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(Vous voulez des photos de malade du show?  Visitez ce lien, ici je vous conte une histoire)

 

Il y a des matins moins faciles que d’autres et celui-ci en est un.  Quand tu viens de te faire rentrer dedans par un dix-roues, tu t’attends à en subir les conséquences!  Voici donc l’histoire derrière ces malaises corporelles (laissons mes problèmes mentaux pour un autre article, voulez-vous?)…

Je vous avoue que mon mardi était plutôt à chier à tous les niveaux et mon entrain pour le show était à son plus bas.  J’adore ma job (Ondes Chocs et Creative Custom Tattoo), mais quand c’est sans relâche pendant une année et demie, sans vacances, c’est plus difficile des fois d’apprécier chaque jour à sa vraie valeur, même avec les meilleures intentions et les meilleurs personnes possibles qui nous entourent.

C’est donc sous les attaques soniques de Orphaned Land, Fleshgod Apocalypse et Chuck Ragan (whattttt????) que moi et mon chummey Sébastien Chouinard on s’est rendu près de l’Impérial pour s’y stationner et aller chercher les passes qu’il avait gagn….. non, la fille à l’entrée a de l’attitude, ne sait pas de quoi je parle et ne semble pas vouloir m’aider.  Trop gentil, miss.  Gros merci au portier qui a prit la situation en main derrière moi et qui a rectifié le tir pour les gagnants de notre concours avec District 7 Productions, que je remercie d’ailleurs pour les entrées pour moi et mon photographe.

On se dirige à l’intérieur, le bar me fait un clin d’oeil et m’invite à découvrir ses prix.  5,75$ pour une bière? Pourboire pas compris? C’est sûr.  On va se garrocher dans le weed d’abord, mais je vais quand même humecter mes lèvres pour qu’elles ne se désintègrent pas au courant de la soirée.

On monte vers la galerie rejoindre Marc Lavoie et Marco Chabot, tous deux du Challenge Parkinson, question de jaser, mais c’est de très courte durée, car une dose de métal nous attend en avant de nous et les lumières se tamisent.

Feast of Flesh est une formation de Death métal old school de Québec (avec des membres de Cervical Autopsy, Hanker et Fulgorth) qui en était à sa troisième présence sur un stage et ils arrivaient sur les planches de l’Impérial armé seulement d’un démo de quatre tracks, qui m’a d’ailleurs été remis par Marc Lavoie.  Merci!  Quand même impressionnant comme position et opportunité pour cette jeune formation et j’ai l’honneur de vous dire qu’ils en ont profité.  Le 1er mars dernier, je les avais vu au Cégep Limoilou (Campus Charlesbourg) avec Morgue et ma review avait été positive.  Soyons honnête, leur beat n’est pas compliqué, mais très efficace, car ils vont chercher le groove de Dying Fetus, sans tomber dans le trop technique, et en plus ça ne paraît pas trop que c’est seulement leur troisième show.  Du côté scénique, on voit une amélioration par rapport au dernier show où je les avais trouvé un peu statique et beaucoup du crédit va au chanteur, Martin, pour son utilisation de toute la scène, une tâche que plusieurs frontman ont encore de la misère à apprivoiser.  D’ailleurs, suis-je seul à trouver qu’il ressemble à Mark Hunter de Chimaira?  Shit!  Anyway, vous allez pouvoir le constater très bientôt, car je les avais en entrevue vidéo derrière la salle de spectacle plus tard dans la soirée.

La vue de la galerie à l'Impérial de Québec pendant Feast of Flesh.

La vue de la galerie à l’Impérial de Québec pendant Feast of Flesh.

Je vous avoue que la petite foule m’inquiétait un peu quand je suis sorti deux tracks avant la fin pour aller chercher un ami dehors, mais ce n’était plus du tout un problème quand je suis revenu à un parterre beaucoup plus garni!  Après le show c’était donc le temps d’aller chercher aussi Tomy Robert dehors qui venait juste d’arriver et de jaser avec des amis pendant l’inhalation de substances interdites, juste assez de temps pour aussi me ramasser une bière et aller voir le prochain band en avant de la scène.  Juste avant de commencer l’analyse, j’aimerais vous montrer cette photo et texte que le chanteur de ce band, Bob Girard, avait publié sur Facebook une journée avant, car je trouve ça vraiment trop cool.

« Mon dernier show à l’impérial remonte à octobre 2007 ( si je ne compte pas le 2nd skin de 2010) y’avais un petit garçon en avant de moi agé de 17 ans qui rêvait un jour de jouer sur le stage de l’impérial après avoir vu des dizaines de groupe Death Metal…ce petit garçon et maintenant rendu grand et ce jour arrivera demain mais qu’il embarque sur le stage de l’impérial faire la première partie Dying Fetus!!! Bon trip mon Richard-William Turcotte (drummer) »

