Rockfest 2013 – The Ondes Chocs Experience II

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Hier, nous nous somme prononcés sur tout qui entourait le festival et certains enjeux qui ont été débattus pendant deux jours.  Si vous nous permettez, on revient maintenant, Dave et moi, à ce qui amenait des milliers de fanatiques à un endroit pour célébrer pendant 48h intense: la Musique. On vous propose donc notre expérience, qui doit être pas mal à celle de plusieurs des festivaliers avec qui on a trippé toute la fin de semaine. Les textes de Dave sont en italique.

Après avoir passé une courte nuit de quelques 4 heures – oui, les grands enfants ne voulaient pas aller se coucher la veille une fois que les tentes étaient montées et on a commencé le party autour du feu de camp question de profiter de la fraîcheur de la soirée et de celle éphémère de nos bières dans notre glaciaire – le réveil nous trouvait quand même en pleine forme pour la journée qui nous attendait. Nous nous sommes rafraîchit un peu puis sommes partis explorer les opportunités qui s’offraient pour nos estomacs. Les restaurants sur le trajet étant plein, nous nous sommes rabattus sur les burritos d’une cantine-roulotte qui faisaient plus que la job. Nous avons splitté notre trajet, Dave faisant la queue au Boni-Choix pour regarnir nos liquides essentiels (eau et bières) et trouver des en-cas à bouffer au retour de fin de soirée et moi, faisant celle de la billetterie pour récupérer mon bracelet parce que j’utilisais le billet que nous avons payé ensemble Dave et moi (Dave utilisait le bracelet d’admission offert avec notre accréditation mais continuer à lire, j’en parle plus loin). Tout s’est déroulé rondement et 1 heure plus tard, nous étions tous de retour au camp – Alain de Québec-Métal en plus, ramassé par Dave sur le chemin – pour attendre l’ouverture des portes autour d’une bière froide et autres accessoires de mise en atmosphère. Fallait pas non plus oublier la tite crème solaire!

 

Bon re-départ direction bureau de l’organisation pour récupérer la passe média de Ondes Chocs – qui s’est avéré un bracelet comme le mien mais juste récupéré ailleurs par Dave. Ça n’allait pas bien déjà parce que sur le trajet, je suis arrêté jaser un peu avec Alex, luthier de profession et guitariste de Spelldown mais Dave a continué. Bravo Champion. Y’a 10000 personnes au prochain virage et nous voilà séparés avant même d’entrer sur le site. Je finis de chiller et accélère le pas pour rejoindre les autres. J’arrive à l’adresse indiquée dans la documentation fournie par le Rockfest et je vois bien que ce n’est pas la bonne place. Pas le temps de chercher la vraie place et je me dirige vers l’entrée du site me disant peut-être le rejoindre. Peine perdue et j’ai vite constaté que le corridor d’entrée sur le site, conjoint pour la billetterie et l’accès au site était rempli de gens un peu confus sur la file à prendre et incrédule un peu aussi devant la longueur de celle de la billetterie. J’ai « by-passé » le tout et rencontré Gabash, drummeur de Ögenix, lui aussi orphelin de ses chums mais tout ce qu’il y avait d’accueillant avec ses 2 bières en main et attendrissant avec sa peur de devoir gaspiller sa seconde bière si elle n’était pas bue avant l’entrée. Mon cœur s’est ouvert et j’ai pris la 2ème bière en charge. Thx man, c’était chill! Là dessus, j’ai entendu

Tin, té là toé. Let’s go Lex, j’ai assez niaisé.

Dave venait d’apparaître et à son pas, j’étais mieux de suivre pour ne pas le reperdre. J’ai quand même fait des présentations rapides. Nous nous sommes donc pointés à l’entrée – bracelet au poignet heureusement récupéré à l’ouverture des guichets pour moi et ailleurs pour Dave une fois qu’il a un peu expérimenté un des douze travaux d’Astérix et je vous laisse deviner lequel mais c’est celui où il y a plusieurs étages et plusieurs guichets – vers 12h00 afin de prendre le pouls de l’aire de jeu qui serait la nôtre pour la fin de semaine. La marche serait de mise comme prévu mais il y avait des goulots d’étranglement créés par les corridors qui menaient d’une aire à l’autre. Hum! Avec beaucoup de monde, ces corridors auraient de la difficulté à prendre le trafic dans les 2 sens. Surtout qu’il y a toujours des taouins qui s’y arrêtent pour jaser. Je sais que t’es plus susceptible de rencontrer un chum quand tu te déplaces mais on est pas tous obligé de s’arrêter pour vous autres. Anyway, il fait beau, on a mis de la tite crème pour le soleil et une casquette, on est bien chaussé pour la boue (il a plu sur tout le Québec depuis des semaines et le terrain le témoignait amplement, ce n’était pas une place pour porter des « gougounes ») alors on peut s’enligner vers la scène principale passant du même coup devant la scène Découverte. Et en avant la musique …

MAD CADDIES ouvraient le festival sur la scène principale (la scène Loto-Québec) dès midi tapant avec leur punk/ska festif. Les gars ont profité en masse de tout l’espace sur le stage pour se déployer surtout les cuivres. Déjà des milliers de festivaliers s’accumulent devant la scène et le party commencent à pogner tout de suite. Ça danse en masse en face du stage. On a continué notre chemin vers l’autre extrémité du terrain pour trouver l’accès aux 2 dernières scènes. Coup de chance, ils ont joué la seule toune à peu près que je connaisse vraiment.

BRUTAL CHÉRIE avait la tâche de partir les hostilités du côté hardcore. Les gars de Montréal était là pour ça et les centaines de personnes qui avait poursuivi leur chemin au-delà de la scène principale pour assister à leur spectacle ont été bien servi. J’ai bien apprécié leur punk rock énergique. Du bon beat à l’ancienne qui donne juste le goût de se faire aller.

SLAVES ON DOPE était sur la scène Musique Plus quand je suis revenu de la scène hardcore vers les scènes principales. Ça m’a donné l’occasion d’entendre pour la 2ème fois la joke de masturbation de Jason Rockman et d’apprécier leur métal sauce fin 1990. 2 tounes le temps de traverser le terrain pour rejoindre le devant de la scène Découverte. Ça m’a permis de constater que finalement la groove de la fin des années 1990 avec ce petit côté accrocheur et que Slaves on Dope s’y connaissent. J’ai également constaté que la foule avait considérablement grossi.

 

UNDER ASPECT avaient gagné le concours pour le dernier spot sur le Rockfest et ils ouvraient donc la journée pour la scène Découverte. On sentait les gars nerveux mais dès les 1ères notes, on a senti qu’ils étaient prêts à surfer sur la vague d’adrénaline qui montait en eux. Environ 150 personnes s’étaient rassemblés devant la scène ce qui devait aider à se crinquer. D’ailleurs, c’est à coups de micro sur la tête et coups de poing sur la poitrine que, David, leur chanteur, libérait cette énergie captive en lui et entraînait du même coup la foule dans son trip. Même la défaillance de la console rapidement réglée par le soundman n’a pas refroidi les ardeurs. Côté musique, ils font dans le metalcore alternatif mélodique qui a réussi à créer un moshpit hardcore respectable avec quelques beaux flip flap et des katas sans trop d’expansion ce qui permettait autant d’apprécier la performance sur le stage – sans avoir peur de mauvais coup – que les « moves » des mosheurs car certains, faut l’avouer, ont du style.

OF TEMPLES suivaient tout de suite après sur la scène Découverte et nous y sommes restés, peu intéressés par les autres prestations simultanées de Less than Jake et The Menzingers. On a constaté avec plaisir que la foule avait encore grossi et il devait bien y avoir près de 250-300 personnes pendant leur show. Les « hardcore kids » rameutés par la prestation de UNDER ASPECT ont donc été rejoints par un nouvel escadron de karatemens et l’intensité a grimpé d’un cran dans le pit. Faut dire que la prestation de OF TEMPLES, même si leur musique offre un metalcore avec plusieurs riffs techniques et des solos intéressants, est surtout basée sur l’intensité – leurs transitions qui sortent des breakdowns et amènent les passes rapides, font la joie des mosheurs ninjas. Et l’exemple est donné sur le stage par Andrew, leur chanteur, qui saute partout, grimpe sur les speakers de côté, fait quelques moves « core » lui-même et surtout garde tout le monde sur le qui-vive. J’ai trouvé par contre que le son était mauvais et après l’expérience vécue pendant le show précédent, je jetais un coup d’œil vers le soundman. J’ai su plus tard que c’était un ampli qui avait lâché et on m’a aussi dit que Alex en a lancé sa basse au sol de dépit à la fin du show. Je ne peux confirmer car j’avais déjà quitté vers d’autres cieux.

 

MILLENCOLIN foulaient la scène Loto-Québec lors de notre déplacement vers les scènes hardcore à l’opposé de la scène Découverte. J’ai donc décidé d’y jeter une oreille car faut quand même leur donner ce qu’ils ont. Dans le surfpunk mélodique, ils assurent solide. Je me suis donc avancé vers le milieu de la grande aire devant la scène afin de mieux apprécier le son qui naturellement à plus de 50 mètres de la scène était malheureusement assujetti aux bourrasques de vent qui dispersaient le son. J’ai donc pu constater que même avec le temps, leur musique reste toujours aussi catchy pour les jeunes qui thrashaient. Malheureusement, il a fallu que je quitte mon spot parce que des imbéciles se sont mis à se lancer de la boue à qui mieux mieux et finalement c’est beurré de boue que j’en suis sorti. Bravo les clowns! Viva el scatopunk! De toute façon, j’enlignais le stage hardcore pour la suite et à part le côté nostalgique qui m’avait fait arrêter devant leur stage, je dois avouer que je ne suis pas très fans du punk bonbon.

