Critique d’album: Korrosiah – The Specter

Korrosiah - The Specter cover

KORROSIAH
«The Specter»
M & O Music
Octobre 2016

Liste des pièces
1 «Vengeance»
2 «Nihilist»
3 «Witchcraft»
4 «The Grapes of Wrath»
5 «Overcome»
6 «The Specter»
7 «Neurotic Mind»
8 «Shades of Darkness»
9 «Seal Our Fate»
10 «From Beyond»
11 «Iron Will»

****Scroll down for English version. Translation done by Lex Ivian.
Déjà une dizaine d’années d’expérience pour le groupe français, KORROSIAH, qui semble toutefois toujours aussi vert en nous délivrant son deuxième album «The Specter», dont rien que la pochette donne bien le ton même si l’on ne connaissait pas l’univers du groupe jusqu’ici.

D’emblée le quatuor cherche à brouiller les pistes avec une introduction cinématographique, «Vengeance», nous déposant sur le dévastateur «Nihilist» qui ne perd pas trop de temps pour montrer qui se trouve en face et tout envoyer valser, avant de proposer un «Witchcraft» jouant davantage avec les émotions de par un pont faisant front entre deux portions intenses. S’en suivent des pistes sachant également se différencier, notamment l’instrumental «Shades of Darkness» évidemment, mais aussi d’autres par des touches semblant venues d’ailleurs comme du Death Metal par exemple.

On notera la propension de KORROSIAH à balancer des refrains très accrocheurs, que le public devrait aisément reprendre durant les concerts, ce qui n’est pas si courant dans les sorties Thrash Metal que l’on peut avoir ces derniers temps. Ceci sans pour autant qu’elles soient mauvaises, loin de là, mais à l’écoute de ce CD on tire clairement ce constat, qui est généralement une bonne chose afin de fidéliser le public, en accrochant un maximum de monde en un instant et en permettant à ces gens d’avoir un repère en live. Ce dernier point qui est clairement important. Ceci vaut dès «Nihilist», particulièrement lorsque le titre lui-même est hurlé, un moment salvateur à chaque fois qu’il apparait. Il en va de même pour la chanson «The Specter», au chorus moins facile à reprendre pour l’auditoire, mais néanmoins viscéralement catchy, tout comme «From Beyond». Des approches diamétralement opposées entre ces trois refrains, captant cependant tous l’attention à leur façon.

Avec «The Specter», KORROSIAH démontre qu’il a creusé les horizons de l’univers Thrash Metal et qu’il regorge d’envies de surprendre en alternant chansons totalement déchainées et passages planants, voire calmes, mais également en attaquant avec plusieurs refrains très accrocheurs.

Blytch (Rédaction)
Lex Ivian (Correction et Édition)

Already a decade of existence for the French band, KORROSIAH, which still looks like newcomer releasing only its second album «The Specter», for which the cover artwork gives a hint on what is to be heard even if I did not know the group’s universe so far.

From the outset, the quartet lures us on the wrong path with «Vengeance», a cinematic introduction carrying us to the devastating «Nihilist» which does not waste too much time to show what KORROSIAH is made of before proposing a «Witchcraft» playing more with the emotions during the bridge between two intense sections. This is followed by tracks that also differentiate themselves, notably the instrumental «Shades of Darkness» of course, but also others which go down the Death Metal path for example.

KORROSIAH‘s propensity to throw in very catchy choruses which the audience should easily sing along during concerts, makes it stand apart from the Thrash Metal releases that I could hear lately. This is not bad, far from it, but listening to this CD, it is clear the songs are built to hook a maximum of people in an instant. This applies to «Nihilist», especially when the title itself is screamed. The same goes for the song «The Specter», for which the chorus is less easy to pick up for the audience, but nevertheless viscerally catchy, as well as in «From Beyond». Though the choruses of these three songs have diametrically opposed approaches, yet they all catched my attention in their own way.

With «The Specter», KORROSIAH shows that it has explored the limits of the universe of Thrash Metal and that it has desires to surprise by alternating totally devastating songs with smoother, even calm ones, but also by flavoring them with several very catchy refrains.

