Les Chroniques Nécrologiques de Hellstorm – REVENVNT – Montréal, Deathcore.

Les Chroniques Nécrologiques de Hellstorm – REVENVNT – Montréal, Deathcore

REVENVNT est un projet studio orchestré par les musiciens : Vince B. Doiron (Guitares – Mass Murder Messiah, Magnum Stallion, Sudden Wave), Simon B. Doiron (Magnum Stallion, Projekt F, Chronochromie), Vincent Harnois (Bass – Karkaos), Sam Samman (Batterie – Barcode, Incision, Mass Murder Messiah) et Sim Crow (Vocal – Death Lullaby, Mass Murder Messiah, Maggots : MTL Hommage à Slipknot). REVENVNT est un groupe qui prend forme sous la formule d’un projet studio uniquement. Toutefois, il faut noter que la musique qui en résulte possède une sonorité fort intéressante pour un amateur de Metal comme moi. Ces musiciens de calibre ont concoctés un EP de trois compositions originales qui sont tout à fait excellentes. Sur le EP, les instruments à cordes ont été enregistrés en partie par Vince B. Doiron et Maxime Lacroix s’est occuper d’enregistrer les voix et la batterie au Studio House of Gain au cours de l’année 2021. En analysant les groupes auxquels les membres de ce projet ont tous pris part de par le passé, on peut rapidement comprendre la qualité musicale qui s’en dégage.

La première composition s’intitule VIOLENT BREED et commence en force. L’intro est accompagnée de son de sirène de police pour nous indiquer que la violence sera présente. La dynamique de la batterie est puissante et nous fait comprendre que cette musique n’est pas une balade, mais un direct du droit en plein visage. Comme le titre le dit, c’est violent et demeure mélodique malgré tout. Le vocal nous offre une certaine versatilité qui nous sort du moule proposé par le style musical Deathcore tel qu’on nous le fait sentir en début de livraison. Le jeu de guitare des frères Doiron est vraiment intéressant, dans la mesure où le tout est bien soudée et offre une grande variation mélodique qui permet à la batterie de s’aventurer sur plusieurs sentiers. sans parler du petit solo de guitare qui nous emporte vers la sortie de la composition… Vraiment une belle collaboration musicale de la part de ce quintette montréalais.

La seconde pièce se nomme CYBER VULTURES et s’empresse de nous faire savoir que ce n’est pas un projet de doux. Les guitares sont vraiment solides et encore une fois, la rythmique est très coloré. Le vocal est intéressant dans la mesure ou sa tonalité demeure agressive sans casser le moule mélodique de la proposition des instruments à cordes. Quand ça doit être grave c’est grave et quand on peut faire place à une autre couleur de vocal, Simon Crow sait faire la différence dans sa livraison. Une excellente composition à tout les niveaux.

La dernière composition s’intitule AS DARKNESS SETS IN et une fois de plus, Sam Samman démontre que la batterie n’a pas toujours besoin d’être compliquée pour être efficace tout en conservant un certain niveau de violence rythmique, comme on peut l’entendre dans l’introduction de la composition. Honnêtement, le jeu des guitares enchaînent parfaitement les riffs dans une parfaite osmose. La complexité des guitares demeure mélodique et n’enlève rien en puissance à l’ensemble de la structure. Ça demeure très intéressant à tous les niveaux.

Rapidement, ça me fait penser à un mélange de ce que font des groupes tels que THE ARCHITECT, PARKWAY DRIVE, avec un brin de ALL SHALL PERISH au niveau des mélodies de guitares. Globalement, le mélange et l’apport des instruments demeure un style qui peut plaire à tous les amateurs de Melo Deathcore. Laissez vous tenter par la proposition de REVENVNT et faites nous savoir quelles sont vos impressions. Même si le groupe est mort dans l’œuf, nous vous offrons tout de même un entrevu de six questions posées à trois des cinq membres de la formation.

Entrevue avec Sam Samman – Batterie

1. Question : Quelles sont les influences musicales dans lesquelles tu as puisé au niveau rythmique et qui t’ont motivé dans la création des compositions de ce groupe ?

Réponse : Pour moi au niveau du drum, Vinnie Paul reste ma plus grande influence si on parle d’un drummer en particulier. Au niveau de mon  »playing » en général, je suis de la vieille école ou je préfère de loin le groove à la défonce ultra rapide. En plus de ne pas être capable de le jouer, je trouve que ça sonne moins bien et que c’est moins facile de se faire aller la tête.