FOR THE FALLEN DREAMS en étaient à leur dernier breakdowns sur la scène Tony Sly. J’ai donc contourné la masse de monde pour aller au fond devant la scène Mitch Lucker. AGNOSTIC FRONT y étaient attendus par une foule compacte face à la scène et celle-ci allait être récompensée par la générosité des vétérans de la scène NYHC. Puisant parmi leurs plus grands succès, allant même jusqu’à leur 1er album, les gars ont eu l’air de ben tripper sur scène. Un point fort de leur spectacle aura été quand Miret a vu le gars en chaise roulante que la foule peinait à garder au-dessus pour qu’il voit le show. Après 3 « up and down » et 2 débarques en bas de sa chaise, Miret a demandé de le faire surfer vers le stage pour qu’il y prenne place. NICE! THAT’S THE SPIRIT! C’était vraiment cool de voir Miret dispatcher l’arrivée du gars sur le stage. Il pointait les gars de sécurité et leur disait d’assurer la transition au-dessus du « gap » entre la foule et le stage pendant qu’il rameutait les « roadies » au bord du stage pour attraper la chaise. Pendant ce temps-là, Stigma tassait les fils du chemin pour que le gars puisse rouler dans le coin du stage. « Down to earth attitude, hardcore style! Pis pour en rajouter sur le côté sympathique de leur prestation, vous auriez dû voir Stigma s’amuser avec la foule, faire des grimaces, pointer du monde dans la foule et surtout sourire – il y avait une bonne gang de vétérans « hardcore dudes » dans la foule et les gars de AGNOSTIC FRONT s’en rendaient ben compte.

 

Tout le monde souriait, la foule moshait sans violence exagérée et n’ont dû être remis en « circle pit » qu’une seule fois par Miret qui ne voulait pas de monde qui se rentrait dedans pour rien. Bref, toute cette prestation beignée dans le plaisir évident partagé par tous, m’a vite fait oublier la motte de bouette qui séchait dans mon dos. Ils ont donné un des « top » show de la journée dans mon cas. Après leur dernière toune, « Blietzkrieg bop », une reprise des Ramones que tout le monde a chanté en chœur, il était temps de me déplacer vers les autres scènes puisque H2O ne m’intéressaient pas vraiment. J’aurais dû attendre un peu et j’aurais peut-être su que H2O étaient annulés et ça aurait évité que je manque une partie de la prestation de SUB HUM ANS qui ont débuté plus tôt pour remplir le trou.

 

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Devant de la scène principale (scène Loto-Québec)

 

Bon, je suis donc parti avec l’intention d’aller voir le groupe de Sherbrooke, OBLITERATE, sur la scène Découverte mais oubliez ça. La foule était immense devant la scène principale et je me suis dit que faire l’aller-retour – je répète que je voulais voir SUB HUM ANS donc allait devoir retraverser tout le terrain. Pour vous situer sur la photo ci-dessus, je pars d’en haut à gauche près du camion Bud et je dois passer entre les tentes blanches et la rayée verte du fond pour me rendre complètement à droite de la photo pour atteindre le corridor entre l’aire principale et l’aire des Découvertes – donc 10 minutes aller et 10 minutes revenir, j’allais pogner rien qu’une toune et j’ai abandonné l’idée. Désolé les boys, « you’ve been obliterated from my list ». Ouan, celle-là était pas mal facile. Ce n’est pourtant que partie remise parce qu’avec la tournée du Québec qu’ils se sont concocté avec GLORIA VICTIS, que j’ai aussi manqué, je devrais avoir la chance de me reprendre dans un endroit près de chez nous.

 

J’ai donc décidé de rester dans l’aire principale et j’ai donc pu entendre la dernière pièce de nos psychobilly punks, VULGAR DELI, et pas la moindre puisqu’ils ont terminé avec la fameuse « Fais voir ta chatte ». À ce que j’ai pu voir de loin, Costa, leur chanteur, qui est toujours aussi dément sur scène, a dû en suer une « shot » parce que ça déménageait en maudit sur la scène Musique Plus. Ils avaient aussi une bonne foule devant eux qui moshait et naturellement, bon coup d’exposure, ils se faisaient entendre par tous ceux massés devant la scène principale adjacente – dont plusieurs s’informaient du nom du groupe à l’autre bout, en attente de …

KILLSWITCH ENGAGE ont pris la scène sous contrôle comme toujours. J’étais bien content de revoir Jesse Leach de retour comme frontman et naturellement, Adam Dutkiewicz donne un show à lui tout seul. Il court sur le stage (malgré un dos en compote!!), imite Angus Young, cale des bières, fait ses jokes vulgaires et scabreuses et a même été jusqu’à frapper des moineaux de badminton dans la foule. Un vrai show de pro servi par une musique qui peut pas faire autrement que de faire headbanger. Je trouve que KILLSWITCH ENGAGE sont vraiment un heureux mélange de death et core sans trop virer dans les breakdowns. Et à voir la réaction de la foule, leur musique rejoignait pas mal tout le monde. Après 4-5 tounes, il était temps de quitter mes 2 acolytes pour aller voir SUB HUM ANS – Simon, guitariste de BornBroken qui nous a rejoint à un certain moment un peu confus dans ma tête, et Dave préférant poursuivre avec KILLSWITCH ENGAGE et rester ensuite pour OBEY THE BRAVE.

 

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 Adam on top of his game once again. Yeah!

Je les comprends mais SUB HUM ANS est mon groupe favori depuis leur tout début. Petite passe emo ici, mes chums et moi avions les paroles de la chanson « Us » sur les murs de nos appartements respectifs quand j’étais un post-ado attardé. Je crois que ce couplet tiré de la toune résume bien ma façon de voir la vie.

When sink or swim is the choice you get,

You cannot swim forever,

You need support to keep you alive,

Us fish must swim together.

Donc, j’ai quitté le devant de la scène principale pour arriver devant le show de SUB HUM ANS déjà commencé. Voyons, il n’est même pas 16h30 et l’horaire dit 16h35. Bon, ben reste qu’à me trouver une place pas pire ce qui finit par être la même place que pour AGNOSTIC FRONT, soit au fond en arrière mais quand même très bien placé pour voir l’action sur la scène et constater que Dick, leur chanteur, n’a pas ralenti. Il est toujours aussi « pissed off » face à la situation mondiale, les gouvernements et institutions, et profite de sa tribune pour nous donner son point de vue lors des intros de chaque toune. Tout ça afin de donner l’idée de la toune au cas où certains ne sauraient pas les paroles. Je ne sais pas si c’était le cas de plusieurs mais autour de moi, tout le monde chantait que ce soit pour « No », « Subvert City », « Mickey Mouse is dead », « When the pigs come ’round » et autres « Animals ». Et la stepette était aussi à l’honneur y allant moi-même de quelques pas de danse. Bon, je ne me mêle plus au thrash, je laisse ça aux jeunes pis le punk, je le danse aussi bien/mal sur place anyway alors comme tout le monde j’y met mon énergie et surtout mon entrain. Finalement, j’aurai vu une 20aine de minutes de leur show mais une chance que je suis arrivé avec de l’avance. Être arrivé à l’heure prévue, j’aurais vu moins de 15 minutes. Les retards, je comprend mais pas les devancements!

Après SUB HUM ANS, je suis retourné vers les stages principaux en textant Dave pour le rejoindre et aussi ma chum qui devait me rejoindre, son appel étant arrivé vers la fin du show. Oubliez ça rejoindre Dave. Comme il reçoit des centaines de textos par jour et en envoie autant, son téléphone était « jammé » et donc pas de réponse. J’ai été plus chanceux avec Isabelle qui m’a répondu et qui m’a finalement rejoint près du stage Découverte 45 minutes plus tard avec la lenteur des textos et la lenteur de la file d’attente pour entrer. Mais 45 minutes c’est peu comparé aux 4 heures de certains! Cette attente m’a permis d’entendre la dernière toune de OBEY THE BRAVE et d’enchaîner avec DROPKICK MURPHYS. je cède la parole à Dave pour le prochain paragraphe car il se trouvait devant la scène de OBEY THE BRAVE en compagnie de Simon.

 

OBEY THE BRAVE suivait KILLSWITCH ENGAGE dans l’enceinte principal et je ne sais pas si c’était voulu, mais leur son était très fort et leur enthousiasme aussi!  Excellente entrée et ils n’ont cessé d’enchaîner les ‘hits’, car oui, malgré la courte existence du band, plusieurs de leurs compositions sont déjà ancrées dans la mémoire des fans de hardcore.  Une favorite à nous est « Garde La Tête Froide » et ses paroles en français résonnaient comme jamais pour les fans intoxiqués de breakdowns sous un soleil ravageur.  Y’a pas à dire, leurs tournées mondiales les ont acclimatés à toutes les grosseurs de scène et pour les avoir vu au Club Soda récemment, les deux types de foules/stages ne réduisent en rien leur pesanteur ou énergie.  Alex Erian ne cesse de bouger, tout comme son comparse Miguel à la basse qui ne veut rien savoir du cliché que la basse doit prendre sa place derrière.  Lui, il attaque, comme toute la bande de OBEY THE BRAVE.

 

Bon je reprend où j’en était. C’est donc au son du Irish punk de DROPKICK MURPHYS que j’attendais les textos espacés de ma chum qui devait me signaler son passage à travers les guichets. Bien que je suis resté dans la portion de terrain à la limite entre l’aire principale et l’aire des Découvertes, c’est-à dire à plus de 250 mètres de la scène, j’ai pu apprécier une fois encore l’esprit festif de leur musique et la communication établie entre Al Barr, leur chanteur, et la foule. D’ailleurs, à l’ampleur des huées qu’il a reçu quand il a mentionné « their own Boston Bruins », il n’y a pas de doute que le monde l’écoutait et était bien contente d’embarquer dans son jeu. Il a d’ailleurs fait son innocent en rajoutant

I get the same reaction everywhere, I don’t get it. You, first, should cheer your own division representative at the Stanley Cup final.

Yeah, sure man. Je préfèrerais que la coupe Stanley parte en Sibérie ou même sur une autre planète que d’aller à Boston. Mais je te comprend de nous tirer la pipe. C’est ça finalement l’esprit du sport. Et la musique de repartir de plus belle. Et swinger donc votre compagnie, hi ha!

 

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Une demi-heure s’est écoulée environ avant que je reçoive le « Je suis en dedans » attendu. Mais où exactement? autre texto, autre délai! Je me suis dirigé à l’endroit où je serais le plus visible soit sur la butte à gauche de la scène Découverte devant le kiosque Frank’s. Pendant cette attente, j’ai été rejoint par Maxime Bellerose de Tunguska Mammoth qui m’a payé une bière (Merci Max!) et été entraîné dans la tente Frank’s pour des expérimentations papillaires. C’est là un autre dix minutes plus tard qu’elle nous a retrouvés, où j’étais occupé avec Max à tester les différentes variétés de salsa Frank’s Red Hot. Le crescendo vers la « very hot » était quelque chose. Je suis peut-être moumoune mais le dernier tostitos s’est fini avec les yeux pleins d’eau. Ouf! Merci beaucoup Maxime de m’avoir payé une bonne bière fraîche juste avant. Après avoir violenté mes papilles gustatives chez Frank’s dont je recommande la sauce Chili & Lime, 5ème position sur 7 dans le crescendo vers la plus hot, il était maintenant temps de quitter pour aller devant le stage à quelques pas où je savais que je retrouverais Dave qui avait promis aux boys de BEHIND THE REVOLVER qu’il serait là pour leur show qui s’apprêtait à commencer. Je lui laisse encore la parole.