Blytch

 

Critique d’album: Ethmebb – «La quête du Saint Grind»

Ethmebb - La quete du Saint Grind Cover

ETHMEBB
«La quête du Saint Grind

Self-Release
Janvier 2017

Liste des pièces
1 «Tathor, l’Echalote de ses Morts»
2 «Lost My Grind»
3 «Orlango Blum»
4 «GPS : Gobelin Par Satellite»
5 «A la recherche de la découverte de la quête pour trouver le Saint Grind»
6 «Pirates of the Caribou»
7 «Bruce Lee mena l’Amour»

****Scroll down for English version. Translation done by Lex Ivian.
Si le groupe ETHMEB officiait lui dans le Grindcore, un genre dont savent s’extirper du lot quelques artistes capables de proposer des univers riches et jouant avec les codes, sa transmutation en ETHMEBB a vu son style musical évoluer. N’empêche que son passé n’est jamais bien loin, comme on peut le constater à la vue du titre de son album «La quête du Saint Grind».

La première piste en guise d’introduction instrumentale démontre d’ores et déjà l’approche symphonique planant sur le concept «heroic fantasy» de ce disque. Trois bonnes minutes nous laissant pénétrer son univers en évitant pour le moment les secousses. Il en sera d’ailleurs de même au cours de la première partie du symbolique «Lost My Grind», renvoyant évidemment tout de suite à l’évolution d’ETHMEBB, mais également au Grind de Tathor, le chevalier dont on suit l’histoire durant ce CD. Le héros n’ayant en tête que la récupération de son Grind qui lui a été dérobé. On notera d’ailleurs que «La quête du Saint Grind» se fera au travers de morceaux gagnant en durée les uns après les autres pour atteindre de longues plages, de quoi trancher avec le Grindcore classique.

Le mélange entre le Black Metal, l’identité Progressive des mélodies et l’enrobage Symphonique se fait de plus en plus ressentir avec «Orlango Blum», sachant tantôt mixer les courants et tantôt tirer davantage vers l’un, puis vers l’autre et ainsi de suite. Cependant la formation va encore plus loin afin de chercher de l’originalité, tout en restant ancrée dans le concept de l’album et en continuant de lui insuffler des traits d’humour dès que possible. On en veut pour preuve le gobelin s’invitant vocalement sur «GPS : Gobelin Par Satellite», un moment apportant beaucoup de fraîcheur grâce à son interprétation accrocheuse et piquante. Cela est tout autant percutant lors de l’arrivée des jambes de bois et cache-œil avec «Pirates of the Caribou» allant à certains moments au-delà du simple flirt avec les sonorités festives typiques de la piraterie. Et que dire de ce voyage dans «La Vie en Rose» d’Édith Piaf lors de «Bruce Lee mena l’Amour» pour finalement mener à la pièce cachée qui surprend mais finalement pas tant que cela quand on pense à nos propres aventures dans le domaine de l’heroic fantasy qui ont plutôt lieu dans des mondes en 8 ou 16 bits.

Amusant de par son concept, tout en offrant une alchimie musicale sérieuse, «La quête du Saint Grind» d’ETHMEBB a de quoi toucher le public en ayant marre des cases trop sérieuses dans lesquelles des groupes s’engouffrent pour de mauvaises raisons.

Blytch (Rédaction)
Lex Ivian (Correction et Édition)

 

If the group ETHMEB officiated in Grindcore, a style where a few artists are capable of offering a rich universe and playing with the codes, its transmutation into ETHMEBB saw its musical style evolve. Nevertheless, its past is never far away, as can be seen from the title of the album «La quête du Saint Grind» (The Quest For The Holy Grind).

The first track as an instrumental introduction already shows the symphonic approach supporting the «Heroic Fantasy» concept of this album. Three minutes inviting us smoothly in this universe. It remains calm for the first part of the symbolic «Lost My Grind», obviously referring immediately to the evolution of ETHMEBB, but also to Tathor, the knight whose story we follow during this album. The hero only has in mind the recovery of his Grind that was stolen from him. Note also that his quest for the Holy Grind will be through compositions increasing in length one after the other to finally be long tracks which clash with conventional Grindcore.

