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Le samedi 6 juillet, Dungeon Works Productions nous avait invités au Frites Alors! situé sous le Piranha Bar pour une soirée hardrock/métal dont Sleazy Way Out était la tête d’affiche. Le show était annoncé pour 21h00 et j’avais bien l’intention d’être là à temps, surtout que j’étais intrigué par l’idée d’un show au Frites Alors!

En arrivant sur place, j’ai été salué Valérie, barmaid du Piranha Bar, et m’informe de l’emplacement exact du show.

En bas dans le Frites Alors!

Direct dans la salle du Frites Alors!??

Oui, Lex. Quand les clients qui mangent vont quitter …

Ah bon! Et c’est quand ça?

 

Je suis descendu en bas. Ils en étaient encore à terminer de préparer le « stage » qui se trouve le long du mur à droite de la salle qui elle est un grand carré avec des colonnes un peu partout. L’ambiance et l’éclairage au néon pendant que les gars préparaient le matériel sur la scène m’a tout de suite fait penser à un show de cafétéria à la polyvalente. L’odeur de friture le confirmait quasiment. J’avais en tête la réponse de Valérie,

Quand les clients qui mangent vont quitter …

Manger, ben oui c’est une bonne idée en attendant. Je me suis donc tapé un hamburger – frites en regardant les préparatifs de la soirée et en jasant avec mon quasi-inséparable partner de shows, Alain Labonté de Québec-Métal qui fournit encore une fois les photos qui illustrent mon texte.  À ce que je pouvais voir, plus d’une personne qui étaient venues au show avaient décidé de manger avant que ça commence, comme moi. Ça devenait compliqué de savoir qui étaient là pour manger et qui étaient là pour le show et mangeaient aussi. Ceux qui étaient seulement là pour le show  étaient faciles à reconnaître par contre, ils ne mangeaient pas et ils se faisaient de plus en plus nombreux, plantés debout ou assis aux tables ce qui confondait tout de même la serveuse qui ne savait pas s’ils allaient manger. Comme le « soundcheck » n’était pas encore fait et que l’indécision planait sur l’heure du début de la soirée même s’il était rendu plus de 9h30, j’ai décidé de sortir à l’extérieur et de remonter en haut boire une bière au bar et jaser un peu avec Valérie. Je n’avais pas l’intention de me taper tout de suite une bière à $7,50 la pinte de Boréale. Ben oui, la bière était $7,50 la pinte pour la même bière qui est $6,00 en haut. Bon, ce n’est pas exactement les mêmes sortes mais on se comprend. Je n’ai pas l’impression qu’il va se vendre beaucoup de bière dans certains shows. Même que j’ai l’impression qu’il va y avoir éventuellement du va-et-vient dans l’escalier de gens qui vont acheter leur bière en haut et la descendre en bas.

 

Quand je suis redescendu, le groupe de rock groovy, The Grove était déjà sur scène. Un groupe  avec un chanteur qui montrait un très bon registre vocal avec des graves intéressantes à la limite d’une voix de crooner. Et ceux qui accrochent au mot « crooner », je rappelle que Robert Plant a eu sa passe « crooner » avec The Honey Drippers et qu’il a eu un certain succès. Si je parle de Plant, c’est parce que The Grove nous ont envoyé une reprise d’une toune de Led Zeppelin qui était parfaitement dans le ton. Anyway, la 60aine de personnes qui était sur place appréciait le jeu de guitare et les rythmiques du combo basse-batterie et leur chanteur entretenait bien le contact avec la foule. Une bonne job pour un groupe de jeunes qui revisitent bien un répertoire musical peu exploré mais combien accrocheur lorsque bien fait. Ceux qui pensent qu’une bonne dose de hardrock groovy une fois de temps en temps, ça fait du bien, ben notez le nom de The Grove.

 

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Pendant la prestation de The Grove, j’ai pogné soif et j’ai décidé de monter acheter et boire ma bière en haut au Piranha Bar, question d’éviter de payer $7,50. J’ai trouvé que ça compliquait ma soirée mais je me suis dis que ma 5ème pinte serait gratuite si j’économisais 4x$1,50. Et pour ceux qui suivent, vous savez que c’était ma 2ème. Ouan, faut des fois calculer le rapport qualité/prix/efforts/conséquences quand la bière rentre en ligne de compte. Et même si The Grove font très bien leur musique et qu’un amateur de rock y trouvera un groupe plus qu’intéressant, je pouvais me permettre d’en manquer un autre boutte. Je n’ai jamais été friand de cette musique même à l’époque où tous trippaient Led Zeppelin, Roxy Music et autres trucs du genre. Moi, j’aimais The Who et Kiss dans le genre rock. Pour le reste de ce que j’écoutais, euh … ben ça sera pour une autre fois mais pensez 1975!

J’ai fini ma bière et descendu fumer une cigarette sur la terrasse du Frites Alors! question de voir quand ça reprendrait. Lorsque Metalian sont montés sur scène, ils étaient amputés d’un guitariste. Donc, c’est en format trio qu’ils nous ont joué ça mais finalement comme c’est Ian qui a composé toutes les pièces et qu’il jouait de la guitare avant de jouer la basse comme maintenant, et bien il pouvait compenser l’absence de guitare rythmique et remplir le trou.  Du moment que son guitariste solo était là, tout était prêt. Et encore une fois, Ian a impressionné tout le monde par le registre incroyable de sa voix. Ce gars-là monte à des octaves dangereuses pour le verre. Et quand on pense qu’il a atteint sa limite, et bien on se trompe. Écouter la pièce « Conquest » de leur album « Rock solid » vous comprendrez mieux de quoi je parle.