BEHIND THE REVOLVER en était à sa plus grosse scène à vie et un test à passer.  Reconnu dans son patelin de Québec pour ses sorties énergiques et son métal qui se veut ‘core’, mais avec une saveur de Darkest Hour, je ne crois pas que la transition ait pris plus de 3 secondes!  Ils étaient anxieux avant le show à cause des courts délais offerts pour se préparer en arrière-scène, mais maudit que ça n’a pas paru une fois le set commencé.  La grosse foule qui s’était amassée pour la prestation de BEHEADING OF A KING s’était quelque peu éparpillée, mais avec les autres scènes en manquent de gros noms au même moment, plusieurs personnes ont participé au party qui débutait sur le stage.  Mélangeant les compos de leur EP (gratuitement en suivant ce lien) avec les nouvelles pièces qui seront sur leur prochaine sortie, BEHIND THE REVOLVER a su donner une sonorité différente de celle de beaucoup de formations que l’on a vu défiler sur la scène Découverte durant la fin de semaine.  À noter le show qui avait lieu dans le pit avec plusieurs acteurs qui faisaient des ravages, mais aussi BigKev, chanteur de Go To Whitecastle, qui a gagné son pari avec le drummer de BEHIND THE REVOLVER en moshant en bobette!

 

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Rock ‘n’ Roll Big Kev

 

Après le show, Dave a suivi les gars de BEHIND THE REVOLVER et pour moi, il était temps de retourner au campement, ravitaillement oblige. Max a fait un bout de chemin avec nous et nous a amené mangé à la table de 2 sympathiques monsieurs qui servaient hot-dogs et grill cheese à $2. J’en ai profité pour me refaire un fond afin de caler les bières bues jusque là et me préparer aux prochaines. Le passage à ma tente a été suivi de l’arrivée de Dave avec BEHIND THE REVOLVER (qui partageaient le même espace de camping que nous) et cette pause dans notre couverture nous a fait manquer les shows entre 19h00 et 20h15 mais d’où je campais, il était possible d’entendre quand même assez bien la musique.

Je suis revenu, seul sur le site du festival car Dave avait d’autres plans et ma partner devait à son tour passer chez elle et me rejoindre ensuite. Après avoir fait un dessin de l’emplacement où je l’attendrais – une carte du site distribuée aux festivaliers au guichet à la réception du bracelet aurait éviter que j’ai à dessiner une carte au trésor mais bon. Surtout que lorsque je suis revenu sur le site, la configuration de l’entrée avait changé. Shit, mon dessin ne fittait plus. Son expérience de plusieurs années à travailler dans les forêts boréales du Québec n’ont sûrement pas dû nuire car lors de son retour, elle m’a retrouvé drette à l’emplacement du X de la carte au trésor, avec Simon qui lui aussi m’avait retrouvé entretemps, et ce malgré la foule et la noirceur qui tombait. Rien que comme ça, quelques spotlights accrochés par-ci, par-là n’auraient sûrement pas été de trop à certains endroits une fois la nuit tombée. Je suis donc revenu à temps pour le début de SOCIAL DISTORTION – Simon le premier et Isabelle ensuite sont venus me rejoindre pendant. Bien que je sois resté quand même loin de la scène, j’ai pu apprécier le punk bluesy des vétérans. J’ai toujours eu un petit faible pour Mike Ness et sa gang, leur background et surtout leur façon de composer des chansons qui ont du « guts » sans être violentes. Ils sont des grands fans avoués du « Man in black » lui-même, Johnny Cash et ça paraît dans tout ce qu’il présente, de l’attitude à la musique. D’ailleurs, ils ont terminé avec une reprise « of the man himself », la pièce « Ring of Fire ». Ils auraient aussi rajouté « When angels sings » et le fan en moi aurait été comblé mais bon, ce n’est pas la plus festive.

Pendant que j’attendais à la limite entre l’aire principale et l’aire des Découvertes, j’ai fait quelques poussées vers celle-ci afin d’entendre mieux ce qui s’y passait pendant le dernier show de la soirée sur cette scène, donc le show des headliners locaux, le groupe INSURRECTION. Je pouvais voir qu’il y avait un méchant mosh dans leur face qui remplissait toute la pente de la butte. Les gars devaient tripper parce que c’est plusieurs centaines de personnes qui étaient amassées devant eux. J’ai bien aimer les pauses de Jésus hérétique et épileptique de Barbu Roux, leur chanteur, qui est tout un « entertainer ». Pis leur musique est du maudit bon death solide qui donne le goût de headbanger et thrasher. J’ai pas checké leur show au complet comme je dis parce que je naviguais entre eux et SOCIAL DISTORTION mais bravo, y’avait du monde pis le fun était pogné devant leur stage.

 

Maintenant un trio, nous nous sommes dirigés vers la scène Musique Plus pour se trouver un bon spot pour KATAKLYSM qui suivait. Pas loin de la tente à bière sur un bout de terrain où on ne s’enfonçait pas trop, on était prêt pour la gang à Maurizio. Pis lui aussi était prêt pour nous. Il était dans une belle forme et réclamait plus de violence et de sang pendant que les mosheurs s’en donnaient à qui mieux mieux dans le pit. Avec la série de succès servi, ses harangues ne servaient bien juste qu’à entretenir le niveau d’intensité car d’où j’étais je pouvais voir la houle provoquée par le mosh et on a eu une trollé de bodysurfeurs à la demande de Maurizio. Les « horns ups » ponctuaient aussi allègrement le martèlement de leur death metal et les metalheads ont entonné certains refrains en cœur dont celui de la dernière pièce de leur prestation, « Iron Will ». Le seul vrai show « brutal metal » de la journée a été exactement ça – BRUTAL –

 

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 Come on! Bring it on! Plus de violence, plus de sang.

 

Après la violence, on est allé voir la fin de la prestation des vétérans punkrockers de Chicago, SCREECHING WEASEL. J’avais oublié le décalage causé par l’annulation de H2O et on a bien failli ne rien voir du tout. Ils nous ont joué 2 tounes avant d’annoncer qu’ils continuaient pour quelques-unes de plus même si leur temps était expiré. Tant mieux parce que je ne me tanne pas du punkrock bien fait et gras à souhait. Je crois que cette initiative a servi à garder les spectateurs sur place car, oh surprise, les gars de TRAPPED UNDER ICE sont apparus sur la scène adjacente et nous ont tout de suite annoncé les couleurs. Dès les 1ères notes, le pit a été envahi par une horde de ninja et autres karatemen qui s’en sont donnés à cœur joie.

Voulant être bien placés pour le show de GROOVY AARDVARK – le seul show que ma chum Isabelle tenait absolument à vivre en ce vendredi et j’étais aussi averti pour GRIM SKUNK le lendemain – nous avons quitté afin de satisfaire à la seule demande qu’elle m’ait faite de toute la journée, acceptant de courailler à gauche et à droite dans la frénésie de la couverture et autres niaiseries qui se passent quand Ondes Chocs trippent. On a donc traverser l’aire principale pendant DEFTONES et revoici la vision de Dave qui y était.

DEFTONES s’amenait sur la scène principale avec un nouvel album en poche depuis la parution du très apprécié « Diamond Eyes ».  Le nouvel opus n’ayant pas fait l’unanimité, le setlist semble avoir été inspiré en conséquence et nous avons eu droit à une (presque) répétition du setlist entendu dans le temps de la tournée pour l’album mentionné précédemment.  Chino semblait en forme physiquement, même si sa voix ne le laissait pas paraître 100% du temps, y allant de certaines improvisations plus ou moins réussies, mais le chanteur étant ce qu’il est, il sait comment jouer avec la foule et en tirer une bonne performance.  Le bassiste était particulièrement dedans, même si ses fréquences étaient plutôt perdu dans le mix.  Chose certaines, les classiques comme « Root », « My Own Summer » et « 7 Words » ne vieillissent pas et mettent toujours la foule dans un état de panique.  C’est cette énergie que le band avait réussi à recapturer partiellement sur « Diamond Eyes » et j’espère qu’on les reverra dans cette forme sur les futurs efforts « studio ».

 

Après m’être fait saigner les oreilles avec les dernières tounes de DEFTONES (que voulez-vous, vous devez savoir ce que c’est quand un groupe vous rend malade et que vous n’êtes pas capables, ben DEFTONES remplissent cette catégorie pour moi et c’est d’ailleurs pourquoi c’est Dave qui s’en est chargé), l’arrivée de GROOVY AARDVARK est venu comme un baume sur les plaies de mes oreilles. Quel entertainer que ce Vincent Peake. Après nous avoir déclamé un petit texte en rime (dont l’alcool m’a fait oublié les mots mais ne m’a pas empêché d’apprécier), on s’est envolé pour une demi-heure à 40 minutes de spectacle où on a eu droit à ses diverses interventions qui ont agrémenté leur succès « Boisson d’avril », « Y’a-tu kelkun », « Dérangeant »  et autres …  toutes chantées en stéréo avec Simon, qui planté derrière moi, trippait comme un fan fini.

 

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Simon, guitariste de BornBroken et « partner in crimes » pour le Rockfest

 

Si je vous ai dit que SUB HUM ANS est mon band favori, vous avez compris que c’est pas loin de ça pour Simon avec GROOVY AARDVARK. Y’a aussi eu des tounes où Vincent – et Simon – ont été accompagnés par des invités. Marc de BARF est venu pour « Le p’tit bonheur » et Pat de RAID pour « Ingurgitus ». Ils ont également joué une de leur 1ère pièce qu’ils ont revampé, « Covert action », qu’il m’arrive encore d’écouter en version démo de 1987 sur la cassette « One fine day ». Que voulez-vous c’est un plaisir dangereux dont je ne peux me passer. Le jour où elle jammera dans le lecteur de mon ghetto box sera la fin d’une belle épopée pour ce démo sorti avec les moyens du bord et dont personne n’aurait gagé sur le fait de réentendre ça « live » 26 ans plus tard. Il y en a eu de l’eau sous les ponts depuis et je lève mon chapeau à  GROOVY AARDVARK qui ont montré qu’ils ont toujours le feu sacré et réussissent toujours à faire lever les foules.  Leur crossover aux accents de rigodon est toujours pertinents en 2013 et reste de la maudite bonne musique de party. Ils réussiraient à faire danser une roche… Jeunes et vieux, c’est une musique à laquelle on s’identifie et « swing la bacaisse dans l’fond d’la boîte à bois ».

