A Life Forsaken – Nouvel album “Bringing Down Titans” disponible sur Bandcamp

Le groupe de metalcore/hardcore A Life Forsaken ont fait paraître leur album “Bringing Down Titans” le 15 avril. Voici l’album via Bandcamp :

Notre photographe Joé Lacerte a couvert leur passage à Trois-Rivières le 14 avril sur le show de Death Note Silence et pour ceux que ça intéresse vous pouvez voir les photos en suivant ce lien.

Bonne écoute!

-Francis

Okkultokrati: Découvrez le gagnant du «Best Metal Album Of 2016» aux Norwegian Spellemann Awards

Okkultokrati - Raspberry Dawn cover

Le groupe OKKULTOKRATI a obtenu le prix du «Best Metal Album Of 2016» lors des prestigieux Norwegian Spellemann Awards, l’équivalent des American Grammy Awards, pour son album «Raspberry Dawn» paru en septembre 2016 via Southern Lord. Regardez les vidéos puis écoutez l’album. – Lex

 

Critique d’album: Pilori – Démo sans titre

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PILORI
Démo sans titre
Red Truth Records
Mai 2016

Liste des pieces
1. «Déjà Mort»
2. «Médiocratie»
3. «Seul Contre Tous»
4. «Ce Que Je Suis»

La dernière fois où j’ai revu ma Normandie, j’y ai inventé un faux groupe de vegrindcorécolo mangeur de douceurs végétales: Brutal Fruits! Cette saugrenue idée ayant été le fruit d’une discussion hautement philosophique portant sur la vie, la musique et la mode entre la formation Brutal Pride qui n’existe plus et moi-même, portant alors un T-shirt du groupe Eating Shit, qui lui existe encore, le T-shirt tout du moins. En découvrant PILORI, basé justement en Normandie et assurément un band ruant dans les brancards, tout cela ressort, tant évidemment au niveau géographique, que dans l’infinité de courants musicaux qu’il annonce. Mais jugeons sur place en lançant la K7! Car oui, il fait partie de ceux qui ont le bon ton de sortir sous ce format, qui a tendance à rester cantonné aux genres dits extrêmes, ce qui est dommage.

Rien qu’au titre de sa première chanson, on sent bien que PILORI désire parler de la vie, la vraie. Attention, je ne plaisante absolument pas, car justement les paroles le prouvent continuellement; on y traite ici de quelque chose de concret, de ce qui nous ronge de l’intérieur et nous rend toujours plus égocentriques et égoïstes même en ouvrant ses volets. Mais pire encore, lorsque l’on éprouve tout de même quelque chose pour une ou, mais là c’est carrément la fête, plusieurs personnes, la sensation décrite n’en est que plus horrible par rapport à celle éprouvée par quelqu’un de centré sur lui-même. Au niveau instrumental, les prémices sont très intéressants, tout simplement car l’on se croirait durant les préparatifs des balances, avec du bon petit larsen étouffé. Puis arrive une grosse débauche de violence comme il se doit sur un peu moins de deux minutes. Le sombre et l’explosivité forment une véritable alchimie et l’on adore ça, mais plus encore on se soulève pour son final incluant une rengaine hyper catchy au milieu de ses instruments. Décidément, «Médiocratie» nous prouve que le quartet a un goût prononcé pour les introductions, ce qui reste rare dans ces genres musicaux, à partir du moment où les artistes conservent le code voulant que les morceaux soient courts. Cela en est même une bonne nouvelle pour PILORI, qui ainsi dégage davantage d’originalité encore, là où cette deuxième track se différencie déjà clairement de celle l’ayant précédée. Elle s’avère plus lourde, plus lente, moins portée sur le rentre-dedans et donc diamétralement opposée. Par contre il continue de proposer des textes de qualité piste après piste et ça on pourrait se dire que ce n’est pas varié. Où sont donc les textes n’ayant aucun objectif ou encore le yaourt que l’on fait passer pour de profondes paroles, alors qu’en fait on n’a rien écrit? En voilà une belle bande de coquins rebelles! Le tapotage de baguettes en guise de top départ à la Cri-Cri dans Hélène & Les Garçons claironne le retour d’un certain dynamisme durant «Seul Contre Tous». Que l’on retrouvera en partie au cours de «Ce Que Je Suis…», car mixé à une atmosphère pesante pour finir la démo.