The mix between Black Metal, the Progressive identity of the melodies and the Symphonic coating is becoming more and more felt with «Orlango Blum», which sometimes blends the genres but also at times draw more towards one, then towards the other and so on. However, the band goes even further in search of originality, while remaining anchored in the concept of the album and continuing to infuse humor as often as possible. I bring as proof the goblin inviting himself on «GPS : Gobelin Par Satellite», a moment bringing a lot of freshness thanks to his catchy and spicy vocal interpretation. This is just as hard hitting with the arrival of the wooden legged and eye patched character with «Pirates of the Caribou» going at times beyond a simple encounter with the festive sounds of typical Pirate Metal. And what about this trip in Edith Piaf‘s «La Vie en Rose» (mostly known in the English-speaking world for the cover done by Grace Jones)  during «Bruce Lee mena l’Amour» that eventually leads to the hidden song that surprises but ultimately not that much when we think that our own adventures in the field of heroic fantasy take place in worlds where music is in 8 or 16 bits.

Amusing by its concept, while offering a serious musical alchemy, ETHMEBB‘s «La quête du Saint Grind» has something to reach the public fed up with the stranglehold of restraining Metal genre in which, for bad reasons, groups are trapped in.

Blytch

 

Critique d’album: Strugg – «Flood»

STRUGG - Flood cover

STRUGG
«Flood»
Darksun Productions
Octobre 2016

Liste des pièces
1 «Pull Me Out»
2 «Stories»
3 «A Red Dog On A Chair»
4 «Follow The Prey»
5 «Dead Smile»
6 «Dust&More»
7 «Losing My Nerve»
8 «Blurred Vision»
9 «A Useless Part Of My Day»

****Scroll down for English version. Translation done by Lex Ivian
Il y a un moment que je n’ai pas eu de temps de qualité pour vous parler des albums que Lex m’empile. Aujourd’hui je vais vous parler d’un groupe de Bourges en France, STRUGG. C’est un duo formé de Vincent (chant et programmation), et Manu (guitare et moog). Il a sorti un premier album en 2013 et en 2015 il offrait un EP, «Disorder In Progress». En automne 2016, il revient avec l’album «Flood» qui contient cinq nouveaux titres auxquels ajoutent la ré-édition des quatre de «Disorder In Progress».

Ce qui est fascinant avec cet album, c’est qu’à chaque pièce, je peux identifier deux influences musicales différentes. J’ai bien aimé m’amuser à comparer les trois premières pièces à du Indochine, un groupe que les goths auraient vraiment voulu entendre. Les pièces suivantes passent du Nine Inch Nails à Bauhaus à Sister of Mercy à Front 242, mais avec une touche très Metal. On sent bien la présence des riffs de guitare qui sont là pour soutenir les samples électroniques et le vocal.

J’aimerais parler d’une pièce en particulier, «Dust&More». Elle sortait vraiment du lot avec son mélange de Doom Metal et de Dark Electronic qui rappelle l’album «Teeth» à l’époque où Trent Reznor est sorti de sa cure de désintoxication dans les années 2000.

STRUGG a fait un album qui visite plusieurs styles de musique en passant par le Dark Wave, le Progressif, le Indie Rock, le Punk Rock, l’Industrial Rock et l’Industrial, créant un magnifique croisement entre le Rock Gothique et le Dark Wave des années 80.. C’est un duo à surveiller de près car il est loin d’être ennuyant ou répétitif évitant les compositions trop longues mais sans jamais les laisser incomplètes.

Je leur donne un 9,5/10.

Marie-Noëlle Anctil (Rédaction)
Lex Ivian (Correction et Édition)

 

It has been a while that I had some quality time to listen and write about the albums that Lex sets aside for me. Today, I start with a group from Bourges in France, STRUGG. This duo is composed of Vincent (vocal and programming), and Manu (guitar and moog). It released a first album in 2013 and in 2015 it offered an EP, «Disorder In Progress». In October 2016, it returned with the album «Flood» which contains five new titles and the re-edition of the four of «Disorder In Progress».

What is fascinating about this album is that each song offers two different musical influences. I had fun comparing the first three songs to the legendary French band, Indochine, one band that all the gothics should really know about. The following songs go from Nine Inch Nails to Bauhaus to Sister of Mercy to Front 242, but with a very Metal vibe. I really feel the presence of the guitar riffs that are there to support the electronic samples and the vocal.

I would like to talk about one particular song, «Dust & More». It really stands out with its mix of Doom Metal and Dark Electronic which recalls the album «Teeth» at the time when Trent Reznor emerged from his detox in the 2000s.