 

Après leur prestation qui nous avait permis de nous échauffer les sens, la dispersion de la foule pour aller se loger devant le show de THE OFFSPRING combinée à la fraîcheur de la nuit et la brise qui soufflait, nous a comme donné le signal du départ. J’ai acquiescé car ayant été DJ dans un bar de Montréal à l’époque de la sortie de « Smash », je peux vous dire que j’ai eu plus que ma dose de « Come out and play », « Self esteem » et autres hits de cet album qui continue à être le gros de leur spectacle. J’ai donc quitté au son des acclamations de la foule qui eux étaient fort heureux de les chanter avec eux. J’ai su le lendemain que Dave y avait assisté et voici ce qu’il a vu.

THE OFFSPRING font ce qu’ils font de mieux: ils mettent le party dans une place avec leurs succès et sèment la panique à chaque fois qu’une nouvelle pièce est jouée.  Étant pogné dans la foule, c’était à chaque fois le commentaire général lorsque celles-ci étaient entendues.  Je suis resté pour la durée du show, étant très bien entouré, mais je vous avoue que, comme plusieurs de mes voisins de campement, je n’aurais pas raté le show d’une vie si je m’étais poussé, comme eux, après la troisième chanson.  Entendons-nous, j’aime beaucoup THE OFFSPRING et ce qu’ils ont accompli, mais il y a un essoufflement au niveau des nouvelles offrandes et en plus le show, d’un point de vue scénique, est léger et rien à tout casser.  Un qui tire son épingle du jeu est Pete derrière ses peaux. Il semble vraiment apprécier frapper fort sur son instrument et avec précision.  À leur défense, ils doivent quand même être écoeuré de jouer ces pièces pour la millième fois.

 

Mon retour à la tente s’est très bien déroulé malgré le nombre impressionnant de gens dans la rue.  Près de la sortie, c’était assez hallucinant car des milliers de personnes marchaient dans toutes les directions s’acheminant vers leur divers lieux de repos mais aussi cherchant leurs amis pour rentrer ensemble ou, et ça j’ai trouvé ça pas mal pire quand je l’ai su le lendemain, cherchant l’endroit où ils devaient rejoindre la navette qui les ramènerait à leur camping. « Tough luck » pour certains qui ont dû se débrouiller par leurs propres moyens. Après les 15 minutes de marche de santé qui m’ont ramené au « Ondes Chocs Castle », j’ai pris une dernière bière en chillant avec ceux qui étaient de retour et quelques nouveaux arrivés dans la journée dont Charles, bassiste de Soiled by Blood, qui avait une maudite bonne anecdote à nous conter en rapport avec son voyage au Rockfest. C’est avec la rumeur au loin du karaoké punk que j’ai sagement pris la décision d’aller me canter un œil. Avant de m’endormir, j’ai entendu mon co-chambreur arriver parmi ceux qui continuaient à chiller puis ce fut la fin des émissions pour les 7 heures suivantes.

 

 

SAMEDI LE 15 JUIN

 

8h30 – Le réveil s’est très bien déroulé. J’adore me réveiller le matin et entendre de l’action un peu. Bon, y’en avait pas dans la tente parce mon co-chambreur a découché mais avec la quantité de tentes autour de la mienne, ça faisait juste un brouhaha plaisant. Là, y’avait une discussion sur les chansons poches qui nous restent dans la tête toute la journée. Et une des filles a callé « Total eclipse of the heart » de Bonny Tyler et a insisté pour la jouer sur le iPhone de son ami qui ne pouvait concevoir que les minutes si précieuses de son téléphone servaient à ça pendant qu’elle nous la chantait. Hahahaha! C’était trop way out. J’ai connu une fille qui avait toute une relation avec cette toune-là et ça m’a rappelé de beaux souvenirs. M’en foutait pas mal que cette toune me reste dans la tête pour un boutte. Le temps que je prenne un bon bain dans la rivière, Dave est arrivé sur les entrefaits, avec un air de déterré qu’on avait fait rôtir en « farmer ».

Ouan, j’ai dormi dans mon char, chu pas fait pour le camping! La 1ère nuit m’a convaincu.

Ouan, j’ai mis de la crème 2 fois dans mon cou mais ça a cramé pareil!!

Ouan, man, va falloir se restarter la journée drette là parce c’est le meilleur remède.

Certains d’entre nous ont alors ouvert une bière maintenant tablette pensant que c’était ce qu’il proposait mais Dave s’est droppé 2 Tylenols puis a sauté à son tour dans la rivière. Way to go, Dave! L’eau frette, ça replace. Une petite gorgée de « Crown Royal » avec ça pour couronner le tout. La bière apéro terminée (je sais que ça n’existe pas l’apéro au déjeuner mais bon mettons qu’on n’avait pas de vin mousseux et de jus d’orange pour faire des mimosas dont le mot fitte tellement avec le verre de Dave), les préparatifs settés pour la journée, la crème solaire bien étalée (Dave a préféré le « longsleeve » avec capuchon), on était prêt pour notre 2ème journée.

 

Un arrêt à la sortie de notre aire de camping a permis de se pogner 2 hot-dogs et Rockfest « here we come for Day 2 ». En chemin, on croise encore plusieurs têtes connues et on échange sur nos impressions de la veille. On anticipe pas mal tous l’état du site qui selon nous n’a sûrement pas eu le temps d’être nettoyé. On était pas mal proche de la vérité. Bon, les poubelles ont été vidées et des sacs vides y ont été mis. On a le vague espoir que ces sacs seront remplacés dans la journée. Naif que nous sommes!

Bref les jasettes en chemin nous ont retardé et c’est un peu après 12h00 et avoir ramassé Isabelle en chemin, que nous sommes arrivés sur le site. Bien que nous étions peu intéressés par LAGWAGON, ne pas les voir sur la scène principale nous a un peu intrigué surtout que A PERFECT MURDER s’activait déjà sur la scène Musique Plus. Bien qu’aucune information officielle n’était disponible directement, la rumeur courait que la scène Loto-Québec était fermée jusqu’à nouvel ordre et que LAGWAGON joueraient plus tard sur une des scènes hardcore. Hein! WTF … Une explication qu’on peut considérer très proche d’être officielle est disponible sur la page Facebook de LAGWAGON en date du 15 juin dans l’après-midi et annonçant leur déménagement de scène

In case no one heard we got bumped to side stage at montebello because of some big rock bands. It’s all good though. We go on right before The Amazing Sick of it All. 6:55 I’d showtime.  Same stage FLAG is on. Stoked!!

Un second statut le lendemain précisait et confirmait la chose

We want to thank the folks at MonteBello especially the production and stage people. They got shit on pretty hard by Marilyn Manson & Alice Cooper and still got shit done and done well. We are so happy we got to play on the side punk stage cuz in our opinion it was the best one. Thanks to all the fans you guys ruled as always.  See ya soon. LW

Mais nous, sans communication avec l’extérieur ou presque, il était difficile de surfer le net et trouver des posts sur des pages de bands. Hello, « Major Tom to Ground Control ». Enfin, on a regardé un bout de A PERFECT MURDER en gardant un œil sur la scène principale qui restait désespérément déserte. Le groupe québécois que je ne connaissais pas vraiment malgré une entrevue réalisée par Dave pour une Capsule Ondes Chocs – mais ne vous en faites pas, j’ai fait mes classes depuis samedi – a déjà été signé par Victory et sortira son prochain album sur Lifer Records, 2 choses que je savais mais qui n’a pas allumé la veilleuse qui éclaire la crypte Ondes Chocs au fond de mon cerveau. Merde! Oups, excusez mais fallait que ça sorte! Ils étaient où ceux qui devait m’allumer sur leur stock. En tout cas maintenant, je suis convaincu de la puissance de leur hardcore. C’est « old-school NY style » avec un vocal « raw » à souhait. Les compositions sont intéressantes et l’approche « crossover » de ce genre est très bien exécutée par les gars qui ne sont pas de toute façon des jeunes en recherche de breakdowns. L’annonce de leur dernière pièce a poussé nos pas vers la scène Découverte pour …

 

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Luc qui nous envoie ça, HC style

 

DEATH LULLABY est une bête de scène bien rodée.  Pourquoi je dis ça? Parce que non seulement les gars sont tight en show et offre des chorégraphies précises, mais pour les avoir vu dans leur local de pratique, ils pratiquent exactement les même move.  Que dire de Simon, le frontman, qui nous cri après et s’allume un joint, en prend une puff et s’empresse d’en faire profiter la foule par la suite.  ÇA c’est un show ciboire. Leur musique est un mélange subtil de ‘core’ et ‘djent’ qui semble plaire aux fans des deux styles si jme fie aux headbanging/moshing des personnes que je connais et surveillais lors de leur show.  J’ai aussi bien aimé voir les gens réagir au nouveau ‘single’ « The Recovery » qu’ils nous ont servi à la fin, ça veut dire que la promo marche.  À moins que je me trompe, les solos de Julien étaient vraiment sur la coche et comme je répète à chaque fois que je les vois, et oui c’est redondant: les gars sont simplement une machine de guerre.  Leur éthique et détermination dans leurs projets et musique est inspirante.  Surveillez-les dans les prochaines semaines, car ils commencent une grosse tournée qui va s’arrêter dans une salle de spectacle près de chez vous.

J’étais curieux de voir un bout du set de SKIP THE FOREPLAY, notre groupe de Dancecore québécois, qui était scédulé pour commencer un peu avant la fin de la prestation de DEATH LULLABY, sur la scène Musique Plus – surtout que Mathieu Bérubé de Téramobil s’est rajouté à la basse. Probablement le show le plus approprié pour cette scène – désolé les gars, prenez le pas personnel mais comme Musique Plus ne s’intéresse plus vraiment à la musique sauf le pop, le dance et le hip-hop, vos échantillonnages « dance » vous font le plus proche candidat à un spot sur leur antenne quand ils s’ouvriront l’esprit – mais surprise une autre fois, c’était le skacore de THE MIGHTY MIGHTY BOSSTONES qui résonnait au loin sur la scène Musique Plus. Désolé par cette autre changement inattendu – j’imagine que SKIP THE FOREPLAY ont enchaîné immédiatement après A PERFECT MURDER. ANYWAY!!

