Difficile de tout garder frais et excitant dans la vie, parce que notre amie ‘la routine’ vient toujours se mêler de choses qui ne la regarde pas et on se doit de changer de stratégie pour ne pas virer fou. En tout cas, moi je suis de même et c’est pourquoi j’ai tant de misère avec les relations avec les femmes dès que je vis avec; crisse que ça devient plate et la même maudite affaire tout le temps. Là ça me travaille en dedans et je fais des niaiseries…
Avec un projet comme Ondes Chocs, les soirées se suivent, mais ne se ressemblent pas. On rencontre du monde, on échange et même si les groupes se répètent quelques fois, on a quand même la chance de dire ce qu’on en pense et de performance en performance on peut voir la progression ou régression, car oui, ça arrive des mauvais shows, c’est pas grave.
Nous sommes aussi en contact avec les différents artisans de la scène métal, qui sont une partie intégrale de la machine qui se doit de tourner dans l’underground pour qu’on avance et c’est là que je veux en venir pour la soirée visée par cet article, un évènement produit par les Productions Kranium samedi dernier à l’Hémisphère Gauche de Montréal qui rassemblait Chariots Of The Gods, Burning The Oppressor et La Corriveau, deux de ces bands ayant été nominés dans le Top 5 des albums métal de la GAMIQ en 2012.
Avec invitations, plusieurs de ces personnes qui oeuvrent dans l’obscurité se sont déplacées et ont tripper avec nous dans une soirée que j’animais, un petit truc que j’ai commencé en 2011 avec le lancement de clip de Suddenflames au Bar St-Josef à Québec et que j’ai beaucoup aimé. J’ai ensuite eu la chance d’animer une soirée du concours « Lévis, Ville du Rock » et les organisateurs ont vraiment apprécié mon énergie (leur mot…), alors je me suis dit, pourquoi ne pas animer certains show métal, dire des niaiseries, crier après le monde, crier tout court, mais aussi offrir des prix de présence, présenter les bands à une foule qui pourrait ne pas les connaître, etc. J’aime vraiment beaucoup ça, mais je ne veux pas trop en faire, ça pourrait devenir redondant assez vite, alors soyez sans craintes, je ne serai pas là à vous crier après à tous les shows.
Ceci étant dit, la soirée se passait à Montréal et étant un gars de Québec, j’avais aussi la mission de monter ma gang de poules de La Corriveau, une gang d’amis que j’adore. 14h30 est l’heure de départ et ce n’est pas avant le chiâlage de Marc Légaré, une des deux guitaristes de la formation, qu’on peut partir et quelques mètres après ce départ avec moi au volant du Jeep, je reçois un texto: « attache ta ceinture ». Ça allait donner le ton au voyage.
Voyez-vous, Marc et moi nous connaissons depuis un an et déjà on est un vieux couple, mais je ne me passerais pas de lui. Si tu es de son bord, il ne t’arrivera jamais rien. Il est strict, mais il veut toujours ton bien, ça c’est garantie. Si tu n’es pas de son côté, il peut devenir agaçant…
On arrête pour une pause-pipi à Trois-Rivières, mais l’amour étant ce qu’elle est, on se doit de la propager et Marc-André, le bassiste de La Corriveau, est surnommé Tim, alors vous devinerez que les jokes sont quelques fois faciles quand on arrête dans un certain restaurant…
On repart…. autre texto: « attache ta ceinture »… et on se rend à Montréal directement avec Xavier, le drummer de la formation, qui nous suit derrière avec les pièces manquantes de leur setup pour assurer un excellent show.
On arrive là-bas et étant ma première visite dans cette salle/bar, je vais y jeter un coup d’oeil et je fixe instantanément sur le pit, car l’endroit devant la scène est comme creusé dans le sol à comparé le reste du bar, ce qui crée vraiment un enclos pour les bêtes qui s’y attaqueront quelques heures plus tard. Tous les bands sont arrivés presque en même temps, alors les présentations se font.
Je dois ici mentionner mon amour inconditionnel à cet homme ci-dessous, JeanFeu Vegas, le chanteur de Burning The Oppressor, que je n’avais pas vu depuis longtemps car nos horaires ne s’ajustaient jamais. Non seulement le gars est cool comme pas un, mais en plus le gars a de l’entregent à revendre, il est un frontman formidable et surtout une personne sans égale qui supporte Ondes Chocs ET les bands underground québécois de façon exemplaire en ACHETANT leurs albums et assistant aux shows. Tu as tout mon respect le malade!