STRUGG has made an album that visits several styles of music like Dark Wave, Progressive, Indie Rock, Punk Rock, Industrial Rock and Industrial, creating a magnificent cross between Gothic Rock and the Dark Wave of the 80s. It is a duet to watch closely because its music is far from annoying or repetitive avoiding compositions that are too long but still the songs never seem to miss anything to be complete.

I give them a 9.5 / 10.

Marie-Noëlle Anctil

 

Critique d’album: Yugal – «Chaos & Harmony»

Yugal - Chaos n Harmony Cover

YUGAL
«Chaos & Harmony»
Self-Release
Octobre 2016

Liste des pièces
1 «Khamsin»
2 «Once Upon A Lie»
3 «Heavy Mental»
4 «From This Day I Will Rise»
5 «Dogma»
6 «Illusion Of Time»
7 «Interlude»
8 «Silence Is Golden»
9 «Lost Mind»
10 «Chaos And Harmony»

****Scroll down for English version. Translation done by Lex Ivian.
Ayant passé à côté des deux EP de YUGAL, je m’en vais directement découvrir le groupe français via son premier long effort, «Chaos & Harmony». Je ne sais donc absolument pas à quoi m’attendre, si ce n’est peut-être à une certaine folie comme semble l’indiquer la jaquette.

Ce n’est en tout cas pas au travers de «Khamsin» que l’on pourra confirmer cette idée, cette piste de lancement faisant guise d’introduction nous dévoilant néanmoins un aspect que l’on ne pouvait deviner, à savoir des influences orientales. Souhaitons que ces dernières ne restent pas cantonnées à ce bref morceau. La folie déboule en revanche bel et bien dès «Once Upon A Lie» et perdure sur «Heavy Mental», au cours desquels YUGAL ne s’interdit rien. On saute donc ainsi de growls sur fond Thrash à des passages Hardcore changeant diamétralement la donne.

Cependant toute folie possède plusieurs zones d’ombres sans lesquelles une violence extrême par exemple serait en réalité un état normal. Cette alchimie des courants musicaux insuffle justement cet effet et il faut même y ajouter de courts moments laissant croire à un apaisement, à l’instar du final de «From This Day I Will Rise», de la totalité du bien nommé «Interlude» ou encore de l’ultime minute de «Lost Mind».

La folie de YUGAL est très bien décrite par le nom de son album, «Chaos & Harmony» reflétant son identité dévastatrice, s’évaporant parfois pour permettre quelques instants calmes.

Blytch (Rédaction)
Lex Ivian (Correction et Édition)

 

Having missed YUGAL‘s two previous EPs, I directly discover the French group via its first full length, «Chaos & Harmony». I therefore absolutely do not know what to expect, except perhaps a certain madness as the cover artwork seems to indicate.

In any case, it is not through «Khamsin» that I can confirm this madness. This introductory track nonetheless reveals an aspect that I could not guess, namely oriental influences. I hope that this will not remain confined to this brief track. The madness, however, comes from «Once Upon A Lie» and keeps going on «Heavy Mental», during which YUGAL stops at nothing. It jumps from growls on Thrash to Hardcore thus changing diametrically the vibe.

However, all madness must have lucid counterparts without which this extreme violence would actually become just a normal state. This alchemy of the musical currents creates precisely this effect and it even brings some brief calm moments like the finale of «From This Day I Will Rise», the aptly titled «Interlude» or even the last minute of «Lost Mind».

The madness of YUGAL is very well described by the name of its album, «Chaos & Harmony» reflecting its devastating identity, sometimes allowing a few calm moments.

Blytch

 

Critique d’album: Arkan – «Kelem»

ARKAN - Kelem Cover

ARKAN
«Kelem»
Overpowered Records
Novembre 2016

Liste des pièces
1 «Kafir»
2 «Nour»
3 «The Call»
4 «Cub Of The Caliphate»
5 «Erhal»
6 «Eib»
7 «Just A Lie»
8 «Beyond The Wall»
9 «Kelem»
10 «Capital City Burns»
11 «As A Slave»
12 «Jasmine Harvest»

****Scroll down for English version. Translation done by Lex Ivian.
Si l’on croyait bien connaitre le groupe français ARKAN jusqu’ici, l’arrivée de «Kelem» est cependant synonyme d’un important bouleversement puisque Sarah n’est plus au chant et qu’à la place on retrouve Manuel Munoz. Ceci bien sûr nous laisse présager des innovations à venir, le remplacement d’un vocal féminin par un masculin n’étant pas anodin.