Pas de SKIP THE FOREPLAY, on a rebroussé chemin vers la scène Découvertes où REASON PREVAILS étaient déjà à l’œuvre. Je dois avouer que si la scène Découverte a accueilli principalement des bands « core » pendant 2 jours, il y a eu une belle diversité et REASON PREVAILS allaient nous le servir à la sauce technique. Remarquez que ça n’enlève pas l’intensité et les breakdowns. C’est plus tôt que les transitions et les passes rapides sont plus que du chug-a-chug ou du tapping incompréhensible. Au contraire, ils composent des riffs aux mélodies complexes sans verser dans les 2 extrêmes. Bien servi par Simon, leur chanteur (qui lui avait oublié la tite crème solaire), une bombe d’énergie comme c’est la norme dans ce style. La complexité de leur musique a un peu figé le monde dans le pit mais vous pouvez être sûr que ça se débattait solide pendant les passes « core » classique.

Le show terminé, on est parti s’installer pour attendre GHOULUNATICS, ce qui a permis d’entendre une portion du show de TRANSPLANTS et surtout de constater qu’ils occupaient la scène principale. Bon, finalement il est 15h00 et ça marche. Je rappelle qu’à ce moment, je n’avais toujours pas vraiment idée du pourquoi du délai. Notre attente m’a fait apprécier leur musique qui vient chercher mes souvenirs de comment j’avais trouvé ça trippant quand des groupes à la musique heavy avaient commencé à incorporer du reggae et du ska dans leur crossover punk. À défaut de Bad Brains! J’ai bien aimé leur énergie et faut bien le dire, le reggae et le ska, surtout un peu thrash, c’est dansant pas mal. Donc un 15 minutes de TRANSPLANTS et nos GHOULUNATICS montaient sur scène. Pour ceux qui n’ont jamais vécu l’expérience GHOULUNATICS, je vous suggère de vous pointer dans le prochain show qu’ils feront peu importe la distance – bon OK, faut pas que je vire fou – ce sera un show dont vous vous rappellerez. Moi, je les ai découvert à l’époque de « Mystralangine » et je ne compte plus les sauts du haut des speakers, les bodysurfs, les passes de yo-yo avec le micro, les poses et les grimaces que j’ai vu faire par Pat Mireault, leur chanteur adrénalisé. Ah oui, il y a sa voix avec ça. Bref, un beau spécimen. La 1ère fois, ça a comme tendance à nous faire oublier qu’il y a aussi 4 autres malades dans ce groupe là. Vous aimez ça la basse qui vous rentre dans les tripes? Vous aimez ça du drum groovy? Ah oui cool le drum avec la bonbonne de propane! Vous aimez ça des riffs de guitares pesants mais en même temps tellement mélodiques? Je vous le répète. GHOULUNATICS!

 

On était de retour devant la scène Musique Plus quand ARSENIQ 33 sont arrivés sur scène vêtus de leur légendaire « suit » en spandex jaune banane. Je savais drette là que les gars seraient prêts car leur guitariste, Yannick a déjà dit (et ici je cite les gars de Falstaff à qui il l’a dit. Je sais ça fait un peu l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours mais j’ai la « quote » dans une entrevue que j’ai fait avec Falstaff)

Quand on met nos spandex, ce n’est plus pareil. Nos vies personnelles cessent et ARSENIQ 33 prend vie.

 

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Dites-moi que vous pourriez être autre chose qu’ARSENIQ 33 là-dedans

Et je peux dire qu’il prend la forme d’un dragon à plusieurs formes et plus d’une tête. D’ailleurs, je veux souligner la présence de JF pour l’occasion. Quelle créativité dans leur musique et quelle déchaînement sur scène. Ça bouge partout et la foule se laisse embarquer dans « l’autobus-colère » qui les emportera pendant une demi-heure à l’endroit « Lâsskoul Kachvaa! » et autres lieux où les vicissitudes de la vie seront tournées en dérision pendant que tourne la farandole du moshpit. Des tounes comme « Scie mécanique » et « Au secours, la police » sont d’autres bijoux dignes de John Zorn. Le Festival International de Musique Actuelle de Victoriaville (FIMAV) aurait là un candidat de choix pour headliner une soirée qui aurait pour but d’inclure des groupes de musique actuelle mais qui se la joue plus « heavy ». Du « Kids Eat Crayons » et autres groupes semblables seraient un bon départ … enfin je dis ça comme ça pis ça m’éloigne du sujet. Donc pour revenir à ARSENIQ 33, voir un show de même nous fait regretter que les gars ne puissent nous faire plus de shows de nos jours.

 

ANTHRAX s’amenait sur la scène en conquérant, surtout considérant leur retour en force l’année dernière avec « Worship Music ».  Ils ont bien sûr puisé dans ces nouvelles compos, mais aussi dans leur répertoire très garni des trente dernières années.  Je ne vous mentirai pas que j’étais pogné dans une file d’attente pendant la majeure partie de leur show, alors côté son et prestation scénique, je me rappelle surtout Joey Belladonna qui nous priait de nous défoncer durant leur set.  Il était un peu baveux, mais c’est comme ça qu’on les aime.  Bien que Jonathan Donais, Scott Ian, Frank Bello et le chanteur ait été en feu, c’est Charlie Benante qui a retenu mon attention, surtout parce qu’il est un métronome derrière sa batterie.  J’aurais aimé les voir avec le drummer de Shadows Fall, simplement pour comparer à quel point ce musicien est important pour la formation.  Anthrax est une flamme qui ne s’éteint pas, même malgré les années plus difficiles que le groupe a enduré à la fin des années ’90, début 2000.

À la fin de ARSENIQ 33, on a décidé d’aller mangé chacun de notre côté et de se rejoindre au show de BIOHAZARD entre les 2 tentes de son devant les scènes. J’ai donc trouvé le kiosque où la file était la moins longue pendant qu’Isabelle retournait à sa chambre où elle gardait son baluchon au frigo. 8 minutes d’attente et je mangeais un agréable hot-dog saucisse Toulouse-sauce forte. Je me suis promené un peu sur le site puis j’ai été rejoindre mon nouveau X où elle me retrouverait. Je suis arrivé pendant que LAGWAGON terminaient leur prestation, 2 tounes dont une reprise de Mötorhead, « Ace of Spades », qu’ils ont dédié au fait de finalement jouer, après pas mal de niaisage, sur la scène qu’ils préféraient et trouvaient la plus appropriée pour eux, la scène hardcore du fest. Ils n’ont pas manqué de souligner avec enthousiasme qu’ils seraient suivis par BIOHAZARD, SICK OF IT ALL et FLAG. Hey merci les boys de confirmer l’horaire mais à voir la quantité de gars dans la quarantaine avec des tatoos « full sleeve » qui leur monte dans le cou, je crois que tous étaient prêt à confirmer l’horaire. BIOHAZARD était eux-aussi en feu et plus d’une intervention de Graziedi a servi à nous remercier d’être là et mentionner leur plaisir d’y être aussi. Il s’est même permis une anecdote concernant le fait c’est une visite au Québec, plus précisément à Montréal, qui lui a permis de devenir un adulte mature. Arrêté par la police de Montréal sous suspicion de meutre, il se l’était joué « bad ass » avec les policiers, se croyant « a real tough hardcore kid ». C’est un inspecteur chargé de son interrogatoire qui lui avait fait comprendre clairement, tsé clair comme assez pour faire pipi dans tes culottes même si t’es un « tough hardcore dude ». Il a terminé en disant qu’il remerciait la police de Montréal et cet inspecteur « for helping me become the man I am ». Ils ont enchaîné avec la toune « 5 blocks » ou peut-être « Tales from the darkside », ou peut-être pas mais de toute façon cette anecdote aurait pu s’appliquer en intro à n’importe quelle de leurs tounes parce que c’est de çà que ça parle souvent leur musique. De la vie quotidienne quand tu te crois un « real tough dude » au-dessus des valeurs du groupe, quand tu crois que tu peux faire ta loi, quand tu deviens un « hardcore fail ». J’ai toujours aimé cette attitude et leur hardcore lent et pesant avec des chœurs solides est parfait pour ça. L’ampleur du pit peut en témoigner.

 

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Billy shredding with the crowd

Rejoint au milieu du set de BIOHAZARD par ma partner, tout était en place pour se laisser aller pour SICK OF IT ALL sans penser à rien d’autres. Encore un autre groupe qui vient te chercher jusqu’en dedans. Le mosh n’a pas ralenti naturellement. Ils nous ont envoyé leur succès les uns derrière les autres et la pièce finale a été « Step down » qui a été chantée en chœur par la foule présente au grand plaisir de SICK OF IT ALL qui eux aussi ont terminé leur show avec un sourire dans la face. Moi, j’en voulais d’autre, la dernière heure à danser sur BIOHAZARD et SICK OF IT ALL m’avait comme crinqué.

Plus haut, je vous ai mentionné les commentaires de LAGWAGON, et bien il semble que plus d’un groupe à défiler sur les scènes hardcore avaient quelque chose à dire sur l’organisation car Koller, leur chanteur, a lancé entre 2 tounes

Hey guys, cheers for all the local bands who had to pay to play on this shit. Get some of their merch to help them.

(Le Rockfest a annoncé que tous les groupes locaux seraient finalement payés)

Encore un petit déplacement du cou et j’étais prêt pour FLAG sans changer de place. J’ai entendu des commentaires négatifs sur la présence de Keith Morris au lieu de Henry Rollins ou tout autre chanteur à avoir défilé dans le groupe mais moi, j’allais là pour tripper sur leur musique et non me faire sermonner sur la vie, l’alcool, les drogues et autres alors Morris est le gars de party parfait. J’ai été agréablement surpris de constater que FLAG ont joué aussi des pièces de Circle Jerks dont Morris a aussi été le chanteur. J’ai donc entendu outre le « TV party tonight » et autres pièces de Black Flag, « Wasted », « I don’t care » et peut-être « Operation », toutes tirées du 1er Circle Jerks, « Group Sex ». Je me répète en disant que ça moshait toujours solide et je suivait le beat de ma place.

On est retourné vers la scène principale avant la fin de FLAG car Isabelle était curieuse de voir MARILYN MANSON. On a eu le temps pour 3-4 tounes, « Mobscene », « Beautiful people », des décors grandioses, des costumes, des échasses, des confettis, bref le MARILYN MANSON que j’ai vu à chaque fois, que ce soit au Metropolis ou au Centre Bell. Bon, il y a des fois où il est plus ou moins en forme mais là mettons que c’est était une bonne. Moi, j’ai toujours trouvé que sa musique avait créé un nouvel univers pour des genres qui aujourd’hui s’épanouissent et ses 1ers albums restent près de mon lecteur. Je suis moins fan de la suite mais donnons lui ce qu’il mérite. Ça donne le goût de headbagner en branlant des fesses. Pas pour vous mais moi oui. Testez-moi avec du Ministry, White/Rob Zombie, Marilyn Manson en file dans des speakers et vous allez me perdre sur le plancher de danse. Un houla-houp avec ça.

