C’est toujours tripant de voir un groupe qui se donne à fond, en faisant fi du nombre de personnes devant eux. C’est avec une réelle passion qu’ils prennent possession de la scène, jouant avec puissance leur »Rock and Core ». Pendant que le chanteur s’accroche à son pied de micro, les 2 guitaristes et le bassiste arpentent le stage, incapables de rester en place plus de 5 secondes. Les toupets se font aller furieusement, les cordes sont poussées à leur limite, sur un rythme à la fois groovy et »dans ta face ». La voix écorchée mais juste est en parfaite symbiose avec les passages chantés du guitariste. Je me retourne un bref instant pour vérifier si il n’y aurait pas de caméras de tournage. Pourquoi me direz-vous? C’est que j’ai l’espace d’un moment être sur le set de »Hangover 3 », avec le sosie de Zach Galifianakis derrière le drum, complètement déchaîné. Si c’est le cas, je ne sais pas ce qu’il a prit comme substance dans ce 3ième épisode mais, après le mal de bloc matinal, le gars n’aura rien à se repprocher cette fois-ci. Et la complicité du band sur scène est transmise à son tour à la foule. Le contact continue du chanteur permet à la foule de ne pas se sentir à part de ce party, celle-ci hochant furieusement de la tête et »swingant’ de la patte. Dur ne ne pas se laisser entraîner dans ce tourbillons de riffs et de rythmes.
On salut, on félicite et on jase avec les musiciens et c’est maintenant au tour de NoDirectionHome de faire vibrer le public. Bien que les influences soit très fortes et reconnaissables (on pense au son alternatif de Tool, AtTheDrive-in, Alexis on Fire…), le groupe parvient à créer sa propre identité musicale. Né des cendres de ADEADMOTION, ce band comprends des musiciens chevronnés et respectés dans la scène hardcore québécoise. Et un ajout important qui ne fera qu’aider NoDirectionHome à faire sa place, soit la présence du batteur de Slave On Dope qui en était à sa deuxième participation live avec la formation. Et ce qui devait n’être qu’un coup de main passager s’est transformé en participation définitive tant l’engouement y était. Le band nous présentait, hier donc, le matériel qui sera offert sur le EP qui devrait voir le jour ce printemps. On a droit à du punk-rock, du post-rock, du hard-core, mais à leur manière. Du jeu funky du bassiste aux beats assassins du batteur, tout est en place pour nous faire sauter sur place, tout comme le band d’ailleur. Quelques karatékas se déchainent sur les riffs travaillés des guitaristes, tandis que le chanteur crache sa rage de façon très convaincante, appuyés par les multiples apports aux micro de ses collègues. Remplaçant ce soir-là End Of Crisis dans le cadre de la tournée The Mayans Were Wrong, les musiciens ont du plaisir à jouer, et ça se ressent dans chacunes des pièces exécutées. On a même droit, lors de la finale explosive, à la participation de Pat, de Reason Prevails, groupe aussi issu de ADeadMotion. Encore une fois, la foule est dispersée, mais participative et c’est une très bonne pratique pour le show du 12 février lorsqu’ils seront au Club Soda en compagnie de leurs bons amis de Cancer Bat.
En plein coeur d’une longue tournée, les très actifs Cardinals Pride venait donner le 7ième show d’une série de 9 afin de présenter leur nouveau EP, disponible gratuitement sur leur BandCamp. C’est donc directement d’Ottawa que les 6 gars de Québec, après avoir connu des problèmes mécaniques, en pleine forme malgré tout sont venu mettre la scène de l’Underworld à l’épreuve. Ça saute, ça kick, ça déménage solide. Un métalcore violent, porté de main forte par 2 chanteurs en pleine possession de leurs moyens. On a droit à tout les éléments du genre, y compris les traditionnels breakdowns mais joués de main de maître. Parsemé de solo à l’exécution rapide et précise, leur musique vient nous chercher au plus profonds des trippes. Impossible de ne pas suivre la cadence, que ce soit en frappant dans le vide, au risque d’en échapper sa bière, ou en brassant la tête sur chaque riffs. Une excellente façon de terminer cette soirée et pour ceux que le genre intérresse, ils devraient avoir la même énergie contagieuse ce soir à Coaticook et dimanche à Lévis. Allez donc encourager ce groupe qui fait parler de la scène métal un peu partout en allant les voir live ou en achetant leur marchandise, histoire de les aider à se payer un nouvel alternateur… Vous ne le regretterez pas, garanti!
Il est 22h30 lorsque je me dirige vers le métro, très heureux des découvertes faites ce soir encore. Bravo à Kevin Fernandez et Mainstage Entertainment pour l’organisation de cette soirée.