2. Question : Comment s’est passée la période studio pour toi ?

Réponse : L’enregistrement studio a été assez difficile pour moi au niveau des drums puisque je n’avais pas joué depuis plusieurs mois et sans le savoirs la détérioration de mon épaule (qui m’empêche présentement de jouer en raison d’une reconstruction de la coiffe du rotateur) était tombé en mode accéléré. Comme pour la plupart des projets dont j’ai fais partie, c’est moi qui était responsable d’écrire les paroles pour ses chansons, donc j’ai travaillé avec Sim sur l’enregistrement des vocales et j’ai adoré.

3. Question : As-tu aimé travaillé au Studio House of Gain ?

Réponse : Que dire de Max et du studio House Of Gain. Dans la catégorie professionnalisme, talent et  »overall » CRI$% de bon gars, Max est fucking dur a battre.

4. Question : Quels sont les moments forts de ce projet selon toi ?

Réponse : Le mélange entre le drum old school comme j’aime et la guitare plus moderne du style à Vince donne un mélange vraiment cool. Travailler sur les vocales avec Sim, c’était tout simplement incroyable. Nous étions sur la même longueur d’onde sur presque tout, il me fredonnait les airs qu’il attendait dans sa tête et moi j’écrivais les paroles. Ensemble nous avons apporté quelques modifications et ça donne des tracks dont je suis très fière.

5. Question : Quelle est la composition sur le EP dont tu es le plus fier ?

Réponse : Cyber Vulture selon moi est le “hit”. Nous nous sommes obstinés longuement entre cette pièce et As Darkness Sets In pour savoir laquelle devrait être le vidéo (au final il n’y en a eu aucune hahahahahaha!)

6. Question : Est-ce qu’il y a des trucs sur le Ep dont tu es moins fier ?

Réponse : Le moment dont je suis le moins fier est probablement la chicane en plein enregistrement qui a causé la dissolution du groupe avant même que les pièces soient lancées au public hahahahahaha. Mais si on parle simplement de l’enregistrement j’aurais aimé être en meilleure condition physique et plus préparer pour rendre justice aux pièces sans devoir faire travailler Max sans arrêt pour réparer mon  »playing » Hahahahahahaha!

Entrevue avec Vince B. Doiron – Guitare

1. Question : Quelles sont les influences musicales dans lesquelles tu as puisé et qui t’ont motivé dans la création des compositions de ce groupe ?

Réponse : Je te dirais que ça viens de mix de plusieurs choses ! J’ai toujours été un fan de metalcore/djent et aussi de truc plus brutal comme par exemple : Black Dahlia Murder, ou Meshuggah. C’est comme un mix de tout ça !

2. Question : Sachant que tu as enregistré les instruments à cordes, as-tu aimé l’expérience de producteur ?

Réponse : Ça fait plusieurs années que je fais de la préproduction à la maison ! J’ai eu la chance d’apprendre avec Jef Fortin (Anonymus) quand on jouait ensemble dans Mass Murder Messiah, j’ai donc eu un bon mentor pour me montrer comment bien faire ça ahah ! Donc oui, j’aime toujours produire de la musique, c’est un peu une de mes passions !

3. Question : Pourquoi avoir choisi le studio House of Gain ?

Réponse : Maxime Lacroix est un  »wizard » du  »recording » et de la productions. C’est aussi un bon chum, donc travailler avec lui était tout simplement logique pour moi ! Même avec mon nouveau groupe Sudden Waves on travaille avec depuis le jour 1 !

4. Question : Quels sont les moments forts de ce projet selon toi ?

Réponse : Le processus de composition était vraiment plaisant ! J’ai jamais été un guitariste qui est capable de composer 45 tunes par jour, donc j’étais vraiment content de pondre ses trois compositions.

5. Question : Quelle est la composition sur le EP dont tu es le plus fier ?

Réponse : J’ai pas vraiment de tune qui me rend plus fier ! Par contre, il y a des sections dont je suis vraiment très fier d’avoir composer ! L’intro de Violent Breed est complètement brutal, le refrain et le riff qui suit le premier refrain de As Darkness Sets In , sans oublier le break dans Cyber Vulture!

6. Question : Est-ce qu’il y a des trucs sur le Ep dont tu es moins fier ?

Réponse : J’aurais aimé faire de ce groupe, un projet plus actif et pas seulement un projet studio. Mais les circonstances font en sorte que ce soit ainsi… La porte n’est pas fermée pour peut-être en faire un projet plus actif, mais ce n’est pas dans les plans actuels !