 

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Haut en couleurs mais toujours en noir

Je n’ai pas dansé cette fois-là parce que j’allais rejoindre un bon spot pour  CRYPTOPSY. L’annonce avait été faite que Lord Worm y serait et la rumeur disait qu’il jouerait l’album « None so vile » au complet. Ah, les rumeurs … En tout cas, celle-ci n’a pas pris long à être réfûtée parce que c’est Matt qui s’est présenté au micro.

 

Je ne suis pas très féru ni connaissant de la discographie du groupe mais j’imagine qu’ils ont dû piger à gauche et à droite dans leurs albums jusqu’à l’arrivée de Lord Worm qui, finalement, a été invité pour les 2 dernières pièces de leur prestation, raison pour laquelle j’imagine, il n’y a pas de photographies de ce dernier par les photographes accrédités, ceux-ci étant tenus aux 3 premières pièces. Un set de pro marqué par l’absence de Youri mais quand même violent à souhait. Une machine pour écraser, voilà, c’est tout.

Après un set de CRYPTOPSY, pas mal tout sonne « smooth » donc imaginez l’effet de l’arrivée sur scène de ALICE COOPER pour tous ceux dont les oreilles « buzzaient » encore de l’assaut de CRYPTOPSY. Moi, j’ai trouvé ça correct parce que ALICE COOPER, c’est quand même mon enfance et finalement, comme pour MARILYN MANSON, il y a du visuel en masse si les oreilles ne sont pas sûres. Et le maître du « Spooky Hard Rock » en met. Personnage sur scène, décapitation, le tout beigné dans de superbes éclairage. Bravo, c’est toujours cool. Ah oui, mention pour l’incorporation de couplets de « Another brick in the wall, part 2 » de Pink Floyd dans « School’s out ». Ça a vraiment eu l’effet escompté sur la foule.

 

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 Toujours aussi « class » sur scène, ce ALICE COOPER

Déjà installé près de la scène Musique Plus pour avoir un bon spot dès le début de GRIM SKUNK, j’ai senti la fébrilité dans la foule à mesure que le show du « putois menaçant » – traduction pour la presse!! – ou plutôt des adeptes du « skunk ». Pour moi, c’est l’arrivée de Franz en béquille pour ses raisons de santé qui me jette tout le temps à terre. Ce gars-là fait des shows assis sur une chaise. Plus passionné que ça, j’en connais pas beaucoup.

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Et leur passion se transmet tellement bien dans la foule. Tout comme GROOVY AARDVARK, ces gars-là ont un impact monstre sur la population underground québécoise peu importe l’âge. Et tout ça a paru dans le pit que cette fois-là, j’ai vécu de près étant direct en bordure du stage. Une belle façon de finir ma soirée ayant déjà décidé de ne pas rester pour RISE AGAINST. Je me suis fait pousser en masse, j’ai chanté avec tout le monde, j’ai continué mes stepettes sur place, tout ça en gardant un œil sur Isabelle qui voulait cette place avant le show mais dont je me demandais si elle regrettait maintenant sa décision. Elle a beau être tout terrain (rappelez-vous la forêt boréale au début), c’est quand même pas une habituée des moshpits et celui-là avait quand même une bonne envergure tant en superficie qu’en violence et fallait aussi rester alerte pour les « bodysurfers » qu’il fallait bien tenir en l’air quand ils passaient au-dessus de nous. Je sais que vous savez tout ça mais j’étais pas sur que Isabelle ne connaissait pas que la théorie! Leur performance a vraiment été cool, me ramenant des années en arrière car j’ai abandonné le pit depuis plusieurs d’années, laissant ça à vous tous qui avez l’âge d’être mes fils. Leur show a vraiment été trop court, 26 minutes sur la montre d’Isabelle. Faut croire que quelqu’un a dû payer de son temps pour les retard de la journée et surtout pour permettre à RISE AGAINST de finalement jouer. Et il y avait aussi Mononc’ Serge après. Pas pour nous. Comme dit plus haut, la décision était prise de quitter à la fin de GRIM SKUNK, ce que nous avons fait. Le retour a été fait un peu à la zombie. J’avais le corps mort d’avoir dansé facilement pendant plus de 4 heures de temps. L’arrivée au « Ondes Chocs Castle » a sonné le glas de cette journée et 2 minutes après je dormait dans mon sleeping bag.

Le lendemain, debout après avoir dormi comme un bébé pendant 7 heures « straight », il était temps de tout « packter » et repartir vers chez nous.

Une impression m’est resté de ce festival. C’est le meilleur line up que j’ai vu à vie en 35 ans à courir les différents événements et festivals. J’ai vu près de 40 groupes en 2 jours pour $100. Rien ne peut battre ça et je ne vous parle même pas de l’envergure des groupes. Voir BIOHAZARD, SICK OF IT ALL et FLAG en rafale valait à eux seuls le prix du billet.

Pour ce qui est du reste, un festival reste un festival avec ses anicroches et ses  débordements. Oui, ça avait l’air du « yable » mais les organisateurs ne sont sûrement pas responsable du fait que la mentalité est que des verres de plastiques, ça peut se lancer par terre n’importe où. Même mon camping a été atteint de ce syndrome. Il aurait pu gérer ça mieux, mettre des poubelles mais notre collaborateur au Maryland Death Fest a dit que là-bas aussi les toilettes étaient infectes et puaient à des centaines de mètres à la ronde. Peut-être est-ce une mode??? Sinon, restons à l’affût des correctifs qui seront apportés et prenez juste le temps de vous imaginer ce que ce sera quand tous ces irritants seront corrigés.

Je dis oui pour un prochain Rockfest ….. mais seulement si des correctifs sont promis et appliqués.

Rockfest 2013 – The Ondes Chocs Experience – I

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C’est pratique des fois de prendre son temps ou juste d’attendre un peu pour voir le déroulement d’une situation.  Dans le cas du Amnesia Rockfest 2013, il est évident que l’organisation en prend pour son rhume depuis deux jours et nous serions malhonnêtes de ne pas aller dans le même sens, car oui, les ratés étaient évidents et nombreux.  Ceci dit, c’est en regardant la couverture du festival que nous avons décidé de séparer le côté ‘évènement général’ et ‘musical’, afin de ne pas noyer le talent offert sur les cinq scènes en fin de semaine dans une mare de commentaires sur ce qui s’est passé autour.  Autant dire, « The Ondes Chocs Experience ».

Donc, voici notre fin de semaine au Rockfest, telle que vécu par Lex et moi, sans musique.  Plus tard dans la journée, on passe au coeur du sujet et on vous présente le playlist de nos deux jours à Montebello, car oui, rappelons-nous que ceci était un festival de MUSIQUE…

Je suis parti de Québec à 18h45 jeudi avec Charles Miller (chanteur de We’ve Lost Jenny et promoteur) et Fabien Gagnon (guitariste de Your Last Page) dans mon Buick.  Plusieurs discussions, quelques excès et un raton mort (je lui ai rentré dedans pas à peu près, c’était lui ou nous à la hauteur de Joliette!) plus tard et on était sur l’île de Montréal pour ramasser mon ‘partner-in-crime’ Lex.  Le char ben plein (le ‘mou’ en avant), il faisait maintenant noir et une heure et des poussières plus tard, on rencontrait notre gang de campeurs au 810 Notre-Dame, soit juste en face de la Côte Angèle à Montebello.  C’était la première fois que je faisais du vrai camping de ma vie (et que je visitais Montebello) et je me suis rappelé après deux jours pourquoi je n’en faisais pas plus: moi me torcher avec des feuilles, c’est pas mon trip!  Bon, j’en mets un peu, mais disons que le sens de communauté est vraiment génial, mais l’humidité, odeurs et confort sont moins attrayants.  Ce n’était pas mon premier festival important, mais mon premier avec du camping inclus, alors voilà.

Notre gang de joyeux lurons étaient majoritairement les membres de Behind the Revolver et son entourage, soit du monde de Québec qu’on adore et côtoie fréquemment.  Merci Nathalie de t’être occupée  de réserver la place de camping!!! Notre emplacement était juste sur le bord de la Rivière Outaouais et à 800m du site principal, alors le terrain était trempé à cause de la pluie des derniers jours et du cours d’eau qui bordait le camp.  La tente se monte tranquillement dans le noir, nos affaires sont rangées et quelques consommations plus tard, on entame la première (et dans mon cas seule) nuit de sommeil dans la tente qu’on se partage Lex et moi. Le « Ondes Chocs Castle ».

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The Ondes Chocs Castle

Le lendemain le réveil se fait à 8h et tout de suite on se dirige vers le village pour se faire une idée du site et des endroits qu’on allait abuser dans les 48 prochaines heures.  Ce qui devient évident: on va passer notre fin de semaine à attendre.  Que ce soit pour manger, pisser, chier, entrer, sortir ou whatever, on se rend compte que le village est étroit et pas nécessairement fait pour recevoir ce genre de foule.  Le Boni-choix pour se procurer certains biens essentiels est bondé, les restaurants ne fournissent pas, mais en même temps on doit être réaliste; cet évènement dure deux jours et le reste du temps tout roule parfaitement.  On dira ce qu’on voudra, le Rockfest est l’équivalent de l’heure de pointe pour cette communauté tranquille et isolée, soit beaucoup trop de monde dans une courte période de temps.

En se rendant aux guichets pour le bracelet et aussi au bureau pour l’accréditation média, on rencontre des bands québécois qui allaient jouer sur la Scène Découverte qui arrivent d’aller chercher leurs bracelets et déposer l’argent qu’ils avaient ramassé à vendre ces fameux billets qui ont tant fait jaser quelques jours avant la tenue de l’évènement.  Dès lors, on sent que quelque chose ne tourne pas rond: ces bracelets ne les identifient pas comme artistes, ce sont des bracelets comme tous les autres visiteurs du site.  Aucune pièce d’identité n’est demandée, aucun reçu offert, seulement la mention de se présenter 2h avant leur show pour débarquer leur stock et s’installer derrière le stage.