Cette K7 m’a frappé fort! En seulement quatre titres, PILORI démontre sa capacité à performer dans tous les styles dont il tire ses influences, mais pas seulement. C’est véritablement tout le microcosme musical qui s’en retrouve touché. Je ne peux que vous conseiller de vous jeter dessus, surtout que l’objet ne coûte pas cher, mais attention il n’y en a pas beaucoup et il faut donc se dépêcher. Si jamais vous arrivez trop tard, profitez au moins du cadeau offert par le groupe: la version dématérialisée gratuite sur son Bandcamp. Même si on ne le répètera jamais assez, n’hésitez pas à y mettre quelques deniers pour le soutenir, c’est ainsi que les artistes peuvent continuer à nous procurer du plaisir.

Blytch

The last time I saw my Normandy (did I tell you I am from France?), I fantasized about a fake group of vegrindcore: Brutal Fruit! This crazy idea was the result of a highly philosophical discussion about life, music and fashion between the members of the now dead group Brutal Pride and I, while I was wearing a T-shirt of the group Eating Shit which still exists, well at least the T-shirt still exists. Discovering the group PILORI, precisely based in Normandy and certainly a band kicking asses, these thoughts came back, obviously both for their geographical location and the countless musical influences they announce. It is interesting but let’s judge by launching the tape! Oh yes, PILORI is among those groups which have the good taste to release their album in this format, which tends to remain confined to the so-called extreme genres, which is a shame.

Reading the title of the first song, I feel that PILORI want to talk about life, the REAL life. The lyrics are dealing here with personal feelings, talking about what is eating us from the inside and makes us ever more self-centered and selfish even though we try to keep an open mind. Musically, it starts with feedback oozing in introducing an orgy of violence as it should be for little less than two minutes. The dark ambiance and the explosiveness create a real alchemy and I love it, and furthermore it rises to its final including a hyper catchy verse. Decidedly, «Médiocratie» proves that the quartet has a taste for introductions, which is rare in this musical genre, since musicians want to respect the short song motto. It is by opposition a good news in the case of PILORI, as it shows even more originality, this track being already clearly different from the previous. It is louder, slower, less in your face and therefore diametrically opposite. Though it continues to offer quality text track after track and that I can say that it is constant. Where are the texts that have no purpose or monkey talk that pretends to be words of wisdom? What a beautiful bunch of rebel rascals! The stick tapping announces the return of a certain dynamism in «Seul Contre Tous». This will be carried on in «Ce Que Je Suis…», mixed in a heaver tone to end the demo.

This tape hit me hard! In just four titles, PILORI easily demonstrate their capacity to perform every style from which they draw their influences, and to bring this to another level. I can only advise you to get this tape, especially since they are sold at a cheap price, but beware there are not many so you have to hurry. If ever you are too late, at least enjoy the FREE download on their Bandcamp. It has to be said though, do not hesitate to put in some money to download it, that is how artists can continue to give us pleasure.

Blytch

 

Critique d’album: Interdrive – «EP3»

Interdrive - EP3 cover

INTERDRIVE
«EP3»
Indépendant/ Self Released
2016

Liste des pièces
1 «Aethereal»
2 «Break the Silence»
3 «Another Day»
4 «Smile for the Picture»
5 «Sven»

*Scroll down for English version
Le groupe montréalais INTERDRIVE a fait paraître ce printemps un EP de cinq pièces qui a abouti dans ma longue liste d’écoute. Se présentant comme un groupe de Stoner Metal, je me disais que ça pouvait attendre un peu puisque la scène underground ne manque pas de groupe Stoner et je me disais aussi qu’il y avait de fortes chances que ce ne soit finalement qu’un autre clone tiré d’une pâle imitation de Black Sabbath comme c’est souvent le cas, ce qui n’a pas un très grand attrait pour moi, je l’avoue. Réfugié dans mes préjugés réconfortants, je ne pouvais me douter de ma grossière erreur et n’étais pas trop pressé de l’écouter.

