Cette semaine : Une grosse marionnette à brûler, une exploration non pas du Mississippi mais du ProgDoom, une expérimentation de textures, mais d’abord une revue d’un show pas prog pantoute.

Salut à vous tous, permettez moi de commencer cette semaine avec un ptit «r’viendu» sur le show de We’ve Lost Jenny et Hours of Defiance mercredi passé au Dagobert de Québec. Pour ceux qui l’ont raté (vous êtes nombreux, car malheureusement on pouvait compter les présences…) vous pouvez toujours aller voir les photos que j’ai mis sur notre page FB.  Toujours est-il que c’était fucking bon, les deux bands nous ont donné de solides performances, WLJ accueillant d’ailleurs à plus d’une reprise un chanteur invité, drette de l’assistance. Si je les connaissait pas avant, leur musique « dans ta face » m’a pas laissé le choix de les connaître et j’ai bien aimé. Hour of Defiance, je les connaissais déjà, j’ai leur album et j’avoue avoir été surpris un peu du fait que le vocal est légèrement différent en live (moins gras un peu et une note plus haut on dirait), mais ça leur enlève rien et si Dietr (drum) m’avait déjà averti que leur musique prenait tout son sens en show, il faut tout de même le vivre pour comprendre, fuck y’ont de l’énergie! Bravo! Ce que j’ai moins trippé cependant, et là peut-être je me fait vieux, que ma condition de « papa en sursis » me rend revêche, grincheux et/ou rétrograde, mais leurs fans, y savent pas ‘slammer’. Non, mais c’est quoi cette danse en garochant des poings pis des pieds partout? Fuck! Un moshpit c’est une place ou relâcher son agressivité, mais en harmonie avec tous les autres ‘moshers’. Comme le dit le gars dans le vidéo plus bas, ce que vous faites c’est du fucking ‘Fight Club’ avec de la musique, point. C’était tellement chorégraphié à certains moments qu’on aurait dit un film de Bruce Lee mélangé avec Fame, ou encore du monde qui chasse des mouches…du Mouche-Jitsu (mot de l’éditeur: c’était en fait chorégraphié pour leur clip qui est sorti quelques jours plus tard)

Le but d’un mosh-pit c’est pas de faire perdre des dents à quelqu’un ni de le crisser à terre… voici un ptit vidéo avec certaines «règles» du moshpit, ça ferait pas tort que vous l’écoutiez. Aussi je vous mets une couple de vidéos de moshpit, remarquez la non-présence de karaté kids qui donnent des coups partout… Dans le temps les punks faisait ça pis ils se faisaient détruire dans le slam.

Bon, ceci dit, revenons-en au prog, et je commence ça cette semaine avec un band qui a évolué avec un de mes bands préférés, je devrais peut-être dire fétiche, ils ont tourné avec Isis en 2007 pour leur album « Harmonic Tremors ».  Je parle ici de Zozobra.

Leur nom fait référence à l’effigie géante, la marionette représentant un vieil homme que l’on brûle à chaque année au «Fiestas de Santa Fe», le nom de cette effigie en anglais est d’ailleurs Old Man Gloom qui est aussi le nom du premier projet des 2 fondateurs du band, Caleb Scofield et Santos Montano. Le son de Zozobra est en fait très proche du hardcore expérimentale de Old Man Gloom tout en étant plus sludge et post-metal, là où Old Man Gloom est plus hardcore, punk. En 2008, ils sortaient un autre album, « Bird of Prey », avec Aaron Harris de Isis (drum).

Après 5 ans d’absence, ils nous sortent enfin un nouvel album, Savage Masters, qui s’avère porter très bien son nom, étant facilement leur œuvre la plus violente à date, se rapprochant plus du hardcore que précédemment.

Pour vous faire redescendre sur terre, après ma montée de lait en intro et le beat sauvage de Zozobra, j’ai pensé vous emmener en exploration de Prog-Doom. Zebulon Pike, originalement formé avec un vocal, ils ont vite opté pour être instrumental lorsque leur vocal a quitté pour des raisons non citées. Pas mauvais pour autant, des influences de sons lourds des 70’s, de prog-rock et de classique contemporains.  Leur premier opus voit le jour en juin 2004, « And Blood Was Passion », qui regorge de musicalité avec 4 de ses 5 tounes qui pète les 10 minutes.

Le quatuor (Tom Berg à la basse (depuis 2008), Morgan Berkus et Erik Fratzke aux guitares et Erik Bolen à la batterie) a d’ailleurs reçu le «Best Hard Rock Group» au «Minessota Music Awards» pour cette album et le «Best Hard Rock Recording» en 2006 pour leur 2eme opus, « Zebulon Pike II : The Deafening Twilight ».

Depuis l’ajout de Tom Berg en 2008, ils nous ont sorti 2 très bon albums, encore plus mélancholique, soit « Intrascience » en 2008 et « Space is the Corpse of Time » en 2011. On peut les retrouver sur leur site officiel et sur leur FB.

Comme dernier band cette semaine, je vais vous parler d’un band que j’ai acheté un peu sur un coup de tête lors de ma visite chez HMV pour acheter le cadeau (très en retard) de fête à ma blonde. C’est une très grandes fan de David Bowie, je suis donc allé lui chercher, mais j’en ai aussi profité pour lui acheter le dernier de Jimi en même temps (fucking bon!!!) et m’acheter deux disques puisqu’il y avait un spécial. La grosse anecdote c’est que j’ai acheté le CD bonus de Bowie et que finalement dans le coffret, c’est pas Bowie qui y est, mais le dernier de Depeche Mode; big fucking fail HMV, pas étonnant que vous soyez en faillite…

Bref, ma blonde aime tout de même bien Depeche Mode alors elle n’est pas déçue, mais on va quand même tenter d’aller échanger le CD, histoire d’avoir la bonne pochette avec le bon CD. Donc, mes 2 achats personelles étaient Anathema et Textures, ce dernier étant ce dont je vais vous parler. Textures est un band des Pays-Bas formé en 2001 et ils ont lancé quatre albums et un ‘single’. Leur son est un mathcore assez proche de Messhugah. Leur premier album, « Polars », contenait aussi des sonorités très ambientes qui ne se retrouvent pas nécessairement sur leurs albums subséquents.

Le vocal de Daniël de Jongh est pas mal plus hardcore que Meshuggah, mais il se marie très bien à leur musique. Les autres membres sont Bart Hennenphof et Jochem Jacobs (guitares), Remko Tielemans (basse), Uri Dijk (claviers) et Stef Broks (batterie). Si vous allez voir sur leur site officiel vous verrez cependant que Joe Tal remplace désormais Jochem à la guitare.  Espérons qu’il saura réellement prendre sa place, car Jochem était non seulement un des membres fondateurs, mais aussi celui qui signait la production, l’enregistrement, le mixage et le mastering. Si on en croit le band cependant, Joe aurait plein de nouvelles idées et de riffs en stock, alors souhaitons leur bon succès. En attendant, je vous laisse avec quelques vidéos de leurs autres albums, en ordre chronologique :
« Drawing Circles », « Silhouettes », « Dualism ».

Le bonus cette semaine, une toune d’Augury qui sera au Heavy Mtl de cette année. Tellement extrême et prog en même temps, mais surtout … très bon! À la prochaine!