Dethklok

Dethalbum III

16 octobre 2012

(Par Migg)

 

Pour cette critique, j’ai choisi de vous parler du très attendu « Dethalbum III », du groupe ”virtuel” Dethklok. Je dis virtuel car, pour ceux qui ne le saurait pas, le groupe est un dérivé de Metalocalypse, une série animée parodiant à l’extrême la scène métal. J’ai connu ce groupe au premier Heavy MTL, et ce qui m’a marqué, ce sont les écrans géants, qui sont très bien exploités. Chaques tounes a son vidéo en animation. Un must à voir en show. D’ailleurs, ils nous visiteront le 5 novembre prochain au Métropolis, accompagné de Machine Head, All That Remain et The Black Dalhia Murder. Pour la création des albums, c’est à Brendon Small (voix, guit et bass) et Gene Hoglan (drum) que reviens le crédit. Alors que le premier est le créateur du show, le deuxième à jouer, entre autre, pour les formations Death et Old man’s child. Par contre, exceptionnellement, le bassiste ”live”, Bryan Beller, a aussi participé à l’enregistrement du 3e opus. Leur musique puise dans le death mélodique, avec une petite touche de trash. Pour les fans de Dethklok, vous ne serez pas déçu. Bien que certaines tounes se rapproche de d’autre style, la base reste bel et bien du Dethklok. Pas de grande révolution ici, et c’est très bien comme ça. On pèse sur play et ça décolle…

 

D’entrée de jeu, nous sommes accueilli par une petite intro symphonique et épique, qui laisse rapidement la place à « I ejaculate fire », le premier titre. Pour ceux qui me connaissent, vous savez que je ne suis vraiment pas un fan des solos, qui sont, ici, légion. Je vais donc chialer une fois pour toute en commençant, pour ensuite aller au vif du sujet… OSTIIII !!! Bon, voilà qui est fait, on passe aux choses sérieuses. La toune commence en force avec un bon riff, quand même assez mélodique, qui deviendra plus agressif avec l’ajout des voix (qui me semblent un peu plus méchantes qu’à l’habitude). Le son est, comme toujours, excellent. Par contre, la basse aurait pu être plus présente. Une vrai bonne toune, qui laisse présager un album pas piqué des vers. On enchaîne avec « Crush the industry » et son début planant. J’y décèle par bout une légère influence black métal qui n’est vraiment pas déplaisante. Le beat est entraînant, mais il manque un petit quelque chose. C’est une très bonne toune, mais ce ne sera pas LA toune de l’album. Car LA toune pour moi, c’est la suivante, « Andromeda » qui possède l’agressivité et la rapidité qui manquaient à « Crush the industry ». Un coté plus trash, une voix plus couinante et un peu de blast beat, tout les ingrédients sont là pour faire mon bonheur.

Tiens donc, la suivante commence aussi avec un riff planant, un peu pesant. Quoiqu’ avec un titre comme « Galaxy », le choix s’imposait par lui-même. Mais bon, y’ a quand même des limites. La track ne commencera jamais tout à fait. Pas plus que l’intensité ne changera d’ailleurs, ce qui en fera un morceau assez linéaire. La touche black métal sera cette fois plus présente. Décidément, je n’aime pas du tout « Galaxy ». La suivante, « Starved », commence avec un riff aux tendances plus dgent, ou la basse sera plus présente. Ensuite un bout plus trash nous donnera envie de galoper. Par contre je ne pourrai pas tenir ma promesse, car je doit chialer sur un solo. Certains solos peuvent être intéressants, bien placés et donner une autre atmosphère. Je n’aime pas plus mais je comprends le principe. Par contre celui à 1m45 me fait souffrir péniblement. Il ne fitte pas dans le décors, et en plus il est vraiment trop mis à l’avant plan. Ne serait-ce de cela, la toune aurait pu être intéressante. Au moins la suivante, « Killstardo abominate », commence sur les chapeaux de roue. Elle est méchante, dans le sens positif du terme. Les seuls bouts ou la rapidité est réduites servent de tremplins au riff suivant, et sont largement compensés par l’augmentation marqué de l’intensité. Un autre coup de cœur. Ensuite, « Ghostqueen », qui joue elle aussi dans la ligue des mollos. Malgré une très légère augmentation d’intensité par-ci par-la, elle ne m’impressionnera guère plus que « Galaxy ».

Passons à la 8e, « Impeach god ». Elle est somme toute intéressante, avec ses bouts assez death old school et son écho dans la voix. Le coté mélodique est très (trop?) présent. Intéressante mais pas nécessairement bonne. Continuons avec « Biological warfare ». Certains bouts me font penser à Pantera, mais en plus mélodique. Un bonne toune, avec une fin intéressante. D’ailleurs, la prochaine, « Skyhunter » est aussi une bonne toune, avec une montée vers le milieu qui ajoute un petit plus. Nous en sommes à l’avant dernière, « The hammer ». Bien qu’elle ne soit pas dans le tapis (assez loin même), ça reste un bon morceau, bien catchy et grounder. Le début de la dernière, « Rejoin » me fait peur un peu car c’est une réplique de la piste précédente mais en moins bon. Mais le tout s’arrange après la première minute. Par contre, ce ne sera pas la meilleure toune de l’album, restant trop légère, malgré les bass drum dans le tapis. J’aurais souhaité une toune plus agressive pour terminé l’album.

 

C’est donc un album en dents de scie que nous aurons livrés les Américains de Dethklok. Certains excellents morceaux, d’autre plutôt ennuyeux et plusieurs pistes assez ordinaires. À mon avis, il est un peu meilleur que le Dethalbum II, mais moins bon que le premier.

 

Note:7,5/10