Mais je le répète, C’ÉTAIT UNE GROSSIÈRE ERREUR.

Dès les premières notes de «Aethereal», j’ai compris que tout ce que j’avais pu m’imaginer n’avait aucun rapport. D’ailleurs, je me disculpe ici de mon errement et rejette la faute sur cette catégorisation fautive dans le genre Stoner qui vient peut-être de leurs sorties précédentes que j’ai pris le temps d’écouter après cette revue mais en même temps même celles-ci ne sont pas stoner tant que ça. C’est aussi grunge et alternative rock bien que je sente certaines vibes Stoner. Enfin, pour ceux qui écoutent du Stoner tel que joué aujourd’hui et bien vous n’aurez pas ce son étouffé hyperdistorsionné et ces riffs signature qui identifient le Stoner, souvent les mêmes copiés de Black Sabbath. Je vous vend le punch tout de suite. Je n’ai pas entendu de Stoner sur ce EP mais j’ai entendu du Nu-Metal, du Emocore, du Hardcore, du Grunge et même un peu de Progressif. C’est sûr que ce n’est pas pour la même clientèle que ce que l’étiquette annonce mais j’ajouterai que même si, pour plusieurs d’entre vous, certains de ces genres ont tendances à faire gricher les oreilles, je le dit de façon très très positive. INTERDRIVE a réussi à mêler les bons côtés de chacun de ces genres musicaux.

Donc, dès le début, «Aethereal» m’a beaucoup fait penser au Nu Metal/Emocore des années 1990 avec une rythmique de batterie progressive. Le jeu de la batterie est ce qui a capté mon attention en premier. C’est ce que j’écoutais quand le vocal est passé d’une voix éraillée à une superbe voix clean et je me suis trouvé plongé dans un monde qui mélangeait Deftones et Taproot avec Tool/A Perfect Circle. C’était juste parfait comme mélange et pourtant je vous avouerai que je ne suis pas du tout fan de Deftones et Tool. Par contre, l’album «Gift» de Taproot est parmi mes préférés du Nu-Metal. De toute façon, comme je le disais plus haut, INTERDRIVE a su mêler les bons aspects de ces genres musicaux et éviter les pièges qui rendent souvent cette musique trop cheesy. À souligner le lead de guitare à saveur orientale dans la seconde portion de la pièce. Et quand la chanson s’est terminée sur le mot «Break», ça m’a donné un flash de «One Step Closer» de Linkin Park qui utilise également ce mot comme un cri du cœur.

«Break the Silence» poursuit dans la même veine musicale et le vocal continue de se mettre en évidence. Ce gars-là a vraiment une belle voix chaude qui sait mettre de l’avant les émotions. D’ailleurs, il faut absolument souligner la passe a capella. De plus, l’opposition entre la voix éraillée et celle clean rehausse encore une fois la portée de la musique. Elle donne vraiment le goût de briser le silence qui trop souvent nous étouffe et nous freine. Elle sonne comme un vrai coup du cœur. Encore une fois je ne peux m’empêcher de me dire qu’un DJ scratchant en background pendant le refrain ne pourrait faire autrement que de nous faire penser à Linkin Park en mode heavy.

Avec «Another Day», le registre change et la rythmique devient plus straightforward et crée une atmosphère Hardcore. C’est rapide, c’est pesant et c’est «dans ta face». Même si les paroles s’intéressent à des problèmes de consommation d’alcool, paradoxalement c’est une toune pour faire de la route à condition qu’il reste assez de points sur le permis de conduire parce qu’elle risque de rendre le pied pesant surtout lors de la portion plus slam de la composition.

«Smile for the Picture» retourne dans le registre du début et nous entraîne dans des bouncing riffs fluctuant à l’unisson des variations de la batterie. L’attention est comme, lors des pièces précédentes, sollicitée par diverses variations musicales et vocales qui me tiennent en haleine. Encore une fois, le vocal retient mon attention dans sa façon de synchroniser ses intonations avec certains riffs de guitare.