Les tables de ‘merch’ installées, on se dirige finalement dans un resto de la rue Beaubien (c’est ça, right?), le Faste Fou, et la gang de 10 metalheads se présentent, on ré-arrange les tables et on s’installe pour de l’alcool (« fait soif!! ») et un repas léger avant la tornade promise au bar vers 21h! C’était weird d’être entouré de tout ce monde, plusieurs que je ne connais à peu près pas, et d’être aussi bien accueilli, vous êtes vraiment des personnes extraordinaires que je n’échangerais pour rien au monde \m/ Thanks for that \m/
Le retour vers la salle se fait tranquillement, tout comme les effets de l’alcool qui se font sentir. On rencontre Shaun Foley de False Flag Heroes, mais aussi Marc-André Jobin, un vrai fan de métal qui fait des vidéos vraiment cool pour sa chaîne YouTube, et il voulait une photo avec son nouveau t-shirt Ondes Chocs, une de plusieurs photos par Myriam Francoeur, une collaboratrice de Capitale du Métal, qui était là pour l’occasion et je la remercie pour sa présence, les discussions et bien sûr les magnifiques photos qu’elle a prise, comme celle ci-dessous. N’oublions pas Jeff de SilverWings Studios qui était aussi présent pour prendre des photos et faire ses relations publiques. Le gars est juste trop cool, pas moyen de pas l’aimer et je vous le recommande fortement si vous êtes un band qui recherchez un studio de qualité, abordable, ou même un service plus personnalisé pour les relations publiques de votre band.
21h30 sonne et là c’est vrai…
J’embarque sur le stage et j’avais préparer des mises en situation bien simple, mais en collaboration avec des membres de bands. Ma première intervention mettait en vedette Dimitri et Mathieu de Chariots Of The Gods (COTG), qui me servait de ‘bitch’ pour me donner ma bière et m’essuyer le front, en blague bien sûr, alors que je demandais au monde de s’approcher et que je présentais les bands. La petite intro étant terminée, je hurle le nom de La Corriveau et c’est officiellement parti!
La Corriveau en était à son premier show à Montréal et je sentais l’anxiété (positive) du band, ce qui est encourageant, car si tu l’as pas, c’est pas bon signe. Ils prennent mon cue et se lance dans « Find A Way », la track qui me les as fait connaître et qui est donc une signification ‘spéciale’ pour moi. Je dois avouer que j’étais fier de les voir sur ces planches, à 250 km de leur quartier général, pour partager leur beat. Avec seulement trois bands, ceux-ci avec le luxe de jouer plus longtemps et c’est à un set très solide, incluant une nouvelle composition que j’avais entendu dans leur local de jam. La section du solo est particulièrement intéressante, une belle touche de Mathieu, le petit dernier arrivé dans le band, mais qui fait une méchante belle job sur scène et, de ce que je peux entendre, en composition. Je dois souligner le travail de Diamond au chant et aussi en tant que frontman, car le groupe a besoin de cette présence solide devant eux et entre les tracks et en cette soirée, Frank, tu étais sur la coche en sale. Je profite de la deuxième track pour faire de ‘body surfing’ et je remarque ensuite que Marc observe beaucoup sa troupe, sans expression, mais concentré. J’aime le voir comme ça, mais je me demande touhjours ce qu’il se dit. Ce personnage n’est pas facile à percer, mais je te confirme que tu devrais être fier de tes boys, ils ont livrés la marchandise, même malgré la ‘collation’ dans le char en s’en venant…
Après quelques consommations avec les gens du bar, dont John Asher de Asher Media Relations (qui arrive pour garder un oeil sur sa troupe de COTG, les gars de Pronostic et aussi Pierre-Yves de Citizen Vicious avec sa charmante compgane, c’est le temps de préparer la voie à Burning the Oppressor (BTO), mais pas avant une photo de John, come on!