Entrevue avec Simon Crow – Vocal.

1. Question : Quelles sont les influences musicales dans lesquelles tu as puisé et qui t’ont motivé dans la création des vocalises de ce groupe ?

Réponse : J’écoute vraiment plein de style, donc j’ai fait un  »melting pot » de ce que j’écoutais à ce moment-là. D’ailleurs j’étais dans la création d’un autre groupe à venir, donc j’ai puisé dans ça également ! Travailler avec des gens différents amène plusieurs points de vue et façon de voir les choses !

2. Question : Sachant que tu as enregistré tes vocales au studio House of Gain, qu’est que tu as le plus aimé pendant ta session d’enregistrement ?

Réponse : La direction de Maxime je te dirais ! C’est un gars qui sait où il s’en va ! La session à très bien été, je recommande HOG à tout le monde.

3. Question : Quelles sont tes motivations à avoir choisis les deux types de vocalises proposés sur cet EP ?

Réponse : J’ai voulu faire comme je l’entendais sur le EP. Les gars m’ont pratiquement donné carte blanche, alors je me suis amusé sans essayer de reproduire le vocal lourd que tout le monde réplique dans ce genre de musique ! Je voulais faire quelque chose de différent à ce niveau là ! Sam était présent avec moi pendant tout le processus de création ; alors il m’a aidé avec la direction et les paroles !

4. Question : Quels sont les moments forts de ce projet selon toi ?

Réponse : Le moment fort était sans aucun doute le Studio parce qu’il n’y a eu aucun show avec ce projet!

5. Question : Quelle est la composition sur le EP dont tu es le plus fier ?

Réponse : La chanson que je préfère est Cyber Vultures ! C’est une chanson avec plein d’éléments et de changement vocal, j’ai bien aimé aider à sa construction.

6. Question : Est-ce qu’il y a des trucs sur le Ep dont tu es moins fier ?

Réponse : Ce dont je suis le moins fier c’est que le band a passé inaperçu et n’a jamais été plus loin! J’aurais aimé faire des spectacles avec ce band là, mais quelquefois les projets restent seulement Studio malheureusement!

Finalement, de ce que l’on peut tirer de cette conclusion, c’est que la vie de studio apporte souvent des tensions capables de créer un schisme dans un groupe et mettre fin au projet. Et ce, bien malgré le talent qui réside dans le dit projet. Toutefois, on peut rapidement voir qu’il existe une certaine volonté chez les trois musiciens interpellés dans cette entrevue à vouloir voir REVENVNT vivre. Qui sait ce que l’avenir en dira.

FACEBOOK – https://www.facebook.com/REVENVNT
SPOTIFY – https://open.spotify.com/album/3F1D6XKo5HSj2L9bWeTo6W
YOUTUBE – https://www.youtube.com/@revenvnt3197

Daniel Drolet

Critique d’album : Kill The Imposter – The Violence Sessions (2021)

Kill The Imposter
The Violence sessions
Label : The Legend Agency
28 mai 2021

Liste des pièces

  1. Broken Crown
  2. Dongan Hills
  3. Evil Ways
  4. False Prophet
  5. Mace
  6. Suffer Alone
  7. Unfit Coward ft Taylor Barber of Left to Suffer

Pour les fans de / For fans of : Fit for an Autopsy, Slaughter To Prevail, and Meshuggah

 

Lien pour achat / Link for purchase :
https://linktr.ee/killtheimposter

****See below for english version. Translation done by Axel Dastous.

Kill the Imposter:
Danny Arrieta: Guitare et compositeur musical
Johnny Nobody: Vocal
Wilson Bembry: Bass
Nick Colvin: Drum

Le quartet Kill the Imposter est de retour pour nous montrer une fois de plus qu’ils sont à prendre au sérieux. Ayant déjà été en spectacle avec de grosses pointures tel Nile, le band originaire de Orlando en Floride continue d’évoluer et nous dévoile son dernier opus dénommé: ”The Violence Sessions”.

Après une première écoute, on se rend bien compte que le groupe ne passe pas par quatre chemins. Les membres ayant déjà déclaré que le band a été créé pour partager un amour de la musique violente, on remarque dès les premières notes toute l’honnêteté de cette déclaration. De plus, avec les armes faisant office de vedette sur la pochette de l’album, on s’attend à de la musique agressive et, ma foi, on est bien servis.

