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Je me rappelle un temps pas si lointain où j’allais voir un show et le lendemain matin je me réveillais pour faire ma critique presque immédiatement.  Ce temps est révolu, je crois bien, car avec les tâches et responsabilités qui se sont ajoutés progressivement au même rythme que Ondes Chocs a grandi, c’est plus difficile de tout faire concorder.

Pourtant, on a jamais été aussi impliqué dans la scène et mes 6 dernières fin de semaine témoignent du torrent infernal qui s’abat sur la province et par conséquent, ma vie.  Ça commence le vendredi tout de suite après la job et ça fini bien souvent le dimanche très tard.  Ceci est sans compter les déplacements et shows de semaine. Ouf!

C’est ce qui est arrivé dimanche dernier alors que le deux jours avant, vendredi, je m’était enfin trouvé un trou pour pouvoir profiter de la vie, sans « travail », et vraiment me concentrer sur les amis réunis.  Les excès étant de la partie, le lendemain soir j’avais comme mission d’animer, la tête profondément ancrée dans mon cul, le show de Daedalean Complex/Erimha/Ogenix à l’Agitée de Québec.  Cette aventure fut un succès et ce n’est pas peu fier que je me mis au lit avant 1h am un samedi soir, une chose qui n’est pas courante, mais plus que bienvenue car mon dimanche soir m’amenait à 200 km de la maison pour la première édition du Innerfest!

Après trois heures devant mon portable et une visite chez un ami, je suis allé prendre Eliott Garneau, un nouvel arrivant chez Ondes Chocs au niveau de la photographie, lui qui avait fait ses débuts la soirée précédente à l’Agitée.  Le iPhone bien armé, on s’est tappé du Infant Annihilator jusqu’à Black Sabbath en passant par Ion Dissonance sur l’autoroute 73, une maudite belle ride qui nous amenait à Chicoutimi avant le show.

Cette ville est le lieu où demeure Max Laroche, un personnage que vous connaissez sous le nom de Coeur Noir sur le site ondeschocs.com.  Je crois que plus que tout, si cette aventure médiatique était pour arrêter dès aujourd’hui, les membres du staff et les relations que j’ai développé au cours de la dernière année resteraient mes meilleurs souvenirs.  Max m’a approché deux jours avant en sachant que je me pointerais dans son coin de pays pour que j’aille souper chez lui avec sa charmante copine/sorcière Valérie Longpré.  Des personnes que je n’avais contacté que par facebook/téléphone auparavant, donc il n’est aucunement assuré qu’un souper soit parfait.  Il serait très facile de se tomber sur les nerfs, surtout avec mon énergie et sarcasme maintenant bien connu.

Avec leur généreuse permission d’amener Eliott avec moi au souper végétalien (une première pour moi), on s’est rendu au centre-ville de Chicoutimi avec un 6-pack de bière de dégustation et une excellente bouteille de vin recommandé pour un souper de la sorte.  Je dois toute suite dire que j’ai été surpris et charmé par l’accueil de nos deux hôtes, qui nous ont fait sentir confortable et bienvenue.  Alcool, musique et jasette, tout était parfait pendant 1h30 et le souper succulent dans le style.  Valérie aime jouer avec ses chaudrons et c’est tout en son honneur de pouvoir cuisiner de si succulents plats avec le sourire.

Parenthèse: ceux qui me connaissent sont au courant de mon opinion négative à propos des relations de couple (à ce moment dans ma vie du moins…), mais je lève mon chapeau, verre, whatever à nos deux amis de Chicoutimi.  Quelle belle chimie vous avez. C’est inspirant et vous me redonnez espoir que c’est possible de se ‘matcher’ avec quelqu’un qui vous comprend et apprécie réellement. Cheers!

 

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Reçus comme des rois dans un environnement parfait, merci Val et Max!