La troupe de la région de Montréal prend place sur le stage, je fais les présentations et l’intro se fait entendre, avec ensuite JeanFeu qui s’installe pour une bonne dose de métal! Ce qui est cool avec certains bands, incluant BTO, est qu’ils traînent une meute d’amis/fans à chaque show, même parfois à l’extérieur, ce qui donne un coup de pouce non seulement au band, mais aussi au promoteur et à l’ambiance. C’est ce dont on peut témoigner avec l’énergie qui règne dans le pit et c’est aussi grâce à un de ses fans que ma prochaine mise en situation…. flop! On avait arranger pour qu’après la troisième track je monte sur scène et essai d’arrêter le show en me ‘pognant’ solide avec JF, mais le cue du gars qui devait venir me ramasser (littéralement) a été manqué un brin et disons que notre ostinage a durée, genre…. hmm…. 3 secondes… All in good fun Fred! On se reprend au prochain show! Gabriel, le bassiste, est un gars très tranquille hors du stage, mais je suis toujours impressionné de le voir sur scène, comment il change et se laisse aller. Les boys enchaînent leurs ‘hits’, car soyons honnête, si vous avez écouté leur premier album « The Ignition », ce sont tous des foutus ‘hits’, ciboire que c’est parfait comme opus! Il y a peut-être « Verbal Agressor » qui a pris quelques mesures à mettre sur la track parfaitement, mais sinon, bien joué. JeanFeu a la manie de faire différent et avec le ‘fucker’ sur la scène, un personnage qu’ils traînent partout, c’est très intéressant comme show. Que fait-il de différent? Il rempli des gros fusils à eau de bière pour nous asperger et nous faire boire, il entraîne la foule comme pas un et surtout, il donne des petits casques à certains guerriers pour être sûr d’avoir sa troupe devant lui qui se rentre dedans! Malade comme idée esti… J’avais d’ailleurs hâte de voir comment le band allait sonner maintenant qu’ils ont seulement un guitariste, JF Roy, et laissez-moi vous dire qu’on ne perd rien à la prestation scénique et sonore… ciboire que tu torches man!!! Les ‘covers’ de Hatebreed et Lamb Of God le prouvent et l’énergie provenant de la foule (que j’aurais aimé un plus dense en cette soirée de gros bands) donne une intensité à l’ambiance générale du bar que j’adore. Great job les boys.
Il était ensuite temps de passer au plat principal de la soirée, Chariots Of The Gods, un band qui vient tout juste de sortir « Tides Of War », un excellent opus produit par nul autre que Glen Robinson. Je dois avouer que j’adore les boys au niveau musical et personnel, just good guys all around, you know? On a commencé par faire tirer de ‘bundle’ d’albums de tous les groupes de la soirée, un à ce qui s’est avéré être Simon Boudreault de Lost Dimension, un band du Saguenay, et l’autre à une fille qui a montré ses boules. Bon, que voulez-vous, on est des hommes et c’est Jon Asher, que j’avais amené sur la scène avec moi pour le présenter à la foule, qui a décidé. Je présente le band, hurle leur nom et c’était parti pour un set… weird. Je m’explique. Les boys avaient réussi à se dégoter une prestation radio dans la journée dans une station de Montréal. Un set de 5 chansons et le fait de jouer deux fois dans la même journée était une première expérience pour ces jeunes musiciens de la région de Gatineau. Pour les instruments à cordes et aussi la batterie ça peut aller, mais du côté de la voix c’est une adaptation et ici réside mon problème; la voix de Renaud est TRÈS importante à la qualité des compositions de COTG et c’est sûr que leur prestation de la soirée en a souffert. Il offre un rauque particulier, compréhensible au niveau des mots, mais il est aussi capable de créer des mélodies à partir de son timbre de voix, ce qui n’est vraiment pas donné à tous les chanteurs, tu as un talent particulier, man. Ceci nous amène en soirée et oui sa voix semblait plus faible, mais c’est normal, elle avait été soumise à un stress non-habituel. Est-ce que ça a ruiné le show? PANTOUTE! De « Seventh Weapon » à « Unbound », toutes les compos étaient dévastatrices, même malgré un problème avec une guitare (réglé de mains de maître par Mathieu et il est ré-arrivé drette dans le solo!), un wireless et une peau de bass drum qui pète avant la fin! Malade! Les boys étaient dedans en sale, comme la première fois que je les ai vu au Scanner de Québec. Sérieux les gars, vous êtes vraiment à surveiller, vous êtes professionnel et ne changez jamais. Juste une chose à se rappeler, vous tous très important dans le band, y compris la voix de Renaud. \m/
Après cette soirée enflammée, il ne restais plus qu’à re-descendre ma gang de fuckés à Québec, mais certains n’ont pas tous eu la chance d’avoir un retour sans histoire comme nous, car Chariots Of The Gods a eu un pneu éclaté sur le chemin de retour vers Gatineau….






