Au travers des morceaux, on s’aperçoit que malgré que le band délivre du deathcore plutôt classique, on découvre différentes influences musicales utilisées dans The Violence Sessions qui dynamisent le tout. Par exemple, dans la chanson Evil Ways, le riff très bas entrecoupé de nombreux palm muting dans les couplets me rappelle du vieux Make Them Suffer (voir album Neverbloom). D’autres part dans le morceau Mace, la chanson débute par un rythme très punk, beaucoup utilisé par les groupe hardcore, ce qui crée une belle variété dans cet album qui peut parfois sembler unidimensionnelKil. Le moment le plus fort de l’opus est pour moi, la chanson Suffer Alone, qui nous plonge dans l’histoire sentimentale chaotique vécue par le vocaliste Johnny Nobody avec son ex-femme. Le combo base-drum de la batterie synchronisée à la perfection avec le rythme de la guitare, mixé au growl particulièrement expressif et émotif du vocaliste fait que ce morceau se démarque du lot. On peut également apprécier une apparition de Taylor Barber, vocaliste de Left to Suffer, dans le dernier morceau. Courte, mais efficace.

Pour conclure, j’ai été agréablement surpris par ce court album. Le groupe a déclaré récemment qu’au fil du temps, ils sentaient qu’ils jouent de mieux en mieux et que les nouvelles chansons étaient plus percutantes, dotées de meilleures mélodies. Cet album ne peut que leur donner raison et on peut se permettre d’avoir hâte au prochain!

Note: 8/10

Axel Dastous

Liens Youtube pour les vidéoclips:

Broken Crown: https://www.youtube.com/watch?v=4Uz1LX8-23k

Dongan Hills: https://www.youtube.com/watch?v=nJb933KNx3c

Mace: https://www.youtube.com/watch?v=4zKyMxwoHzA

Suffer Alone: https://www.youtube.com/watch?v=8zSL9JPNcdY

Unfit Coward: https://www.youtube.com/watch?v=I_k0qF5Xpno

 

English 

Kill the Imposter is back to show us once more that they are to be taken seriously. Having been in some gigs with known bands such as Nile, the Orlando quartet continues to evolve and gives us the LP: ”The Violence Sessions”.

After a first listen, we already notest that the band doesn’t hesitate to take shortcuts. The members have once declared that they formed to share a love for violent music, the first part of the album shows immediately their honesty. The weapons images on the cover of the album makes that statement even more obvious. They claim to deliver some “in your face” stuff and my friends, we are served.

As we advance in the songs, we slowly understand that the band work in a classic form of deathcore. We can enjoy some musical inspirations, like in Evil Ways in which they use very low riffs and an alternance of palm muted and full sounds. It makes me think a lot of old school Make Them Suffer (Neverbloom album like). The song Mace begins with a very punky riff which are used a lot in hardcore music. That element brings another variation in the album that can sometimes feel monotonic.

The strongest moment of the listening for me is the song Suffer Alone, where we dive deep in the sentimental chaos that the singer Johnny Nobody went through with his ex-wife. The base-drum/lead guitar rythm combo with the particularly emotional and agressive vocals just kills it. To finish, we can enjoy the featuring of Taylor Barber from Left to Suffer in the last song. Short, but effective.

At last, I was not expecting much of this listening experience and I was quite surprised. I read that the band declared a short while ago that they where feeling that everything was slowly coming into pieces, that they felt they were playing tighter and tighter as time goes. This LP forces us to believe them and we can surely look forward to the next one!

Note: 8/10

-Axel Dastous

Critique d’album: Born To Burn – «Welcome to Reality»

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BORN TO BURN
«Welcome To Reality»

Indépendant
21 Octobre 2016

Liste des pièces
1- «Welcome»
2- «Who Are You»
3- «Hammer»
4- «Seven»
5- «Finish Him»
6- «The Shield»
7- «Pigs»
8- «Warm Up»
9- «Dark Walk»
10- «Loud»
11- «Mars»

****Scroll down for English version. Translation done by Lex Ivian.
Mis à part celles et ceux ayant eu l’occasion de découvrir BORN TO BURN par quelques morceaux ou en concert, nous ne sommes pas encore tellement à connaitre le groupe français puisque celui-ci n’existe que depuis 2013 et n’avait qu’un démo à nous mettre à l’oreille. Maintenant qu’il vient tout juste de sortir son premier album autoproduit, l’erreur éventuelle aura de quoi être corrigée. Alors allons dès à présent faire un tour vers son «Welcome To Reality».