Bon, le moment emo est fini et après avoir (sans même y toucher!!!) détruit leur tablette à épices, on se rend par un chemin weird (merci google maps!) au nouveau K-Baret au Carré Davis.  C’était ma première visite de ce bar, qui vient d’ouvrir d’ailleurs, et maudit que la place est bien choisie côté emplacement/stationnement/ambiance et surtout tranquilité des voisins.  Aussi, comme vous pouvez le voir sur la photo en tête de cet article et aussi certaines plus bas, la scène a été placée en entrant à gauche, collée sur la vitrine qui donne sur la terrasse/rue, un angle qui est un peu plus petit que 90 degré.  Je n’avais pas un bon pré-sentiment pour le son, mais le reste du bar me redonnait le sourire car déjà à notre arrivée avant le premier band, la foule était nombreuse et fébrile.  Le bar étant encore en ‘développement’ et avec sa soirée d’ouverture officielle encore dans le futur, je peux quand même vous dire que l’espace est ouvert et avec des plafonds hauts, un bar dans le fond à droite et en face de celui-ci, de l’autre côté de la pièce, la console de son.  La scène, quant à elle, est petite et très peu élevé, environ 10′ de hauteur, ce qui donne un contact direct avec la foule.

Après avoir jasé avec les boys de Ancestors Revenge (j’étais obligé de m’adresser aussi à Jonathan Gauthier, il était à côté de moi et ça aurait été impoli…), j’ai été voir Nadia Bergeron et Tommy Hellscreamer, les organisateurs de la soirée, pour les féliciter pour leurs efforts.  Vous devez savoir que les profits de cette soirée (205$) étaient remis à Moisson Saguenay-Lac-St-Jean, donc une belle soirée pour une bonne cause!  Je les remercie pour l’accès au show et aussi pour l’expérience générale, car on est traité encore une fois comme des rois, allant même jusqu’à nous donner des passes VIP plastifiées, quelque chose de très rare pour des shows de cette ampleur.

Après une bière sur la terrasse avec pleins de monde qui suivent Ondes Chocs et les bands de la soirée, on peut entendre les premières notes de No One Dead, une formation locale qui nous amenait son métal mélodique instrumentale et aussi une première constatation générale pouvait se faire: le son est bon en tabarnac! Wooo… mon pré-sentiment que je vous ai partagé plus haut s’avèrait des plus faux et je suis encore surpris de la manière dont les bands et l’équipe technique s’en sont servis tout au long de la soirée.  Dès la première compo on peut voir que la foule non seulement aime, mais aussi crie et encourage bruyamment les musiciens, quatre passionnés qui ne demandent qu’à se faire entendre.  Avec les sourires qui se dessinent sur leurs visages, on peut les voir prendre de la confiance et vraiment profiter du moment.  Quelques choses deviennent claires; les parties de batterie sont simples, mais bien exécutées par Louis St-Gelais; Alexandre Mercier se fait un malin plaisir à switcher entre sa guitare et son clavier, les deux étant de belles additions à leur son mélodique et Sébastien est l’encre de cette formation avec son jeu sûr et soigné sur la guitare.  Du côté de la basse, il est évident que le talent de Raymond dépasse les tablatures auxquelles il se soumet.  Je me suis fait un devoir de demander à deux bassistes ce qu’il pensait de cette affirmation et les deux ont appuyé mes propos.  Sa technique est groovy, mais la musique ne le laisse malheureusement pas respirer.  Je serais très curieux de voir ce que ça aurait l’air avec un jeu plus aéré, surtout que leur beat est parfait pour le mettre en vedette ou au moins plus en premier plan.  Du côté des compositions, on peut remarqué des riffs accrocheurs, mais aussi quelques fois répétitifs et c’est à ce niveau que la performance a été moins réussie, car même avec l’enthousiasme des fans, une heure pour un band de première partie de cette nature est beaucoup trop long.  Rien contre le band, mais c’est la nature de la bête et l’impression aurait été encore meilleure en petite dose.  À la fin, malgré la qualité des tracks, je me disais que je voulais voir un frontman et de quoi de plus ‘straightforward’.  Ceci dit, great fucking job, guys!