La dernière pièce m’a un peu surpris par son côté «La-La-La» mais en même temps, le couplet qui vient fouetter Sven est intense comme il se devrait et comme pour «Break the Silence», c’est le genre de couplet intense qui vient chauffer le sang et donne le goût de se tenir droit et défendre son terrain devant les injustices.

Ma découverte du nouvel EP d’INTERDRIVE s’est avérée une excellente surprise et il a réussi à capter mon attention dès le début par sa volonté de s’éloigner du son actuel qui envahie la scène heavy underground. Il offre une musique qui s’appuie sur une excellente section rythmique rehaussée par un vocal hors-pair qui crée des compositions agréables et variées capable de faire passer les émotions véhiculées.

Lex Ivian

Montreal’s INTERDRIVE has released this spring a five songs EP that ended up in the monstrous pile of album I have to listen to. Posing as a group of Stoner Metal, I told myself that it could wait a bit as the underground scene does not lack Stoner group and I thought also that there was a strong chance that it would finally be another clone derived from a pale imitation of Black Sabbath as is often the case, which leaves me cold I must admit. Comforted by my prejudices, I could not suspect how wrong I was and that delaying furthermore my listen of this EP was a big mistake.

I must even say, IT WAS A HUGE MISTAKE.

From the first notes of «Aethereal» I realized that everything I had imagined just cause of the musical genre appointed to the group was off. Who got the idea to say this is Stoner? I reckon it comes from their previous releases that I took time to listen to after I wrote this review but even those are not that stoner. Well, that is my opinion but….. Anyway here there is no fuzzy distorted downtuned guitars playing these riffs that identify Stoner, most of them copied from Black Sabbath. I’ll tell you right away. I have not heard any Stoner on this EP but I heard Nu-Metal, Emocore, Hardcore, Grunge and even some Progressive. I would add that even though, for many of you, some of these musical styles are just shit, I say it on a very very positive note. INTERDRIVE managed to mix the good things of each of these genres.

So from the beginning, «Aethereal» really reminded Nu Metal/Emocore of the 1990s with a progressive rhythmic at the drum. The drum is what caught my attention first. That is what I was listening to when the voice changed from a hoarse voice to a superb clean voice and I found myself immersed in a world that mixed Deftones and Taproot with Tool/A Perfect Circle. It was just a perfect mixture and yet I confess that I am not at all a fan of Deftones and Tool. For cons, the album «Gift» from Taproot is a top choice of Nu-Metal. Anyway, as I said earlier, INTERDRIVE has blended the good aspects of these genres and avoid the pitfalls that often make this music too cheesy. To emphasize the eastern flavored guitar lead in the second portion of the room. And when the song ended with the word «Break», it gave me a flash of Linkin Park‘s «One Step Closer» which also uses this word as a cry from the heart.

«Break the Silence» continues in the same musical vein and the vocal continues to shine thtough. This guy really has a beautiful warm voice who can put forward emotions. I must emphasize the verse a cappella. Moreover, the opposition between the harsh voice and the clean one once again enhances the scope of music. It makes one want to break the silence that too often suffocates us and brakes our rise to fulfillment. It sounds like a real cry of defiance. Again I can not help but saying to myself a DJ scratching in the background during the chorus would be great like in the best of Linkin Park.

With «Another Day», the rhythm becomes more straightforward and creates an Hardcore atmosphere. It is fast, it is heavy, it is «in your face». Although the lyrics are addressing alcohol problems, paradoxically it is a song to take the road as long one has got enough points left on the driving license because it may push the pedal down to the floor especially during the more slam/down tempo portion of the song.

«Smile for the Picture» returns to the ambiance from the start and leads us into bouncing riffs in unison with the fluctuating variations of the drum. My attention is, like in previous songs, requested by various musical and vocal variations that keep me alert.

The final song was a bit of a surprise cause of its poppy naive rythm that starts the song but when came the verse whipping Sven I felt an intense rush as it should, kind of like for the chorus of «Break the Silence». It is the kind of intense verse that heats the blood and makes one wants to stand up for his ground and defend oneself against injustice.

