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Les vraies photos s’en viennent, pour l’instant celles-ci vont faire.

Mon lundi était rempli d’activités toutes les plus différentes les unes que les autres, mais une chose qui ne change pas le soir est que je me retrouve souvent entouré de fans de métal afin de me régaler de cette musique qui est si prenante de mon temps et énergie.

Je me sens de plus en plus critique vis-à-vis de ce que j’entends et vois, ne voulant pas me répéter et couvrir toujours les mêmes shows et c’est pourquoi de plus en plus j’y vais en tant qu’amateur des bands et je me réserve le droit d’ensuite faire suite à mes découvertes avec des entrevues ou articles afin de les faire connaître, mais pas nécessairement à l’aide d’une critique de show, quelque chose que l’on a fait des centaines de fois et il est temps de renouveler nos offrandes afin de se garder pertinent.

La soirée du lundi 14 avril 2014 offrait cependant un nouveau groupe local sans enregistrement, un band qui fait son retour sur scène après avoir dégoté un foutu bon frontman, une formation de l’extérieur qui possède une énergie et un drummer hors pair et une autre qui nous fait encore l’honneur de ne pas oublier ses racines et fait encore le circuit underground, y allant de quatre dates en quatre soirs au Québec et ceci en ne visitant même pas la métropole de la province et en ne comptant pas leur visite d’Ottawa.  Tout ceci une présentation de District 7 Production et Get A Room, que je remercie en même temps pour les accès.

ÇA, ça vaut un petit recul dans mon horaire ce matin afin de vous offrir un compte rendu de ma soirée et aussi le petit vidéo que vous retrouverez ci-dessous.

« La Blonde de Chambly » se trouvait sur mon chemin pour commencer l’intoxication au QG de Ondes Chocs à Charlesbourg et c’est vers 19h35 que mes lèvres prenaient les premières gorgées de Pabst (5.75$) du côté de la Salle Multi du Complexe Méduse de Québec avec Marie-Chocs à mes côtés, une salle vraiment géniale pour les shows, l’acoustique y étant très satisfaisante et le setup avec la scène dans le fond tout aussi impressionnant.  On pourrait comparer à la salle du Cégep Limoilou (Pavillon Charlesbourg), mais en plus petit.  Très propre aussi.

Raft of the Medusa s’y produisait déjà quand je suis arrivé et en était à sa première track.  J’avais eu la chance de les voir au Bar l’Autre Zone deux semaines auparavant pour leur premier show ever et nous avons d’ailleurs produit un vidéo avec une entrevue des boys qui vous présentent leur band en quelques minutes.  Les boys font un Deathcore qui pour une fois m’accroche sincèrement dû à leur approche plus libérale du style, sans toutefois sacrifier la lourdeur et l’aggressivité qui est propre au genre musical.  C’est une qualité de savoir laisser respirer une compo et ne pas toujours y aller à 100 mille à l’heure, quelque chose qu’ils ont compris.  Les boys ont du fun et le chanteur aurait avantage à laisser un peu de côté le bavardage entre les tounes, car c’était long et sans but.  Il se rattrape cependant de manière impressionnante au chant, y allant de chants gutturaux surprenants quand on prend en compte qu’il doit peser 12 lbs… mouillé.  Ça serait cool cependant de voir un peu plus bouger la section des cordes sur scène, après 3-4 tounes cela aiderait à la dynamique de votre show.  Comme je le mentionnais dans mon update live sur Ondes Chocs View, le bassiste et guitariste jouent en pantoufles et c’est juste drôle de le mentionner, car si tu es capable d’offrir de quoi de pro sur les planches et pas trop te prendre au sérieux, tu as une formule gagnante et c’est définitivement comme ça que je vais finir mon paragraphe sur ces openeners: surveillez-les de proche!

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The Outborn avait une seconde chance de se faire voir en trois jours dans la capitale en raison de la farce qui s’est produite au Dagobert samedi, le tour manager de Protest the Hero coupant le son du micro du chanteur après 3 tracks (à peine 20 minutes) d’un show qui commençait à 18h30.  Je vais vous laisser choisir les adjectifs pour qualifier cette opération et vous dire que j’attendais ce premier regard du nouveau lineup de la formation de Death métal progressif avec hâte et je crois que le geste de Karl de District 7 de les rajouter au lineup de Unearth étant donné l’absence de Winds of Plague (à cause que le chanteur est *cough**cough* malade, yeah right) doit être applaudi ou du moins reconnu.