Là où bon nombre de citoyens préfèrent faire la sourde oreille et rester muets, hormis les haineux, face à notre désastreux monde qui pourrait pourtant se relever avec un peu de solidarité, ARKAN lui ne reste pas les bras croisés et délivre son message sur une partie des horreurs que l’on vit actuellement. Rien à dire de plus sur cette partie de l’album, tant l’univers exploré mérite d’être balancé en pleine figure de la populace et autrement que par 2 minutes dans le journal télévisé tous les 30 ans. Et encore les téléspectateurs ont zappé pour regarder la publicité sur une autre chaine.

Musicalement désormais, on s’aperçoit que le quintet a plaisir à nous accueillir en délicatesse au sein de ses différentes chansons. De «Kafi», «The Call», en passant par «Nour», les introductions sont très douces, avec des pointes orientales charmantes et charmeuses. On change cependant de rythme avec «Cub Of The Caliphate», nous faisant elle immédiatement entrer dans le vif du sujet. Néanmoins, elle ne s’avèrera pas la plus violente, loin de là. Le chant clair devient même par moments très doux et nous berce par son interprétation. La rage est en revanche pleinement déployée juste après avec «Erhal», ne laissant elle rien passer, en écrasant en sus tout sur son passage.

L’écrasement fut tel que l’on transite par l’immensément tranquille interlude «Eib», nous guidant vers un «Just A Lie» aux mystérieux accents, avant de monter encore un peu plus le ton avec l’énergique «Beyond The Wall».

Finalement, on se rend compte que tout au long de «Kelem», les sonorités orientales se retrouvent assez en retrait, ce qui pourrait décontenancer le public cherchant justement en grande partie cela chez ARKAN. Toutefois, elles ne sont pas absentes et cela peut par exemple se traduire par un léger passage vocal semblant une complainte, comme le démontre «As A Slave», superposant ce passage à son chant guttural.

Profond dans son univers textuel, «Kelem» a de quoi remuer les esprits, du moins s’il n’est pas trop tard pour rattraper ces derniers. Souhaitons qu’ARKAN puisse contribuer à résoudre ce problème majeur.

Blytch (Rédaction)
Lex Ivian (Correction et Édition)

 

If one thought he knew the French band ARKAN, the arrival of «Kelem» is however synonymous with a major transformation since Sarah is no longer singing being replaced by Manuel Munoz. This of course lets us foresee great changes to come as the replacement of a female by a male singer is not insignificant.

Where many citizens, apart from the haters, prefer to remain deaf and silent in the face of our disastrous world which could still rise back up with a little solidarity, ARKAN does not stand by and gives its message about the horrors we are currently experiencing. Nothing to say against this aspect of the album, as the theme explored on this album deserves to be spit at the face of the comfortable people more often than a one minute news spot once every other week… while TV viewers have already zapped to watch the Shopping channel.

Regarding the musical aspect, we realize that the quintet enjoys welcoming us in delicacy in its various songs. From «Kafi», «The Call» to «Nour», the introductions are very smooth, with charming oriental scores. However the approach change with «Cub Of The Caliphate», making us immediately enter the heart of the matter. Nevertheless, it will not be the most brutal one. The clean singing becomes at times very smooth and lulls us by its interpretation. The rage is on the other hand fully deployed right after with «Erhal» taking no prisoners and crushing everything in its passage.

The crash was such that one goes thankfully through the immensely quiet interlude «Eib», guiding us to «Just A Lie» and its mysterious accents, before rising a little more with the energetic «Beyond The Wall».

Finally, it is realized that throughout «Kelem», the Oriental sounds are set in the background, which could disconcert the fans looking precisely for this in ARKAN‘s music. However, they are not absent and this is for example shown in «As A Slave» with a short vocal passage like a complaint, superimposed on the growl.

Deep in its text, «Kelem» has enough to open minds, at least if it is not too late. I hope that ARKAN can help solve this major problem.

Blytch