Oooohhhh! Jeu de mots! Je ne me croyais pas si futé!… « Ta gueule Dave and do your stupid review »… Oui Chef!

Le staff de Ondes Chocs innove encore et j’ai eu l’idée géniale de faire une critique de shows qui serait un peu comme un enchaînement de emails qu’un groupe de trois personnes s’enverrait pour discuter du show qu’ils ont vu la veille.  Vous me suivez?  Anyway, je pars quand même…

15h03 était affiché sur mon horloge hier quand je suis parti de Québec pour monter à Montréal afin de voir, enfin, Dethklok avec Machine Head, All That Remains et The Black Dahlia Murder en show au Metropolis.  Un petit rendez-vous aux Foufs planifié à la dernière minute avait hâté mon départ, mais la suite des évènements ne me le fît pas du tout regretter finalement.

Everytime I Die, les groupes de la soirée et November’s Doom ont meublé l’espace entre mes deux oreilles (il en reste beaucoup encore…) pendant mon voyage en char et en arrivant au célèbre bar de Montréal, Jean Claude (abonné à la page Ondes Chocs sur Facebook) est déjà au bar et Jonathan Blais m’attend avec son coloc.  Lex arrive au galot (non, pas PANTOUTE…) et la soirée commence arrosée et toute en discussion.  Nous serons les trois intervenants dans la discussion/critique plus bas.

Les portes ouvraient à 18h30 et la prestation de The Black Dahlia Murder a commencée très tôt, ce qui nous a pris de cours, encore aux Foufounes Électriques, se faisant avertir par Jon Asher et Nathalie Baril au bar que le band avait pris le stage.  On a raté le band et oui c’est dommage, mais c’est la vie.  On se disait, All That Remains va s’occuper de nous faire oublier nos peines… Yeah, right!

Dave – Avec leur nouvel album prévu pour sortir le lendemain de leur présence à Montréal, All That Remains avait la tâche de nous satisfaire en tant que premier band de notre soirée et ce que j’avais peur arriva; on nous a demandé de claquer des mains, le vocal était faux et l’énergie manquante. Je ne suis pas content de le redire, mais le band est à la dérive autant en studio qu’en show et personne semble pouvoir arrêter la descente.

Lex – Je pense que tu résumes assez bien mon opinion. ATR, c’est de la musique de « posers ». Mais quand tu n’assures plus, même en studio, il est peut-être temps de tirer la plug.

Jon – Personnellement, du Pop-Core générique, fait pour plaire, sans audace. Mets le même band dans un ptit bar, sans surproduction et je ne suis pas sûr qu’ils auraient la même réception du public. Mais mention spéciale au drummer pour sa technique  »jazz style »…

Dave – Je me dois aussi de mentionner en terminant la bassiste qui n’est pas particulièrement impressionnante avec son instrument, mais qui montre un meilleur vocal que le principal intéressé…

Lex – J’aimerais par contre rajouter qu’on mentionne la bassiste seulement parce que c’est une fille. Elle est loin de se démarquer et lorsqu’il y aura plus de fille dans sa position, elle devrait rapidement chuter au classement.

 

On rush aux Foufs pendant le changement de band, Mat Paré avec son nouveau gilet est là, alors une conversation est de mise.  Le gars laisse personne indifférent et moi non plus, car je dois avouer que j’aime le personnage.  Il trippe, ça paraît et il est un ‘straight-shooter’.  Tant que ça devient pas des attaques, deal with it.  \m/

 

Dave – Machine Head avait la très facile tâche de nous satisfaire après ce débâcle qui précédait et je veux mettre de quoi au clair: je suis vendu Machine Head. Lex et Jon, pas du tout, à part les deux premiers albums et beaucoup de métalleux n’ont pas pris le temps de suivre leurs trois derniers opus.

Lex – C’est vrai que je n’ai pas pris le temps de suivre la carrière de MH après le mémorable album « The Burning Red ». Remarquez qu’ils n’ont pas réussi à attirer mon attention avec les extraits des 3 albums suivants. D’ailleurs, le dernier single, « The Locust » reste un peu cheesy. J’ai donc été plutôt agréablement surpris par leur prestation.

Jon – Oui Dave, je vais porter attention aux autres albums (fatiquant!). Je les ai toujours considéré comme les précurseurs du Metal-Core, et je dois avouer qu’ils ont pris une belle direction, +  »métal » et moins  »hardcore » justement. Ah ces tchok tchok tchok beeep…! Et toute une énergie sur scène. le chanteur est une bête.

