Grimskunk lance leur tournée 2016 à Trois-Rivières

2016 - Grimskunk tournée affiche

 

Salut les punkass !

Jeudi soir dernier, c’était au Nord Ouest Café que ça se passait: Grimskunk.
Je tiens à souligner que le Nord Ouest Café a rafraîchi son menu, il y a moins d’un mois, et qu’il offre un bon choix de bières de micros disponibles. En passant, merci à Jeff et son équipe pour l’événement! Comme dirait l’autre, après 3 ans d’absence à Trois-Rivières, ils étaient attendus. Mmmais oui on étaient prêts à les accueillir pour leur début de tournée!

En première partie, Lubik un groupe assez, même très énergique du coin de l’Abititi. Ouin du gros rock franco-Abitibien avec un petit quelque chose de folk! Leur chanteur, Christian Frenette, se tenait bien prêt à nous réveiller, ah ça ouais. Dès qu’ils ont commencé à jouer, leur énergie était forte et bien à la hauteur tout au long afin de nous cuire à point pour la suite! La formation est composée de quatre jeunes hommes qui ont commencé à jouer au secondaire et ne se sont pas lâchés depuis. Bref, Lubik peut se considérer pas mal chanceux de faire la première partie de la tournée de Grimskunk

C’était purement bénéfique d’entendre Grimskunk aussi puissant et solide, eh oui même après 27 ans de carrière! Fondée en 1988, le groupe originaire de Montréal a crée son label indépendant Indica Records en 1997. Ça fait du bien de constater que la musique peut rester un choix indépendant (fuck le commercial!) Sérieusement, ces gars là, on a de quoi être fiers que d’avoir ce joyau pour notre scène musicale québécoise. Politiquement enragé, c’est non seulement au cœur de leurs valeurs mais on le sent à travers tout ce qu’ils dégagent. Parfois, il faut choisir ses batailles: le groupe a fait de la marijuana la sienne! En effet, leur ancien bassiste, Marc Boris Saint-Maurice, aurait quitté le groupe afin de fonder le Bloc Pot au niveau provincial et le Parti marijuana du Canada au niveau fédéral. Il demeure toujours impliqué estimant que les chances d’arriver à faire valoir les droits de l’usage de la marijuana, notamment à des fins thérapeutiques. Que l’on pense à leur pochette pour «Autumn Flowers Rerolled» pour illustrer un peu plus… D’ailleurs, ils ont tout mon respect, surtout durant le show, lorsqu’il se font offrir de tels présents bien roulés! Leur mélange exotique de style est fort sympathique et entraînant: punk-rock, ska et métal alternatif! Nous aussi on a eu chaud pour vous. Ah ouais, vous nous avez donné envie de suer à grosse gouttes!

Pour ceux qui tardent encore à les découvrir, je vous encourage fortement à les écouter et n’hésitez pas à les suivre. Il faut les voir en live au moins 1 fois dans sa vie. Ah oubliez ça… Après ça, vous allé être foutus! Vous en voudrez probablement encoreeeeeeeeeeeeeeee. Héhé !

Maintenant «Ya Basta!» pour reprendre les termes de GRIMSKUNK.

Clouclou

2ème vague punk au Québec, GrimSkunk: Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013

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Grimskunk est né en 1988 des cendres du groupe Fatal Illness (qu’ils ont revisité sur leur album « Grim Skunk plays … Fatal Illness »). Pionniers de la 2ème vague punk de Montréal, ils ont rapidement conquis la scène locale avec leur musique qui marie le punk, ska, rock progressif et world beat. L’incorporation du clavier de Joe Evil et les décors de scène qui s’y rattachaient leur permettent également de se distinguer à ce niveau. Finalement, la signification du nom du groupe et les titres comme « Exotic blend », « Autumn flowers », « Pourquoi, pourquoi ne pas fumer? C’est bien légal de boire » ou « Zig-Zag » font naturellement tous référence au cannabis – autre trait distinctif de Grimskunk. D’ailleurs, leur ex-bassiste, Boris, devait quitter le groupe pour se lancer en politique et former le Bloc-Pot mais ça c’est une autre histoire … C’est plus pour les atmosphères de party qu’ils savent créer que je veux attirer votre attention. Écoutez « Perestroïska »

 

 

Le groupe sort son 1er démo, « Autumn flowers » en 1991 (celui-ci sera Rerolled en 1997) + 2 EP et 2 albums de façon indépendante avant que leur distributeur ne fasse faillite et les force à revoir leur stratégie. Franz Schuller fonde, en 1997, la maison de disques Indica Records, un label indépendant prônant le DIY. Celui-ci s’occupe depuis de la carrière de Grimskunk. En coopération avec Yelen Musique de France, le label a importé quelques groupes tel Tryo, La Rue Kétanou, Tagada Jones, et connu des succès avec des groupes québécois tels que Les Trois Accords et Vulgaires Machins.