On ne sait pas exactement ce que le groupe a voulu dégager en guise de bienvenue, les premières secondes de «Welcome» voyant retentir une sirène. Cependant celle-ci signe t-elle immédiatement la révolte ou bien s’agit-il du code autoritaire d’un ostentatoire gouvernement? On ne peut en être sûr, mais quoi qu’il en soit BORN TO BURN a véritablement décidé de lancer un renversement digne de ce nom par le biais de ce disque. Il le prouve d’ailleurs dès cette première piste en envoyant rapidement tout valser avec une féroce puissance au cours de cette introduction instrumentale d’un peu plus de deux minutes, donnant néanmoins le ton pour la suite. Effectivement, BORN TO BURN continue de déployer une certaine violence, tout en sachant la canaliser en seconde partie de «Who Are You» par ses soli fleurant bon le heavy à l’ancienne. On note aussi d’autres interventions noisy reflétant cette sensation d’un peuple en difficulté, en particulier lors des prémices du marteleur «Hammer», frappant dur après jusqu’à enfoncer le clou dans son final tapageur.

La violence de BORN TO BURN devient davantage rageuse durant «Seven» et «Finish Him», ce qui ne s’avère pas pour autant une fatalité pour «Welcome To Reality» qui saura également rebondir par d’autres voies. Notamment avec l’énigmatique et déstructuré «Dark Walk» ou encore «Loud», qui lui aura l’occasion de se faire inquiétant sur sa première partie.

Êtes-vous parés pour la révolution, quitte à passer en force? BORN TO BURN et son «Welcome To Reality» a un alléchant programme de campagne à vous proposer.

Blytch (Rédaction)
Lex Ivian (Correction et Édition)

Apart from those who have had the opportunity to discover BORN TO BURN, since their formation in 2013, through a few songs from their demo or in concert, we are not yet so many to know the French group. Now that they have just released their self-produced first album, this mistake could be rectified. Let’s now explore this «Welcome To Reality».

It is unclear exactly what the group wanted to state right from the start as the first seconds of «Welcome» brings the sound of an air-raid siren. Is it the sound of revolt or is it the the sound announcing the curfew imposed by an ostentatious government? One can not be sure, but anyway BORN TO BURN truly decided to start a turmoil through this album. They prove it in this first track by quickly sending everything flying around with ferocious power during the instrumental introduction clocking at a little more than two minutes and setting the tone for what follows. Indeed, BORN TO BURN continue to deploy some violence, well channelled in the second portion of «Who Are You» through soli done old school Heavy Metal style. There is also other noisy interventions reflecting the feeling of people in difficulty, especially from the start of the thumping «Hammer», which keep hitting hard to finally drive down the nail in its boisterous final.

The violence of BORN TO BURN becomes more furious during «Seven» and «Finish Him», which does not prove a fatality so far for «Welcome to Reality» that will also bounce through other channels. Especially with the enigmatic and unstructured «Dark Walk» or «Loud», which is disturbing in its first portion.

Are you geared for revolution, even if you have to push through? BORN TO BURN with their «Welcome to Reality» have an appealling campaign program to offer.

Blytch (Writer)
Lex Ivian (Correction and Editing)

 

Photos lancement Soirées Métal Jaune Prodz avec Death Lullaby, Rosewood, A Wasted Sacrifice et Sever the Voices – Montréal 04/09/15

Voici les photos prises par Joé Lacerte (Joe Weller Photographe) lors du lancement des soirées metal 2015 de Jaune Prodz qui s’est tenu le 4 septembre 2015 au Petit Campus de Montréal et qui mettait à l’affiche Death Lullaby, Rosewood, A Wasted Sacrifice et Sever the Voices. – Lex

 

Affiche Soirée Métal Jaune Prodz avec Death Lullaby - 4 septembre 15 - Montréal

4 septembre 15 - Montréal - ambiance

 

Death Lullaby

 

Rosewood

 

A Wasted Sacrifice

 

Sever the Voices

 

Ambiance

 

Critique d’album: Black Tongue – «The Unconquerable Dark»

Black Tongue - The Unconquerable Dark

 

BLACK TONGUE

«The Unconquerable Dark»

Century Media

4 September 2015

 

*English version follows
Basé au Royaume-Uni, ces pourvoyeurs de haine nommé BLACK TONGUE présentent une démonstration particulièrement éblouissante de «Fuck you Attitude» sur cette parution, en ce sens qu’ils font redécouvrir la force de tous les sous-genres de core qui existent (hardcore, deathcore, et leur auto-proclamé doomcore). Il est facile de commencer à apprécier cette formation dans un contexte comme celui-ci, compte tenu que rien passe même proche d’être trendy, pré-fabriqués, ou pré-médités venant de ces mecs.