Dave – Exact. J’adore ton sarcasme Lex… et Jon! Ce qui peut être un peu emmerdant pour les fans est les pièces de plus de 5,6,7 minutes qu’ils composent maintenant, car en première partie comme hier, on a droit à cinq tracks et c’est tout. Dave McClain, le drummer, est d’ailleurs très précis dans son jeu, tout comme ses confrères en avant-scène. Est-ce que cette prestation vous a donné le goût d’en savoir plus sur leur trois derniers albums?

Lex – C’est exactement ça leur force. La présence sur scène. J’ai vu leur 4 premiers shows à Montréal et c’est avec cette énergie sur scène qu’ils se démarquaient et c’est encore le cas aujourd’hui.

Jon – Décu, malgré un set solide, qu’ils n’aient pas joué Davidian ou Old… Next time! Car c’est sûr que j’irai les revoir.

Lex – Pas vraiment le goût de revoir leur discographie en « moonwalk ». J’aimerais également mentionner qu’ils réussissent à communiquer cette énergie à la foule et ça m’as permis de voir un « circle mosh » pour la 1ère fois en quasiment 10 ans.

Dave – hein? première fois? jsuis surpris.

Lex– Ben d’habitude, c’est du rentrage dedans à qui mieux mieux… ah, on s’est toujours ben évité les karatékas qui sont d’habitude dans les shows « core ».  Finalement, MH est peut-être trop métal pour les « core » et trop core pour les « Métalleux ».

Jon – Bonne observation Lex.

 

Rob Flynn de Machine Head devant ses disciples – photo Québec-Métal/Alain Labonté

 

Retour aux Foufs et on s’entretient avec le drummer de All That Remains, sa technique, le nouvel album, Phil Labonté.  Very good guy, très sympa.  Naty, Jean Claude et moi passons une bonne partie de la pause à jaser du Hellfest en France (!!), la bière est cheap mais bonne et la vie est belle.  On s’accroche dans une conversation avec Michelle Ayoub, Jon Asher et Laury à l’entrée de la salle, on rate 5 minutes et…

 

Dave – Je suis un vieil arrivant dans le monde de Dethklok (allez-y, riez…), mais ça ne m’empêche pas d’adorer leur monde; musique, visuel, personnage, etc. Ce qui m’intriguait le plus était comment ils allaient traduire et nous faire vivre tout ce monde dans un environnement de spectacle métal.

Lex – Et ils ont parfaitement réussi. Les gars sont des vrais pros et ils ont livré une très bonne performance. Ça m’impressionne toujours de voir à quel point ils réussissent à se synchroniser avec la vidéo. Les lèvres de Nathan sur la vidéo fittaient avec ce que chantait Brendon Small. Ça c’est de la synchro!!!

Jon – C’est rare les shows où je regarde plus l’écran derrière la scène que le jeu des musiciens. Très belle synchro du band avec les images. Dethklok ont tous les ingrédients néccessaires du bon métal qui rentre. Et Gene Hoglan,ben c’est Gene Hoglan… Un dieu, ni plus ni moins…

Dave – Tout ça fait qu’on peut leur pardonner le manque de mouvements des musiciens. On s’entend, c’était pas la folie sur scène, mais encore là ils jouent un personnage.

Jon – Et voir l’engouement dans la salle qui était pleine, c’est spécial pour un band virtuel comme ça. C’est un peu comme les Spinal Tap du deathmetal, non?

Lex – Je ne sais pas parce que Spinal Tap était comme une parodie alors que Dethklok est l’expression extrême du death metal.  Mais oui, c’est spécial de voir qu’il y a tant de monde qui trippe sur un groupe virtuel à l’origine.

Dave – Mais avec un côté sarcastique extrême. Très drôle sa référence à la poutine et ses premières salutations de la soirée… avant la dernière toune!

Jon – En tout cas, ça m’a vraiment donné le goût de me procurer leurs 3 albums et de me taper un marathon de leur série.

 

La ride de retour à Québec est jamais bienvenue, mais quand c’est en te tappant les nouveaux albums que tu vas parler le lendemain dans une Capsule Ondes Chocs, c’est un meilleur problème à avoir!

Encore là, c’est avant de t’apercevoir que ton chien, Slash, a pissé dans sa cage…

 

Brendon Small de Dethklok – Photo Québec-Métal/Alain Labonté