C’est dans un décor digne du chalet d’Evil Dead que les boys de DOPETHRONE nous avaient convié pour nous offrir une bonne dose de doom. Les murs de briques de L’Absynthe ont surement perdu un peu de mortier en ce samedi 20 octobre lors du passage de 4 bands au son ultra lourd.
L’absence des américains d’OMINOUS BLACK, victimes du zèle de quelques douaniers, avait changé l’horaire de la soirée. C’est donc une heure plus tard que prévu que la formation de Québec, THE STONED HORSES, a envahi la (très basse) scène. Originalement créé comme un projet instrumental, c’était l’occasion en cette 4ième performance live du groupe de venir tester leurs pièces rock-stoner bien pesantes avec l’appuie au vocals de Mike Waters. Une voix teintée par les excès, tantôt rauque, tantôt hautement lancée. Un certain style qui mériterait d’être un peu peaufiné pour permettre une meilleure fusion avec le reste du band, qui lui est bien rodé. J’ai tout de même hâte d’entendre le résultat sur CD de ce groupe prometteur et qui compte en son sein Seb Dallaire (que les premiers adeptes d’ONDES CHOCS connaissent très bien), qui groove l’ensemble à grand coup de cordes de bass.
Une petite pinte de blonde à l’extérieur tout en jasant avec les chums, dont Lex qui est revenu du Saguenay juste à temps pour cette grosse et longue soiréee. Après une vingtaine de minutes, on entends les premiers coups de drum et les gros riffs sales de TEETHMARKS. Mais c’est un son beaucoup plus hardcore, littéralement »in your face », que les torontois nous ont livré sur le stage du bar de la rue St-Denis. Tout de même groovy par endroit et toujours pesant, le rythme était quelque peu décalé par rapport au reste de la soirée. Mais dans le genre, TEETHMARKS s’en sort très bien et le frontman gueuleux, Graham, n’a pas peur d’affronter la foule qui se faisait de plus en plus dense en cette heure tardive.
Comment ça plus de blonde? ok, une IPA… Les pompes à bière étaient de plus en plus sollicitées et ça commençait à paraître. C’est d’Ottawa que la formation suivante est venue nous kicker le cul. Et ce, à grand coup de sludge metal qui nous remémorait les débuts de la scène d’Atlanta. COLLIDER rock solide en incluant une touche southern légèrement country à son ensemble compacte de gros accords bien ronds et de drums rapides et précis. Seul bémol, la »voix » du chanteur qui manquait un peu de conviction et de justesse. Seulement un court EP de 3 pièces était offert (disponible aussi sur leur bandcamp) à leur table mais je porterai une oreille attentive au prochain LP de ce quatuor canadien.
Ouains, je vais te prendre une Boréal Rousse, comme c’est juste ca qui te reste…
L’heure du dernier métro et l’abus de liquide/boucane ayant décimé quelque peu l’audience, c’est tout de même une centaines de fans qui s’étaient promis de ne pas manquer cette rare prestation des maîtres du Doom québécois, autant reconnu ici qu’à l’étranger. Se laissant aller à quelques improvisations, DOPETHRONE venait nous offrir leur 3ième opus, toujours aussi groovy, rempli de guitare résineuse et de rythmes hypnotiques, aggrémenté de cette voix hyper hargneuse. Toute la foule, certains juchés sur les chaises et les divans, cherchait à apercevoir les simagrées enjouées de Carl derrière son drum ainsi que les grimaces diaboliques du guitariste/chanteur Vince. Seul dans son coin, Vic semblait en transe, concentré sur sa ligne de bass envoûtante. Un peu sloppy par endroit mais toujours aussi efficace, un son parfait pour cette fin de show où la lourdeur (et ici, je ne parle pas de 3 des imposants batteurs) était à l’honneur. Dopethrone s’apprête à tourner, avec l’aide de bons amis, un premier vidéo où j’ai bien hâte de voir leur visions psychédéliques. Et à la veille d’une tournée européenne, qui prendra effet en 2013, on attends déjà leur retour sur scène ici et sur CD car les nouvelles pièces présentées sont totalement malades et on souhaite de revoir une collaboration avec leur amie Julie, qui est venue ajouter une couche de violence en accompagnant Vince le temps d’une pièce… ou deux. Je ne suis plus sûr, ayant moi-même contribué à vider les pompes…
Une excellente soirée organisée par les productions PELECANUS, et ont en espère d’autres dans le même genre à la sortie de leur pause hivernale! Merci aussi à DOPETRHONE pour l’invitation et ONDES CHOCS gardera l’oeil ouvert pour vos shows surprises…









