Un cheval en panne? Un saloon pas d’internet? Un gun à eau?
Nah, un lineup avec Unfallen, Legion, I Declare War, Cephalic Carnage!!! Ça ça devrait faire peur à Job For a COWBOY!
Je vous mentirai pas qu’après les dernières semaines intenses pour Ondes Chocs, l’idée d’une « funny cigarette » dans mon divan avec la foutu TV me tentait énomément, mais avec les shows que District 7 Productions nous a concocté cette semaine, il n’était pas question que je m’apitoie sur mon sort, alors je me suis pris une couple de verre de vin, crinqué du Job For A Cowboy dans mes oreilles et je me suis dirigé à l’Union Commerciale sur St-Vallier Ouest à Québec pour recevoir ma correction.
Karl-Emmanuel de D7P manie la porte et je le remercie des invitations pour couvrir le show en arrivant, mais le son provenant du stage est séduisant… c’est Unfallen! Le vestiaire est obligatoire, alors on attend dans la file, mais c’est en direction du devant de la scène que mes yeux me dirigent. Le band de Québec a un EP et un album à son actif, « Paranoia Epidemic » et ils me font penser à The Black Dahlia Murder côté musical; aucun répit et pitié. David Rousseau, le bassiste, si petit de stature en face-à-face, a maintenant l’air possédé sur scène avec ses doigts qui arpente le manche avec rapidité. Le chanteur est juste une bête sur scène et c’est avec William de The Aftermath qu’il interprète une couple de titres sur scène ET dans la foule, car voyez-vous, ce groupe est très populaire dans la Capitale, malgré son manque d’action depuis quelques temps. Les gars sont ‘tight’ à mort, comme une chirurugie de précision, et les « karatés kids » (hardcore dance) sont au rendez-vous et ça brasse mes amis. Je le dis et re-dis; il FAUT que le band reviennent avec du nouveau stock et si c’est aussi bon que ce qu’ils ont produit dans le passé, la province (et plus!) a pas fini d’en entendre parler, c’est assez le deathcore partout là!
Mes entre-shows n’ont jamais été aussi cool que depuis que j’ai parti Ondes Chocs, car pleins de monde viennent nous voir pour parler de nos trucs ou les bands viennent nous parler de leur développement et ça, c’est tellement apprécié! The Aftermath, de Québec, est bien représenté avec le très cool Stéphane (aussi de Deviant Process) et William qui sont là pour se faire mal, Alex de Behind The Revolver vient prendre des photos pour Unfallen et Ondes Chocs et aussi l’unique Jack Quan de ButterButtButler. Faudrait vraiment que je puisse dire tout ce que j’apprends dans ces soirées… \m/… en temps et lieu les malade! Be patient!
Legion, band de Clombus (Ohio), embarque et tout de suite l’intensité n’est pas pareille qu’au groupe précédent. Leur son est difficile à cerner, car ils pourraient se dire djent par bout et hardcore/metal à un autre moment. Leur présence sur scène est ok, mais sans plus. Comme le mentionne Charles (bassiste de Soiled By Blood) à mes côtés, le chanteur semble saigner du nez dès le début du set. À part 2 tracks, le reste est générique et j’ai peur un peu pour le reste de la soirée, la foule qui prend beaucoup d’ampleur s’est refroidie. Après leur prestation, moi et Charles approchons le chanteur à la table de marchandise et on lui demande ce qui s’est passé pour le sang. Il mentionne que ça arrive toujours lorsqu’il boit et hurle. Alors je fais quoi? Je lui propose et achète une bière!! On se fait un cheers et on décampe pour ne pas rater le prochain band, mais juste après m’être procuré un ‘long sleeve’ de Cephalic Carnage à 25$!!
I Declare War embarque et tout de suite je me sens comme sur le plateau de tournage de « Un Gars Le Soir », parce que crisse que le chanteur ressemble à Jean-François Mercier de loin! Le problème avec ce band est que leurs compos se ressemblent beaucoup et n’apporte rien de plus au genre. Cependant, ces mêmes tracks sont entraînantes et leur énergie sur scène est contagieuse. Le chanteur a les yeux sorti des orbites en tout temps, un peu comme Fred de Hopeless Nation (Trois-Rivières) en show. Les breakdowns se multiplient et on peut les remercier pour avoir vraiment rappeler à la foule que la soirée n’était pas fini, ce qu’ils manquent en originalité ils le rendent en énergie et violence en show!
On est plutôt tranquille sur l’alcool en ce mardi, mais quand même, ma dose est ingurgitée et c’est avec Cephalic Carnage que je vais vraiment avoir ma drogue… dans tous les sens du mot! Le groupe du Colorado a un québécois dans ses rangs et c’est Patrice Hamelin de Martyr et Beneath The Massacre. C’est du grindcore, du death et du métal, mais surtout c’est extrêmement violent et technique. D’habitude je me tanne après 4-5 tracks de ce genre de band en show, car si tu ne connais pas les tracks, le temps est long et en show toutes les subtilités d’un album peuvent être facilement perdu. Dans ce cas-ci, c’est totalement le contraire qui se passe et j’en veux, j’en veux, j’en veux encore plus!! Les boys fument du pot sur scène (« Puff de la Morte », « Kill for Weed ») Lenzig joke avec la foule (des Nordiques, de weed, etc.) et en passant son vocal est extrêmement agressif et sur la coche ce soir. Que dire du reste de la section rythmique: les gars bougent comme des malades en effectuant des ‘parts’ qui seraient impensable à jouer pour le commun des mortels. Pour la dernière pièce, ils se déguisent et continuent le massacre des métalleux de la Capitale. J’étais captivé par la violence et la technique de ces experts. On a même droit a une section musicale stoner à la toute fin de leur set, mais le nom de la pièce m’échappe malheureusement, très bien exécuté et surtout très efficace après la rapidité et intensité des pièces qui ont précédées. Pat est vraiment droit et immobile derrière son kit, même dans les bouts les plus intense. Le gars est une machine et comme je lui ai demandé au Club Soda, backstage, lors de son show avec Beneath The Massacre le 23 novembre: « est-ce que tu manges, urines et chies comme nous les humains ou tu es une machine?? »
Job For A Cowboy se devait de tenir son bout après ce carnage et ils s’en sont bien tiré, même avec les problèmes de micro du chanteur et leur son un peu plus « core ». Dans un monde parfait, Cephalic aurait terminé la soirée, mais le monde de la musique étant ce qu’il est, la logique n’est pas toujours au rendez-vous. En support de leur très bon dernier album, « Demonocracy », les gars de l’Arizona (il devait pas la trouver drôle avec le frois qui faisait dehors!) démontre quand même que le style deathcore peut être encore intéressant en show et leur énergie est contagieuse. Bel effort, mais c’est sûr qu’après le show précédent, tout paraît plus calme…
Voilà, c’est ça le pire cauchemar du cowboy.