De notre côté, on trouve une place à manger des burritos (qui est partiellement tenue par des amis à Lex. Salut Pat et Amélie) juste avant que Lex et moi on se sépare pour aller dans nos lignes d’attente respectives.  Étant donné l’heure, Lex attend environ une demi-heure pour échanger son billet contre un bracelet et moi je me rends au 610 Notre-Dame pour récupérer ma passe méd…. non.  Ils ne savent pas de quoi je parle à cette adresse, alors on me dirige vers le 516 de la même rue, un ancien couvent.  Pas d’affiches ou indications, je me permet d’entrer.  Aucun bruit.  Je monte les escaliers et des personnes âgées avec une équipe de tournage parlent entre eux.  Je continue ma visite et je me rends compte que l’endroit est désert.  Je prends une chance et demande au monde sur place s’ils savent où je peux me procurer ma passe réservée à Ondes Chocs.  Ils me disent que je suis à la bonne place et me demande mon média.  Aucune vérification ou question, la gentille dame me tend l’enveloppe avec… un bracelet général.  Donc bye-bye la couverture spéciale pour OC, on va faire avec ce qu’on a.  Avant de partir, je passe un commentaire comique qui pousse la dame à me mentionner qu’elle est la grand-mère de Alex Martel et qu’elle est très fière de lui.  Je lui sers la main et lui dit qu’elle devrait, car c’est un gros évènement pour un si petit village.

Je vais rejoindre Lex et on retourne au campement pour commencer la consommation, qui n’allait se terminer que 40h plus tard…

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Do NOT fuck with my alcohol-filled Princess Glass!

Ne voulant rien rater, on se rend très tôt sur le site et l’attente pour entrer avec le bracelet est plutôt courte à cette heure.  20 minutes et le tour est joué.  On est sur le site et on se rend compte que la Scène Découverte, la première en entrant, a été placée en haut d’une pente. Deuxième constatation, les accès entre les sites sont très étroits et déjà plein de bouette, tout comme le devant des scènes principales, soit la Scène Loto-Québec et la Scène Musique Plus.  Voici une photo prise plus tard dans la journée de la Scène Découverte et sa pente, en plus de la vue qu’on avait de cette pente vers le site principal.

 

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On regarde un peu les Mad Caddies qui ouvrent officiellement le Rockfest 2013 sur la scène principale puis on poursuit notre chemin vers le fond où se trouvent les 2 scènes de hardcore et ainsi voir un peu de la performance de Brutal Chérie. On revient ensuite vers la Scène Découverte pour Under Aspect qui inauguraient les deux jours de festivités sur cette plateforme. Notre petit voyage exploratoire nous fait réaliser qu’il va y avoir des déplacements plus difficiles que d’autres quand la place va être pleine.  Le show de Under Aspect se déroule bien et après le show, le groupe veut vendre sa marchandise.  Le processus aurait dû être que le band remet ses articles promotionnels à la table dédiée à cette fin à l’entrée du site, l’organisation s’occupant de vendre les items et celle-ci se prend aussi un pourcentage du prix de vente.

Surprise!  La tente de vente de marchandise est prête à vendre les articles des bands établis, mais Under Aspect se fait dire de revenir plus tard, car il n’y a pas de place encore pour les bands locaux et qu’une autre table devrait être disponible sous peu pour leurs articles.  Voulant profiter de l’engouement que leur show avait généré, le band se place en face de la scène et veut vendre son stock là, mais en vain.  David, le chanteur de la formation de Saint-Jean-Sur-Richelieu, retourne avec moi à la tente pour voir les employés et redemande ce qui est possible, car la vente d’articles par les bands sur le site autre qu’à cette tente est formellement interdite.  Un employé nous mentionne qu’Alex Martel ne répond pas aux nombreuses demandes pour l’exposition d’items des bands locaux, alors il ne peut rien faire, mais nous conseille de les vendre par nous-mêmes en avant de la scène!  Je lui mentionne que si David se fait pogner, il vient directement de l’encourager à faire quelque chose qui est proscrit dans le contrat que chaque band a signé.  Après avoir discuté avec lui quelques minutes, on permet au band d’exposer directement leur marchandise sur un coin de table de la tente de merch, mais de voir à toute la logistique car ils ne seront pas responsables, c’est le seul compromis possible.  Bon! Quelqu’un qui comprend et met de l’eau dans son vin.

Dès le début de la journée, cet ‘incident’ allait donner le ton au reste du festival et je me dois de partager quelques pensées que je crois pertinentes.

Premièrement, un évènement de cet ampleur dans un endroit géographique si étroit vient avec plusieurs inconvénients, dont la difficulté de déplacement, l’attente et les débordements insalubres.  J’ajoute à ça que l’organisation est aussi au courant de ces facteurs et doit, en tant qu’entité responsable de ses ‘clients’, s’ajuster à son environnement et pas le contraire.  Vous nous offrez une expérience et les visiteurs paient pour le privilège de profiter du site.  Du côté du fan de musique qui se rend sur place, ce serait malhonnête pour lui d’affirmer qu’il n’anticipe aucune attente/débordement/saleté sur le site.  C’est un rassemblement de trippeux qui offre un éventail de style de musique underground et mainstream, alors tout le monde se fait un devoir de quitter leur train-train quotidien et les substances illicites/moyens de s’évader sont de rigueur pour la majorité.  Mélangez tout ça et vous avez un pot-pourri de désastres potentiels qui vous attendent.

Où je me questionne est la préparation de l’organisation pour contrer ces problèmes qui peuvent faire surface:

Sécurité: sauf à l’entrée et aux sorties, la sécurité était pratiquement inexistante.  Plusieurs batailles ont été réglées par la foule elle-même qui en avait assez et ce sans aucune assistance de professionnels en la matière.  De plus, on pouvait voir des tracteurs remplis de stock à l’avant et à l’arrière qui se promenaient dans la foule bondée sans qu’un périmètre de sécurité soit établi autour de l’engin et sa progression dirigée par des responsables pour avertir le monde. de se tasser du chemin.

Accès: plusieurs ami(e)s à moi ont été victimes des fameux délais qui ont tant fait jaser.  La file d’attente pour récupérer son bracelet était au même endroit que l’entrée pour la foule qui l’avait déjà récupéré.  Aucune assistance n’était offerte afin de diriger le monde, créant un réel désastre.  Ajoutez à ça un soleil qui plombe et une chaleur accablante et vous avez des tempéraments qui s’affrontent et de la patience qui s’effrite rapidement.  De 45 minutes à 4h, les délais varient selon les personnes questionnées, mais il est clair que cette situation est inacceptable.

Circulation: c’était effectivement frustrant de planifier ses déplacements entre les scènes avec le nombre de personnen qui circulaient à travers les entrées étroites des trois sites distincts.  Ajoutez l’alcool et la chaleur à tout ça et on obtient une foule qui se bouscule, qui est impatiente et quelques fois s’arrête en plein milieu pour discuter.  C’est beau les champions.

Salubrité: il aurait été facile de compter le nombre de poubelles disponibles sur le site.  Il y avait un manque flagrant à ce niveau et, en plus, dès les premières heures elles étaient remplies et non vidées, créant des amalgames de déchets imposants autour et ensuite partout sur le terrain.  Lors de la deuxième journée, celles-ci étaient munies de sacs, mais encore une fois personne pour les vider.  Est-ce que le site aurait été épargné avec plus de poubelles?  Non, mais il est évident que les photos présentées auraient été moins prenantes avec une meilleur distribution et gestion de celles-ci.

Toilettes: du côté des toilettes, je me suis aperçu qu’il était facile de se soulager du côté Nord du site sur la butte dans le tas de toilettes chimiques qui avaient été installées en haut de celle-ci.  Cependant, ça se gâtait de façon spectaculaire du côté Sud vers l’accès aux scènes Tony Sly et Mitch Lucker, où les toilettes ont débordées et de voir/sentir est la seule vraie manière d’expliquer la situation… vraiment dégueux.

Communications: organiser un festival d’une telle envergure peut donner des casse-têtes quant à la programmation, – et l’organisation mentionnait lors de sa sortie que de monter l’horaire de la programmation avait nécessité plusieurs journées et nuits blanches et beaucoup de café. Malheureusement, les festivaliers ne disposaient pas de tous ce temps pour se retrouver dans la programmation changeante due aux annulations de prestations. Il aurait fallu trouver une façon que l’info circule sur le site. Installer des kiosques d’informations sur le site ou imprimer des horaires modifiés sur papier (cheap mais utile pour la journée) distribués dans la foule sont des exemples. Plusieurs fans ont donc manqué la prestation d’un de leurs bands favoris, surtout sur les scènes hommages où Trapped Under Ice est venu clore la soirée de vendredi à  la scène Mitch Lucker après avoir été cancellé à 17h45. Cette cancellation a aussi fait devancé certaines prestations sans qu’on le sache ailleurs sur le site. La même chose s’est produite le lendemain avec les absences de Discharge et Cro-Mags (qui étaient rejetées comme rumeurs par l’organisation depuis des semaines jusqu’à ma constatation de visu samedi) et le retard de la scène principale, pour quelques caprices de Rock star, qui a mené aux déménagements de Lagwagon de la scène principale vers la scène Tony Sly et des Mighty Mighty Bosstones vers la Loto-Québec et plusieurs autres décalages dans les horaires. Maintenant que j’ai parlé de communications entre les organisateurs et les festivaliers, j’aimerais glissé un mot sur un point qui touche particulièrement les médias mais qui a affecté tout le monde également d’après les commentaires entendus, soit l’incapacité ou presque de se servir de nos propres appareils de communication, qu’on ait entre les mains le dernier androïd ou un simple Samsung flipphone comme Lex. Bon, on comprend que si t’es abonné à Taouin Mobil ou Boboche Illimité, ils ne couvrent peut-être pas la région de Montebello. Mais quand tu as la couverture, que ton appareil te dit qu’il est en full contact avec l’antenne et que tu envoie un texto qui ne passe que 1 heure plus tard, il y a un problème de bandes passantes. C’est sûr que plusieurs diront « pôv ti poutte, t’avais perdu tes « tinamis » ou tu voulais appeler ta mère » et je leur dirai que peu importe la raison de texter – et la mienne sert à faire la couverture du festival – il aurait été sûrement plus pratique de faire installer des antennes temporaires afin que 100000 personnes puissent texter, parler, checker Facebook, envoyer des photos et faire « whatever » de ce que la charte des droits et libertés leur permet.

Notre dernier sujet concerne la Scène Découverte et les bands locaux et c’est ici que ça se gâte vraiment et pour plusieurs raisons, sans compter l’incident de la vente de marchandise mentionné plus haut. Ondes Chocs a un focus sur la scène underground locale, donc les pratiques du Rockfest avec le modèle « pay-to-play » et la façon générale dont les bands de cette scène étaient traités nous a beaucoup marqué, c’est le moins qu’on puisse dire.

