Voici une critique du nouvel album de Chabtan, un groupe de France. Pour consulter toutes les critiques de notre staff, veuille vous rendre sur cette page!
Chabtan (France)
« Eleven »
2012
(par Migg)
Une chose intéressante, lorsqu’on fait des critiques cd, c’est les découvertes imprévus. J’ai découvert quelques groupes très intéressants (comme, par exemple, Death Lullaby) en rédigeant mes chroniques. C’est de cette façon que j’ai découvert Chabtan, un groupe de deathcore parisien (avec un coté hardcore assez présent). Pour pouvoir percer dans ce milieu, ça prends deux choses. La première (et plus importante) : Avoir un bon produit. La deuxième : Pousser pour ce faire connaître. Et cette dernière, le groupe la possède indéniablement. Ce sont eux qui m’ont contacté pour cette critique, ils font tourner leur produit etc. De plus, et c’est parfait pour ce démarquer, le groupe a un concept traitant des mythologies meso-américaines (mayas, aztèques etc). Par contre, j’aurais bien apprécié des textes en français, pour en saisir pleinement la portée. Reste à savoir si leur premier EP, « Eleven », qui est auto-produit de A à Z, est un bon produit. Juste un moyen de le savoir…
Après une petite intro de moins d’une minute, ça commence avec la très ”in your face” « This day is red », premier extrait du EP. J’adore la cassure entre l’ intro et les premiers screams dans le tapis. Ah !!! pis de la marde, j’adore le morceau au complet. C’est très bien monté et bien exécuté. Je vous mets au défi d’écouter cette toune, le son dans le tapis, et de ne pas avoir envie d’ headbanger. Un petit coté mélodique contraste un peu avec l’agressivité de la piste, donnant un petit cachet, mais sans la ramollir. Ça commence bien. La suivante, « Betrayer », commence moins radicale que sa prédécesseure. Mais moins radicale ne signifie pas pour autant moins bonne. Mais un bout, vers le 2/3, me mitige un peu. Comme vous le savez, je ne suis ni un fan des solos, ni des voix cleans. Et voilà que j’ai les deux. Normalement je chialerais à profusion. Mais voilà, le concept du groupe m’en empêche. Car, je l’avoue, bien que ce ne soit pas ma préférée, ça s’ emboite très bien dans l’atmosphère recherchée pour le concept. De plus le clean, en plus d’être assez court, a le mérite de ne pas se lamenter. Ensuite, un petit noise et un peu de drum nous annoncent « Divine vengeance », la 4e. Le coté mélodique est présent, mais ça continue à avoir du beat. Le breakdown, bien que très commun, sonne et donne l’effet escompté. J’adore le riff suivant, plus planant, surtout avec son sampling.
Puis « Bloodstained hate », avec sa touche trash et encore un peu de clean (que j’apprécie un peu plus quand les autres voix deviennent plus présentes). Par contre, celui de la fin est, à mon goût, pénible. Passons ensuite au deuxième extrait, « Nacon ». Et cette toune est l’exemple parfait du vocal clean que j’apprécie : les teinte ne sont pas agaçantes, sont bien placé et ne sont pas trop présentes. Une bonne toune, pas surprenant qu’ils l’ai choisi comme 2e extrait. Par contre, la suivante, « Worshiping death », aurait aussi mérité de l’être. Sa puissante et pesante intro est excellente. La façon dont les voix s’entremêlent parfois aussi d’ ailleur. J’aime bien la progression, vers la moitié, juste avant la partie plus atmosphérique ainsi que la fin, aux tendances presque grindcore. Une de mes préférées, avec « This day is red ». Le cd se terminera avec la pièce-titre de l’album, « Eleven », qui ne sera qu’une petite Outro…
Donc, en conclusion, oui, la condition du bon produit est respecté. Je ne vois donc pas ce qui pourrait empêcher ce groupe de percer et de continuer à faire parler d’eux. Encouragez-les, surtout que, comme je le disais plus haut, ils sont entièrement auto-produit. D’ailleur, si vous êtes un label à la recherche de potentiel, voilà votre chance !!!
Note : 8/10





