Hamilton, une ville de 519 000 habitants qui sent vaguement le pétrole et autres résidus chimiques. Une grosse ville industrielle en bordure du lac Ontario aussi spécialisée dans la transformation du fer. Physiquement, Hamilton, c’est métal! Un peu comme Val d’Or, tiens, mais quand le monde commence à travailler à 7h le matin dans des usines, ça fait pas gros de métaleux pour un show.
Par un certain hasard pas trop hasardeux, je me suis retrouvée dans cette ville pas très charmante au premier coup d’œil. Petit contrat d’une semaine à l’université McMaster, l’antithèse de cette cité morne, avec sa grosse verdure et l’enthousiasme étudiant.
Contrat oblige, j’ai aussi mon appareil photo en main, mon fidèle compagnon de spectacles.
Et voilà qu’arrive le jeudi 9 mai. En plein milieu de l’après-midi, pendant une petite pause non syndicale, je tombe sur une annonce de Jon Asher, qui s’occupe des relations de presse de nombreux groupes et tournées au Canada. Sur sa page Facebook, il recopie un paragraphe du Hamilton Spectator : « DRUM WARS | Two classic rock heavyweights — Carmine and Vinny Appice — square off in what’s being dubbed Drum Wars. Carmine has drummed for Vanilla Fudge, Cactus, Jeff Beck and Rod Stewart. Vinny has Dio, Black Sabbath, Rick Derringer, Heaven & Hell and Ozzy Osbourne to his credit. The drumming brothers bring their band to This Ain’t Hollywood, 345 James St. N., Thursdayat 9:30 p.m. $20 advance, $25 at the door. »
Wow minute! Le Drum Wars Tour à Hamilton pendant que j’y suis? Je pense que mes yeux sont sortis de leurs orbites tellement ils étaient grands ouverts. Pour la physicienne que je suis (oui, oui!), ça n’a pas pris beaucoup de temps pour résoudre l’équation Myriam + Drum Wars + Hamilton = j’y vais! 10 minutes plus tard, c’est confirmé : je serai au This Ain’t Hollywood.
Oh que la soirée augure bien. Mais avant, une petite escapade dans les collines qui bordent la ville, question d’être complètement brûlée avant le show…
De retour dans le cœur puant d’Hamilton (je suis sérieuse, ça sent pas bon le centre-ville d’Hamilton), direction le fameux This Ain’t Hollywood. Fameux parce qu’on m’en a parlé comme d’un lieu de rassemblement d’étudiants amateurs d’indie. En gros, c’est un ancien bar country revampé en salle de spectacles. C’est trou, c’est petit, ça pue (encore!), ça fait penser à un mélange de l’Hémisphère gauche et du Café Chaos à Montréal. La salle était au tiers remplie de vieux ouvriers enthousiastes venus se faire rocker les oreilles pas les frères Appice.
Et tout le monde attend impatiemment les vedettes, qui sont arrivées sur scène vers 23h.
À mon arrivée, je croise Blake Lemieux (batteur de Hollow) en arrivant, qui agit comme technicien pour la portion canadienne de la tournée. Il m’informe que les frères sont encore à l’hôtel et que Nick Guerin (Dungeon Works Productions) et Eddy Levitsky (Hollow, Karkaos) sont cachés dans leur coin à pratiquer et à stresser. Euh… encore Eddy? Ben oui, il joue la basse sur la tournée! Nick Guerin nous avait appris qu’il chanterait, mais je ne m’attendais pas à rencontrer Eddy à Hamilton. Et lui non plus d’ailleurs!
Un autre visage connu, Mad Manny, guitariste de Demise of the Crown, fignole son tunning sur la scène. Je crois ne pas me tromper en disant qu’à la suite du premier En Route Vers Heavy MTL, Vinny Appice et lui ont gardé contact. Nick et Eddy sont nerveux et partagent quelques anecdotes avant le concert. Les frères Appice sont exigeants et baveux, semble-t-il. Et tous les 2 sont sur le gros nerf parce que le show à Hamilton est le premier de 4 avec ce lineup.
Mais… mais! Tout s’est bien passé.
Et je n’en dirai pas plus. Hier soir, les frères étaient au Petit Campus et je ne veux surtout pas vous révéler les punchs du concert tout de suite! Comme l’a déjà annoncé Vinny, il y avait du Dio, du Ozzy, du Rod Stewart et des concours de drums entre les 2 frères.
Mon seul conseil si vous les voyez en show: apportez des bouchons, 2 drums ça arrachent des tympans en titi!