D’entrée de jeu, il est vrai que l’évènement n’a pas une OBLIGATION de présenter des bands québécois ou underground.  Soyons clair là-dessus. Ceci dit, si tu décides de les faire venir, comme Alex Martel l’a fait, il ne faut pas les traiter comme des bands de seconde main que tu peux traîner dans la boue (littéralement) sans que personne rouspète.  De plus, si on leur impose des demandes précises, ceux-ci s’attendent à ce que le maître soit aussi pointilleux dans sa façon de les traiter et de respecter ses engagements, comme cette fameuse table de marchandise inexistante.

Le concept de payer pour jouer est déconcertant, surtout pour un évènement de cette envergure.  Oui, un band a le droit de dire non et personne n’est obligé de signer le contrat, mais serait-ce possible d’au pire faire semblant et encourager cette portion de la scène musicale québécoise sans lui cracher au visage lorsqu’une vitrine est possible sur un évènement de cette ampleur?  On a vu hier une amélioration de la situation avec la nouvelle que nous avons propagé, celle-ci étant que les bands émergents auront en fin de compte un cachet pour leur travail sur scène.  Trop peu, trop tard? C’est sûr.  Un geste de relation publique pour se sauver quelque peu la face? Évident.  Donnons-leur au moins le crédit de savoir reconnaître ce tort.

Pour avoir été très présent au côté de cette emplacement pendant deux jours, j’en ai entendu des histoires.  Les principales lacunes étaient le manque d’espace pour les bands qui devaient se trouver une place pour leur remorque à l’extérieur du site, car le 2h mandaté n’était pas respecté par l’organisation, donc un bouchon se créait à l’entrée et les bands, déjà stressés par leur prestation devant un public assoiffé, devaient surveiller leur stock pour ne pas se le faire voler, mais ils devaient surtout patauger dans l’incertitude de ne pas savoir quand entrer le stock en arrière-scène.

Tout le long de notre aventure à Montebello, je m’interrogeais sur l’attitude à avoir envers tout ce qui se passait.  Suivez-moi bien: il est très facile pour nous de revoir un par un les points où il y a eu un manque ou tout simplement des erreurs flagrantes de logistique.  Dans la même situation et avec les mêmes atouts, nous aurions peut-être été de pires administrateurs, on doit le reconnaître.  Voilà le coeur du problème: je ne m’affirme pas promoteur et je n’ai pas l’intention de dire que j’aurais fait mieux.  Où je me questionne c’est à propos de la ‘hype’ qui entourait l’évènement, attisée par le promoteur lui-même, faisant fît des critiques et avertissements.  Je ne crois pas, pour avoir parlé avec des personnes proches de lui, que le mot ‘délégué’ et ‘Alex Martel’ font bon ménage, mais il est clair que le festival est rendu plus grand que son fondateur et que du sang neuf devra être intégré (non pour remplacer) pour venir faire le ménage et redonner une image positive de l’évènement.  Un rassemblement d’une telle ampleur se doit d’être dirigé par des personnes qui en ont soit l’expérience ou l’aptitude.  D’admettre ses erreurs et travers est toujours un bon pas dans la bonne direction.

Pour conclure, nous déplorons un peu le fait que tout le cirque médiatique ait mis à l’ombre l’élément principal de notre visite dans ce coin du Québec: la musique.  Beaucoup de bands auraient profité des efforts des médias mais ces efforts ont toutefois été mis à critiquer (avec raison) les nombreux manques observés lors de cette édition du Rockfest.  Nous espérons sincèrement que la tempête va cesser et que 2014 nous amènera une nouvelle approche à cet évènement que Ondes Chocs supporte et veut voir fleurir pour plusieurs années encore, mais avec les changements qui s’imposent suite aux problèmes qui ont été mis en lumière.

Pour ce qui est de la musique, justement, notre deuxième article à paraître dans les prochaines heures, en débordera….

 

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Big Kev du band Go to Whitecastle qui tient sa part d’un pari avec Rémy Bouthillette de Behind the Revolver!

 

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Un mélange de styles et de personnalités, la beauté de ces rassemblements! DJPunkAssBed, Dave Rouleau, Nyx et Holy Decay.

 

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Be there or beware Death Before Dishonor: Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013

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Death Before Dishonor s’est formé en 2000 à Boston. Ils sortent l’année suivante leur 1er démo, « War within » qui les mène à signer avec Spook City Records pour sortir leur 1er album en 2002, « True till death » puis un split en 2003. Ces sorties ne permettent malheureusement pas au groupe de percer et leur vraie expansion vient en 2005 avec la signature chez Bridge 9 Records et la sortie de « Friends family forever ». C’est le début des mouvements du groupe qui se mettent à tourner incessamment comme des malades supportant des groupes comme Agnostic Front, Champion, Full Blown Chaos et Terror, et aussi le début des mouvements dans le groupe avec le départ de Eric, leur guitariste. En 2006, après 1 an et demi de tournée, ils ressortiront leur EP précédent, avec le nouveau line up, en y ajoutant les pièces du split de 2003 pour en faire un album complet. Peu de nouveau matériel sera offert aux fans avant 2007, le groupe s’étant retrouvé sans label suite à l’expiration de leur contrat avec Bridge 9 Records. Leur réengagement avec le label et la sortie de « Count me in » devait les mener à un autre niveau. Leur album se retrouve dès sa sortie sur les palmarès « Billboard Heatseekers », « Independent Albums » et « Top New Artist » et y restera pendant plus de 4 semaines. D’ailleurs, le vidéo de leur single « Break through it all » devait être diffusé en rotation pendant 3 mois sur MTV2.

 

 

Ils devaient également prendre part, aux côtés d’Agnostic Front, Hatebreed et Ignite, au « Persistence Tour 2007 » qui traverse l’Europe. L’année 2008 allait, quant à elle, les envoyer à travers le monde pour promouvoir « Count me in ». Entre le retour de cette tournée et l’enregistrement de leur 4ème album en 2009, « Better ways to die », leur drummeur original ainsi que Dave X, leur guitariste, allaient quitter à leur tour. Frankie transfère alors de la basse à la guitare et Rob prend sa place. Ces changements devaient mener vers une évolution du groupe qui sort de l’enveloppe traditionnelle du hardcore intégrant par exemple des chorus plus punk à la Rancid ou encore Dropkick Murphys dans leur « Boston hardcore ». Écoutez « Our glory days ».

 

 

Encore une fois de nouveaux changements de line up autour de Bryan et Frankie, seuls membres fondateurs restants, ont suivi la sortie de leur dernier album mais tout ça ne les empêche pas d’être considéré comme l’un des piliers de la scène hardcore punk actuelle de Boston. Le groupe a passé près des 2/3 de sa carrière en tournée et mérite grâce à son acharnement et dédication, la reconnaissance qu’ils ont aujourd’hui.

Ils seront au Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013 sur la scène Tony Sly, le vendredi 14 juin à 17h10. BE THERE OR BEWARE!!

See ya in the pit!

Lex

Gloria Victis stabit (*): Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013

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(*) Petite note culturelle ici pour débuter ce portrait. Gloria Victis veut dire « Gloire aux vaincus » en latin et le titre de cet article « Gloria victis stabit » signifie donc « Tous debout à la gloire des vaincus ». Gloria Victis constitue une épitaphe inscrite sur les pierres tombales à la mémoire des soldats morts au combat. Une sculpture portant cette appellation (que vous pouvez voir en cliquant ce lien) a d »ailleurs été réalisée par le sculpteur français, Antonin Mercié, en 1874 à la mémoire des soldats tombés pendant la guerre franco-prussienne de 1870.

Formé vers la fin de l’année 2011, le groupe de Sherbrooke Gloria Victis fait dans le metalcore progressif.  Ils ont immédiatement enregistré un EP, au Red Dusk Studio, qu’ils ont sorti au printemps 2012 sur Goldmine records. Vous pouvez d’ailleurs le télécharger gratuitement en cliquant ce lien. La promotion de ce EP a été orchestrée autour d’une tournée du Québec avec leurs chums de Sherbrooke, le groupe Obliterate, et ils ont également produit un vidéo pour la pièce « Standing Tall ».

 

 

Suite à leur tournée, et plus motivés que jamais par celle-ci, les gars ont retroussé leurs manches et se sont lancés dans la composition d’un 1er album complet. En février, ils annonçaient que tout allait bien et ont depuis sorti, au début mars, le single « Quantum fluctuation » sous forme de vidéo avec les paroles. Vous pouvez également télécharger cette pièce gratuitement en suivant ce lien.

 

 

Ils entreprendront une 2ème tournée cet été, le « Abandonned Tour », encore une fois avec Obliterate, qui les mènera dans plusieurs villes du Québec. Stay tuned pour plus de détails (ou prenez les devant et allez liker leur page Facebook que vous pouvez rejoindre en cliquant leur nom en jaune en haut du texte(!). Pour les daltoniens, je ne sais pas quoi vous dire pour le trouver, demandez à un ami (!!)). Je vous promet que cette tournée sera quelque chose.

 

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Dans le cas du Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013, ils se produiront sur la scène « Découverte » le vendredi 14 juin à 14h40. Une maudite bonne heure pour faire un peu d’exercice dans le mosh en face du stage …(!)

See ya in the pit

Lex

Un bon conseil, découvrez Wrong Advice: Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest

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Wrong Advice est un groupe hardcore/punk de la région de Saguenay. Formé en mars 2011, ils ont déjà produit 2 EP, 1 album et 1 split avec GFK. SI vous êtes amateur de musique « straight in your face », vous serez fans car ils ne font pas dans la dentelle comme nous le stipule le titre de leur EP sorti en février 2013 – No melodies, straight to the point. We’re pissed! Voici le lien pour le 1er vidéo tiré de ce dernier.

Bien que je n’ai pu trouver beaucoup d’infos à vous rapporter, si vous vous intéressez au groupe, voici une petite entrevue qu’ils ont donné à Québec Punk Scene après la sortie de leur 1er album complet, « Awareness » en novembre 2011. La pièce que vous entendez à l’arrière est le single « Handling ».

 

 

Ils mentionnent dans leur entrevue que leur musique est un exutoire pour les libérer de ce qui les frustre et les dérange. J’imagine qu’on est plusieurs dans ce cas et on se permettra donc un défoulement collectif le vendredi 14, 19h10 face à la scène Découverte du Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013.

See ya in the pit

Lex