Les premières notes se font entendre et c’est une nouvelle track qui se manifeste, difficile à digérer considérant que nous ne sommes pas familiers et pas le meilleur choix d’intro, surtout que ce n’était pas droit du côté des musiciens.  J’avais peur tout d’un coup, mais heureusement le tout s’est placé avec ‘Pre-Mortem Soliloquy’… nope! Le fil de guitare à Gabriel pète à un endroit que lui-même n’a jamais vu et on perd un des guitaristes.  Il remplace le fil (maintenant d’un mètre, donc les mouvements sont difficiles) et ensuite c’est Rick qui perd l’usage de sa guitare pour quelques minutes suites à un mouvement qui arrache un des liens avec son gear.  J’ai l’honneur de connaître les boys personnellement et c’était difficile à digérer suite aux évènements de samedi, mais plus le show avançait et que les problèmes se réglaient et plus ils semblaient confortables et recommençaient à arpenter la scène.  À ce sujet je dois encore une fois souligner le travail exemplaire de Chris à la basse et Jon derrière le drum.  Quels musiciens professionnels et divertissants à contempler au niveau technique ou seulement pour le plaisir de voir des passionnés se donner réellement et ne pas tomber dans les compos faciles ou redondantes.  Les comparaisons avec Between the Buried and Me sont faciles, mais faut le faire ce beat là et n’oubliez pas que les chants cleans sont inexistants.  Ce n’est pas compliqué, ils prennent de la confiance et le show du 10 mai avec Endvade sera probablement un must pour tous les fans de musique locale, car ils sont têtes d’affiche, rien de pire peut leur arriver, ils veulent VRAIMENT faire des shows et comme Gab a indiqué sur facebook mardi matin, il aura un wireless.  Boom!

S’amenait ensuite Texas In July, une formation metalcore de Lancaster en Pennsylvanie et je dois avouer que tout le monde les attendait, mais pas moi particulièrement.  D’une manière, le band a fait ses preuves dans la scène et donne réellement un bon show.  Cependant, je ne suis pas capable de m’asseoir et vraiment apprécier un album au complet.  C’est redondant, mais je vais tenter de faire sortir le positif, car il y en a.  Tout d’abord, les musiciens bougent beaucoup et ils ont une connexion avec la foule qui les attendait si j’en juge par le mouvement qui s’est créé dans le pit suite aux deux premiers bands où tout le monde était très paisible.  Ben, le bassiste, tourne sur lui-même et semble possédé sur les planches de la Salle Multi, tout comme JT au vocal qui ne manque pas de gueuler ses paroles avec conviction.  Que dire de Adam Gray à la batterie qui est renommé pour sa fluidité et ses passes complètement mongoles, en plus du fait qu’il réplique parfaitement les compositions sur le stage.  Bien que les compos ne viennent pas me chercher autant que beaucoup de personnes qui étaient sur place, je dois avouer que j’ai passé une belle demi-heure à les regarder et ‘1,000 Lies’ était plus que satisfaisante pour mon petit cerveau d’homme borné.

Je m’étais réservé un bon joint pour pouvoir pleinement entrer dans ma bulle avec Unearth sur scène et c’est en très bonne compagnie que j’ai pu le déguster et ensuite retourner à l’intérieur pour une séance de défoulement que je n’avais pas eu depuis longtemps.  Voyez-vous, j’adore le band de Boston parce qu’ils mélangent les styles de manière impeccable et tout cela en créant leur son.  Certains diront que leurs albums se ressemblent depuis « The Oncoming Storm », mais rappelez-vous que ce sont les mêmes qui vont chialer parce qu’un band change trop.  Ils ne seront jamais contents, mais je vais me garder Unearth à moi tout seul pendant ce temps-là et c’est exactement ce que j’ai fait pendant leur set.  Je me suis tassé un peu de mon monde et j’ai joué de la air-guitar pendant tout le show, comme un ostie de demeuré, mais je m’en fou.  J’avais réellement besoin de me taper ‘The Great Dividers’, ‘Endless’, ‘My Will Be Done’ et tout le reste.  Je dirais que ça fait un an que je ne suis pas sorti d’un show complètement trempe et vraiment fatigué.  Le show m’a fait du bien, vraiment!  Autant leurs breakdowns bien apprêtés que leur approche plus européenne au métal satisfait tout ce que je recherche dans la musique et en plus ils sont dotés d’un frontman digne du nom, ne laissant pas sa voix le trahir, celle-ci étant forte et imposante du début à la fin.  Ken Susi y est allé de ses farces habituelles et j’ai particulièrement rit à ses blagues avec la petite blonde en avant du stage, fallait y être pour comprendre, mais disons qu’il faisait clairement son agace.  Buz McGrath n’avait pas les amplis ou comptoirs de bars habituels pour pouvoir y aller de ses sauts en hauteur ou promenades improvisées, mais il s’est repris avec les solos bien exécutés.

Ça ne me sert à rien de continuer sans relâche avec mon appréciation de cette soirée.  J’en avais réellement besoin et ils me l’ont fourni à volonté.  Je vous laisse avec les deux premières offrandes du set à Unearth.