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Bon, le moment tendre terminé, il était temps de rendre le temps gris, l’air froid et les fans de métal pétrifiés!  C’était la job de Ancestors Revenge de le faire et on peut dire que le travail a été exécuté à la perfection.  Le band de Blackened Death métal de Québec avait la chance hier de hausser son jeu d’un cran et se séparer du lot et c’est ce qu’ils ont fait.  Ce qui est évident avec eux est que si Richard derrière le drum garde la cadence et si Bob en face de lui est en feu, rien ne peut les arrêter.  Ça fait plusieurs fois que je les ai en review et je déteste me répéter, alors je vais garder le tout concis:  pour avoir vu Bob à des shows où il n’était pas à son meilleur, une performance solide comme celle d’hier fait toute la différence.  Il arpente le stage de long en large, garde un contact direct et menaçant avec la foule, occupe le temps entre les tracks… en fait, il donne le ton à tout son monde et c’est primordial dans leur cas.  On me mentionne souvent un band comme Black Dahlia Murder quand on compare leur son et c’est effectivement une bonne comparaison.  Ils ont un produit très bien roulé avec certaines tracks plus catchy, mais aussi d’autres qui sont plus difficiles à digérer.  C’est pourquoi j’étais vraiment content d’entendre une nouvelle compo durant leur set et fuck que j’étais heureux de voir la direction plus sombre et mid-tempo, une approche extrêmement apprécié considérant le reste de leur répertoire.  Belle job!  Beau solo de Jay aussi…. oh non c’est vrai, il n’y était pas! Just messing with you, man, mais c’était quand même drôle de voir vos faces pendant qu’il avait disparu.  Du côté de la basse, je me DOIS de souligner ENCORE le travail de Mo, le gars doit avoir la corne la plus épaisse au monde sur ses doigts. Vous avez écouté son son de basse durant le show?  Il fait claquer ses cordes comme il est rare de voir dans ce style musical et j’avais la chance d’avoir J-D Bergeron de Ordoxe (entres autres…) à côté de moi pour en jaser.

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Entre les deux bands, je me suis rendu à l’arrière de la salle pour faire l’entrevue vidéo avec Feast of Flesh, mais j’ai aussi rencontré beaucoup de monde dehors en essayant de m’y rendre.  J’ai failli vomir avec l’odeur de pisse qui sévissait entre le mur de l’épicerie et de l’Impérial.  Du côté des présences présentent, de Alexandre Goulet à Yannick Grenier en passant par David McKinnon, crissement du monde de la scène y était et je me dois de vous applaudir pour ça.  Maudite belle gang de trippeux.

Tout de suite après, on avait droit à un William, chanteur de The Aftermath, avec une calotte sur la scène…. what the fuck happened?  Au moins ta voix y était le malade et maudit que je ne comprends pas encore comment vous faites pour vous suivre sur une scène avec le nombre de notes/accords/changements de tempos que votre beat offre.  Leur Death/Grind est non seulement violent, lourd et dans nos faces, mais aussi technique, alors je vais me priver de parler de ce que je ne connais pas et y aller pour leur présence sur scène qui est fort appréciée étant donné la nature de leur musique.  Ce serait très compréhensible de les voir moins bougé, mais il n’en est rien et l’énergie ne manque pas du tout.  Un bémol sur la prestation serait par rapport aux longueurs entre les tracks qui n’est pas occupé adéquatement par William.  Des fois du monde à côté de moi me demandait si c’était fini, il ne se passait rien.  C’est sûr que c’est intimidant de faire un show dans une grande salle comme celle-ci, mais ça ne doit pas être senti par la foule, il doit se passer toujours quelque chose.  Ceci dit, maudite belle apparition de Yannick Grenier (Unfallen) et si vous voulez entrer dans leur monde, je vous propose leur premiàre offrande, « Meurs », en plus des nouvelles compos qui sont présentement en construction et verront le jour bientôt.

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Juste avant d’aller voir Dying Fetus, je me suis ressourcé dehors avec l’aide de plantes médicinales et aussi en marchant jusqu’au char de Louis-Robert Plante pour aller chercher mon package du Wacken Open Air 2014.  Complètement fou comme ensemble et j’avais le sourire fendu jusqu’aux oreilles quand je me suis présenté à quelques mètres de Gallagher et sa gang pour ma claque au visage que je désirais tant!

On a eu droit à un setlist extrêmement diversifié, ce qui a plu à plusieurs, mais un peu moins à d’autres qui auraient voulu avoir de quoi de plus centré sur « Destroy the Opposition » ou même le dernier, « Reign Supreme », mais je dois avouer que le mélange était explosif et plus que bienvenue.  Est-ce que c’est juste moi ou les compos étaient jouées un peu plus rapidement?  Je crois que oui, car un commentaire de Sébastien Tremblay en rapport à l’exécution passable des solos par Gallagher avait bien du sens.  Étant un trio, incluant deux chanteurs, on ne peut pas s’attendre à ce que le band soit partout en même temps sur le stage, mais il est à noter que leur déplacement sont rares et restreints.  C’est un problème? Non, mais c’est sûr que le stage avait l’air grand comparé aux bands qui les précédaient et avec l’interaction limitée entre les tracks, ça paraît encore plus.  Le drummer a eu une couple d’erreurs de punchs notables dans les 4 premières tracks, mais rien de grave, car après c’est la foule qui pris en charge la soirée.  Je dis ça car je suis fier de la foule hier à Québec, vous étiez vraiment énergique et le mosh pit en avant de la scène a été soutenu jusqu’à la toute dernière track, « One Shot, One Kill ».  Je me dois aussi de souligner le stage dive manqué par un fan qui a atterri quelques mètres en face de moi, mais sans que jamais personne ne l’amortisse.  La première fois que j’entendais tant de monde dans la foule dire « ooooouuuuuhhhhhhhhh » en même temps.

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En résumé, maudite belle soirée qui a permis à trois-quarts du lineup d’être de la région et aussi de performer devant un public qui ne se déplace pas toujours pour les shows et locaux.  Je le comprends, le public n’est pas obligé d’aimer un produit parce qu’il est local.  Ceci étant dit, ça prend du monde qui offre des lineups et District 7 a fait la job.  Merci à tout le monde pour le belle soirée, ça a vraiment changé le mal de place.

 

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