Il y a une sincérité organique dans la façon dont les morceaux sont très schizophréniquement construits et je pense que la définition de l’identité du groupe a fleuri d’une manière inattendue avec la direction de leurs jams, et de cet album dans son ensemble. Ça se sent. Le résultat est une prestation très personnelle d’agression passionnée qui vous rattle d’une manière qui répond aux envies legit d’une sonorité réconfortante, torride et explosive qui permet de se purger des tensions excessives. C’est, après tout, à ça que toute cette partie de la scène devrait toujours servir. Ces gars-là ont catché ça assez vite.

Un sentiment rasoir-sharp et profondément troublant de composer des concoctions pertinentes tout en marchant sur un fil, crée une ambiance qui fend la chair. Personnellement, je n’ai pas entendu ce type de démonstration froidement calculée et obsédante nous débilitant progressivement sur ​​un release hardcore depuis «Wormwood» de The Acacia Strain en 2010. Déjà cela devrait garantir que vous allez embarquer sans retenue dans l’expérience d’écoute. Ajoutez à cela l’assaut auditif victorieux causé par la rencontre de la dissonance délicieusement lourde du stoner rock avec le blackcore donnant une identité aux riffs, des motifs de batterie déferlant brutalement hors de contrôle tel un rouleau compresseur, des voix déchirantes et des licks de basse languissants, et vous avez une idée générale de ce que vous aurez dans les oreilles.

Ça va être tricky de s’asseoir avec ça et ne pas vous sentir heureux de vous faire défoncer la face. Les aspirations sadiques qui grossiront en vous avec chaque respiration à mesure que vous vous gavez de ce type de rituel aura pas de problème à vous en faire demander plus. Par contre, si seulement les breakdowns étaient moins un dénominateur commun bien défini dans l’ensemble de la construction des tracks, et si l’identité amené par le riffage (avec son efficacité unique et tordue véritablement addictive) pouvait prendre plus d’espace sur leurs tabs, mon trip serait fortement augmenté. Je suis tout à fait certaine que je ne vais pas être laissée sur mon appétit longtemps parce que je suis sûr que cette gang-là est prolifique et naturellement productive, étant donné la nature spontanée des remarquablement excellentes compositions de l’album que j’ai sous la main.

Noch la Décapiteuse

 

UK-based hate purveyors BLACK TONGUE come up with an especially dazzling display of Fuck You behavior on this release, in the sense that they make one rediscover the strength of all core sub-genres that exist all across the board (hardcore, deathcore, and their own self-appointed take on doomcore). It is easy to begin to appreciate this band-wagon in a context such as this one, considering none of it sounds even remotely trendy, pre-fabricated, or pre-meditated coming from these dudes in particular.

There is an organic sincerity to the way the songs are very schizophrenically constructed, and I think the definition of the identity of the group has blossomed in an unexpected manner along with the direction of their jams, and of this full-length as a whole – it can be felt. The result is a very personal delivery of passionate aggression that will rattle you in a manner that will respond to legit cravings of comforting, raunchy, and explosive sonic grit that allows one to purge themselves of excess tension. It is, after all, what this whole area of the scene should’ve always been about- those lads catch the drift promptly.

A razor-sharp and profoundly unsettling sense of worthwhile cliff-hanger concoction coats these tracks, creating an ambience that slices through flesh. I personally haven’t heard this type of a coldly calculated and haunting display of progressively debilitating oomph on a hardcore release since THE ACACIA STRAIN‘s «Wormwood» back in 2010. This already ensures the capturing of one’s full dedication to the listening experience. Add to that the victorious aural assault of the delectably heavy dissonance of the stoner rock meets blackcore regalia type of an identity to the riff sections, a brutally out of control steamroller of a drum pattern sequence, pleading and searing vocals, and longing bass licks, and you got a general idea of what you’re in for.

It is genuinely tricky to sit with this and not appreciate getting your face quite literally melted off. The sadistic aspirations rising within you with every in-breath as you feast on this type of a ritual will simply make you lust for more. Now, if only staccato breakdowns were less of a well-defined common denominator in the general build of this group of tracks, and the identity-revealing riffage (with a unique and truly mind-bendingly addictive effectiveness) could take up more space on them tabs, my thrill would be significantly augmented. I’m quite certain I will not be left to that starvation long as I am sure this band is prolific and naturally productive, given the spontaneous nature of the remarkably excellent composition of the album at hand.

Noch la Décapiteuse