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Après une autre consommation à l’extérieur pour profiter de la formidable température que la région nous offrait, Matante Mutante fait son entrée sur la petite scène du bar et je les attendais impatiemment, car un post sur leur page facebook m’avait surpris au sujet d’une performance qu’ils avaient eux-mêmes pas apprécié et ça c’est rare qu’un band va oser en parler aussi ouvertement.  Ceci dit, les boys sont entrés en force et ont clairement appris de leurs erreurs, car ils étaient en feu!  C’est weird un peu, car ce band métal du Saguenay ne laisse personne indifférent: soit qu’on aime ou on aime pas, jamais entre les deux.  En tout cas, c’est la manière que je vois la situation.  Je crois vraiment qu’il faut entrer dans leur jeu et se laisser aller par les grooves et les paroles et ne pas trop prendre ce qu’ils font au sérieux, sans être méchant bien sûr. Une minute on se fait rentrer dedans par l’énergie de « Y’a Un Os Dans l’Baloney » et l’autre on se fait offrir quelque chose aux airs reggae avec « Ton Bon Lait ».  Vous comprenez ce que je veux dire?  Si tu es ouvert d’esprit tout va bien, sinon c’est facile de ne pas comprendre leur trip.  Le fait que tous les musiciens sur scène sont capable de répliquer le son de leur album, ça aide à apprécier le tout.  J’aime bien aussi leurs maquillages et habillements qui sont différents à chaque fois et le travail qui y est mis, très belle touche et ça ajoute à l’expérience.  C’est ma troisième expérience avec la Matante et je me tanne pas, bien que j’ai hâte de les voir sortir du nouveau matériel, car il y a un essoufflement au niveau de ce qui existe présentement et de nouvelles offrandes pourraient les aider à sortir un peu plus de l’Est du Québec, juste question de répandre leur métal éclectique au Québec.

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C’était ensuite au tour de la troupe de Québec, Ancestors Revenge, de se mettre à l’aise et lâcher son venin et je dois avouer que je suis toujours surpris par la réception du public dès les premières notes de leur set.  Soyons honnête, leur blackened death métal n’est pas pour tous, mais leur énergie et la qualité de leurs compos de peuvent que faire des adeptes. Quand même, est-ce que Arvida était prêt? Fuck yeah, man.  Avec Bob Girard, le chanteur, qui a passé la majeure partie de son temps dans la foule ou tout juste en bas du stage pour laisser de la place à ses confrères de bouger en masse, ça ne pouvait que tourner en carnage.  La foule… la fucking foule… vous êtes des osties de malades! Jamais, pour une raison ou pour une autre dans mon mini-cerveau, je n’aurais imaginé qu’elle aurait été aussi agitée! Les boys nous ont offert quasiment au complet leur nouvel album « The Archaic Return » et c’était cool de voir du monde chanter des bouts de compos avec Bob.  Bob, d’ailleurs, n’est pas le même frontman que j’ai pu voir il y a de ça moins d’un an.  Tout est plus ficelé, tight et man, tu es impliqué AVEC la foule et non en train de te créer ton monde sur le stage.  Never stop, fucker, tu viens de trouver ta voie, just run with it!  Avec un duo hors pair à la guitare, il serait facile de perdre de vue que Mo, à la basse, est capable de tirer son épingle du jeu avec des ‘base lines’ qui sont inspirées et précises en show.  Pas assez de monde remarque son talent and that’s a shame.  On va essayer de régler le problème une critique à la fois.  Ses backs vocals sont aussi sur la coche et quand les trois mottés sur 4 (Jérôme, laisse-toi pousser les cheveux!) se mettent à headbanger, l’effet est malade.  Dernièrement, il y a Rich derrière le drum qui semble toujours se remettre en question après chaque blast beat ou roulade…. man, ARRÊTE!! T’es une bête et une des pierres angulaires du band.  Ta prestance et confiance en toi sont sont importantes et avec une musique comme la vôtre, ça me surprend encore que cette remise en question se fasse.  Encore là, ça veut dire que tu t’en crisse pas et ça c’est cool.  Les 4 boys en avant de toi se fie sur toi pour être la fondation du band.  Plus tu leurs offres une performance solide et en confiance, plus les choses vont bien aller.  Ah oui, y’a aussi une fucking chèvre qui a essayé de chanter avec une bouteille de Jack Daniels généreuse…