 

 

 

 

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Pour accompagner cette voix spectaculaire, on a des compositions qui rendraient jaloux plusieurs groupes qui font ou faisaient du « traditional heavy metal ». Des pièces comme « Sonic Attack » et « Wasteland » sont des pièces qui rappellent autant le Judas Priest, le Armored Saint que le Razor. Et je dois mentionner que le switch de guitariste a amélioré les soli qui sont maintenant insérés dans les tounes « live » comparativement aux albums. Ils nous ont aussi fait une reprise de « The phantom of the opera » de Iron Maiden qu’ils faisaient pour la 1ère fois sur scène et le résultat était bon même s’il manquait une guitare. Bravo aux Soldiers of the dawn, car aux commentaires que j’entendais autour, dont ceux des gars de Sleazy Way Out, plusieurs étaient renversés par ce qu’ils venaient d’entendre et ne comprenaient pas pourquoi ils n’avaient pas découvert ce groupe avant.

 

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Quand Doll d’Ottawa ont suivi sur scène, j’étais malheureusement occupé en haut à boire ma bière. Ouan, comme j’étais monté après avoir jasé un peu avec les gars de Metalian, j’avais comme pris du retard avec ma pinte. Je vous le dis, il y aura éventuellement de la bière transportée clandestinement si les prix restent pareils mais ça c’est une autre histoire. Bon, je ne sais pas combien de pièces j’ai manquées mais j’avais déjà écouté leur thrash punk’n’roll – merci à leur publiciste, Jon Asher de Asher Media Relations qui nous refile leur pièces de « Ragdoll diaries » et plein d’autre musique cool aussi – et quand j’ai mis les pieds dans la salle, j’ai bien reconnu le son que j’ai entendu dans mes écouteurs. C’est ce qui est cool avec cette musique. Il n’y a pas de léchage exagéré des tounes enregistrées et la performance « live » est plus près de l’album. Ce qui est pareil aussi, c’est l’énergie de leur musique et j’ai bien aimé cette ressemblance à des groupes de la scène punkrock dans les années 1990/2000, frontés par des filles tel Tragic Mulattos entre autres – sans les costumes naturellement pour ceux qui connaissent Tragic Mulattos. Le peu que j’ai entendu de leur prestation m’a aussi permis de me régaler d’une reprise de Billy Idol mais la pièce « White wedding » avait beaucoup plus l’esprit de Gen X que de ce que Idol a présenté dans sa carrière solo. Bravo pour du punk’n’roll bien joué qui est assez dansant pour se faire aller.

 

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Naturellement, après la prestation de Doll, je suis remonté en haut mais cette fois, je suis resté plus attentif pour ne pas manqué le début – la moitié!!!? – du show de Sleazy Way Out qui constituait le clou de la soirée. Et l’image du clou s’est avérée réelle pour beaucoup de monde parce qu’à l’heure tardive qu’on était rendu, ce fut le clou dans le cercueil de beaucoup de spectateurs qui ont quitté pour le dernier métro. C’est un peu platte mais quand il est près d’une heure du matin et qu’il reste un groupe à jouer, y’a des choix qui se font qui n’ont pas rapport avec la qualité du spectacle. Et je dois dire que ceux qui ont quitté ont manqué une bonne dose de « heavy metal » style 1980 joué dans toutes les règles de l’art. Et ils nous la jouent juste assez « glam » avec les mimiques et poses de Stacey, leur chanteur, qui se déhanchent et s’accrochent au micro comme l’ont fait avant lui les Bon Jovi, Axl Rose et autres frontmen de cette époque « glam ». D’ailleurs, le groupe ne renie en rien ses allégeances mais les met plutôt en évidence avec des reprises – j’ai reconnues « Lay it down » de Ratt, « Wild child » de WASP, « Girlschool » de Britney Fox et une autre de Hardcore Superstar, mais celle-là c’est Cleve, leur guitariste, qui me l’a dit et je n’ai pas pogné le titre! – qui s’insèrent parfaitement dans leur « setlist ». Pour agrémenter leur prestation, ils ont aussi eu la présence d’un guitariste invité dont je n’ai pas su le nom comme plusieurs des musiciens ce soir d’ailleurs, mais lui j’ai la preuve qu’il ne passe pas à travers la matière solide (!!!). Une heure de téléportation dans le temps de mes 15-20 ans. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes qui trippent sur le métal ne comprennent pas l’engouement qu’il y a pu avoir pour cette musique – dites-vous que l’arrivée de groupes comme Mötley Crüe, WASP et autres Twisted Sisters étaient révolutionnaires – et pourtant plusieurs d’entre vous vont se garrocher pour voir Steel Panther au HeavyMtl. Ben, pour une atmosphère de party semblable, Sleazy Way Out, ça rock solide.

 

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Après le show, je suis resté pour ma bière que j’avais économisée et jaser un peu de mes impressions de la soirée avec Nick de Dungeon Works Productions.  Ils avaient organisé un show à saveur « old school » dans un environnement qui ressemblait à une cafétéria de « high school ». Jusque là, je suis prêt à vivre avec. Le son était correct, l’ambiance était cool … bon, il y a eu des délais avant que le Frites Alors! devienne une salle de spectacle et on avait peut-être un peu trop de tables dans le chemin mais ça aussi je suis prêt à vivre avec. J’aurais par contre préféré des prix pas nécessairement « old school » parce qu’en 1980, il donnait quasiment la bière en comparaison à aujourd’hui, mais mettons plus raisonnable. Je sais que cela dépend du Frites Alors! mais comme ça fait partie de l’appréciation globale d’une soirée, je tenais à le souligner. Sinon, comme j’ai déjà dit, cette salle fait la job pour présenter un bon spectacle une fois transformée en mode spectacle et qu’on fait fi de la vague odeur de friture à laquelle on s’habitue quand même assez rapidement.

Lex