Fort d’une carrière de 25 ans, le groupe a enregistré 8 albums, deux EP et un album live. Ils ont collaboré avec plusieurs vedettes de la scène underground québécoise dont Shantal Arroyo du groupe Overbass, Uncle Costa du groupe Vulgar Deli, Ronee du défunt groupe Race et Guillaume le guitariste des Vulgaires Machins qui a participé à l’enregistrement de l’album « Seventh Wave ». La revendication et dénonciation sociales restant leur fort et au cœur de leur préoccupation, je vous envoie « America sucks » dans sa version non censurée.

 

 

Le groupe est présentement en tournée européenne après leur passage en Australie plutôt cette année. Leur présence au Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013 sera comme un retour à la maison surtout qu’ils y ont fait plusieurs apparitions, étant même les têtes d’affiche du tout premier. Allez les faire sentir bien à la maison.

See ya in the pit

Lex

Oubliez ça les solos de guit, voici Overbass!!

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C’était en 1995 et j’avais à peine 15 ans lorsque j’ai assisté à mon premier véritable concert, soit Groovy Aardvark, Grimskunk et Overbass.  Cette trinité festive m’a héberlué et je me suis vite laissé envoûter par les rythmes saccadés et l’énergie brute.  Ce sont trois groupes underground mythiques du Québec qui me suivent encore aujourd’hui et qui méritent toujours toute notre attention (surtout que Grimskunk est bien en vie et que Groovy Aadrvark se reforme le temps de quelques concerts), mais pour cette rubrique je vais parler d’Overbass.

Pas de guitare, mais une basse qui s’accouple à une basse rythmique, ce qui donne un son bien gras. C’est à la base du punk-hardcore, influencé par plusieurs styles comme le ska, le rock et d’autres genres musicaux plus exotiques comme le reggae.  Le clavier ajoute à l’originalité et donne plus de nuances dans l’atmosphère tout de même sombre et les textes empruntent à plusieurs langues (français, joual, espagnol, anglais…).

Ça a commencé avec Capitalist Alienation qui réalisa un démo en 1987, avec la pièce « Nuclear Thrash » (qui se retrouvera aussi sur le premier méfait d’Overbass en 1996). Vous pouvez d’ailleurs l’écouter sur Youtube:

 

 

Je les ai vu plusieurs fois en spectacle au cours des années, souvent avec Grimskunk, B.A.R.F. ou encore Anonymus.  Je retiens surtout les deux soirées complètement malades de « Noël Dans La Rue » (idée originale d’Overbass afin d’amasser des fonds pour l’organisme  »Le Bon Dieu dans la Rue » qui s’occupe des jeunes itinérants etc.), ainsi que le lancement de « Revoluciòn » au défunt Spectrum le 25 juillet 2002; concert plutôt intime, mais mémorable (il n’y avait pas beaucoup de spectateurs, peut-être dû à la cannicule), avec Alex Jones de WD-40 pour  »coure à scrap » ou encore la surprenante reprise de  »Girl just wanna have fun » de Cindy Lauper avec la chanteuse du groupe Kaleidoscopik.

Enroulé dans le  »Do it Yourself » (DIY), ils ont joué aux Francofolies de Montréal, ont ouvert pour Les Rita Mitsoukos à Montréal et ont atteint une certaine popularité au Mexique.  Aujourd’hui, Shantal Aroyo, Joȩl Tremblay et Serge «Wing» Morin jouent dans Collectivo, un grand  »Big Band » de musique rock latine avec entre autre Joe Evil à l’accordéon et Marco Calliari à la guitare classique.

Overbass laisse en héritage 4 excellents albums contestataires et authentiques. Le projet à été enterré, mais il pourrait bien revenir d’outre-tombe, car ils ont participé au D-tox Rock Fest à Montebello l’an dernier, livrant une performance rafraîchissante. Vont-ils revenir pour de bon avec du nouveau materiel?  Seul le petit cactus le sait! Pour l’instant par contre, Shantal me confirme qu’il n’y a rien de prévu côté spectacle…

Max