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Le temps de caller une bonne substance alcoolisée et c’était au tour de Beyond Fiction de…. NON! C’est Blinded By Fear, l’hommage à At the Gates qui réunit pas mal tout le band du Saguenay, sans le chanteur.  Vous savez quoi? Je vais être honnête, je pensais que ça allait être so-so, mais ça sans même savoir avant le show qui était dans les rangs de l’hommage.  Bon ben calisse, les gars, vous m’avez fermé la gueule et pas à peu près et ça arrive pas souvent. Je vais même aller plus loin et dire que votre énergie était fantastique et pour avoir vu un show de Beyond Fiction à Québec, j’aurais aimé le voir ce dynamisme sur scène.  Un set de près d’une heure qui m’a permis de découvrir la force de frappe de Pierre-Yves sur le drum.  Quand il a commencé, je suis allé le voir sur la terrasse, car la fenêtre extérieur donne directement sur le drummer et je le voyais varger ben fort sur ses peaux et je me disais qu’il devrait garder ses énergies pour ne pas faire un set inégal à ce niveau.  Erreur. Je t’ai sous-estimé et je te l’ai même mentionné après votre show.  En avant de lui, le chanteur donnait tout un show, s’impliquant avec la foule et chantant avec la voix rauque et criarde qui caractérise celle du chanter original Tomas Lindberg. Les membres du band ont réussi à me faire entrer dans leur univers et ça c’est parfait, surtout que « Slaughter of the Soul » a été évidemment bien représenté, mais je ne m’aventurerai pas pour les autres pièces, le reste de leur discographie étant moins connu par l’auteur de ces lignes.  Maudite belle job et je serais curieux de vous voir à Québec en première partie d’un show à l’Agitée, le monde viendrait et apprécierait c’est sûr.  Think about it…

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Avec tous les shows qui s’étiraient beaucoup trop (pas méchant, juste un fait), je me retrouvais, avec mon retour obligatoire vers Québec, dans une délicate position de « est-ce que je pars et demande les impressions à quelqu’un plus tard ou est-ce que je reste encore un peu pour Inner Control? ».  Finalement je suis resté pour deux compos et j’ai aussi demandé les impressions à Jonathan Gooooaaaathier pour le reste, car il restait sur place avec les membres de Ancestors Revenge.  Leur son est un mélange de thrash/death avec notre ami organisateur Tommy Hellscreamer au vocal.  Il utilise d’ailleurs des effets dans sa voix et c’est réussi, mais pas à tout coup, des fois ça paraît trop et ça enlève à l’efficacité. À la ‘lead guitar’, Christopher (qui est aussi dans Morningless) a laissé une bonne impression sur Jonathan et moi, en plus du bassite qui tire son épingle du jeu avec une prestation solide et confiante.  Ils ont agrémenté leur set de covers de Annihilator et Testament, en plus de faire tripper le monde dans la salle qui semblait les connaître et être content d’enfin les revoir sur scène suite à leur prestation au Rockfest du mois de mai.

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En terminant, je voudrais remercier Tommy et Nadia pour les accès et leur excellent travail.  Ça prend du monde comme vous pour faire avancer les choses dans cette scène underground et tenez-vous la tête haute en pensant à cet évènement qui reviendra en 2014.  Si j’aurais une suggestion à faire et j’en ai parlé avec Tommy, c’est vraiment de réduire le temps de show des premiers bands, car il y a eu de l’abus, mais en défense des bands, le monde trippait beaucoup au K-Baret et quand on y pense bien, c’est le plus important.  Aussi une salutation spéciale à tous ceux que je n’ai pas nommé dans ce texte et qui m’ont fait passer une très belle veillée, vous êtes nombreux et je me faisais un devoir de vous mentionner dans le passé, mais maintenant ce serait plus long de les énumérer que la critique elle-même, alors je vous salut tous à la gang \m/ Excellente soirée qui me donne le goût de remonter très souvent dans l’Est de la province pour donner de la visibilité à cette scène qui est si forte.