My discovery of the new INTERDRIVE‘s EP proved to be a great surprise cause I thought no one or nearly was venturing into this musical style anymore. The Montreal group managed to capture my attention early on by its desire to move away from the current trends that invaded the underground heavy scene. It offers music that relies on an excellent rhythm section enhanced by an outstanding vocal that creates pleasant and varied compositions capable to convey emotions.

Lex Ivian

 

Critique d’album: Child Bite – «Strange Waste»

Child Bite - Strange Waste cover

CHILD BITE
«Strange Waste»
Housecore Records
Novembre 2014

Liste des pièces
«Still fucked Up After All These Years»
«Garbage Odyssey»
«Sinking In Your Skin»
«Ancestral Ooze»
«Molestation Of the Arts»
«Foreign Tissue Purge»
«Mongoloid Obsession»
«Obey The Wraith»
«In A Cloud OF Blood/Bog Infinity»

*Scroll down for English version
Je me rappelle quand faire du punk était plus à propos de feeling que d’avoir les bonnes chaussures, t-shirts ou tattoos. Bon, c’est sûr que l’industrie devait enbrigader cette folie mais elle n’a pu formater tout le monde à mon grand plaisir. Certains mordent encore… et CHILD BITE le fait avec une folie bien particulière.

C’est avec le traditionnel «One, Two, Fuck You!!» que débute l’album et on est parti pour une vingtaine de minutes de pur punk/hardcore comme il s’en faisait dans les années 1980 dans l’ouest des États-Unis. D’ailleurs, plus d’une chose dans la musique de CHILD BITE m’a rappelé directement le groupe californien Dead Kennedys dont particulièrement l’intonation et la façon de chanter de Shawn Knight (avec ce genre de tremolo dans la voix) qui fait penser au vocal de Jello Biafra. Ils ont aussi ces riffs de guitare surf/spy californien caractéristiques de la musique de Dead Kennedys… et comme si ce n’était pas assez ils font aussi des oh-oh-oh en choeur comme Dead Kennedys sur l’album «Frankenchrist». Je l’avoue, c’est ce qui a attiré mon attention vers leur musique.

Maintenant que vous êtes conscient que je pensais à tout ça en écoutant leur musique, dites-vous bien que je m’en foutais aussi parce que leur musique a finalement sa propre identité qui est loin de cette musique formatée qui porte aujourd’hui le nom de punk. La folie est réelle dans leur musique comme vous le constaterez en visionnant la vidéo pour «Ancestral Ooze»

Bien que «Strange Waste» soit un EP de moins de 20 minutes, si vous êtes des fans de la musique punk de l’époque avant que Bad Religion en fasse de la musique d’ascenseur et de salle d’attente, ce seront les minutes parmi les plus remplies que vous aurez entendues depuis longtemps.

Lex

PS – Je vous suggère fortement de regarder la vidéo

I do remember when punk was more about feeling than having the right shoes/boots, t-shirts or tattoos. Well, for sure the industry had to brand this madness into a more accessible and mild trend but, to my delight, could not format everyone. Some still biteand CHILD BITE does with a very particular madness.

It is with the traditional «One, Two, Fuck You!!» that starts the album and we are up for about twenty minutes of pure punk/hardcore as it was made in the 1980s in the Western United States. More than one thing in the music of CHILD BITE reminded me directly the Californian band Dead Kennedys, particularly Shawn Knight‘s vocals with this kind of tremolo characteristic of Jello Biafra. Their music also rely on these Californian surf guitar riffs also a big part of the music of Dead Kennedys… and as if that was not enough they also make oh-oh-oh chorus like Dead Kennedys on the album «Frankenchrist». I admit, this drew automatically my attention to their music.

Now that you are aware that I was thinking about all this while listening to the EP, I can say that I did not care too much because at the same time, their music has its own identity that is far from the formatted music named today «punk». They are a crazy bunch and it shows in their music as you will see in the video for «Ancestral Ooze».

Although «Strange Waste» is an EP of less than 20 minutes, if you are fans of punk music of the time before Bad Religion transformed it into «elevator and waiting room music», it could be one of the most interesting thing (pinned with the tag «Punk») that you will have heard in a long time.

Lex

PS – Make sure you watch the video